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One day I'll be okay... ♣ Adriott's closure ft. Samwell
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Adrian O'Connor
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DATE: Lun 14 Mai 2018 - 9:53 Sujet: One day I'll be okay... ♣ Adriott's closure ft. Samwell


17 mai 2018

Deux mois. Ca fait tout juste deux mois qu'on s'est embrassés pour la première fois, mais j'ai du mal à réaliser que ça ne fait que si peu de temps. J'ai l'impression d'avoir été auprès de lui, dans ses bras, toute ma vie ou presque. C'est sûr qu'on se connaît depuis des années, qu'on a toujours été très proches, mais... Mais j'ai du mal à réaliser que notre... couple, ne date que de deux tout petits mois. Et en même temps, ça fait déjà deux mois ! Huit semaines. Soixante-et-un jours. Et il n'y en a pas un où je regrette l'évolution de notre relation. C'est aberrant pour moi qui ne m'étais jamais imaginé que j'aurais une relation avec un homme un jour, pourtant même si je navigue un peu à l'aveuglette, je n'ai aucun regret. Il y avait un moment que je ne m'étais pas senti aussi bien, et quand je délaisse ma chambre à l'université pour venir dormir dans ses bras, c'est comme une évidence : je me sens chez moi ici, parce qu'il est là. Home is where your heart is, qu'ils disent.

On avance à notre rythme, tout doucement, et je suis pas toujours complètement serein de ce qu'il nous reste à découvrir, mais j'ai bien compris que je n'étais pas forcément le seul. Si ça m'arrive de sortir de la salle de bain en tenue légère sans trop y prêter attention, je me rends compte que ça ne lui est jamais arrivé. Tout comme il dort toujours couvert, et que si mes mains s'égarent parfois sous son t-shirt, je sens bien ses frissons, sa réticence lorsque mes doigts effleurent ce que je suppose être des cicatrices sur son corps. Je me fais aucune illusion d'où elles proviennent, mais je suis inquiet de ses réactions à ce sujet. Et si je n'ai pas encore eu trop le courage d'en parler ouvertement, parce que je ne suis pas très serein non plus quant à l'aspect charnel de notre relation, je sais qu'un jour, il faudra qu'on crève l'abcès.

En attendant, ce soir, j'ai envie de marquer le coup, même si ça peut sembler un peu niaiseux de fêter les mois passés ensemble. Je me moque un peu de ce qu'on en pensera de toutes les façons, j'ai juste envie de lui faire plaisir, de passer la soirée avec lui, en étant aux petits soins pour lui, comme on sait si bien le faire tous les deux. Je connais son emploi du temps, et Sio' s'est assurée qu'elle le retiendrait pour des questions animalières un peu plus longtemps que prévu, histoire de me laisser le temps de tout organiser dans son salon. Une table dressée, des chandelles, un bouquet de fleurs - et puis après tout pourquoi pas, les hommes aussi peuvent avoir droit à ce genre d'attention, n'est-ce pas ? N'est-ce pas ? - un repas déjà prêt constitué de ce que je sais qu'il apprécie particulièrement - en tout cas dans ce que je suis capable de préparer -, et un phénix qui fait des allers retours depuis le début d'après-midi entre mon épaule et son perchoir habituel, je commence à sentir une légère pression au creux de mon estomac.

- Et si ça ne lui plait pas ?

Lyra tourne la tête vers moi, comme si dans son regard pouvait se lire son scepticisme. J'ai fait les cent pas je ne sais pas combien de fois, et puis finalement, j'ai fini par m'asseoir sur le canapé, songeur, en attendant qu'il rentre, un petit paquet dans les mains renfermant un bracelet similaire à celui qu'il m'a offert il y a deux mois... Si bien que c'est ainsi qu'il me retrouve lorsque sa clé tourne dans la serrure...

***

- Je t'aime Eli.

C'est la première fois que je lui dis, même si je le pense depuis un moment sans parvenir à prononcer ces mots lourds de sens. C'est la première fois qu'il me laisse le voir dévêtu, aussi, et si il y a un moment que j'ai compris que ce sont les marques qui lacèrent son corps, vestiges d'accident auprès de ses dragons qui le mettent mal à l'aise, c'est aussi la première fois qu'on en parle réellement... et qu'on dépasse les préliminaires auxquels on se cantonne quand on dort ensemble depuis deux mois.

