Revenir en haut Aller en bas
Tu ne sais pas quel groupe rejoindre ?
Et bien sache que nous manquons cruellement de Pokeby & de Sorciers ! (a)
Toi aussi, tu aimes Hungcalf ?
Alors vote sur les top-sites et laisse un petit com' sur Bazzart et PRD !

Partagez | .
 
« Il pleut... » PV. Dhan
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Eden Sykes
Newbee - sorcerer's apprentice ⚔
›› parchemins postés : 96
›› miroir du riséd : Brittany Curran
›› crédits : Me
›› dispo RP : 1/7 (Dhan, Victor, Cléopatra, Hestia, Aileas, Oléandre)
ENSEIGNEMENT
›› âge : 42 ans
›› situation : C'est compliqué
›› profession : Professeur de Métamorphose
›› particularité : Métamorphomage
›› nature du sang : sang-mêlé
›› gallions sous la cape : 112

carte de sorcier
mes clubs:
mes liens :
DATE: Mer 3 Oct 2018 - 17:22 Sujet: « Il pleut... » PV. Dhan

Clignant des yeux face au secrétariat désert, je penchais la tête pour observer le petit mot indiquant la fermeture exceptionnelle. Zut. J’avais quelques questions… Tant pis. Fronçant doucement les sourcils pour lire les noms des secrétaires, indiqués dans un petit coin de porte, je me frottais le menton un instant. Dhan… Chaffinch… ça me rappelle un truc ça…

Mais oui ! Le petit bout de papier qui traîne dans un coin de mon appart’… Je me souviens lui avoir demandé sa carte au cas où j’ai besoin de renseignements. Soupirant, je retournais à mon petit coin de paradis pour y chercher la carte… Accio ou pas accio ? Non. Pas accio. Sert toi de ton cerveau si tu ne veux pas finir comme un poisson rouge.

Après un quart d’heure de farfouille, entre les bouquins, les parchemins, les fringues et divers conneries, je retrouvais l’objet de mon détour. Soupirant en me regardant à travers le miroir, je découvrais d’horribles cernes. J’avais perdu quelques kilos depuis ma dernière transformation, et la fatigue commençait à devenir trop visible. Laissant mes yeux se clore, je laissais mon poids se rééquilibrer, mes cernes s’atténuer et mon maquillage se refaire d’une transformation, souriant vaguement du résultat. Plongeant mes écouteurs à mes oreilles pour laisser se prélasser une version acoustique de White Lies, d’I See Stars.

Rajustant ma robe portefeuille, changeant mes talons pour une paire de bottines, plus agréables pour marcher en ville, un long manteau couleur crème, une petite écharpe et un parapluie. Fin prête, je nichais mon cellulaire dans mon sac attrapé en sortant, mes pas me guidant hors de l’université. Bercée par la pluie, mes pas me guidaient au fil des rues.

Levant un instant les yeux du sol, faisant tout de même attention à où je marchais. Mes yeux viraient soudainement au rose en découvrant les courbes féminines face à moi. Ce parfum… Cherchant dans ce regard distrait par son téléphone, je souhaitais tellement y découvrir le sien… En la voyant passer, me regarder comme si j’étais une alien et s’en aller.

Il pleut… Je m’écroulais lentement au sol, et je sentais la pluie, couler le long de mes joues, cette horrible pluie née de mes yeux, perlant lourdement avant d'achever sa course au sol parmi d'autres gouttes. Mes genoux s’abîmaient de l’eau et du froid du bitume passant au travers de mes collants. Je l’avais complètement oublié, ce parfum… Il me fallut un moment avant d’accepter de me relever et de sécher mes larmes, me ressaisissant comme je le pouvais… Mes pensées étaient claires. « plus de 30 ans que je n’ai pas senti ton odeur… »

Evoluant jusqu’à bon port, mes mains tremblantes, bouleversée par la situation, la musique, je séchais le peu de larmes encore présentes en me servant de mon cellulaire pour une discrète métamorphose afin de réarranger mon maquillage en arrivant à mon port. Entrant dans la boutique, je clignais des yeux en ne remarquant qu’une fois à l’intérieur qu’il s’agissait d’un salon de tatouage. Le nez et les yeux rouges, de froid et de larmes que je maintenais tant bien que mal, je soupirais lentement pour reprendre mon calme en repliant mon parapluie.

« Bonjour... »

Fis-je d'une voix que j'avais voulue assez franche. Pourtant, n'importe qui ayant un minimum d'empathie aurait pu comprendre qu'elle était pratiquement brisée de tristesse.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://hungcalf.forumactif.com/t11058-for-god-sykes
avatar
Dhan Chaffinch
Oldie - experimented wizard ⚔
›› parchemins postés : 216
›› miroir du riséd : Rahul Kohli
›› crédits : Fiona
›› dispo RP : On fait ce qu'on peut mes bons amis.
SORCIER SALARIE
›› âge : 31 ans
›› situation : Célibataire
›› options obligatoires & facultatives : La paperasse, la logistique, l'organisation de la vie institutionnelle de l'université... Tout un programme !
›› profession : Secrétaire de l'institut
›› nature du sang : sang-mêlé
›› gallions sous la cape : 161
DATE: Jeu 11 Oct 2018 - 12:28 Sujet: Re: « Il pleut... » PV. Dhan

Le silence qui régnait dans le salon de tatouages n’était interrompu que par les vibrations sourdes du stylo à encre et par quelques grognements de douleur étouffés par un homme à la chevelure poivre et sel. Harshavardhan lui était totalement silencieux, presque spectrale : tout à sa création, il semblait ne plus avoir besoin ne serait ce que de respirer. Son corps tout entier était rigide, à l’exception de sa main, de son poignet, qui dans un mouvement lent et fluide dessinait des arabesques complexes sur la peau pâle du client. Sous les doigts fins du tatoueur apparaissaient progressivement pleins et déliés d’encre épaisse, le noir se mêlant à l’écarlate hémoglobine dans une peinture humaine fascinante.

