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Où : Inverness City (Scotland) Quand : Année 2017. Qui : Étudiants, professeurs, personnel et sorciers venus de tous horizons. Le Comment du Pourquoi : Après avoir terminé leurs études à Poudlard, certains sorciers ne s’arrêtent pas là. Soit parce qu'ils n'ont pas envie d'entrer dans la vie active (tout de suite), soit parce que leurs parents souhaitent les voir continuer leurs études. Les cours sont donc encore loin d’être terminés, certes, mais heureusement pour vous petits veinards, l’ambiance n’est plus du tout la même qu'a Poudlard. Débauches, folies, beuveries, sorts à gogo, kiss à tire-larigot, le monde des jeunes sorciers n’a jamais été aussi rock’n’roll ! ♥
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 Je t'ai si longtemps cherchée - Coleen

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Leandre De La Rosière
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MessageSujet: Je t'ai si longtemps cherchée - Coleen   Ven 2 Juin 2017 - 17:11


❝ Je t'ai si longtemps cherchée . ❞
- Coleen & Leandre-
C'est effrayant comme quelqu'un peut vous manquer, comme ça, sans même que vous vous en aperceviez. Mais il suffit que cette personne revienne pour que tout ce manque, toute cette solitude, vous explose au visage.
 « Hey Jo’. Il y a une soirée demain, au grenier. Tu pourrais venir cette fois-ci. »

Josephine Calvagh, qui s’était retourné en entendant la voix de son cousin, leva les yeux au ciel et repris sa route. Leandre accéléra le pas, bousculant au passage un étudiant qui lui coupait la route. L’entendant râler, il leva une main en signe d’excuse, sans pour autant s’arrêter. Il rejoignit Josephine au détour du couloir.

« Aller quoi, insista-t-il. Ça va être mortel. Il parait qu’il y aura à boire pour au moins trois jours et si tout va bien, je devrais réussir à me procurer une petite poudre bien sympathique. Franchement, tu devrais te lâcher un peu, de temps en temps, ça te ferais du bien, je te jure … je … »

Leandre cessa sa litanie brusquement, s’arrêtant au beau milieu du couloir. Si ça cousine avait été agacée par son flot de parole, elle se trouva inquiète de son soudain mutisme. Elle se tourna vers lui, sourcils froncés.

« Leandre ? Ca ne va pas ? »

Figé, le jeune homme l’entendit à peine. Il avait soudainement perdu ses couleurs et son visage d’ordinaire si jovial n’était plus qu’un masque blême. Ses yeux écarquillés fixaient un point, quelque part au fond du couloir, parmi la foule d’élèves qui se pressaient.

Comme s’il avait vu un fantôme.

Il avait bien cru l’apercevoir, quelques semaines plus tôt, mais il s’était assez vite convaincu que ce n’était qu’une illusion de son esprit. Après tout, il était épuisé par une soirée bien arrosée. Et il l’avait vu de loin, à peine une seconde. Des jeunes filles brunes, ça n’était pas ce qui manquait, à Hungcalf. Il avait surement confondu. Mais cette fois …

Cette fois, c’était différent.

Il l’avait vue. Distinctement. Il avait même croisé son regard, l’espace d’un bref instant. Ce regard … Par Merlin, ce regard, il n’aurait pu le confondre avec aucun autre. S’il avait seulement cru … s’il avait seulement osé espérer … Mais il y avait bien longtemps qu’il avait perdu l’espoir d’un jour la retrouver. Après des mois, des années à la chercher, elle réapparaissait maintenant … au détour d’un couloir, au beau milieu des étudiants qu’il côtoyait depuis un an déjà. Et elle fuyait. Encore une fois. Lorsque leurs regards s’étaient croisés, elle avait eu un mouvement de recul et s’était détournée. Elle fuyait, disparaissant telle une chimère dans la foule, s’échappant tel un rêve. Il ne la laisserait pas faire. Pas cette fois.

D’un coup, Leandre sortit de sa stupeur léthargique et, sans crier gare, s’élança, dépassant Josephine qui le regardait bouche-bée.

« On en reparle plus tard, Jo’. »

Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine, comme s’il voulait sortir de sa cage thoracique pour s’élancer lui-même à la suite de la jeune femme. Leandre fonçait dans le couloir, bousculant tout le monde sur son passage, ne prenant pas la peine de s’excuser cette fois-ci. Il ne voyait rien, hormis cette silhouette qui tentait de s’effacer dans la foule. Mais il était plus rapide.

« Justine ! »

Enfin, il parvint à sa hauteur, tendit le bras et referma sa main sur son coude, l’obligeant à arrêter sa course, l’obligeant à lui faire face. Il avait beau si attendre, le choc fut tout aussi violent. Un mélange d’euphorie et de stupéfaction. Il la lâcha, recula d’un pas.

C’était elle.

C’était bien elle, exactement telle qu’il s’en souvenait. Ses cheveux dansant autour de son visage si doux, l’azur si profond de son regard, ses lèvres si douces. Il sentit aussitôt le besoin de la toucher, de la prendre dans ses bras, de l’embrasser. Ne serait-ce que pour être sûr qu’elle était bien réelle, qu’il n’était pas au milieu de l’un de ces rêves où elle finissait toujours par disparaitre, par s’effriter, par ne laisser que du vide.

« Justine … »

Sa voix n’était plus qu’un souffle. Son cœur continuait de se débattre dans sa poitrine, lui coupant le souffle, lui coupant les jambes.

« J’ignorai que … Si j’avais su … »

Il n’arrivait pas à aligner deux mots, dans son esprit embrouillé, seule une idée était claire : Elle était là, celle qu’il avait cherché pendant si longtemps, celle qu’il avait mis tant de temps à oublier … qu’il n’avait d’ailleurs pas tout à fait oublié, encore.
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Coleen McBee
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MessageSujet: Re: Je t'ai si longtemps cherchée - Coleen   Lun 5 Juin 2017 - 1:32



Je t'ai si longtemps cherchée
Coleen & Leandre
— Justine & Simon



La fin de mes cours sonne enfin. Je n'ai qu'une envie, m'isoler dans ma chambre. Loin des brouhaha incessant des élèves et des murmures sur mon passage. Je suis pourtant habituée. Notre famille a toujours semblé bizarre aux yeux des étudiants de Poudlard et d'Hungcalf, mais ces dernières semaines, leurs remarques réveillent en moi des souvenirs assez douloureux. J'accélère le pas, mais impossible de ne pas entendre les brides de mots des filles sur mon passage « Coma…Dolly...Mcbee…Sofia. » Je m'arrête brusquement.

Sofia.

J'agrippe fermement mon sac pour cacher le tremblement qui me gagne. Je ne peux clairement pas péter un câble dans ce couloir. J'affiche alors mon faux sourire, ce masque de parfait jeune femme forte et sûre d'elle et je me tourne vers les deux filles qui ont osé, prononcer le prénom interdit. Si mon sourire semble chaleureux, c'est un regard froid et glacial que je leur adresse. Je les jauge pendant quelques secondes de haut en bas : elles ne sont pas de ma promotion, il s'agit de summerbee, bien plus jeunes, peut-être sont-elles dans la classe de Dolly, mais cela m'étonnerait fort. Je leur jette un dernier regard, noir et je poursuis ma route, plus énervée que jamais.

Ces dernières semaines ont été compliquées, j'aimerais avoir le soutien de ma famille, mais malheureusement, je n'arrive pas à aller vers eux. Leur montrer cette faiblesse en moi… Il y a bien Alexander, lui seul pourrait comprendre, mais notre relation si parfaite de jumeau est actuellement fragile. Nous vivons chacun l'accident de balais de Dolly différemment et je préfère le laisser tranquille. Ophélia est fidèle à elle-même : elle déconne, lance des rumeurs et joue avec le feu. Je la croise que très rarement et je ne peux pas souvent échanger avec elle. Quant à Max, c'est l'insouciance incarnée, pour rien au monde, je voudrais assombrir ce coeur si pur et parfait.
Alors, j'avance seule, plus solitaire que jamais. Je fais tout pour ne pas sombrer à nouveau. Le mieux à faire, est de penser au travail et de chasser toutes pensées négatives et non-productives. Très vite, pour me changer les idées, je me mets à réciter mentalement les textes de lois sur les Gobelins passés en 1490.

