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 Face from the past (othello & coronis)

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Coronis Reeves
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MessageSujet: Face from the past (othello & coronis)   Mar 29 Aoû 2017 - 23:30

FACE FROM THE PAST
ou comment avoir du tact + ft. Othello Lovingblow
Ca avait fini par la frapper à un moment ou à un autre du cours ; ce type était le mari de la femme pour laquelle sa tante était venue sur le continent, histoire de la soigner. C'était il y a quelques années, tout de même -Coronis était déjà à Hungcalf, c'était sûr.
Pourquoi ça avait mis autant de temps à lui revenir, c'était une bonne question. Coronis avait une mémoire étrange -elle pouvait se souvenir de la saveur de la glace qu'elle avait mangé à Six Flags pour l'anniversaire de ses sept ans, et oublier son propre nom de famille. Peut-être était-ce un signe précurseur d'Alzheimer, qui savait. En tout cas cette mémoire étrange ne faisait pas de Coronis une grande physionomiste, ce qui finissait d'expliquer pourquoi le visage de ce type lui revenait mal.
Elle l'avait croisé quelques heures, brièvement, il y avait quelques années de cela. Sa tante s'était déplacée pour un cas et logeait en ville, afin de profiter de son voyage pour voir sa nièce. Coronis l'avait accompagné chez son cas et attendu dans le salon pendant quelques heures, en avait d'ailleurs profité pour faire des devoirs de botanique puis était repartie avec sa tante. Elles avaient mangé au restaurant ensemble et discuté de ses cousins.
Quand cette histoire lui revint, l'étudiante réalisa que ça avait probablement dû lui revenir, à lui aussi. C'était même évident. Il ne fallait pas être mentaliste pour noter qu'il était plus étrange avec elle qu'il l'était avec les autres. Ou plutôt, étrange d'une façon différente. Avec les autres il était dans le style fantasque, se la jouait « Capitaine, oh mon capitaine ! » tandis qu'avec elle il était juste froid. Elle ne saisit pas pourquoi. Repensa à sa tante.
Malgré le fait que c'était ce qui lui avait mit le toit au-dessus de sa tête et la nourriture dans sa bouche depuis qu'elle était petite, Coronis se contrefichait de la médicomagie. Les Carras s'en plaignaient beaucoup, parce que ça lui fermait des possibilités de carrière au sein des Remèdes d'Apollon, mais leur petit côté hippie les avait finalement aidé à accepter le fait qu'elle pencherait plus vers la magizoologie. Du coup avoir accompagné sa tante était bien inutile, et la progression de la maladie l'intéressait peu. Ce qui intéressait Coronis en revanche, c'était d'avoir une petite conclusion pour ce voyage à la journée, peut-être même une raison pour téléphoner à sa tante en rentrant chez elle ; « Angie, tu croiras jamais qui enseigne le théâtre à Hungcalf ». Pour une fois que ce serait qui aurait des anecdotes à raconter.
Elle savait que ça avait un petit côté voyeuriste de penser à poser ce genre de questions, surtout si les traitements de sa tante avaient effectivement été inconséquents, mais le voyeurisme était un bon voisin de la curiosité et elle aimait bien faire semblant de l'ignorer. Les « sans vouloir être indiscrète » et « si ce n'est pas trop personnel » étaient une des spécialités de Coronis -sans qu'elle ne cherche à jouer les concierges non plus. Juste une dose saine de curiosité saupoudrée d'une pincée de voyeurisme, juste ça.
Mais cette interrogation stupide, couplée à l'attitude bizarre qu'il confirmait bien qu'il l'avait également reconnue, forçaient Coronis à aller jusqu'au bout de sa curiosité. Lorsque la fin du cours arriva, elle attendit que tout le reste des élèves vident la salle, puis se leva de sa chaise pour tourner la tête vers lui.
-Je me souviens de vous, dit-elle d'une voix claire. Comment va votre femme ?
Elle lança ça à l'aveuglette, comme un personnage stupide dans un film d'horreur demandait s'il y avait quelqu'un dans une maison hantée. Sa voix fit écho dans la salle vide et ses bras ballants faisaient ressentir leur poids.