- Si vous bougez Aldrick, je risque de manquer un signe, et un graphème raté ne produit rien.

La voix se faisait douce, mais autoritaire, et l’espèce de viking se renfrogna un instant avant de soupirer et de s’étaler un peu plus sur sa chaise retournée, en soupirant. Dhan s’étira, puis reprit sa gravure en redoublant d’attention : les graphèmes nordiques n’étaient pas sa spécialité, mais l’étude appliquée des runes lui permettait de proposer aux sorciers les plus courageux de véritables incantations encrés à même la peau. D’anciens sortilèges de protection notamment, qui une fois inscrits, protégeaient notamment des malédictions et des maladies ordinaires. Une espèce de vaccins contre la grippe en somme, mais en quand même beaucoup plus sympa. L’incantation en question lui avait été commandé par un fonctionnaire du ministère de la magie, qui avait balayé les questions sur son poste actuel d’un revers de la main, préférant discuter design que plan de carrière. Dhan n’avait pas insisté. Lui même n’était que rarement loquace sur ses activités professionnelles.

Le salon était vide de toute activité, en dehors de ce dernier client dont le secrétaire achevait la dernière reliure : il était déjà un peu tard, et il avait promis au patron de ne pas passer la nuit là, comme il le faisait parfois, perdu dans quelques projets de dessins. D’ailleurs, même ses propres tatouages avaient compris qu’il était l’heure de rentrer, quittant leur place habituelle pour se nicher vers le centre de son corps, s’amassant sur sa poitrine et autour de son nombril comme une nichée d’oisillons. Il ne remarqua pas tout de suite la jeune femme qui s’était faufilée dans l’entrée, frôlant le mastodonte qui sortait apparemment satisfait, bien qu’endolori. Dhan était en train de stériliser ses aiguilles quand la petite voix s’éleva de l’autre coté du comptoir, le faisant relever sa tignasse ébouriffée dans une expression un peu hagarde. Ce n’était pas vraiment l’heure de prendre rendez vous !

- Bonjour ! Vous avez besoin de quelque chose ?

Un reniflement, et Dhan fronça les sourcils. Il s’approcha du comptoir, jetant un premier véritable coup d’oeil à l’inconnu, qui ne l’était pas tant que ça, au final, maintenant qu’il la voyait de plein pied :

- … Mademoiselle Sykes ? Il y a un souci à l’institut ?

Oui, parce que que ficherait l’enseignante de métamorphose dans un salon de tatouages si ce n’était pour rapatrier les troupes ? Aux dernières nouvelles, elle n’avait pas besoin de lui pour changer d’apparence en quelques secondes...



Tu peux compter sur moi
Allume ta prunelle à la flamme des lustres; - Allume le défi dans le regard des rustres.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Eden Sykes
Newbee - sorcerer's apprentice ⚔
›› parchemins postés : 96
›› miroir du riséd : Brittany Curran
›› crédits : Me
›› dispo RP : 1/7 (Dhan, Victor, Cléopatra, Hestia, Aileas, Oléandre)
ENSEIGNEMENT
›› âge : 42 ans
›› situation : C'est compliqué
›› profession : Professeur de Métamorphose
›› particularité : Métamorphomage
›› nature du sang : sang-mêlé
›› gallions sous la cape : 112

carte de sorcier
mes clubs:
mes liens :
DATE: Dim 14 Oct 2018 - 9:54 Sujet: Re: « Il pleut... » PV. Dhan

Mes yeux encore brillants et embrumés, je distinguais difficilement les formes face à moi, manquant de rentrer dans le gros bonhomme qui sortait quand j’entrais, marmonnant de discrètes excuses. En découvrant monsieur Chaffinch, je clignais des yeux à ses paroles. Son premier air était neutre, c’est seulement après m’avoir vue qu’il semblait… Me prendre en pitié plus ou moins. Actuellement, je me sentais… Mal. Je n’avais qu’une envie, c’était de prendre la fuite.

Frottant lentement mes yeux, je reprenais d’un ton assez maladroit, bien qu’il été perceptible que je faisais des efforts pour paraître « normale ». Il y a un souci à l’institut… ? Ah. Oui. C’est vrai que j’étais venue pour quelque chose à l’origine… Mais là, dans l’immédiat, j’ai un énorme trou de mémoire. A vrai dire, cette odeur ne sort pas de mon esprit et c’est en train de me rendre folle. C’était discret, mais mes ongles grattaient frénétiquement la peau de mes doigts de la main dont je ne tenais pas mon parapluie.

Me forçant vaguement à sourire, les tremblements qui me parcouraient, liés au froid et à la fatigue me donnait un air… Dérangé. En règle générale, je suis pleinement capable de gérer mes expressions, mon apparence, mais là, en l’espèce, ça me semble pratiquement impossible.