Ma main ne tremble plus et j'avance normalement, enfin détendue, tout en énumérant minutieusement chaque article un à un. Je traverse quasiment toute l'université ainsi et alors que j'arrive au second étage, je manque de me figer à nouveau. « Ça va être mortel. Il parait qu'il y aura à boire pour au moins trois jours et si tout va bien, je devrais réussir à me procurer une petite poudre bien sympathique…» Cette voix, je la reconnaîtrais entre mille. Instinctivement, je lève la tête et je croise son regard. Ses yeux, d'un noir profond, semblent m'engloutir quatre années plus tôt… Impossible ! Je me sens le tremblement regagner mes mains. Une demi-seconde me suffit pour tourner rapidement sur ma droite, en m'éloigner le plus loin possible de lui. J'accélère une nouvelle fois, tenant fermement ma besace. Je me sens blêmir, à deux doigts de faire un malaise.
Trop surprise, trop effrayée… trop de bordel, dans ma vie, pour gérer en plus cette plaie ouverte dans mon coeur. Je l'entends m'appeler, d'un prénom qui n'est pas le mien, mais il n'a connu que cela là de moi. Je bouscule trois élèves, mais je ne me retourne pas.

Je ne suis pas Justine.

Justine est morte le soir où mes sentiments pour lui ont pris le dessus. Au réveil, alors qu'il était encore endormi près de moi, j'étais redevenue Coleen. Une fille comprenant la gravité de ses actes et qui trop peureuse pour faire face à ses mensonges avait préféré fuir. Aujourd'hui c'était la même chose.

Je sens alors une main s'agripper à mon bras, je tente de me débattre, mais je ne peux lutter et je me retrouve face à lui. Je le vois reculer, tandis que je me contente de baisser la tête, soudainement très intéressée par ma paire de chaussures. L'espace d'un instant j'ai l'impression d'avoir quatre ans et d'avoir fait une grosse bêtise. Pourtant, je ne me fais pas sermonner. Il semble si surpris. Autant que moi en fait. Je reste silencieuse, incapable de le regarder en face. Je tiens déjà sur mes jambes et c'est un effort énorme. Plus pâle que jamais, je laisse mon bras tomber le long de mon coeur, espérant masquer les frissons qui parcourent mon corps.
Je l'entends répéter ce nom plein de mensonge et de détresse et enfin je lève les yeux vers lui. Il n'a pas changé. Ses cheveux sont légèrement plus courts qu'il y a quelques années, mais ce regard, cette chose qu'il dégage en lui et qui m'a toujours attiré sont toujours là. Je le sens. Je le ressens, toujours plus fort, alors que les secondes s'écoulent.

Il est la chaleur qui calme l'iceberg que je suis.
Il est l'interdit que l'on veut franchir.
Il est la douleur dans mon coeur qui s'ouvre une nouvelle fois, alors que je l'ai abandonné sans me retourner.
Il est celui que j'ai aimé pour la première fois.

J'ouvre la bouche, mais aucun son, ne veut sortir. Je reste muette et interdite. Je semble avoir perdu mes moyens, comme cela m'arrive rarement et je ne trouve pas de bouée de secours pour me sortir de là. Jamais, je n'avais imaginé retomber sur Simon un jour. Jamais ce scénario, et par Merlin, j'en avais pourtant imaginé des centaines à l'époque pour justifier mon départ, ne m'avait paru imaginable.


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MessageSujet: Re: Je t'ai si longtemps cherchée - Coleen   Lun 5 Juin 2017 - 20:01


❝ Je t'ai si longtemps cherchée . ❞
- Coleen & Leandre-
C'est effrayant comme quelqu'un peut vous manquer, comme ça, sans même que vous vous en aperceviez. Mais il suffit que cette personne revienne pour que tout ce manque, toute cette solitude, vous explose au visage.
 C’était comme si le temps s’était arrêté. Leandre avait l’impression que plus rien n’existait, que la foule des élèves autour d’eux avait disparu. Ils étaient comme suspendus, comme figés dans un univers qui n’appartenait qu’à eux, n’ayant plus conscience de rien, hormis de l’autre, focalisant tous leurs sens sur cette soudaine réapparition.

Petit à petit, le choc s’estompait et Leandre retrouvait ses capacités d’observation et d’analyse. Il remarqua alors le malaise de la jeune femme. Elle semblait même littéralement terrifiée. Son visage avait perdu toutes ses couleurs et chacune de ses attitudes prouvait qu’elle était sur la défensive. Pétrifiée, elle avait osé un timide regard vers lui et il avait pu lire dans ses yeux son mal-être, sa peur. Comme cette vision contrastait avec le souvenir qu’il gardait de la belle Justine. Il se souvenait d’elle, riant et chantant à ses côtés, le regard heureux, légèrement mutin, innocent et inconscient. Ce regard qui l’avait charmé. Il se souvenait d’elle, dansant dans ses bras, le regard amoureux, admiratif. Ce regard qui l’avait aidé à se sentir plus fort. Il se souvenait d’elle, cette nuit-là, le regard plein de désir alors que leurs corps s’unissaient. Ce regard qui l’avait définitivement fait chavirer.

Seulement, il n’avait pas vu son regard, lorsqu’elle s’était enfuie.

Avait-elle eu le même regard qu’en cet instant, brûlant de douleur, de culpabilité, de honte ? Il n’en savait rien mais, quelque part, il l’espérait.

Il s’était toujours demandé pourquoi. Pourquoi, alors que tout semblait leur sourire, avait-elle fuit dans les derniers lambeaux de nuit, le laissant seul et perdu ? Pourquoi, alors qu’il aurait été prêt à tout quitter, à rester en Angleterre avec elle, avait-elle décidé de tout stopper, sans un mot, sans une explication ? Il avait souvent imaginé qu’il était fautif. Même trahi et abandonné, même avec le cœur déchiré et l’âme en peine, il n’avait pu cesser de l’aimer, il n’avait pu cesser de la défendre. Envers et contre tous. Envers et contre lui-même.

« Je n’arrive pas à croire que tu sois là, articula-t-il d’une voix qu’il voulait douce. Je t’ai si longtemps cherchée … C’est … Je t’ai même cru morte. »

Il n’avait pu retenir la pointe d’accusation qui transparu dans sa dernière phrase. Même s’il était heureux de la retrouver, même s’il se savait déjà prêt à la pardonner si seulement elle le lui demandait, même s’il  voulait bien écouter ses explications, et y croire les yeux fermés, une partie de lui avait trop souffert pour simplement lui ouvrir les bras à nouveau et oublier le passé. Et si la jeune femme qui se tenait devant lui avait l’aspect de celle qu’il avait quitté quatre ans auparavant, il ne pouvait savoir ce qu’elle était devenue. Quatre ans … C’était si long. Si ses sentiments étaient encore présents, n’attendant que cette rencontre pour exploser à nouveau dans son cœur, irradiant dans tout son corps, il ne pouvait savoir ce qu’il en était pour elle. S’il avait l’impression de la connaitre par cœur, il ne pouvait le nier …

Il était face à une étrangère.

« Comment vas-tu ? tenta t-il d’une voix tendue. Tu … tu étudies ici ? »

Il ne savait pas quoi dire, savait parfaitement que sa question était idiote. Dans son esprit, les mots se bousculaient. Il y avait tellement de choses dont il voulait parler. Il avait tant de questions, tant d’aveux à faire. Mais il ignorait par où commencer. Il se sentait démuni et le trouble de Justine semblait contagieux. Il passa sa main derrière sa nuque, dans un geste de malaise. Il avait si souvent imaginé ses retrouvailles avec celle qu’il avait aimé le temps d’un été mais qui jamais n’avait déserté son esprit.