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MessageSujet: Re: Face from the past (othello & coronis)   Mer 30 Aoû 2017 - 1:03


FACE FROM THE PAST

- Othello Lovingblow — Coronis Reeves -


"L'amour est une maladie qui n'a que l'amour pour remède."

Ça avait été bref, un peu trop au goût de Lovingblow -deux heures ne lui convenaient décidément pas, il préférerait avoir ses élèves toute une matinée, toute une après-midi voire même toute une soirée si l’occasion s’en présentait. Il avait bien senti que le courant passait entre lui et ce petit groupe -et l’arrivée de ces élèves surprises, un à un, valait à ses yeux mieux qu’un paquet entier des Kinder du même nom. Il avait donc entamé le rangement de la salle lorsqu’il s’était retrouvé nez à nez avec une des élèves ; il s’agissait de celle qui était rentré comme une folle, criant à la botanique, ses yeux l’implorant de la sauver d’un cours -la divination, peut-être ? Il l’avait accepté.
Puis, il l’avait reconnu. En quelques secondes, Othello dut avaler une douzaine de scènes ; une vraie horloge. Les plus marquantes et traumatisantes restant le dernier baiser d’Emma, l’arrivée du médecin -une miss Carras si ses souvenirs étaient bons-, son dernier soupir, le visage blasé de la môme dans l’entrée. La môme. Cette foutue journée. Celle qui avait tout gâché.
Ainsi resta-t-il à la fixer, quelques secondes, alors qu’elle les rejoignit sur scène ; l’air béat, il n’avait pas su quoi répondre, chaque mot étant noyé par une houle de phrases, de questions, de souvenirs douloureux. Le cours s’écoula, il tâcha de ne plus y penser, c’était difficile, mais au bout de deux heures il avait presque réussi. L’acteur s’était empêché tout le long durant de sourire avec la gamine, de la regarder, de lui adresser le moindre mot amical. Elle était, dans son inconscient, associée à une mémoire dont il voulait se débarrasser car elle le minait depuis plusieurs années.
Alors, lorsque les élèves quittèrent la salle, lorsque ses mains rangèrent méthodiquement chaque foulard, perruque, bijoux, lorsqu’il vit ce regard franc posé sur lui et qu’il le rendit, il y eut quelque chose de félin sans doute dans ses yeux, peut-être qu’elle avait aperçu cette lueur de danger qui brillait au fond des iris du beau brun. Les secondes s’écoulaient une à une lentement, et ils se dévisageaient tous les deux. Elle ouvrit la bouche. Posa une question.
Elle s’enfonçait dans un danger qu’elle ne contrôlait pas. Alors, Othello ravala douleur, chagrin, souvenirs blessants, et lui répondit. «  Tiens, je ne t’avais pas vue. Tu es bien la gamine de la famille de médicomages ? » La négliger. La faire se sentir inférieure. Il avait pris un ton condescendant volontairement, et chacun de ses mots était exprimé dans le seul et simple but de la descendre. Comme ça, elle se rendrait compte de la gravité de ses mots, de ce qu’elle pouvait dire ou faire à autrui. En l’occurrence, elle n’aurait pas pu plus blesser Othello en lui tirant une flèche dessus. Le professeur devait reprendre le dessus, dominer clairement discussion et sentiments. Il enchaîna donc. « Ma femme… Emma est décédée des suites du traitement de ta famille. Je m’en remets peu à peu, oui, enfin c’est presque achevé. Disons que la souffrance ne disparaîtra jamais vraiment, c’était la femme de ma vie, je présume… C’est assez sombre, je n’aime pas en parler, et ce n’est pas le genre de sujets qu’un professeur devrait aborder avec une simple élève. Cela n’aurait pas dû avoir lieu d’être, tu as fauté, j’ai fauté, voilà, c’est fini. C’est sympathique de ta part d’avoir pris des nouvelles, merci beaucoup. » Il termina de ranger le carton, d’un coup de baguette, boa et autres accessoires s’envolèrent puis s’écroulèrent dans la boîte. Il lui tourna le dos précipitamment, se saisit de sa mallette de cours, se mit devant elle, d’un geste de bras, l’invita à quitter l’endroit, puis sortit de la salle. Il ferma la porte à clef, la tournant deux fois dans la serrure, posa sa mallette, répondit au message qu’il avait reçu pendant le cours. Sa mère, comme d’ordinaire. Elle prenait des nouvelles… Il faut dire qu’elle était bien seule, maintenant que son fils vivait à Inverness. Un jour, il l’inviterait, il lui avait promis, et puis, après tout, le décor lui plairait bien. Il eut une pensée, après ce mot ‘‘décor’’ pour la troupe de théâtre universitaire qu’il montrait très vite. Il sentit qu’on l’épiait ; il reprit sa mallette et sortit à gauche dans le couloir, en direction des escaliers. Othello savait bien qu’elle le suivait, aussi se retourna-t-il, s’arrêtant, la dévisageant de nouveau. « Tu comptes me suivre comme un gentil toutou toute la journée ? Tu devrais déjà aller justifier ton absence en… Divination, j’ai deviné, je suis devin. A moins que ce ne soit au professeur de théâtre dont tu ne suis habituellement pas les cours d’aller tout raconter ? » Il la fixa, l’air froid, mais avec un fond d’attendrissement -il n’aimait pas ce qu’il faisait.
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- le temps est incertain, mais l'amour est assuré, ce sont les bijoux d'une époque passée.