« Non, non, tout va bien, j’avais juste quelques questions… Je voulais repasser au secrétariat plus tard, mais en apprenant que vous bossiez dans un salon de tatouage, je vous avoue que ma curiosité m’a poussé jusqu’ici. J’ai toujours été assez sensible à l’art. »

Faisant mine de regarder autour de moi, réussissant plus ou moins à me détendre, il n’en est pas moins qu’avec ces larmes devant mes yeux, je ne voyais pas grand-chose. Même si par miracle elles ne semblaient pas couler. Je pouvais feindre la fatigue. C’est toujours plus simple…

« En fait je voudrais notamment savoir si vous auriez des trombinoscopes qui traînent, je ne jouis pas d’une particulièrement bonne mémoire et j’avoue que retenir le nom de tous les élèves de mes dix classes n’est pas une chose aisée. »

[Nb. Sorry c’est un peu court, j’me rattraperai après :3]





Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://hungcalf.forumactif.com/t11058-for-god-sykes
avatar
Dhan Chaffinch
Oldie - experimented wizard ⚔
›› parchemins postés : 216
›› miroir du riséd : Rahul Kohli
›› crédits : Fiona
›› dispo RP : On fait ce qu'on peut mes bons amis.
SORCIER SALARIE
›› âge : 31 ans
›› situation : Célibataire
›› options obligatoires & facultatives : La paperasse, la logistique, l'organisation de la vie institutionnelle de l'université... Tout un programme !
›› profession : Secrétaire de l'institut
›› nature du sang : sang-mêlé
›› gallions sous la cape : 161
DATE: Mer 17 Oct 2018 - 15:59 Sujet: Re: « Il pleut... » PV. Dhan

Le trentenaire ne connaissait pas encore bien la nouvelle enseignante de métamorphose de l’université, qu’il n’avait rencontré que dans le cadre très formel de son enregistrement dans les listes des enseignants de la faculté. Il avait rencontré une femme sans âge -c’était bien le cas de le dire, mais ça il ne l’avait appris que par la suite-, plutôt agréable au demeurant, mais qui souffrait d’une phobie administrative bien trop commune à la majorité des grands esprits des lieux. Dhan s ‘était résigné à l’aider étape par étape à remplir chaque feuillet administratif demandé. Ce n’était pas un cas isolé, et il le lui avait fait comprendre gentiment d’ailleurs : il aidait au bas mot la moitié des profs et les deux tiers des étudiants pour de la paperasserie diverse et variée, allant de la commande d’ingrédients à la demande de bourse d’étude, en passant par les plaintes pour vol de balai. Qui vous a dit que la vie d’administrateur était lente et routinière ?

- Oh, et bien … Je suis là.

Merci, Captain Obvious, elle ne s’en serait pas doutée. Bien qu’il ne se cachait pas, Dhan était toujours un peu mal à l’aise de voir des collègues de travail ou des étudiants passer le pas de la porte du salon de tatouage où il officiait. C’était d’ailleurs pour cela qu’il venait plutôt le soir, et non les week end : il n’avait pas forcément envie que les deux mondes se télescopent de trop. A l’université, il était connu comme ce grand homme discret et taciturne en costume trois pièces sombres, accessible mais peu loquace. A l’université, il était Monsieur Chaffinch pour tout le monde, ou presque. Ici, il était juste … Dhan, on « L’Indien », pour les plus rustres, ou « Professeur », pour les petits malins et les étudiants en job à temps partiel. Il se débarassait de son uniforme anthracite pour un ensemble Jean et Tshirt Blanc qui lui permettait d’avoir enfin son age, et non 10 ans de plus, et ses tatouages faisaient librement leur vie tout le long de son corps, s’ébattant joyeusement comme des animaux dans un parc, là où il les dissimulait soigneusement à l’université. La question d’Eden le prit un peu de court. Il se passa une main tachetée d’encre dans les cheveux, pensif, avant de faire non de la tête.

- Ce n’est pas vraiment l’endroit où je pourrais vous fournir un tel outil… Venez me voir demain dans mon bureau plutôt, je devrais pouvoir vous trouver ou vous confectionner une liste.

Il se tut, la considérant un instant.

- Vous n’avez vraiment pas l’air bien, Mademoiselle Sykes…  Asseyez vous donc, je reviens.

Il indiqua à Eden le canapé de cuir défraîchi qui trônait dans l’entrée, en face d’une table recouverte de dessins et de feuilles à griffonner, puis disparut dans l’arrière boutique. Il en revint quelques instants plus tard avec une tasse de thé chaud et une tablette de chocolat.

- Le chocolat est réservé aux clients douillets, d’habitude, plaisanta t’il. Mais vous semblez en avoir besoin plus que d’autres. Vous avez transplané jusqu’ici ? Ce n’est pas raisonnable, quand on a pas les idées claires.

La voix était douce, le ton un peu soucieux. Dans sa tête, Mercy et Niahm se moquaient gentiment de lui : C’est bon, Dhan, t’es pas sa mère… Ni un papa poule. Pour l’instant.



Tu peux compter sur moi
Allume ta prunelle à la flamme des lustres; - Allume le défi dans le regard des rustres.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Eden Sykes
Newbee - sorcerer's apprentice ⚔
›› parchemins postés : 96
›› miroir du riséd : Brittany Curran
›› crédits : Me
›› dispo RP : 1/7 (Dhan, Victor, Cléopatra, Hestia, Aileas, Oléandre)
ENSEIGNEMENT
›› âge : 42 ans
›› situation : C'est compliqué
›› profession : Professeur de Métamorphose
›› particularité : Métamorphomage
›› nature du sang : sang-mêlé
›› gallions sous la cape : 112

carte de sorcier
mes clubs:
mes liens :
DATE: Jeu 18 Oct 2018 - 12:03 Sujet: Re: « Il pleut... » PV. Dhan



Dhan avait quelque chose de maladroit, mais bienveillant, réconfortant. En même temps, une personne malveillante accepterait-elle un boulot aussi ingrat que de diriger pratiquement tout l’établissement dans leur direction en étant si bas dans la hiérarchie administrative et pas forcément bien payé ? Enfin. Peut-être qu’il est bien payé cela dit, je n’en sais foutrement rien à dire vrai. Dieu merci, il est en mesure de répondre à mes attentes… Je me sens presque coupable de lui demander cela, il a l’air d’être quelqu’un d’occupé.