Mais jamais il n’avait imaginé qu’elles se passeraient ainsi.
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MessageSujet: Re: Je t'ai si longtemps cherchée - Coleen   Jeu 8 Juin 2017 - 21:36



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Je ne n'entend plus les murmures des autres élèves, je ne les vois même plus. Depuis que j'ai levée les yeux vers son visage, j'ai l'impression d'être hypnotisée. J'aimerais faire un pas et me blottir dans ses bras pour qu'il me réconforte comme il savait si bien le faire quatre années plus tôt. Mais, je ne peux pas. J'ai perdu ce privilège le jour de mon départ. Je pourrais me perdre dans son regard, il est si doux… Je continue de serrer mon petit poing le long de ma jambe, essayant tant bien que mal de garder un peu de contenance.
J'ai trop de fierté pour admettre qu'il m'a énormément manqué, maintenant que je l'ai face à moi.

Il ouvre à nouveau la bouche et ses paroles assombrissent mon regard. La mort. Cette connasse semble me suivre partout, elle tente même de nous prendre notre plus jeune soeur actuellement. Pourquoi, dois-je tomber sur Simon maintenant ? À croire que je le rencontre toujours quand la Mort n'est pas loin.
Je lâche un soupir essayant de prendre un air détaché que je n'arrive pourtant pas à afficher. Je suis certainement toujours aussi pale, mais mes mains ne tremblent plus. Je reprends peu à peu le contrôle de mon corps et de mon esprit. Je sens son accusation et je me la prends en pleine face, comme un coup de poing dans le bas ventre. Mais… honnêtement, je l'ai mérité…Je suis d'ailleurs étonnée qu'il ne me tombe pas plus dessus. J'avais juste pris mon sac et mes quelques affaires sans laisser un mot derrière moi. Comme si les deux mois passés ensemble n'avaient rien signifiés, comme si je n'étais jamais venue. Comme si la chaleur de sa peau et la douceur de ses bras ne représenter rien. Alors que c'était tout autre. Tous ses sentiments m'avaient tellement effrayé. L'amour dans notre famille existe, oui, on s'aime, mais l'engagement c'est différent… J'ai un père qui a fait six enfants à quatre épouses différentes. J'ai assisté à trois divorces... Comment puis-je penser qu'aimer quelqu'un éternellement est possible ? L'amour a fait souffrir ma mère un temps, l'amour est futile et vous pousse dans vos retranchements, …l'amour rend faible..

Je déglutis. Je ne peux rester silencieuse si longtemps, il va finir par penser que je suis devenue muette ou que je suis folle… Aucune de ces deux options me plaisent. Je garde pour moi la remarque lui indiquant que sa question est stupide. Je ne suis pas à Hungcalf pour enfiler des perles, bien sûr que j'étudie ici. Ce que je ne comprends pas c'est ce que lui fait ici. J'aimerais avant de commencer, lui dire que Justine n'a jamais existé. Mais comment entamer une discussion en lui révélant que tout ce qui pensait connaitre à mon sujet n'était que mensonge. Je préfère remettre ce problème à plus tard et je me lance timidement, comme impressionnée par lui. « Oui, …je suis en justice magique. » Je n'aime pas parler de moi, cela me rappelle mon mensonge alors je préfère enchainer sur lui. « Mais toi, tu n'es plus à Londres ? .. Tu..tu as abandonné ton rêve ? » Je ne peux croire qu'il est tout lâché. Simon me donnait de l'espoir. J'ai toujours cru qu'il percerait, il est doué et plutôt tenace, je ne doute pas un instant, qu'il réussira à découvrir le mystère des portraits.

Je passe mes mains dans mes cheveux. Et je recule, pour m'adosser contre le mur en pierre froide. La fraîcheur de la pierre est rassurante et je retrouve ma stabilité, ne souhaitant pas tomber dans les bras du jeune homme, même si l'idée est séduisante.
Mais son contact me fait peur, j'ai peur que mon corps me trahisse, qu'il réveille en moi, des sentiments que je m'interdis d'avoir... et encore plus maintenant !
Je soupire une nouvelle fois. Cherchant mes mots, une nouvelle fois déstabilisée par son regard. Je devrais m'excuser pour ce que j'ai fait, mais les mots n'arrivent pas à sortir. « Simon ...Je…Je ne …pouvais pas rester…tu sais… » Comme si c'était une évidence pour tout le monde ! J'espérais au fond de moi, qu'il comprendrait, qu'il ne chercherait pas plus loin, mais il ne savait pas tout de moi, alors comment pourrait-il comprendre ? Je regrette mes paroles à peine sortie de ma bouche, les trouvant ridicules et inutiles. Si je pouvais te dire a quel point je suis désolée Simon…


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MessageSujet: Re: Je t'ai si longtemps cherchée - Coleen   Jeu 15 Juin 2017 - 21:53


❝ Je t'ai si longtemps cherchée . ❞
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C'est effrayant comme quelqu'un peut vous manquer, comme ça, sans même que vous vous en aperceviez. Mais il suffit que cette personne revienne pour que tout ce manque, toute cette solitude, vous explose au visage.
 
C’était si étrange. C’était comme si tout était soudainement redevenu comme avant mais, en même temps, comme si tout avait changé. Il était de nouveau face à elle … Justine … la seule qu’il ait aimée. Il l’observait en redécouvrant ce qu’il connaissait déjà d’elle … il voyait son malaise, et cela lui rappelait tant de choses … la première fois qu’il l’avait entrainée dans une soirée dans l’allée des embrumes, elle avait eu ce regard-là, presque identique, avec une pointe de peur en plus et une vague de culpabilité en moins. Ils auraient simplement pu se tomber dans les bras et tout aurait pu reprendre là où ils s’étaient arrêtés. Mais, malheureusement, dans la vraie vie, les choses ne se passent pas ainsi. Ils ne s’étaient pas tombés dans les bras et peut-être cela n’arriverait-il plus jamais. L’avoir retrouvée était une immense victoire, seulement, Leandre prenait doucement conscience d’une chose.

Ce pouvait-être aussi la plus immense déception de sa vie.

Simplement parce que, après quatre ans d’absence, après quatre ans loin de lui, Justine avait surement avancé dans sa vie. D’ailleurs, elle étudiait désormais ici.

« Je suis en justice magique. » expliqua-t-elle.

Leandre fronça les sourcils.

« Je l’ignorais. » marmonna-t-il.

Etait-ce récent ? Ou n’avait-elle simplement jamais jugé bon de le mettre au courant de cette part de sa vie. En y repensant, Leandre se rendit compte qu’il savait peu de choses de Justine. Si les deux mois qu’ils avaient passés ensemble avaient été magiques, ils avaient cependant eu bien peu de temps pour évoquer des sujets aussi banals que les études. A vrai dire, Justine s’était très peu confiée et Leandre avait préféré parler des grands principes de la vie avec elle plutôt que de l’embêter avec des questions trop personnelles auxquelles, il le devinait, elle n’était pas prête à répondre. Il lui avait expliqué sa philosophie : vivre au jour le jour, puisqu’on ne sait pas de quoi demain sera fait. Trouver la joie, le plaisir, le bonheur, dans tous les instants du quotidien. Fuir les responsabilités, celles qui font peur, celles qui emprisonnent. Vivre libre, surtout. Vivre simplement. Ainsi, il ne connaissait que peu de choses de la vie de la demoiselle.

Mais elle, ne connaissait rien de sa vie à lui.

Il ne lui avait même pas donné son vrai prénom, à l’époque. Il le regrettait, désormais mais, à cet instant, il n’avait pas su quoi faire d’autre. Il avait eu besoin de rompre avec la vie imposée par son père et, surtout, il avait eu peur que la jolie française ne reconnaisse son nom, ne fasse l’amalgame … il ne voulait pas encore une fois n’être que le fils de. Avec Justine, il avait simplement voulu être lui-même, rien que lui-même, sans héritage au-dessus de la tête, sans règles imposées par son père.