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MessageSujet: Re: Face from the past (othello & coronis)   Mer 30 Aoû 2017 - 11:12

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Il répondit d'un ton excessivement condescendant qui vexa vaguement Coronis, mais prouvant au moins qu'il l'avait bien reconnue et qu'elle ne s'était pas trompée de personne. S'efforçant de passer outre son attitude, elle lui répondit avec un léger sourire :
-Les Carras, oui.
Elle évita de lui donner son nom, au cas où il veuille raconter cette histoire en salle des profs, avec le professeur de Divination dans le coin, et attendit une réponse à sa question à elle. Il fallait au professeur un petit moment pour le faire ; Coronis pensa que ce serait avec difficulté, mais il s'adressa à elle d'un stoïcisme qui l'étonna. Il cherchait probablement à la déstabiliser, et il parvint à son but rapidement. Elle cessa d'écouter ce qu'il racontait à la suite de sa première phrase.  « Des suites du traitement de sa famille », sérieusement ?
Encore une fois, Coronis ne connaissait rien de la médicomagie. Mais s'il y avait une chose touchant au sujet qu'elle savait, c'était que sa famille faisait partie des meilleurs. C'était peut-être les meilleurs, mais elle évitait de le dire, d'abord pour éviter de passer pour une prétentieuse, ensuite parce que si quelqu'un pouvait prouver le contraire, ça l'aurait gênée. Elle n'aimait pas qu'on lui prouve qu'elle aie tort. En tout cas, elle ne laisserait personne, et surtout pas ce type, pour qui après toute la tante de Coronis avait fait de sacrés efforts, déclarer que quelqu'un était mort des suites du traitement de sa famille. Son esprit tremblait et elle s'apprêtait déjà à répliquer. Avant d'ouvrir la bouche, elle s'arrêta une seconde.
Il s'agissait d'un professeur, et il serait probablement mal vu qu'elle vienne le traiter d'abruti en plein milieu d'un couloir. Ou même n'importe où. Et comme il avait déjà l'air inutilement remonté contre elle, ça serait réellement prendre un risque inutile -bien que ce soit une des spécialités de Coronis. Elle serra ses poings dans les poches de sa veste en jean et se retint de répliquer en sortant de la salle. Hagarde à l'extérieur, remontée à l'intérieur, elle le regarda verrouiller la salle, le suivit dans le couloir sans trop savoir ce qu'elle voulait faire. Si, elle savait très bien ce qu'elle voulait faire, mais ça n'était pas toléré par l'université. Parvenu aux escaliers, il se retourna et l'apostropha à son tour ;
-Tu comptes me suivre comme un gentil toutou toute la journée ? Tu devrais déjà aller justifier ton absence en… Divination, j’ai deviné, je suis devin. A moins que ce ne soit au professeur de théâtre dont tu ne suis habituellement pas les cours d’aller tout raconter ?
Elle fit mine de ne pas avoir entendu sa menace à peine dissimulée, bien qu'il n'ait pas l'air de vouloir passer aux actes. Coronis n'avait pas très envie que son prof de Divination soit au courant de sa dernière incartade, mais elle bouillonnait à présent et se fichait pas mal de quelques remontrances. C'était fini. Si elle avait été capable avant de garder sa langue et ses poings dans sa poches, là, il y avait eu quelques mots de trop. Le ton du professeur s'était fait trop condescendant et ça avait tapé sur les nerfs déjà un peu échauffés de l'étudiante. A travers son cerveau brûlant, elle réussit à réunir ses esprits pour s'adresser à lui d'une voix lente, se laissant le temps de choisir ses mots ;
-Je suis désolée que ma famille n'ai rien pu faire pour votre femme, commença-t-elle. C'était une sorte de maladie dégénérative, c'est ça ? Ç’a dû être dur pour vous. Enfin, pour elle aussi, mais...
La fameuse pause dramatique. Elle détestait avoir à mesurer ses mots et préparer ses actes. C'était un acte contre-nature pour elle, comme si on forçait un vulcain à mentir. Mais il le fallait, ou bien elle allait se retrouver avec des ennuis dont elle n'avait pas besoin. Elle se força à bien choisir ses mots et éviter les insultes, pour que le fond ne puisse pas paraître diffamatoire, mais s'assura bien que son ton respirait le mépris qu'il s'était appliqué à lui jeter à la figure depuis le début de leur conversation.
Se retenant d'effacer tous ses efforts en lançant un mot de travers, elle esquissa quelques pas dans le couloir en regardant ses pieds, avant de se retourner vers lui les yeux écarquillé, comme si elle venait d'avoir une idée et qu'une ampoule venait de s'allumer au-dessus de sa tête.
-Je présume que c'est pour ça que vous êtes venu enseigner à Hungcalf ? Lança-t-elle en retenant un sourire. Par dépit ?
Si son deuil avait été bien fait, il serait sûrement capable de passer outre les remarques sur sa femme, qu'elles aient été dites sur tel ou tel ton importait peu. Mais il avait l'air d'aimer son job, donc si l'attaque sur l'une se montrait inefficace, l'autre marcherait sûrement. Coronis trépignait. Elle n'attendait pas vraiment une réponse constructive. Même pas de réponse du tout. Elle voulait juste le voir s'énerver. C'était la meilleure réponse qu'on pouvait recevoir à une provocation.