- J'ai l'impression d'avoir à nouveau quinze ans...

Parce que c'est la première fois que je fais l'amour à un homme, et je ressens la même appréhension qu'à l'époque, quand bien même ça fait des années que je pratique si on peut dire ça comme ça, avec des femmes. Mais mes petites inquiétudes sont vite balayées par l'affection partagée, le désir mutuel et la confiance qu'on se témoigne depuis toujours ou presque.

Et je suis loin d'imaginer à cet instant que ce bonheur commun n'est qu'éphémère et que les leprechauns vont nous jouer de mauvais tours tout prochainement...

Juin 2018

On sait tous les deux que dans peu de temps, Eli et moi serons à nouveau séparés par des centaines peut-être des milliers de kilomètres. Mon projet de diplôme d'architecture moldue à distance et le sien de retourner auprès de ses dragons ne s'acoquinent pas si bien, et il est hors de question pour l'un comme pour l'autre d'empêcher notre compagnon d'atteindre ses rêves, on n'en reste pas moins conscient que la distance va être lourde à supporter.

- Mais on s'écrira, hein ? Et on se reverra vite...
- Bien sûr. Quand j'aurais tout réglé pour l'an prochain, je viendrai te rejoindre, tu me présenteras tes bébés.

C'était l'idée, le projet à court terme. Mais de ses bébés, je n'ai vu que la violence dramatique.

Fin juin 2018

- C'est votre nom qui nous a été transmis pour contact d'urgence...

Je hoche la tête, le visage de marbre, particulièrement livide. Appelé par un hôpital spécialisé dans les blessures causées par les dragons et créatures magiques. Une clinique privée qu'il avait choisie au cas où. Où on m'apprend qu'il a été rapatrié d'urgence suite à un accident. Qu'il est dans le coma, dans un état critique, et que son pronostic vital peut être engagé. Qu'on ne peut pas déterminer quand il rouvrira les yeux... s'il les rouvre un jour.

- Est-ce que je peux le voir ?...

Ma voix s'accroche dans ma gorge, éraillée, chaque mot douloureux à sortir. Le médecin qui m'a reçu hoche la tête, demande à une infirmière de me guider, et je la suis comme un automate, sans rien voir du trajet qu'on effectue, des murs aseptisés ou du personnel qu'on croise. La seule image qui flotte devant mes yeux, c'est son visage souriant bien qu'un peu triste lorsqu'on s'est quittés pour qu'il aille les retrouver, ses précieux dragons. Et elle a du mal à s'accorder à celle qui s'offre à moi quand on m'ouvre la porte de la chambre où il repose, inerte, les yeux clos, le corps couverts de bandages, des sortilèges l'aidant à respirer encore. La porte se referme derrière moi et je m'assois près de lui, saisis sa main dont le poignet a été délesté du bracelet que je lui ai offert lorsqu'on a fêté nos deux mois ensemble, et les larmes roulent toutes seules sur mes joues.

- On savait que ça pouvait arriver, hein ?...

Je ne sais même pas s'il m'entend, mais je peux pas m'empêcher de lui parler, comme s'il allait me répondre, confirmer mes dires. On en a parlé un paquet de fois, du danger que sa passion représentait, du fait, aussi, que je l'ai toujours su et que je ne l'empêcherais jamais de faire ce qui le rend heureux, que je lui demandais juste d'être prudent, pour me revenir entier... même si on savait tous les deux que ça n'était pas de son seul ressort.

- Ils savent pas si t'arriveras à te réveiller, ils disent qu'ils ont stabilisé ton état pour l'instant, mais que tu as été sévèrement touché, et que ces blessures-là ne sont pas sans laisser de séquelles magiques. Que même si tu te réveilles, on ne sait pas dans quel état tu seras...