« Mais toi, tu n'es plus à Londres ? .. Tu..tu as abandonné ton rêve ? » demanda-t-elle à son tour. Il sentit son cœur se serrer à l’idée que, tout ce temps, elle l’ait imaginé à Londres …

Et qu’elle n’ait pas essayé une seule fois de le retrouver.

« Les rêves … Malheureusement, ça ne donne ni à manger, ni à boire, les rêves » expliqua-t-il avec un sourire amusé. Il ne voulait pas avoir l’air d’avoir échouer. Il refusait qu’elle le voie comme un looser, comme un raté. « J’étais à court d’argent, alors j’ai dû trouver une solution. Ici, ils donnent des bourses pour aider les étudiants à poursuivre leurs études, alors j’ai tenté le coup. Je suis en biologie et, je l’aurais jamais cru, mais j’adore ça. Mais c’est simplement une solution … pragmatique. Pour trouver un travail et gagner des sous. J’espère bien vivre de la peinture, un jour, quand je serais suffisamment célèbre. »

Il n’avait pu s’en empêcher, sa voix s’était teintée d’un enthousiasme contagieux lorsqu’il avait abordé la peinture. C’était ainsi depuis des années, il vivait sa passion avec une telle hargne qu’on avait l’impression que le simple fait d’en parler pouvait lui redonner des forces, que le simple fait d’en rêver pouvait lui offrir le bonheur tout entier. Leandre était un rêveur, un idéaliste et, si beaucoup de choses avaient changé depuis le départ de Justine, il n’avait cependant pas perdu cette ferveur.

Il sentait que la jeune femme commençait à se détendre légèrement. Si son visage était toujours aussi fermé, elle avait perdu cet air terrorisé qu’elle avait arboré lorsqu’il l’avait forcée à lui faire face. Il en était bien heureux. Ce regard tranchait tellement avec celui qu’elle lui avait offert durant ces deux mois de bonheur. Il aurait donné n’importe quoi pour le retrouver. Elle recula légèrement, pour s’adosser au mur, et Leandre avança d’un pas, pour réduire la distance entre eux. C’était machinal, un réflexe vieux de quatre ans …

Il n’avait jamais pu s’éloigner d’elle.

Il aurait aimé discuter avec elle, simplement, comme ils l’avaient fait quatre ans plus tôt. Sans parler des choses qui fâchent, ne parler que de ce qui faisait du bien, que de ce qui leur plaisait. Malheureusement, la situation était différente, désormais, et ils devraient mettre sur la table les sujets qui blessent. Justine l’avait bien compris, plus sage que lui sans doute, et elle lâcha la bombe.

« Simon ...Je…Je ne …pouvais pas rester…tu sais… »

Tous les mots de cette phrase faisait mal. Leandre sentit son sourire faner alors qu’il avait l’impression que des couteaux lui transperçaient le thorax, lacérant les chairs, se plantant dans son cœur pour le laisser agoniser sans pitié. Il se reprit la réalité en pleine face. Elle était partie. Elle n’avait pas voulu de lui … simplement. Une fois encore, il revit la scène. Le réveil dans cette chambre d’hôtel, le visage baigné par les premières lueurs du jour. Le lit froid. Vide. L’incompréhension. Le doute. La peur. Le désespoir.

« Non … justement, je ne sais pas. » Cette fois-ci, le sourire semblait n’être qu’un souvenir. Il avait l’impression de ressentir chaque émotion avec autant de violence que la première fois. Et cette sensation d’abandon. Avait-elle la moindre idée, du mal qu’elle lui avait infligé ?

« Tu n’as jamais pris le temps de m’expliquer, je te rappelle. Tu … tu es partie. Tu n’avais surement pas le choix, tu avais surement une bonne raison et, tu sais, j’aurais compris si tu m’avais expliqué. Mais tu as préféré fuir … c’était lâche. Et égoïste. »

Le ton était froid désormais et, après la joie de la retrouver, c’était la colère qui reprenait ses droits. Il détourna les yeux, refusant de lire dans son regard ce que ses paroles avaient provoqué. Il ne voulait pas lui faire de mal … pas vraiment. Ou peut-être que si, en fait …

Il ne savait plus très bien.

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MessageSujet: Re: Je t'ai si longtemps cherchée - Coleen   Jeu 22 Juin 2017 - 1:19


Je t'ai si longtemps cherchée
Coleen & Leandre
— Justine & Simon


Il ne savait pas. Bien sûr qu'il l'ignorait. Comment aurait-il pu le savoir ? J'avais pris soin, à l'époque de dire le moins de choses possibles qui me rapprochait de Sofia. Je ne voulais plus penser à elle et ni à mes autres petits farfadets, alors j'avais évité certains sujets. Ceux qui assombrissaient mon regard et qui me stoppait dans mes gestes. Il me suffisait de lever les yeux vers lui pourqu'il comprenne et qu'on aborde un sujet plus léger.
J'étais persuadée de lui avoir mentionné que j'étais étudiante pourtant, sans vraiment le clamer haut et fort. Après tout j'avais abandonné mes études pendant deux mois, deux longs et fabuleux mois. Et il m'avait fallu de nombreuses nuits blanches et week-end, cloîtrée dans ma chambre, pour rattraper mon retard et revenir plus forte que jamais. Mes professeurs s'étaient inquiétés, beaucoup m'avaient interrogé, mais jamais je n'avais évoqué mon escapade à Londres et Simon. J'imagine mal comment mon jumeau prendrait le fait,que j'ai squatté dans la chambre d'un parfait inconnu. Que ce même inconnu a su me remettre sur les rails et faire mon deuil de Sofia, en ignorant même cela…non Alexander est trop borné pour comprendre ça. Je n'avais évoqué Simon qu'à une personne : Ophélia. Qui comme à son d'habitude, avait fourré son nez dans mes affaires et découvert quelques indices dans ce sens… Cette petite fouineuse ne m'avait même pas mise en colère.

Mais quand j'évoque Londres, c'est son regard à lui que je vois s'assombrir l'espace de quelques instants.
Super Coleen ! Magnifique idée ! Bah oui enfonces le couteau dans la plaie ! Plantes-lui directement dans le ventre aussi, pendant que tu y es !

Sa première remarque me surprend. Même si elle est parfaitement raisonnable et mature, je ne trouve pas que cela colle à Simon, lui qui s'en foutait tant qu'il était libre. J'ai l'impression que les études sont en totale contradiction avec ce qu'il est, ce qu'il représente pour lui : l'homme libre. Et là il me parait enchaîné. Peut-on changer autant en quelques années ? Est-ce mon cas ? A-t-il seulement eu le temps de découvrir qui je suis ? À moins que ce soit lui qui sache réellement qui je suis ?
Pourtant, il m'explique la suite de façon posée, laissant finalement la passion reprendre le dessus. Quand il parle ainsi je pourrais rester muette et l'écouter pendant des heures comme hypnotisée. Quatre ans après, Simon m'envoûte toujours autant et cela m'inquiète. Je suis justement partie pour ne pas me transformer en greluche niaise et transie d'amour.
Mais, en l'écoutant, c'est un sourire plus franc qui a traversé mon visage. Je ne doute pas, qu'il y arrivera. Simon est plutôt obstiné, un peu comme mon frère jumeau…