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MessageSujet: Re: Face from the past (othello & coronis)   Mer 30 Aoû 2017 - 15:18


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"L'amour est une maladie qui n'a que l'amour pour remède."

Rien, elle n’eut aucune réaction suite aux menaces -plutôt douces tout de même-, pas un mouvement de recul, pas une excuse vite bafouillée, pas un seul signe indiquant qu’elle savait qu’elle avait jusque là été bien trop loin. Au contraire même, une lueur à peine furieuse teintée de défi se faisait voir dans ses yeux. Coronis -il s’était souvenu de son prénom à l’instant- lui faisait face, la mine sévère, bien droite face à lui. Il y avait bien une vingtaine de centimètres de différence entre eux, la scène aurait pu être étudiée de façon comique par n’importe quel extérieur ; mais le sujet était bien trop grave et douloureux pour qu’Othello puisse en rire.
« Je suis désolée que ma famille n'ai rien pu faire pour votre femme. C'était une sorte de maladie dégénérative, c'est ça ? Ç’a dû être dur pour vous. Enfin, pour elle aussi, mais... » La garce. Aussitôt, à cette pensée insultante, Othello se gifla intérieurement. Il devait conserver une façade froide, lui tenir tête, en restant maître de chaque mot et de chaque émotion. Montrer qui était l’adulte responsable entre eux deux, faire comme si chaque mot l’effleurait sans vraiment rentrer en lui. Elle était méprisante, aussi condescendante qu’il l’avait été il y a quelques minutes à peine. Mais il s’en fichait pas mal ; il était, en tout cas dans la hiérarchie de Hungcalf, amplement supérieur à elle. L’audacieuse esquissa quelques pas, s’écartant du professeur de théâtre, puis sembla s’arrêter -lui qui pensait avoir fini ce débat puéril fut assez déçu. Elle lui lança, la voix pleine d’un venin dissimulé : « Je présume que c'est pour ça que vous êtes venu enseigner à Hungcalf ? Par dépit ? »
Othello tenta de garder son calme -l’insulte était claire dans cette phrase- ; qu’on s’attaque à son passé, il avait au fil des années appris à ne plus s’énerver pour cela ; mais qu’on lui jette des piques directement en lien avec son métier, sa passion, ce à quoi il s’appliquait régulièrement avec bonheur, ça lui était intolérable. Il bouillonnait intérieurement, véritable Vésuve, mais il se contenta de sourire. Un sourire franc, un petit ricanement, les fossettes visibles comme jamais, un regard humiliant directement portée sur son adversaire ; car c’est ce qu’elle était, clairement. Il lui répondit, avec des mots finement choisis, un ton plus condescendant que jamais. « Pas tellement non. Je te raconterais cette histoire si, en redoublant ton année, tu t’inscris à mon cours. D’ailleurs, cela serait une bonne idée : j’apprends la confiance en soi aux élèves, et l’ouverture aux autres. Deux caractéristiques, qui, visiblement, te manquent cruellement. N’hésite pas, alors… Je peux en parler au professeur Tomlin, si tu le souhaites… Après tout, que tu assistes à mon cours en séchant le sien ou que tu viennes pour me voir, moi, et t’améliorer, car tu en as bien besoin, cela peut, plus ou moins, revenir au même, tu ne penses pas ? » C’était une longue réplique qu’il lui avait lancé, et à présent il la fixait de haut,  s’imaginant formel sur un piédestal, regardant celle qu’il avait en quelques phrases rabaissée, tant par les notes de ridicule qu’il avait transmis dans sa phrase que par les faits qu’il avait lentement énoncés. Il ne fallait décidément pas s’attaquer à son poste de professeur au sein d’Hungcalf, sans quoi il sortait les dents et pouvait devenir blessant ; il avait compris qu’en attaquant la famille Carras, il blessait sans qu’elle l’avoue l’élève. Othello choisit donc de revenir sur la mort d’Emma, en mettant grandement à charge la famille de Coronis. Il parla fort, afin que chacun des élèves alentour puisse entendre ce qu’il avait à dire. « Le seul dépit qui puisse m’habiter, c’est clairement celui qui découle de l’incompétence de ta famille… Comme qui dirait, avoir une excellente réputation ne fait pas tout, loin de là. Peut-être que j’aurais dû m’adresser à une famille concurrente, peut-être eux auraient-ils su réellement leur métier et auraient pu soigner ma douce Emma… Confier une colombe aux mains de sombres crapauds peut décidément s’avérer fort dangereux, là-dessus les dictons ne mentent pas. » Il lui sourit alors, l’air satisfait de l’avoir encore plus humiliée.
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Dernière édition par Othello Lovingblow le Mer 30 Aoû 2017 - 23:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Face from the past (othello & coronis)   Mer 30 Aoû 2017 - 23:03