« Eumh… Oui, je vous remercie… Enfin, si cela vous prends trop de temps, ne vous embêtez pas, je m’arrangerai avec eux, c’est juste histoire d’éviter de montrer à mes élèves que je suis un peu tête en l’air. »

M’asseyant donc à l’endroit désigné, j’attrapais une feuille vierge lentement, après avoir jeté quelques coups d’œil aux dessins, souriant lentement en pliant le papier d’une manière bien précise. Des origamis. Culturellement, je n’en suis pas particulièrement douée, mais la métamorphose m’a apprise à modifier, restructurer, altérer, supprimer, créer… En réalité, la fleur assez composite que j’étais en train de réaliser m’était assez instinctive. Plier ici, plier là, légèrement entailler la feuille sur quelques centimètres, replier, déplier, plier à l’envers… M’occuper les doigts me semblait frénétique. Nécessaire.

En le regardant revenir, l’odeur de thé m’enivrait, fermant lentement les yeux pour en profiter avant de les rouvrir lentement, un demi-sourire un peu forcé ce manifestant à mon visage alors que je reposais lentement la fleur de lotus improvisée, réalisée sans l’usage de la magie. Attrapant lentement la tasse de thé en le remerciant d’un signe de tête, faisant craquer un petit carré de chocolat histoire d’avoir un peu de sucre dans le sang et éviter de m’évanouir, je me replongeais dans le fond du canapé en croquant le dit chocolat, caressant lentement la tasse.

« J’ai transplané avant de finir dans… Cet état. Eumh… Je ne veux pas vous déranger avec mes petites histoires, qui, qui plus est sont réel intérêt. Mais vous avez le mérite d’être chaleureux et accueillant et je vous en remercie, je suppose que c’est la moindre des choses. Mais ne vous en faites par pour moi, je vais très bien.

Je me promenais dans la rue, et j’ai senti le parfum de quelqu’un de cher à mes yeux. Qui est partie il y a une trentaine d’années. Dans un doute, un espoir, complètement fou et futile, je me suis retournée, et bien évidemment, ce n’était pas elle. C’est un parfum rare, je ne l’avais plus senti depuis… Alors… Bah, vous savez, ça a fait le petit ascenseur émotionnel. Je savais que c’était impossible. Mais j’ai voulu y croire…

Disons que j’ai été un peu de nature à… M’isoler, depuis. J’extériorise et communique de manière assez… Succincte avec mon entourage. Depuis que je suis revenue à l’université en tant que professeur, j’accepte de m’ouvrir un petit peu, mais tout cela est tout nouveau pour moi. Ou plutôt, un renouveau. »


Buvant une gorgée de thé, conscience de mon monologue, finalement, je ne cherchais qu’à ne pas l’inquiéter et lui montrer que j’étais tout de même reconnaissante qu’il prête attention à mon état de détresse. Lentement, mais surement, mon sourire se faisait moins crispé. Plus sincère. Attrapant avec délicatesse l’un des dessins sur la table, je reprenais lentement.

« C’est de vous ? »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://hungcalf.forumactif.com/t11058-for-god-sykes
avatar
Dhan Chaffinch
Oldie - experimented wizard ⚔
›› parchemins postés : 216
›› miroir du riséd : Rahul Kohli
›› crédits : Fiona
›› dispo RP : On fait ce qu'on peut mes bons amis.
SORCIER SALARIE
›› âge : 31 ans
›› situation : Célibataire
›› options obligatoires & facultatives : La paperasse, la logistique, l'organisation de la vie institutionnelle de l'université... Tout un programme !
›› profession : Secrétaire de l'institut
›› nature du sang : sang-mêlé
›› gallions sous la cape : 161
DATE: Jeu 1 Nov 2018 - 18:41 Sujet: Re: « Il pleut... » PV. Dhan

Dhan écoutait les mésaventures d'Eden avec cet air poliment absent qui en déroutait plus d'un : au premier abord, on aurait pu croire qu'il n'écoutait absolument pas la jeune femme, son regard perdu dans le vague à travers la grande vitrine qui donnait sur la rue. Les gouttes d'eau s'écrasaient à intervalle régulier contre le verre froid, brouillant la vision de l'extérieur et sus de la nuit qui commençait à tomber.. Immobile, un bras ballant, l'autre tenant sa boisson chaude, la même qu'Eden, il avait l'air à mille lieux de ce qu'elle lui racontait, et pourtant. Il avait l'oreille attentive malgré l'oeil absent, retenait la moindre confession avec un air de ne pas y toucher. C'était à cause de cet étrange comportement que certains oubliaient bien des secrets qu'on avait pu lui avouer, mais lui n'oubliait rien. Il n'en parlait pas trop, voilà tout. Il se contenta d'hocher la tête à la fin des mésaventures de la belle : c'était infortuné, vraiment, ce genre de retour dans un passé que l'on souhaiterait nul et non avenu, mais, hey, cela arrivait, plus souvent qu'on le pensait, à plus de monde qu'on ne l'imaginait. Chacun s'invente une unicité, un caractère inédit à son vécu souvent tragique, oubliant les milliers d'année d'existence de l'être humain, donc de la souffrance et du chagrin. C'était bien normal, en un sens, le besoin d'imaginer que non, personne ne pouvait comprendre, que personne n'avait jamais vécu pareille situation. Cela réconforte, cela apaise l'égo, et ce n'était surement pas Dhan qui allait remettre les pendules philosophiques à l'heure. Pas à une heure aussi tardive, en tout cas.