Rien de bien positif en soi. Des chances de réveil, il en a, mais est-ce que c'est mieux que de le laisser partir ? Aucune idée. Et s'il ne peut plus jamais retourner auprès des dragons ? Il ne le supportera pas, je le sais bien. Il ne pourra jamais vivre comme ça, survivre même plutôt. Alors dans ce cas-là, peut-être qu'il vaudrait mieux qu'il parte. Peut-être... Mais je suis tellement pas prêt à ça !

- Reviens-moi Eli, je t'en prie...

J'ai craqué. On sait jamais trop si les gens dans le coma nous entendent, et je voulais lui donner de l'espoir si c'était le cas, rester positif... Mais je peux pas. Je supporte pas de le voir comme ça, et de pas savoir s'il en sera jamais autrement, si je l'ai pas déjà définitivement perdu. Les larmes roulent sur mes joues comme je finis par me pencher pour déposer un baiser sur ses lèvres inertes, resserre un peu plus mes doigts sur les siens qui ne répondent pas.

- Je t'aime, mon coeur...

Comme une supplique, un souffle, avant que je ne finisse par complètement laisser le chagrin s'exprimer, la tête penchée sur nos mains emmêlées.

28 juin 2018

J'ai fini les examens comme un automate. Je ne m'inquiète pas trop pour mes résultats, parce que même si mon esprit est perturbé par l'état d'Eliott, j'ai travaillé dur (presque) toute l'année, et ces derniers temps, je n'ai fait que réviser et aller le visiter. Il n'y a pas de raison. Et à vrai dire, ces trois jours d'examens m'ont un peu occupé l'esprit, au moins le temps d'y être. Ce qui n'empêchait pas, dès que je quittais une salle d'examen, que mes pensées reviennent sur le rouquin étendu dans une chambre d'hôpital, si loin d'Hungcalf.

Samedi 30 juin 2018

J'ai dû prévenir les Licornes. Sasha, Prim, Zad et Holly... Mais si je ne savais déjà pas bien comment le faire pour eux, je ne parviens pas à m'imaginer le dire à notre bébé licorne... J'ai déjà eu toutes les peines du monde à sortir ces mots à ma soeur et à mes cousines. "Eliott est dans le coma". Ce ne sont que cinq petits mots pourtant mais je n'y parviens pas. Comme si le dire donnerait plus de corps encore à la triste réalité. Et si je continue à squatter son appartement comme on avait prévu de le faire, ne serait-ce que pour ses animaux que je me fais un devoir de soigner à sa place, j'éprouve de plus en plus le besoin de sortir courir, aller nager, prendre l'air, comme si l'atmosphère devenait pesante du fait de son absence. C'est presque une routine, je me lève pour avaler un petit déjeuner plus frugal que d'ordinaire, m'occupe de la ménagerie sous le regard brillant et un peu trop expressif de son phénix, me prépare à aller courir, et ce n'est que lorsque je me sens tellement exténué que je ne suis même plus trop sûr de pouvoir rentrer jusque chez lui que je prends le chemin du retour pour me doucher avant de me mettre à étudier les premiers ouvrages transmis par l'organisme de formation à distance moldu. Je passe le voir quotidiennement, lui parle, lui raconte mes journées, avec l'espoir qu'un jour, il y ait une manifestation même infime de sa présence... Mais il ne réagit jamais. Il peut se réveiller, mais ça peut prendre du temps. Beaucoup de temps. Ou ne jamais arriver. Et ne pas savoir me tue.

Cet après-midi, cependant, j'éprouve davantage encore le besoin de prendre l'air que d'ordinaire, et au bout d'une heure où je ne parviens même pas à me concentrer, je finis par ressortir errer dans les rues de Myrddin Wyllt district, sans même voir les visages des gens qui m'entourent, pas même celui de mon cousin...