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Elle fut infiniment satisfaite de voir qu'elle avait frappé juste au bon endroit. D'accord, se servir de la femme morte pour s'attaquer au veuf -figurativement-, ce n'était pas civil. Il fallait respecter les morts, même s'ils étaient bien utile pour s'en prendre aux vivants. Mais, ça avait démangé Coronis et elle avait du mal à résister à cette pulsion. Il récoltait ce qu'il semait, voilà tout. Il voulait du mépris, il en aurait, doublement. Sa réaction à la suite de sa deuxième apostrophe fut la meilleure ; elle avait bien eu raison de s'attaquer à son travail, c'était un autre point sensible facile à toucher. Elle prit note.
Ne trouvant pas de réponse, sûrement, il sourit pendant un temps, avant de répondre avec ses niveaux de condescendance au maximum, lui parlant de redoubler et de rejoindre ses cours, lui servant au passage une nouvelle attaque sur un plateau. Elle se lança aussitôt, en se gardant bien de trop s'enflammer pour éviter de passer aux vraies insultes ;
-J'risque bien de redoubler mais je doute tomber assez bas un jour pour devoir prendre théâtre en option. En tout cas, je doute avoir besoin de conseils de la part de quelqu'un comme vous, quelque soit le sujet d'ailleurs. Pas besoin de prévenir votre collègue.
Il s'en reprit aux Carras, sentant bien que c'était un bon moyen d'entendre Coronis. Il avait raison, et lui donner raison ajoutait à l'énervement de Coronis qu'on attaque sa famille. Ses paroles terminées, il sourit à nouveau. Il se sentait supérieur, et Coronis se laissa dépasser une seconde. Elle lâcha un petit éclat de rire narquois et lança sans parvenir à se retenir :
-Une blanche colombe un peu décrépite, quand même.
Puis elle poussa un soupir se voulant dépité, avant d'hasarder une platitude qui n'avait pas le même mordant :
-L'ingratitude, c'est mal, tout de même.
L'étudiante se sentait glisser vers ses anciennes manières. Le panache des longues répliques réfléchies à la pause près était certain, et ça avait sa classe pendant un temps, mais il n'y avait quand même rien de plus satisfaisant que quelques répliques bien placées, quoique qu'ouvertement diffamatoire. Cependant, il ne fallait pas qu'elle se laisse retomber dans ses insultes habituelles, parce qu'elle avait quand même l'énorme handicap de la hiérarchie qui la menaçait. Si elle avait ne serait qu'un ou deux mots vraiment de travers, clairement insultant, c'était elle qui en prendrait pour son grade, alors que, fort de son poste, lui n'aurait pas à s'inquiéter le moins du monde.
Elle retint sa parole suivante qui consistait en gros à signaler au type que si sa tante avait entendu ça, elle aurait pris l'avion pour venir le démembrer elle-même. La famille défend la famille -de préférence à coups de batte de base-ball. C'était quand même un sacré malpoli, se disait Coronis en s'efforçant de châtier son langage. Elle sourit à nouveau pour se donner le temps d'élaborer une réponse. Elle n'allait pas perdre du temps à prouver les compétences de sa famille -il fallait être aveugle pour les ignorer-, le plus efficace serait encore de reprendre sur sa femme. Paix à son âme, Coronis n'avait rien contre elle.
-Prenez-vous en à qui vous voulez, mais ça ne ramènera pas votre blanche colombe, rétorqua finalement Coronis en exagérant comiquement ces deux derniers mots. Voyez les choses en face, si ma tante n'a pas pu la ramener c'était une cause perdue. Elle était condamnée.
Ce n'était pas assez. Il avait visé le talon d'Achille en s'attaquant à nouveau à sa famille, il fallait aussi qu'elle termine par l'attaque parfaite.
-Faut voir le bon côté des choses, au moins elle est débarrassée de vous.