Au final, il ne commenta pas la moindre des confidence d'Eden, et plus tard probablement s'en voudrait il d'avoir affiché un air aussi absent et distrait. Niamh lui avait dit, souvent, qu'il devait avoir l'air plus concerné. C'était bien de l'être vraiment – et il l'était ! - le problème, c'était qu'il était d'une telle intériorité que son interlocuteur, la plupart du temps, ne s'en rendait même pas compte. Il se contenta de baisser les yeux de la vitre pour les poser sur Eden, puis ses bras, puis ses mains, pour entrevoir dans celles ci le sujet de sa toute dernière question

Hmmmm ? Oh, non, ce n'est pas l'un des miens celui là. 0 la complexité du trait, cela doit être une des œuvres de Mademoiselle Kaneko, qui officie ici quand elle n'est pas à l'institut. Ses dessins dégagent un équilibre de grâce et de puissance incomparable, surtout chez une artiste si jeune... Certains viennent de loin pour se faire tatouer par elle, même si si vous lui demander, elle vous dira que c'est faux.... là, tenez.

Il écarta les feuilles d'un revers de mains pour en faire ressortir deux, aux graphismes bien différents : l'un représentait une phrase délicatement calligraphiée en latin, tout en pleins et en déliés, l'autre un mandala indien d'une incroyable complexité, aux traits si fins et resserrés qu'ils se fondaient les uns dans les autres.

Les miens sont là. J'ai une affection particulière pour ce qui touche à la culture asiatique, indienne notamment, vous devinez aisément pourquoi. * il sourit* Les phrases, c'est parce que je me suis longtemps intéressé, aujourd'hui encore d'ailleurs, aux vertus magiques et protectrices de certains graphèmes quand on les gravent à même l'épiderme. C'est une technique ancestrale, presque universelle, ce qui prouve qu'elle a forcément un impact, surtout dans le monde magique...

Dhan se déridait légèrement à mesure de ses explications, la timidité s'effaçant quand la passion prenait le dessus. Il allait poser une question à Eden quand la clochette de l'entrée tinta à nouveau. Cependant cette fois ci, les trois mines qui lui faisaient face étaient clairement hostiles.

Bonsoir... Je peux vous aider ?



Tu peux compter sur moi
Allume ta prunelle à la flamme des lustres; - Allume le défi dans le regard des rustres.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Eden Sykes
Newbee - sorcerer's apprentice ⚔
›› parchemins postés : 96
›› miroir du riséd : Brittany Curran
›› crédits : Me
›› dispo RP : 1/7 (Dhan, Victor, Cléopatra, Hestia, Aileas, Oléandre)
ENSEIGNEMENT
›› âge : 42 ans
›› situation : C'est compliqué
›› profession : Professeur de Métamorphose
›› particularité : Métamorphomage
›› nature du sang : sang-mêlé
›› gallions sous la cape : 112

carte de sorcier
mes clubs:
mes liens :
DATE: Mar 13 Nov 2018 - 9:22 Sujet: Re: « Il pleut... » PV. Dhan



Ma question était une sorte de fuite, une façon de changer de sujet et l’homme semblait l’avoir bien interpréter. Fort heureusement, il avait quelque chose de captivant, alors il m’était simple d’accepter de me plonger lentement sur ces dessins qui affluaient sous mes yeux, neutres. Une sorte de mélodie frappait mon esprit entre les dessins. Il est vrai que ma sensibilité artistique pour l’art graphique est la même qu’elle l’est pour l’art auditif. Forte. Très forte.

Le sourire me revenait au fil du récit, même si l’Asie m’évoquait de sombres et… De bons souvenirs. A vrai dire, pratiquement chaque continent faisait ressurgir de bons et de mauvais souvenirs en moi. Mais mon esprit s’en détournait quelques instants pour réagir.

« N’en voyez pas là une ironie quelconque, je trouve cela passionnant. Hormis des runes, des cercles, des constellations et des croquis de visages de suspects, je ne suis pas capable de dessiner grand-chose. L’art à quelque chose de… Transcendant. Je ne peux m’y avouer insensible. »

Mon regard mit un temps à se plonger vers les trois mines qui venaient de se présenter, trop captivées par les dessins présentés à mes yeux. Mon regard restait neutre malgré une grave hostilité. Des vêtements de bonne qualité, un air hautain, un style relativement sombre, un regard relativement froid, marqué par la haine sans une once d’empathie… Un bref instant mes yeux viraient au bleu clair. Un bleu clair magnifique, digne des plus beaux azurs, pourtant, à bien y regarder, ils reflétaient quelque chose de froid comme la mort.

« Je veux voir un responsable immédiatement. Un imbécile à tatoué mon enfant mineur, je veux que cette horreur disparaisse, et ce dans les plus brefs délais, sans quoi croyez-moi vous aurez affaire à no-… »

Lentement, je me penchais pour poser ma tasse de thé sur la table, d’une manière volontairement brusque. Assez pour faire du bruit, pas suffisamment pour l’abîmer ou qu’elle ne déborde. C’était volontairement grossier et impoli, mais je me devais de couper la parole de cette grognasse avant de lui apprendre que le corps humain est capable de se plier sur lui-même un certain nombre de fois avant de totalement disparaître ou ressembler à une bille.