Alors que j'avais pris un peu de recule pour m'éloigner de Simon et des sentiments qu'il réveille en étant près de moi, je le vois faire un pas en avant. Il me suffirait de tendre le bras pour pouvoir à nouveau caresser ses mèches brunes. La tentation est si forte que je décide de croiser les bras sous ma poitrine. Et le sujet qui arrive me fait rapidement perdre mon sourire. Alors que je commençais à me détendre et à être moins mal à l'aise face à Simon, je prends sa colère de plein fouet. C'est normal. D'ailleurs j'aurais dû m'attendre à cette réaction bien avant. J'encaisse tant bien que mal, heureuse d'être adossée contre le mur, je sais que mes pieds m'auraient lâché. Trop d'émotions différentes sont arrivés en quelques minutes. La surprise. La peur. La douceur. L'amour même, puis à nouveau la peur. La suite de notre échange m'inquiète. Je ne peux mettre de mots sur ce que représente Simon. cela me déchire littéralement le coeur. Je voudrais lui crier tout, lui avouer, mais je n'y arrive pas. Je frémis et serre les poings, incapable de répondre à ses questions, qui sont pourtant légitimes. Je me mords la lèvre, tandis que je lui fais face. Je ne sais même pas, par où commencer. Mon vrai prénom ? Ma fratrie ? Mes sentiments pour lui ? Je sais qu'il comprendrait et pourtant je refuse de me dévoiler autant. Montrer tant de faiblesses, me donne l'impression de ne pas avoir avancée en quatre ans et pourtant nous avons fait tous les deux du chemin. « Tu as raison. » Je lâche ma remarque d'une voix étonnement calme. Cela me surprend même. Je ne suis pas du genre à me laisser parler de la sorte, mais je suis trop honteuse face à lui pour m'énerver. Il ne mérite pas cela. Simon mérite tellement mieux que le canard boiteux que je suis. Cette nana qui préfère fuir, car trop terrifiée par l'idée d'avoir des sentiments pour quelqu'un. Mais, je ne peux pas rester ainsi, alors qu'il est face à moi. Je déteste voir la colère déformait ce visage que je connais si doux et amical. « J'ai… J'ai fuis. » Je marque encore une pause, ne sachant pas comment continuer mes explications. Je garde mes yeux plantés dans les siennes. J'aimerais m'y perdre et retourner à Londres, effaçant les quatre dernières années et changer ce qui s'est passé. Mais c'est impossible. Je suis face aux conséquences du choix déchirant que j'ai fait à l'époque. Cette fois, c'est moi, qui fait un pas en avant. Abandonnant mon mur, je me plante face à lui. Je veux qu'il comprenne sans que je lui explique… comme avant. Mon visage n'est qu'à une trentaine de centimètre du sien, je garde pourtant une distance suffisante pour ne pas me laisser trop envahir par l'envie de me plonger dans ses bras. Il est en colère. Une colère parfaitement légitime. C'est la première fois que je le vois agressive face à moi. Et je n'aime pas cela.
Égoïste...Oui, je le suis aussi. Je préférais pourtant qu'il reste en colère contre moi et qu'on en reste là. Mais ce que j'ai lu dans ses yeux quelques instants plus tôt m'en empêche. Quatre ans après, il souffre tout comme moi de ma fuite. Alors, je n'ai pas le droit de le laisser ainsi,lui qui m'a fait renaitre dans son petit appartement londonien. « Je crois que j'ai eu peur. » Je ne continue pas ma phrase, j'en ai déjà bien trop dit. À peine les mots ont-ils quitté mes lèvres que je les regrette. La peur et la fuite reprennent le dessus. Me refusant toujours à le toucher, je débite la suite sans reprendre ma respiration, tout en m'éloignant de lui. « Alors, tu peux m'en vouloir, tu peux me détester, me maudire, me haïr. Tu en as parfaitement le droit ! » Je t'y encourage même ! Déteste-moi et tout sera plus facile, on ne se parlera plus, on s'ignora et tout redeviendra comme avant... Comme si cela était possible, alors que ta place dans mon coeur est toujours présente. Elle le sera toujours.
Je tente de partir une nouvelle fois. Après tout c'est un domaine que je maitrise bien ! Je m'éloigne vivement de lui, prête à regagner mon dortoir aussi vite que possible. Je ne peux pas. Je n'avais pas prévue ça, je ne m'étais pas préparé à cela...


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MessageSujet: Re: Je t'ai si longtemps cherchée - Coleen   Jeu 29 Juin 2017 - 15:47


❝ Je t'ai si longtemps cherchée . ❞
- Coleen & Leandre-
C'est effrayant comme quelqu'un peut vous manquer, comme ça, sans même que vous vous en aperceviez. Mais il suffit que cette personne revienne pour que tout ce manque, toute cette solitude, vous explose au visage.
 

Le mur de pierre était gris, légèrement abimé par endroit. La faute au temps qui s’était écoulé. La faute aux nombreux élèves qui étaient passé et repassé dans ce couloir au fil des ans. Ce mur n’avait rien d’intéressant. Il était semblable à n’importe quel mur de cette école. Pourtant, Leandre n’en détachait pas les yeux, y trouvant un intérêt aussi soudain qu’incompréhensible. Il ne voulait pas tourner à nouveau le regard vers Justine. Il ne voulait pas voir dans ses yeux le mal que lui avaient fait ses paroles. Ou, pire encore, il ne voulait pas voir qu’elles ne lui avaient fait aucun effet. C’est sa voix qui le rappelle à elle, presque inconsciemment, comme deux aimants qui s’attireraient sans même s’en rendre compte.

Comme ça avait toujours été.

Dès l’instant où ils se sont rencontrés, sa voix lui a plu. C’est ce qui lui a fait tourner le regard, curieux de savoir à qui appartenait cette voix qui parlait français avec un bel accent anglais. Et durant deux mois, il n’avait pu s’empêcher de se tourner vers elle chaque fois que sa voix venait jusqu’à lui. Pas une fois.

« Tu as raison. » avoua-t-elle.

Elle avait de nouveau perdu quelques couleurs et ses poings s’étaient crispés. De colère ? De honte ? Il n’en savait rien et le ton de sa voix était si neutre que s’en était presque surréaliste. Leandre n’avait pas perdu l’étincelle de colère qui brillait dans ses yeux. Il aurait voulu l’effacer. S’essuyer les paupières et faire disparaitre tous les sentiments négatifs qu’il ressentait et qui se reflétait dans ses iris. Malheureusement, ça n’était pas aussi simple. Il ne pouvait pas simplement fermer les yeux et décider d’oublier, de pardonner. Il n’avait pas besoin de grand-chose, il le savait. Une explication, simplement. Il était persuadé qu’il était prêt à tout entendre. En quatre ans, il avait échafaudé tant et tant de scénarios possibles qu’il était sûr que rien ne pourrait le surprendre. Pourtant, elle se contentait de cela. Tu as raison. Ca n’était ni une réponse, ni une explication. Ca n’était même pas une excuse, en vérité. Après quatre ans à espérer entendre et comprendre les raisons qui avaient poussé Justine à agir de la sorte, il ne pouvait pas se contenter de cela. Une étincelle d’espoir s’éveilla alors qu’elle ouvrait à nouveau la bouche :

« J’ai … j’ai fuis. »

 Elle venait d’étouffer l’étincelle, d’une manière aussi soudaine que définitive. Comme si elle avait écrasé son pied sur la maigre flamme de son espoir, sans un remord. Elle ne comptait pas lui donner d’explication claire, il s’en rendait compte. Elle tournait autour du pot, se contentant de lui dire ce qu’il savait déjà. Il la regarde s’avancer, sans oser bouger. Il aurait tant aimé avancer à son tour vers elle, passer ses bras autour de son corps tremblant, lui chuchoter que tout va bien, comme il savait le faire auparavant. Il aurait senti son corps se détendre, elle aurait posé sa tête contre son torse et ils seraient restés là, immobiles. Il aurait écouté sa respiration se calmer, il aurait humé le parfum de ses cheveux et elle aurait fini par s’éloigner, sans un mot, mais il aurait lu toute la reconnaissance dans ses yeux. Malheureusement, ce n’était désormais plus possible. A vrai dire, il hésita même à faire un pas en arrière, se sentant comme trahi une seconde fois devant son refus de s’expliquer. Mais elle était si proche. Leandre pouvait respirer son odeur. Il y retrouva les notes sucrées familières, celles qui le replongaient de nouveau dans des souvenirs au goût amer.

« Je crois que j’ai eu peur » admit-elle soudainement.