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Il avait réussi. Othello sentait bien que sous son air goguenard et faussement blasée, Coronis était réellement touchée par les réflexions qu’il avait faite sur sa famille. Ses piques assassines, qu’elles attaquent sa femme ou son travail, toutes transpiraient de cette colère noire et stupide qu’il avait réussi à provoquer. « Elle était condamnée. » Ces quelques mots résonnèrent quelques secondes dans l’esprit du professeur, tant et si bien qu’il réussit parfaitement à faire mine de ne rien avoir entendu de la phrase assassine suivante de l’étudiante. Il la fixa alors dans le blanc des yeux -une distance de cinq ou six mètres les séparaient, il s’approcha d’elle, un air plus menaçant encore, il n’y avait que moins d’un mètre entre eux- et du ton le plus simple possible, se contenta de quelques mots. « Elle, débarrassée, peut-être, vous beaucoup moins. Quatre heures de colle, demain, pour outrage à professeur. » Mais il ne pouvait simplement pas se contenter de s’arrêter là. Il fit demi-tour, simulant un départ, puis, la sentant fulminer, se retourna, simplement, d’un air théâtral. «Ah, et j’allais oublier. Vous me rédigerez pour demain un devoir écrit ; la question sera ‘‘Être issue d’une famille incompétente m’autorise-t-il à devenir malpolie ?’’. Je n’ai aucun doute sur la véracité future de vos propos, bien entendu. Miss Reeves, c’est bien ça, il me semble, j’ai déjà entendu parler de vous… Et pas en bien. Estimez vous donc heureuse d’échapper à un conseil de discipline, qui, croyez-moi, serait clairement le bienvenu. » Il acheva sa dernière phrase, puis, aussi théâtralement qu’il s’était retourné pour lui lancer ses phrases acides, il repartit en direction des escaliers. Au dernier moment, Othello se rappela de chacun des mots qu’elle lui avait asséné. Il ne voulait clairement pas qu’elle s’en sorte aussi facilement, et il fit donc mine d’avoir oublié ses clefs sur la serrure pour retourner dans le couloir. Une fois là-haut, il alla la retrouver, réfléchit quelques instants, et d’un ton placide, lui lança : « Désolé, je sais que vous êtes un peu les spécialistes des pertes, chez les Carras… Il me semble avoir oublié un porte-clef, quelque part… Vous ne l’auriez pas vu, par hasard ? »
Il prit donc son téléphone -tout était minutieusement planifié-, fit mine d’envoyer un SMS à quelqu’un, puis releva la tête vers elle. « Voilà, j’ai prévenu votre prochain professeur que vous aviez réclamé un supplément de théâtre… Cela nous laisse donc le loisir de nous rendre dans cette fameuse salle et de chercher ce porte-clef, non ? » Contrarier son emploi du temps, en la forçant en plus à rester avec lui, c’était le plus jouissif des plaisirs. « Vous étiez la dernière à partir, et semble-t-il que vous avez un sens aigu du détail… Nous avons donc une heure pour le chercher. Il est en forme de billet, nul doute qu’au vu de vos parents, tantes, et autres liens obscurs, vous connaissez cette forme… » Othello voulait conclure ce monologue d’une façon parfaitement condescendante. « Et puis nous avons une heure… Une heure pour faire comme votre tante ; courir après les billets, sans aucune raison importante.  »
Il se dirigea donc de nouveau vers la porte de théâtre, arracha le fameux porte-clef discrètement et le glissa dans sa poche. Le carton d’accessoires fit office de cale-porte, tandis qu’il invitait Coronis à entrer, savourant sa victoire assurée. Si elle tentait la moindre incartade, elle risquait le conseil de discipline, et la multiplication de ses heures de colle… Et si, il y a quelques minutes encore, Othello hésitait, plein de remords, à la dénoncer à son professeur de divination, là, il n’y avait plus de doutes ; encore une seule contrariété et son absence serait expliquée… De la plus objective des façons, bien entendu. Il sentait la rage monter en son élève, et de même, lui se sentait habité par une entité qui ne lui était pas commune ; les cheveux en bataille, le premier bouton de chemise défait, il avait chaud et se sentait comme félin en embuscade, dominant clairement chaque minute qui s’écoulait en compagnie de l’amère Coronis Reeves.
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MessageSujet: Re: Face from the past (othello & coronis)   Jeu 31 Aoû 2017 - 16:41