« Sangs-purs, n’est-ce pas ? Votre être tout entier vous trahis. Ainsi votre enfant dispose d’une format… » je m’arrêtais quelques secondes, reprenant dans un doux sourire, froid, et visiblement assez malsain au vu du bleu clair revenu à mes yeux « Essayez de me couper la parole et vous apprendrez pourquoi les Auror responsables de la traques des mages noirs à l’international et des interrogatoires sont autant redoutés. Je disais donc que votre enfant dispose d’une formation magique, polynectar, modification d’attestation d’identité et même sans les moyens magiques, maquillage, n’importe quel sorcier de seconde zone est capable de se vieillir en apparence avec un minimum de volonté. »

« Vous accusez notre fille de mensonge ? C’est inadmissible, nous allons porter plainte ! »

Lentement, ma nuque craquait alors que mon minois changeait, me redressant lentement pour aller faire face au père de famille, nettement plus grand que moi, les mains le long du corps, ma baguette bien rangée. Je fermais les yeux un instant, alors qu’en les rouvrant, mon visage c’était crispé, légèrement, cette lueur bleuâtre s’étant intensifié, respirant clairement la haine et la mort. Face à ce fait, l’homme dégainait sa baguette et débutait sa formule avant que la suite ne devienne plus compliquée à interpréter pour lui.

Utiliser la magie au corps à corps… Quelle ignorance. Ma main venait écraser la sienne et tordre son poignet d’une force peu soupçonnable au vu de mon gabarit, un « craque » se faisant entendre, suivi d’un deuxième, d’une autre nature. La baguette se brisait sous le geste alors que, l’attirant vers moi, le crochait de ma main libre venait atterrir droit dans le visage de l’homme, celui-ci tombant net au sol, alors que mon regard se plongeait vers la mère et l’enfant, terrorisés.

« Voyez-vous, l’hostilité entraîne en règle générale chez les gens un fort sentiment d’inconfort. L’inconfort peut mettre les gens mal à l’aise et leur faire perdre leurs moyens, comme l’a fait votre mari. Tenter de lancer un sort offensif ainsi ? Une baguette brisée peut tout de même révéler le dernier sort dont elle a fait usage. Cependant, lancer un autre sort parait compromis.

Alors portez plainte. Expliquez comment vous avez tentez de faire violence et un usage interdit de la magie en pleine ville au ministère, je suis certaine qu’il sera ravie de l’entendre. Vous voulez mon nom pour porter plainte, peut-être ? Je vous en prie. Eden Maënne Sykes, professeur de métamorphose à Hungcalf et ex-Auror, surnommée et renommée « la traqueuse de mages noirs » ou « le cauchemar des mages noirs. »


Leur visage pâlissait au fil de mes mots, alors que le père semblait visiblement ne plus avoir envie de se relever et faire face. Ma réputation me précédait. Lentement, mes yeux reprenaient leur couleur grise habituelle. Dès que mon nom passait dans les médias, il était lié à des incendies, des explosions, des morts, des arrestations de grands mages noirs ayant tentés de se réfugier à travers le monde en vain. Certains articles étaient élogieux. Justice était faite. De manière brutale, mais fait. Ainsi, d’autres médias avaient tendance à condamner une violence parfois injustifiée, ayant bien évidemment à l’époque entraîné un certain nombre de contestations et de conséquences.

Tel un chien de garde, je restais à portée, bien que mon regard semblait plus calme après m’être défoulée, se tournant lentement vers Dhan. Dans le fond, c’est fou ce que ce besoin de rendre justice revenait vite à mon esprit, bien qu’effectivement, mes méthodes soient relativement contestables.

« La suite vous appartiens, je suppose, en vous présentant mes excuses pour le remue-ménage, mais je ne suis pas certaine que ces messieurs dames vous auraient écoutés sans cela. »

Fis-je en replaçant mon minois vers eux avec un grand sourire alors que la mère tressautait un instant, le père finissant par se relever, lentement, la fille murée dans le silence, se rendant surement compte maintenant des conséquences de son mensonge.  



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://hungcalf.forumactif.com/t11058-for-god-sykes
avatar
Dhan Chaffinch
Oldie - experimented wizard ⚔
›› parchemins postés : 216
›› miroir du riséd : Rahul Kohli
›› crédits : Fiona
›› dispo RP : On fait ce qu'on peut mes bons amis.
SORCIER SALARIE
›› âge : 31 ans
›› situation : Célibataire
›› options obligatoires & facultatives : La paperasse, la logistique, l'organisation de la vie institutionnelle de l'université... Tout un programme !
›› profession : Secrétaire de l'institut
›› nature du sang : sang-mêlé
›› gallions sous la cape : 161
DATE: Mer 28 Nov 2018 - 14:52 Sujet: Re: « Il pleut... » PV. Dhan