Cet élan de sincérité le toucha autant qu’il le surprit. Il ouvrit la bouche, souhaitant approfondir le sujet, décidé à saisir cette maigre perche lancée. Mais elle ne lui laissa pas le temps de parler. Leandre observa son visage à nouveau ravagé par la peur alors qu’elle poursuivit, d’une voix rapide et hâchée.

« Alors, tu peux m'en vouloir, tu peux me détester, me maudire, me haïr. Tu en as parfaitement le droit ! »

Elle avait haussé le ton et quelques regards curieux se tournèrent vers eux. Mais Justine s’éloignait déjà, tentant une nouvelle fois de fuir. Il ne pouvait pas la laisser faire ça. Il refusait de la laisser choisir encore une fois la facilité. Désormais, elle devrait s’expliquer.

Et puis … il refusait de la perdre à nouveau.

Il savait qu’il ne s’en remettrait pas. Si la blessure de son abandon ne s’était pas totalement refermée durant toutes ces années, cette rencontre l’avait de nouveau ouverte comme au premier jour et il se doutait que ce ne serait pas si simple cette fois-ci. Faisant volte-face, il la rattrapa une nouvelle fois. C’est avec moins de douceur mais une détermination farouche qu’il la força à se retourner, lui agrippant le bras avec plus de force, l’empêchant de se défaire de son emprise. Il la tira à lui et leurs visages se retrouvèrent si proches qu’il pouvait sentir son souffle sur ses lèvres. D’une voix où se mêlaient la colère et la tristesse, il lança :

« Je n’ai pas envie de t’en vouloir, Justine. Et encore moins de te haïr. Je veux bien comprendre qu’il se soit passé quatre ans. Alors peut-être que tu n’as aucune envie de me revoir, et si c’est ce que tu souhaites, je le respecterais. Mais j’ai besoin de savoir. J’ai besoin de comprendre. »

Il lâcha le bras de la jeune femme qui retomba mollement le long de son corps et recula d’un pas, les yeux toujours plantés dans les siens.

« Je pense mériter au moins ça. »

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MessageSujet: Re: Je t'ai si longtemps cherchée - Coleen   Mer 5 Juil 2017 - 23:01



Je t'ai si longtemps cherchée
Coleen & Leandre
— Justine & Simon


Quelques élèves tournent déjà la tête dans notre direction alors que je hausse le ton face à Simon. Il ne parle pas et ne me regarde même pas en face alors que pour la première fois depuis nos « retrouvailles », je cherche à capter son regard. Je suis déçue et en colère. Il ne semble pas comprendre. Pourtant, je suis sûre qu'il aurait cerné le problème, il y a quatre ans. Je sens les larmes monter en moi et je fais tout pour me retenir de m'afficher ainsi face aux autres, mais surtout face à lui.

Alors, je pars. Bien décidée d'abandonner à tout jamais la douleur que je ressens à cet instant.
Aimer et souffrir vont inévitablement ensemble. Je le savais déjà il y a quatre ans, alors pourquoi cela est-il encore plus douloureux qu'à l'époque ? Certes, Simon a toujours été dans un coin de ma tête et je ne suis sortie avec aucun homme depuis, mais j'ai fait mon deuil, comme celui de Sofia, j'ai avancé. TU m'as fait avancer Simon, alors que je t'abandonnais lâchement. Alors, que je réalise que je te faisais certainement souffrir aussi…

Je m'éloigne d'un pas vif, priant mes aïeux, pour qu'il en reste là, mais c'est mal connaitre le jeune homme. Alors qu'il m'agrippe fermement, me forçant à me retourner vers lui, les élèves autour de nous n'en perdent pas une miette. Coleen, la sainte-nitouche, a quelques centimètres du visage d'un homme. Ce n'est pas un spectacle que je leur offre souvent et honnêtement je m'en serais bien passé. Mais voilà, il m'a touché et la chaleur de sa main redevient si familière à mon corps que je suis l'espace d'une demi-seconde parcourue de frissons.

Comment peut-il avoir à ce point cet effet là sur moi ?
Il est si proche.

Il est beaucoup trop proche ! Il me suffirait de tendre le cou pour lui voler un baiser. L'idée est plaisante, mais je m'y interdis. J'ai perdu le droit de sentir la chaleur de ses douces lèvres il y a bien longtemps. J'ai l'impression que le temps c'est arrêté, un peu comme dans les films Moldus et pourtant non, tout est bien réel. Il finit par rompre ce moment. Sa voix est un mélange de tristesse et de colère, c'est un ton que je lui connais pas et cette fois je sais que je n'ai pas réussis à retenir mes larmes. Je sens la petite et fine gouttelette d'eau coulée le long de ma joue droite et je sais que sa jumelle s'apprête à faire un chemin identique de l'autre côté de mon visage.

L'espace d'un instant, je m'imagine, lui dire que je ne veux plus le voir. Partir en étant libérée de ce poids, sans avoir à me justifier auprès de lui ou de ma famille. Libérée ? Vraiment ? Alors, pourquoi, je sens mon coeur s'enfermer et hurler de douleur ? Pourquoi, arrive-t-il encore à avoir ce pouvoir sur moi ? Pourquoi faut-il qu'il soit … lui, tout simplement. Aurais-je préféré qu'il devienne un connard fini ? Non. Des connards, il y en a pleins dans cette université et je ne m'y suis jamais attardée. Simon est différent quand on gratte un peu plus loin que son attitude de mec fêtard. C'est justement cette différence, qui m'a permise d'avoir confiance en lui alors que je ne le connaissais que depuis quelques heures. Je réalise que je ne veux pas le sortir ainsi de ma vie, Je ne veux pas. Il représente trop pour moi. Une sombre période dans laquelle il a su être mon phare et éclairer mon chemin. « Je t'interdis de dire ça. »Pour la première fois depuis longtemps, j'utilise la langue française, durement enseignée par mon paternel. Ma main s'apprête à caresser sa joue, mais je stoppe mon geste, nous sachant observés. Je laisse mes cheveux glisser le long de mon visage, lui-seul peut ainsi m'observer à cet instant. Le problème c'est que je n'ai pas la réponse à sa question, je n'ai que de vagues pistes, mais la raison logique à mon départ est inexplicable. Je ne peux lui donner cette réponse, c'est encore pire que ma fuite. Alors, je tente à tâtons. Mais laisser parler ses sentiments et ses émotions, n'est pas une chose que je maîtrise. « Si, j'avais voulu t'oublier… » Aller, je peux le faire ! Je déglutis, tentant de respirer un bon coup, sans grand succès. « Il y a bien longtemps que j'aurais mis au feu ton cadeau ! » Une nouvelle fois, je lâche mes mots avec une rapidité déconcertante et un manque de contrôle de soi dans lequel je ne me reconnais pas. Mais j'avais précieusement gardé le petit portrait au format lettre, qu'il m'avait offert la première semaine chez lui. Je l'avais caché toutes ces années comme un précieux trésor dont j'étais la seule à pouvoir poser les yeux dessus. Une relique que je conserve caché dans un livre (au cas où Ophélia ou l'une de mes cousines Vautier auraient l'idée de venir fouiner dans mes affaires), et qu'il m'arrive parfois de ressortir. Je peux rester longtemps ainsi à la contempler en silence, je pourrais même vous décrire chaque coup de pinceaux exécutés par Simon tellement je l'ai détaillé.