FACE FROM THE PAST
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Les mains dans ses poches, elle se crispa, se retenant sérieusement d'exprimer sa rage avec d'autres chose que ses mots. Elle allait se faire une joie de raconter à qui voulait l'entendre comment elle avait eu quatre heures de colle -elle espérait qu'elle pourrait tout de même se rendre à son entraînement de Quidditch. Elle s'arrangerait avec Cordelia. Pour le devoir écrit, c'était plus simple. Il n'avait pas demandé un nombre minimum de lignes, à partir de ce moment-là Coronis pouvait lui rendre n'importe quoi et ç'aurait correspondu.
Ses deux enclumes assénées, il partit et Coronis se rendit à l'évidence qu'il fallait laisser tomber et en faire de même. Enfin, pas laisser tomber. Il y avait probablement recours à ces heures de colle. Est-ce qu'un prof qui ne lui enseignait même pas une matière pouvait lui en donner ? Puis elle s'était bien efforcée de rien dire d'ouvertement diffamatoire, elle n'était pas sûre qu'il puisse vraiment prouver qu'il y avait « outrage » si on le lui demandait. Elle irait parler à son directeur de maison après avoir téléphoné à sa tante et verrait bien, se dit-elle en rebroussant chemin.
Sauf qu'il revint encore à la charge. Elle soupira pour elle-même. Qu'est-ce qu'il voulait de plus ?
-Désolé, je sais que vous êtes un peu les spécialistes des pertes, chez les Carras… Il me semble avoir oublié un porte-clef, quelque part… Vous ne l’auriez pas vu, par hasard ? 
Il n'en manquait pas une, cet abruti.
-Pas du tout, malheureusement, répondit-elle entre ses dents.
Coronis le regarda pianoter sur son téléphone en se demandant avec un sourire bête si elle avait son devoir de Botanique sur les plantes vénéneuses dans son sac. Un petit peu de cigüe dans son café et on n'aurait plus à reparler de ses heures de colle. Enfin, s'il avait vraiment prévenu son prof suivant, ça ferait un témoin à supprimer en plus. En tout cas, plus ça allait, plus ce fichu professeur de théâtre lui donnait des raisons de passer à l'acte. Chercher son porte-clef ? Il n'y avait pas marqué « bonne à tout faire » sur le front de l'étudiante.
Elle le suivit dans la salle en se gardant bien de lui adresser un regard, sachant bien qu'elle aurait encore plus de mal à se retenir dans ses mots et dans ses actes si elle voyait son stupide sourire et son visage exultant. Parvenue au centre de la salle, elle se laissa tomber sur une chaise, croisa ses bras et ses chevilles. Ça et son visage renfrogné annonçaient bien ses intentions ; qui n'étaient de rien faire jusqu'à ce que l'heure soit passée. Il venait de passer dix bonnes minutes à l'insulter, lui avait filé des heures de colle, elle voulait bien se retenir de le frapper mais elle n'allait pas l'aider non plus.
-Amusez-vous bien à chercher votre porte-clés, dit-elle d'un ton désinvolte. Si j'étais vous j'essaierais plutôt de chercher mon intégrité professionnelle.