@Samwell Hamilton
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DATE: Dim 8 Juil 2018 - 19:35 Sujet: Re: One day I'll be okay... ♣ Adriott's closure ft. Samwell

Tu as l’impression de toujours trouver le chemin de cette rue, comme si elle t’attirait jusqu’à elle sans même que tu puisses faire quoi que ce soit concernant dans un premier temps cette promenade avec Sapphire, cette discussion avec Avril ou même le verre échangé avec Tobias il y’a maintenant quelques mois. Tu aimes penser que ce lieu t’as permis de rencontrer une précieuse colocataire, Niamh et même de passer des heures en présence de la femme que tu aimes pour lui permettre de partager de chaque seconde. C’est du moins ce que tu essaies de faire malgré la mort de ta mère, ce n’est pas simple tous les jours mais tu arrives à t’accrocher surtout depuis que la révélation est tombé. Arianna. La petite sœur que tu ne pensais pas avoir et pourtant, elle s’est retrouvée devant toi l’autre soir pour t’annoncer que vous avez le même sang. Une nouvelle qui a eu pour effet de te retourner le cerveau, mais la joie que tu as ressentis à ce moment elle est tout simplement impossible à décrire. Pas avec des mots, en tout cas. C’est impossible. Ce bonheur est infini. Tu as maintenant une autre petite soeur en plus de Lily à aimer et protéger, ce n’est pas une mission simple mais c’est celle que tu dois accomplir maintenant et pour tout le restant de ton existence. Le devoir d’un grand frère. Ce père absent sème ses graines et se permet de disparaître une nouvelle fois, c’est du moins ce que tu crois, Arianna n’a peut-être pas eu l’honnêteté d’être vraiment franche avec toi. Le retour d’Avril n’a pas été facile à gérer dans un second temps, mais il faut dire qu’elle n’est plus la même alors peut-être qu’il faudrait enfin pouvoir lui donner une autre chance de pouvoir se racheter. Tout le monde mérite de pouvoir se rattraper, absolument tout le monde. Le vent commence à se faire sentir alors que tu plonges les deux mains dans les poches de cette veste un peu trop grande pour toi, cette course pour Naïa qu’elle ne peut pas accomplir tu as promis de la faire à sa place. Toujours prêts à tout pour venir en aide aux personnes que tu aimes, c’est comme ça que tu es et que tu as toujours été Sammy. Un homme loyal. Tu as eu le droit à pas mal d’histoire, mais il serait peut-être temps de faire ce que tu sais faire le mieux, t’occuper des personnes que tu aimes. Tu n’as pas eu l’occasion de parler à certains membres de la famille depuis un moment, ils ont sûrement pleins de choses à raconter, c’est du moins ce que tu penses. Tu voudrais savoir si Sio’ veut toujours partir pour ce voyage en Roumanie que tu lui as proposé il y’a maintenant plusieurs semaines, elle avait l’air contente de pouvoir rencontrer à nouveau des dragons. Saoirse n’est plus aussi froide avec toi qu’à ton arrivée, il faut dire que doucement votre relation évolue et devient de plus en plus agréable à vivre, c’est une très bonne chose pour toi comme pour la jeune femme. Et pour ce qui est de ton cousin… Il se trouve en ce moment même devant toi, mais il penche un peu trop la tête et n’a même pas fait attention à toi. Tu arrêtes d’avancer un instant et te retourne pour être certain que c’est bien lui avant de partir à sa poursuite d’un pas assuré. Il ne faudrait quand même pas que ce soit une erreur, il faut dire que ce n’est pas la première fois que tu pourrais faire ce genre de bêtises. C’est même une habitude avec toi. Tu arrives à sa hauteur et pose une main sur son épaule pour l’interpellé alors que tu as l’habitude d’être très proche et amical avec lui, il a largement l’habitude de ce genre de comportement et sait aussi quel genre d’homme tu es. Un vrai Poufsouffle. Un vrai Summerbee. « C’est bien toi ! » Tu entreprends une accolade et ne lâche pas pour autant le jeune homme en le regardant droit dans les yeux avec beaucoup de naturel. « Comment ça va ? » Tu attends quelques secondes, mais n’arrive pas à garder le silence alors tu enchaînes avant même qu’il ne puisse répondre. « Tu prends ton après-midi c’est décidé. » Tu souris et oublie presque la course que tu dois faire alors que ton seul plaisir du moment c’est d’être tombé sur un membre de ta famille avec qui tu aimerais passer plus de temps. Il faudra lui dire.

@Adrian O'Connor



my way
Regrets, I've had a few, but then again, too few to mention. I did what I had to do, and saw it through without exemption. • sheepirl.


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