Je déglutis une seconde fois, sentant à de nouvelles larmes coulées. Je me sens minable…Aller ! Simon, comprend-moi ! Il sait que les sentiments n'ont jamais été mon point fort et il arrive quatre ans après, en espérant légitiment que tout lui sois expliqué. C'est impossible, je ne suis pas capable d'un tel exploit. J'ai même l'impression dans avoir déjà trop fait ou trop dit et j'ai tellement peur de lui faire encore plus mal que je n'arrive pas à poursuivre. « Je… je … Pourquoi ? » Pourquoi Simon ? Pourquoi ne me détestes-tu pas ? Si nous avions inversés les rôles et que c'était moi, qui te retrouvait aujourd'hui, je t'aurais certainement foutu bien plus que ma baguette dans le cul ! Je t'en aurais tellement voulu, que j'aurais tout fait pour que tu comprennes … Toute cette vague de passion que tu as déclenché en moi à Londres, toute cette sensation que tu m'as procurée en me sentant libre et vivante. Je me mords la lèvre et je détourne mon regard du jeune homme, incapable de tenir plus longtemps face à son regard perdu. « Pardon. » Je ne réalise pas que le mot a quitté ma bouche, je le lance d'un ton si éteint que je ne suis même pas sûre qu'il m'ait entendu. Je tente d'essuyer discrètement mes larmes, mais rien n'y fait, elles continuent de couler silencieusement. Prisonnières dans mon corps depuis bien trop longtemps… Elles tracent leur chemin le long de mes joues et forment fines perles transparentes.

Elles tombent encore et encore.
Pour Sofia.
Pour Dolly.
Pour lui.



H.S : Coleen parle en français quand j'utilise cette couleur pour les dialogues ;)


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MessageSujet: Re: Je t'ai si longtemps cherchée - Coleen   Ven 14 Juil 2017 - 17:16


❝ Je t'ai si longtemps cherchée . ❞
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C'est effrayant comme quelqu'un peut vous manquer, comme ça, sans même que vous vous en aperceviez. Mais il suffit que cette personne revienne pour que tout ce manque, toute cette solitude, vous explose au visage.
 Il s’en voulait tant, de lui infliger cette peine. Il savait que ses paroles avaient été dures, tout comme son regard sévère. Il aurait tant voulu revenir en arrière, reprendre cette conversation, faire en sorte qu’elle se passe autrement, sans cri, sans larme. Il crevait d’envie de la prendre dans ses bras, de la serrer contre lui jusqu’à ce que ses larmes se tarissent et qu’elle reste là, apaisée. Il hésita à glisser son doigt sur sa joue pour essuyer les sillons humides laissés par les larmes qui s’étaient échappées mais se ravisa, craignant de la voir s’enfuir. Il savait que tout était si fragile, il savait qu’elle pouvait simplement lui répondre que oui, effectivement, elle ne voulait plus le voir. Elle pouvait lui dire qu’elle n’avait pas fait d’erreur, quatre ans plus tôt, qu’elle avait eu raison de partir. Et elle pouvait partir une nouvelle fois, elle pouvait le planter là et disparaitre encore, pour toujours.

Il ne l’aurait jamais supporté.

« Je t’interdis de dire ça » lança-t-elle finalement en Français.

L’entendre parler cette langue raviva de nouveaux souvenirs. Il se souvenait leur rencontre. C’était parce qu’elle avait passé commande en français, ce soir-là, assise au bar, qu’il avait décidé de lui mentir sur son identité. C’était aussi ce qui l’avait attiré. Il se souvenait de leurs longues discussions, durant lesquelles ils passaient de l’anglais au français avec une facilité déconcertante, leur manie de parler en français entre eux lorsqu’ils ne voulaient pas être compris des autres, manies qui avait le don d’agacer ceux qui les accompagnaient parfois, et qui se sentaient soudainement exclus … Mais eux, ça les avait toujours bien amusé.

Parce que les autres n’avaient aucune importance. Il n’y avait qu’eux deux, Simon et Justine.

« Si j’avais voulu t’oublier » poursuivit la jeune femme, cherchant ses mots avec une apparente difficulté. Leandre le savait, elle n’avait jamais été douée pour parler de ses sentiments. Il ne l’avait jamais poussé à le faire, d’ailleurs, estimant qu’elle ne lui dirait ce qu’elle avait sur le cœur que lorsqu’elle se sentirait prête à le faire. Seulement, il se rendait compte qu’il avait commis sa seule erreur. Tout avait l’air simple à l’époque. Ils se contentaient de vivre au jour le jour, d’apprécier le quotidien, de chérir chacun des instants qu’ils passaient ensemble. Mais jamais ils ne parlaient des choses importantes, Leandre n’essayait pas vraiment, conscient que Justine craignait de remuer les souvenirs douloureux de son passé qu’elle tentait d’oublier. Et puis, son mensonge l’empêchait d’être parfaitement honnête. Ainsi, c’était mieux pour tout le monde …

Mais s’ils avaient osé partager leurs sentiments …

Justine aurait pu lui expliquer son mal-être avant de fuir, il aurait pu comprendre. Ils auraient peut-être pu trouver une solution, ils seraient peut-être encore ensemble … Mais les non-dits avaient eu raison de la beauté de leur relation. Leandre l’avait compris depuis, vivre sans se soucier de rien n’était pas la solution à tous les problèmes. Parfois, il fallait mettre les pieds dans le plat et poser les choses, clairement, afin de savoir où l’on va et éviter de se prendre un mur en pleine gueule.

« Il y a bien longtemps que j’aurais mis au feu ton cadeau. » Termina-t-elle enfin, lâchant sa phrase si vite, comme si elle lui brûlait la langue.

Son cadeau … Evidemment, Leandre savait de quoi elle parlait. Il se souvenait parfaitement du petit portrait qu’il avait réalisé pour elle, quelques jours à peine après leur rencontre. Il reçut cette révélation comme un choc. Jamais, à aucun instant, il n’avait imaginé qu’elle ait pu conserver ce cadeau. Leandre ne comprenait pas, ne parvenait pas à comprendre. Si elle avait voulu fuir, pourquoi alors avoir gardé des souvenirs de lui ? Un instant, une idée terrifiante le saisit. Et si elle avait tenté de le chercher, elle aussi ? Et si elle avait voulu le retrouver mais que, à cause de son mensonge puéril, elle n’ait jamais pu suivre la trace de Simon Dulac ? Après tout, il avait rapidement quitté l’Angleterre après la fuite de Justine, déçu et humilié, il avait préféré retourner en France, n’ayant plus rien qui le retienne à Londres.

Il se retrouva si surpris qu’il fut incapable de répondre quoi que ce soit, se contentant de la regarder, ne sachant plus très bien s’il devait continuer à lui faire entendre sa colère ou s’il devait la prendre dans ses bras, ignorant si ses paroles étaient sincères ou s’il ne s’agissait que de mensonges destinés à le calmer. Justine détourna le regard, murmurant des excuses et son visage semblait si défait, avec ces larmes qui n’en pouvaient plus de couler, que Leandre ne parvenait pas à trouver une bonne raison de lui en vouloir encore. Déstabilisé, il tendit une main vers elle, frôlant son visage :

« Justine … »

Son prénom n’avait pas résonné plus fort que ses excuses. Il voulait lui dire que ça n’était pas grave, que plus rien n’était grave, maintenant qu’ils s’étaient retrouvés, qu’ils pouvaient tout reprendre là où ils l’avaient laissé. Mais alors qu’il ouvrit la bouche pour parler, une voix retentit par-dessus son épaule.

« Leandre ? Tu viens pas en cours ? Ca a commencé depuis … Oh … »

Leandre sursauta et s’écarta un peu trop rapidement de la jeune femme pour que la situation ne paraisse pas suspecte. Les pensées se bousculèrent dans sa tête, soudainement. Il observa le regard perdu de Justine, qui ne comprenait pas pourquoi il réagissait à un prénom qui ne devait pas être le sien. Merde … Il savait qu’il devrait, à un moment ou un autre, avouer son mensonge. Seulement, il n’avait pas prévu de le faire de cette façon. Il ouvrit la bouche, mais n’avait aucune idée de ce qu’il pouvait dire pour rattraper le coup. Son regard se posa sur le gamin qui regardait tour à tour Leandre et Justine, remarquant les larmes sur le visage de la jeune femme et l’air totalement déconfit du jeune homme, comprenant qu’il venait d’interrompre quelque chose d’important.