Dhan ne supportait pas le conflit. Si il y avait bien une chose qui pouvait le faire fuir, disparaître dans un trou de souris, c’était bien les invectives, les cris, l’agressivité sous toutes ses forces. Autant ne craignait il pas la confrontation, quand elle était constructive et encadrée, autant cette débauche d’effet de manche et de doigts accusateur lui donnait juste envie de transplaner au fond du magasin et d’appeler la sécurité. Il n’en fit rien, les bras croisés, droit comme la justice derrière une Eden qui lui semblait avoir pris quelques centimètres. Il était sur le point d’intervenir quand, il fallait l’avouer, la situation pris un tournant inattendu : d’ordinaire, il profitait de sa voix douce et d’un physique raisonnablement imposant pour amadouer son interlocuteur, et le faire pasculer sur le terrain de la raison et du pragmatisme. Après tout, la problématique de ce sorcier furieux était plutôt simple à comprendre, bien que la situation en elle même soit délicate. Dhan ne regardait pas tant le couple irrité mais bien la jeune femme qui se trouvait derrière, se tenant un bras de la main opposée, comme une barrière entre son corps et le reste du monde, les yeux rivés sur le carrelage du sol. Il n’avait pas eu de mal à la resituer, elle était l’une des dernières personnes à être passée entre ses mains expertes, quelques jours auparavant. Elle avait rempli tous les formulaires avec application,  répondu à chaque question avec calme et détrmination. Après tout, Dhan ne tatouait pas au petit bonheur la chance, chacun de ses clients était interrogé, sondé, avant d’être encré à vie. Pour lui ce n’était pas une démarche que l’on entreprenait à la légère, sous le coup de l’ennui, et la jeune femme – qui, de toute évidence, était au final plutôt une jeune fille-, avait passé le test haut la main. Par suite, il ne discutait jamais de l’opportunité d’une création : il tatouait autant des symboles religieux que des icones comiques, tant que cela restait son style de dessin. Ce jour la, la jeune femme s’était faite tatouer un prénom en dessous du sein gauche, un prénom masculin. Il n’avait pas demandé de qui il s’agissait, elle ne le lui avait pas confié, c’était donc que cela ne le regardait pas.

Dhan était donc en pleine contemplation de la jeune fille et perdu dans ses pensées quand Eden se leva brusquement, faisant claquer sa tasse de thé contre la table. Cela eut le mérite de le réveiller, de réveiller tout le monde, d’ailleurs, alors que ses yeux s’écarquillaient  à l’écoute de la tirade de l’enseignante, la réponse du père de famille, jusqu’à ce que cette dernière en vienne aux mains. Oui, tout à fait, au mains, comme une vulgaire altercation moldue. Les adultes de la pièce étaient tellement scandalisés qu’ils en avaient oublié la présence de leur fille et de ce grand bonhomme tatoué derrière la sorcière en furie. Dhan s’était approché de la jeune fille, doucement, sans agressivité, la prenant délicatement à part sans que les trois autres ne s’en rendent compte.

- … Tu ne t’appelles pas Diana, n’est ce pas ? Ce n’était pas ta carte d’identité, mardi ?
- …
- Je ne t’en veux pas, j’essaye juste de comprendre.

La jeune femme soupira, passant sa main dans ses cheveux tenus par un serre-tête blanc.

- Diana est ma grande sœur, on se ressemble beaucoup.
- Je vois.
- Je le voulais vraiment, ce tatouage, gémit la jeune fille, c’était une belle preuve d’amour, mais….
- … Mais ?
- Mes parents n’en veulent pas, et puis, c’est vrai qu’on s’est un peu disputé avec Asher, alors, c’est vrai, peut être que c’était un peu tot pour me le faire tatouer… Je sais pas…
- J’imagine que c’est ton petit copain ?
- Depuis trois mois.
- A la bonne heure.
-Vous pouvez m’aider ?
- On va faire au mieux.

Des fois, il devrait peut être se montrer plus curieux, songea t’il. Toujours était il qu’il se retrouvait avec une mineure honteuse et des parents ulcérés sur les bras. Quel rêve. Alors qu’Eden relachait lentement son emprise sur le patriarche, il laissa la jeune fille se cacher à nouveau derrière ses géniteurs, alors qu’il se positionnait lui même à coté d’Eden. Cette femme avait un grain. En même temps, il avait arrêté depuis longtemps d’espérer que le doyen choisisse ses enseignants sur la base de leur stabilité mentale. Il secoua la tête en soupirant, avant de reprendre doucement.

- Je pense effectivement qu’il y a eu des …. Incompréhensions réciproques ici même, monsieur, et vous m’en voyez aussi navré que vous. Je pourrais peut être effacer un jour le tatouage de votre fille, mais cela prendra un certain temps, au moins le temps que ce dernier se vide d’une partie de sa magie. Je suis tatoueur, pas spécialiste de la métamorphose humaine, je ne fais pas des miracles de disparitions, je crée, plutôt.

Le ton de Dhan était paisible, mais ferme. Il avait déjà pu assister à des effacements de tatouages magiques, mais c’était la plupart du temps long et passablement douloureux. La plupart du temps, les tatouages honnis étaient simplement recouverts par d’autres dessins plus aux gouts du sorcier. Il n’existait pas de gomme pour la peau humaine, ce serait bien trop simple...




Tu peux compter sur moi
Allume ta prunelle à la flamme des lustres; - Allume le défi dans le regard des rustres.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Eden Sykes
Newbee - sorcerer's apprentice ⚔
›› parchemins postés : 96
›› miroir du riséd : Brittany Curran
›› crédits : Me
›› dispo RP : 1/7 (Dhan, Victor, Cléopatra, Hestia, Aileas, Oléandre)
ENSEIGNEMENT
›› âge : 42 ans
›› situation : C'est compliqué
›› profession : Professeur de Métamorphose
›› particularité : Métamorphomage
›› nature du sang : sang-mêlé
›› gallions sous la cape : 112

carte de sorcier
mes clubs:
mes liens :
DATE: Mer 28 Nov 2018 - 17:29 Sujet: Re: « Il pleut... » PV. Dhan

Mon minois demeurait grave. Cette lueur bleue ciel s’évadant de mes yeux reflétait légèrement contre les vitres, illuminant vaguement la pluie. Nuancer ne fait pas partis de mes habitudes. Il fallait cependant avouer que Dhan savait y faire. De rapides regards me permirent d’y interpréter ses actes, tout au long des miens. Il était plus mesuré. Peut-être plus réfléchis. Versatile. Je n’en sais rien. Différent, en tous les cas. J’avoue que remettre les pieds dans une civilisation autre que la bureaucratie et celle des mages noirs me perturbe. Dans le fond, je me demande laquelle des deux castes est la pire.