« Désolé je … enfin … le cours a commencé depuis cinq minutes déjà. »

Leandre hocha la tête, réagissant mécaniquement. Il ne s’était pas rendu compte que le temps était passé si vite et que la pause était déjà terminée. L’envie de sécher l’heure de botanique pour rester auprès de Justine était tentante, mais elle devait avoir cours, elle aussi. Il posa un dernier regard sur la jeune femme.

« Je t’expliquerais … » murmura-t-il, « je te promets que je t’expliquerais tout. Je suis … désolé. »

Et il se détourna, en ayant l’impression de laisser son cœur au milieu du couloir, avec Justine. Autour de lui, les murmures fusaient. Un nombre impressionnant d’étudiants s’étaient regroupé dans le couloir, ne perdant pas une miette de l’échange qui venait de se jouer. Dans un état second, Leandre s’en rendait à peine compte. Il avança, tel un robot, aux côtés de son camarade qui lui lançait des regards inquiets.

« T’as pas l’air bien. Je … je savais pas que tu connaissais Coleen McBee. » tenta l’étudiant, espérant recueillir les confidences de son ainé.

Leandre s’arrêta net, l’esprit trop embrouillé pour réfléchir.

« Qui ça ? » demanda-t-il, le visage soudainement livide.
« Ben … Coleen McBee. La sœur d’Alexander. »

Putain de merde. Ce fut tout ce qui traversa l’esprit de Leandre. Il balança une excuse à peine crédible à son camarade et, estimant qu’il n’était pas apte à suivre un cours, se précipita dans les couloirs. Il avait besoin de prendre l’air. Ainsi, il n’était pas le seul à avoir mentit sur son identité.

Toute leur relation n’avait-elle été que cela ? Un immense mensonge.

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MessageSujet: Re: Je t'ai si longtemps cherchée - Coleen   Lun 24 Juil 2017 - 21:00


Je t'ai si longtemps cherchée
Coleen & Leandre
— Justine & Simon


Incapable de bouger, je lâche enfin la pression de ces dernières années, face à lui. Je suis totalement perdue et je déteste avoir l'air d'un petit chaton fragile. J'aimerais me mettre des baffes, me redresser et faire preuve de dignité, mais je n'y arrive pas. J'ai trop longtemps garder pour moi cette culpabilité et aujourd'hui elle semble être décidée à sortir de la pire des façons possibles. Mes joues sont humides, je me sens mal et j'aimerais m'enfuir loin de tout ça, pourtant, je suis comme hypnotisée par Simon. Je ne peux l'abandonner une seconde fois.

Cette langue paternelle, sa langue maternelle, notre langue… c'est notre refuge, ici. Alors que sonne dans mon palet mon français, je vois bien que lui aussi se remémorer notre première rencontre. Je venais à peine de commander en français. Je voulais me faire passer pour une étrangère, pour qu'on foute la paix et que je puisse vider mon verre d'alcool seule tranquillement. Pourtant, la scène avait été tout autre. Non loin de moi un jeune homme m'a répondu et c'est là que mes yeux se sont posés pour la première sur Simon. J'aurais pu ne pas répondre, passer mon chemin et continuer, mais une fois happée par ses douces prunelles noires, cela n'avait plus d'importance. Le décès de ma soeur était dans les journaux du jour et les remarques désagréables sur ma famille aussi, du coup, j'avais préféré m'inventer autre identité. Tout cela me paraissait tellement brillant à l'époque… quelle bêtise. Ce n'est qu'un mensonge de plus sur ma liste pour Simon. Mais comment lui avouer cela plus tard ? Alors qu'il m'hébergeait et qu'il m'aidait à me sentir mieux. Je ne voulais pas qu'il pense que je m'étais servi de lui et que toutes nos conversations étaient fausses, car ce n'était pas le cas. Jamais je n'ai eu l'impression de me sentir aussi libre qu'en débattant avec lui. Cette sensation, je l'ai perdu le jour où j'ai fuie et je ne l'ai plus jamais retrouvé. A croire qu'une partie de moi est restée avec Simon après cela.
Il a pris mon coeur, c'est indéniable, mais aussi bien plus.

Perdue dans mes souvenirs où le temps semble s'être arrêté, je distingue à peine son mouvement vers moi. Il m'appelle une seconde fois par ce nom d'emprunt et une nouvelle vague de larmes m'envahit. Celles-ci ne sont pas des larmes de tristesse, ce sont des larmes de culpabilité… j'aimerais lui crier, lui dire de ne pas m'appeler ainsi, mais cela serait tellement cruel. Il vient de me tomber dessus, pleins de questions mêlant à la fois l'incompréhension et la colère, je ne peux lui donner ce coup fatal. Je me mords la lèvre, prête à trouver une issue à ce problème, mais nous sommes subitement interrompu par un élève. Plutôt jeune, il semble aussi surpris que nous. Je le sens mal à l'aise lorsqu'il comprend qu'il nous interrompe et je tente de cacher tant bien que mal mes dernières larmes. Cependant, si celles-ci se sont stoppées par l'effet de surprise, ce n'est pas à cause de son intervention, mais plutôt par ses mots. Mon cerveau semble s'est bloqué. Pourquoi vient-il d'appeler Simon, Léandre ? Pourquoi ce prénom sonne comme familier à mes oreilles ? Je lance un regard plus que surpris vers mon amant d'une nuit. Cherchant au fond de son regard une explication logique, mais je n'y trouve qu'un profond sentiment de malaise. J'ai comme l'impression que nos rôles se sont inversés en l'espace de quelques secondes. Pendant ce temps mon cerveau continue de chercher.

Léandre…. Léandre….
Et d'un coup la vérité m'apparaît en pleine face.
Non ! CE Léandre ? Certains points collent trop, pour que ce ne soit qu'un hasard.
Par merlin ! Merde !

Je n'ai pas le temps de parler que déjà Simon ou Léandre (je ne sais plus trop comment l'appeler) file, je tente quand même de le retenir, mais il semble déjà loin. « Attends, …tu .. » Je me stoppe, plus pâle que jamais. Et je croise enfin le regard de la dizaine d'élèves qui nous observait d'un oeil curieux et à la limite de l'intrusion personnelle. J'essuie rapidement mes yeux et je tourne rapidement les talons, dans la direction opposée du jeune homme. Je finis par m'enfuir en courant sous les murmures de certains élèves. Je regagne rapidement mon dortoir, incapable de me rendre à mon cours de droit. Une fois dans ma chambre je me laisse glisser contre la paroi froide des pierres et j'explose en sanglots. Voilà sept et long mois que je ne cesse d'entendre parler de ce français au doux nom de Léandre. De ce pote de soirée, chaleureux et serviables, toujours près à s'amuser avec Alexander mon jumeau. De cet ami et confident sincère que ma douce Holly est heureuse d'avoir retrouvé… Des mois, que tout ceci aurait dû nous exploser au visage et pourtant il a fallu que cela arrive à la fin de notre année scolaire. Simon n'a jamais quitté ma vie en réalité, il a toujours été là, même sans le savoir… Je ne crois pas au destin, je n'y ai jamais cru. On devient ce que l'on veut et l'on a ce que l'on devient. Alors, expliquez-moi, comment une telle chose est possible ? Comment pouvait-il être si présent dans mon entourage sans que je ne m'en rende compte ?
Mon jumeau est une partie de mon être et Holly est ma digne remplaçante dont j'apprécie énormément la compagnie, même en dehors de nos réunions entre Nymphes. Je me mords si fort la lèvre qu'un léger goût de fer envahit ma bouche, pourtant je ne réagis pas.
Mon coeur est triste, il pleure encore plus que mes larmes ne coulent sur mes joues.

Il m'a menti. Je lui ai menti. Y a-t-il eu un jour de la vérité entre nous ? Je commence à douter de chaque moments passés avec Simon et mon coeur se serre à nouveau, protégée dans cette chambre aux couleurs des bleues, je laisse ma douleur exploser.


#00cccc
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Je t'ai si longtemps cherchée - Coleen

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