Secouant vaguement la tête, mes yeux revinrent à leur lueur classique, alors que je reculais d’un pas pour laisser à Dhan la possibilité d’exprimer de manière claire. Une grimace se manifestait à mon minois. « pas spécialiste de la métamorphose humaine ». Pour la première fois de ma vie, je le crois, je regrettais ma thèse... Je comprenais rapidement la position qui m’était ici incitée. Du moins, je le pensais. Alors que la mère finissait d’aider son mari à se relever, quelques gouttes de sang s’évadant de son nez en se tenant difficilement le poignet, je soupirais lente-ment.

Combien de côtes brisées ? Combien de vertèbres déplacées ? Combien d’organes touchés ? Combien de chevilles foulées ? Puis-je encore seulement compter mes blessures et celles de mes ennemis ? J’en doute. Mais celle-ci était particulièrement désagréable. Ce type était une victime pure et dure. Et j’ai horreur des gens qui se placent en victime… La colère témoignait une forme de regret en son minois alors que le miens n’affichait plus la moindre expression. Mon souffle, lui aussi avait changé.

Pendant quelques secondes, une absence m’a occupée, la mère, après un regard grave envers son mari, se tournait vaguement vers moi.

« Vous, vous avez dit que vous enseignez la métamorphose… J’ai entendue parler de vous, Eden Sykes. Des mages noirs trompés, usurpés, arrêtés, disparus voir tués… Vous de-vez savoir faire ce genre de choses, n’est-ce pas ? »

Comme prédit, la colère était redescendue, le père se plongeait vers sa femme comme pour lâ-cher un « tu n’y pense même pas » alors que ma voix, elle, était presque métamorphosée alors que je reprenais d’un ton plus las, plus lent, plus détendu. Chaque muscle de mon corps sem-blaient s’être assouplis.

« Vous voyez qu’il n’y a pas besoin de crier et agiter les bras de manière simiesque. C’est… Dans mes cordes, mais n’espérez pas que je m’adonne à une pratique aussi abjecte. »

Lentement, je me tournais vers Dhan. Mon regard semblait un peu plus grave, peut-être d’une part de compassion, peut-être de nostalgie ou de tristesse, c’était difficile à évaluer en un pre-mier abord.

« A moins que ce monsieur ne l’accepte. L’art ne se prend pas à la légère. C’est tout, sauf un jeu que l’on crée, détruit. Surtout quand il s’agit de tatouages. De plus, la ma-gie est tout sauf un jeu. Vous devez prendre en compte les chances d’effets secondaires. Votre fille est emprise d’une magie qui s’est adaptée à son corps. En forcer la disparition pourrait lui créer une sensation de manque physique. Avec toutes les contraintes bien sûr que cela peut en-gendrer. Comprenons-nous bien. Ce que je vous demande ici, est, favorisez-vous la bonne santé de votre enfant, ou son apparence au gré de ses propres choix ? Bien qu’il soit assez aisé de dissimuler l’aspect du tatouage avec moins de risque, la magie opérera tout de même. »

Mon regard se tournait à nouveau vers Dhan. Mon souffle était de plus en plus lent, de plus en plus discret. Il fallait y prêter attention, mais en observant bien, il était difficile de percevoir ma respiration, voir pratiquement impossible, pourtant, l’acte physique aurait dû augmenter ma fré-quence cardiaque et par ricochet ma fréquence respiratoire. Contrairement au père qui respirait comme un bœuf, j’étais un froid silence, ce qui démontrait d’une part que l’adrénaline produite par mon corps était pleinement contrôlée, et qu’accessoirement, j’étais entraînée à m’infiltrer. Au-delà, on reconnaît cette capacité à gérer les stress intenses et rapides notamment chez les assassins.

Enfin. Comme j’y songeais. Encore fallait-il y prêter attention. Mes yeux, eux, trahissaient cette inéluctable question. « qu’est-ce donc que ce sort ? » il restait discret, je ne sous-estimais pas Dhan. Il fait preuve d’excellence dans un domaine social qu’est la médiation, la rationalisation, fait que je ne maîtrise clairement pas. Et quand bien même, de manière générale, je ne considère que rarement les gens comme inférieurs à moi. Peut-être pour les deux petits furibonds inca-pables de la moindre maîtrise qui me font face. En réalité, ils portent ce « le monde tiens dans le creux de mes mains » alors qu’ils n’y comprennent rien.

Parfois, je me dis que l’argent rend stupide, pourtant, ce sont les plus intelligents, ou enfants et petits-enfants des plus intelligents qui en ont le plus. Quel paradoxe…



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://hungcalf.forumactif.com/t11058-for-god-sykes
Contenu sponsorisé
DATE:  Sujet: Re: « Il pleut... » PV. Dhan

Revenir en haut Aller en bas
 
« Il pleut... » PV. Dhan
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Il pleut dedans, restons dehors ! Euh, non attends...
» Il pleut ! Il pleut ! Bergèèèèère [Flashback][Bard]
» Roy Mustang
» Il pleut, il mouille. C'est la ~ GEKO ! [PV Caroe et Leaty]
» Il pleut, il mouille, c'est ... La rentrée ! [PV Alan]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: 
(NO) MAGIC UNIVERSE
 :: Myrddin Wyllt District
-