Ou son sens de la répartie, il s'était perdu dans ses dernières paroles. Les Carras, courir après les billets, sérieusement ? Il devait avoir un souvenir flou de sa tante. Ca avait un petit côté pathétique de s'en prendre à l'attitude de ses parents, tout de même. Surtout que c'était des sacrés hippies. Pas mal d'entre eux aimaient à se déclarer communistes, et il arrivait souvent que plein de conversations aux réunions de famille démarrent par quelqu'un annonçant haut et fort qu'il brûlerait joyeusement toute la société capitaliste s'il en avait l'occasion. Ce n'était pas leur faute s'ils avaient une passion et un talent qui payaient. Cela dit, elle comprenait qu'un pauvre professeur de théâtre puisse être jaloux. Ca devait être une triste vie, tout de même.
Mince, elle aurait vraiment plein de chose à raconter à sa tante ce soir, hein ? « Angie, tu croiras jamais qui enseigne le théâtre à Hungcalf, et tu croiras surtout pas que c'est devenu un espèce de connard aigri qui m'a séquestrée sans raison ! ». Sans raison, peut-être pas, mais ça sa tante n'avait pas besoin de le savoir.
-J'espère au moins que ça va compter pour une des quatre heures de colle. Vous devinez bien que les étudiants qui poursuivent des diplômes utiles n'ont pas beaucoup d'heure à perdre, surtout avec des professeurs de théâtre.
C'était inutilement méchant, mais ça avait au moins le mérite d'être satisfaisant. Comme elle n'avait rien contre la femme de ce type, elle n'avait rien non plus contre le théâtre -bien qu'elle-même soit plus branchée comédies musicales. Elle se souvenait avoir été voir Chicago à Broadway avec sa mère et Ashley, quelques années de cela, pour l'anniversaire de sa petite sœur qui, elle, était plus branchée arts. C'était sympathique. Elle avait ri, et gardé de cette soirée-là un certain respect pour l'exercice, pas grand-chose de plus. Si ça continuait, ce type-là allait l'en dégoûter.


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MessageSujet: Re: Face from the past (othello & coronis)   Jeu 31 Aoû 2017 - 18:13


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"L'amour est une maladie qui n'a que l'amour pour remède."

Et elle était repartie dans ses vannes sur son travail. Est-ce qu’elle chercherait au moins à se renouveler ? Othello en doutait sérieusement. Elle ne serait donc peut-être pas si précieuse dans son cours de théâtre, à répéter les mêmes répliques en boucle, comme un vieux vinyle réellement rouillé. Il dut toutefois admettre que le ton qu’elle prenait, s’il était insolent, était aussi particulièrement amusant -cette désinvolture, tout en lâchant des phrases volontairement assassines, c’était quelque chose qu’il appréciait, au fond. Aussi choisit-il de ne pas répliquer à sa première tirade, cherchant vainement un objet qu’il n’avait pas perdu -le plus dur serait peut-être de feindre la surprise en le sortant de sa poche, discrètement. Le silence fut rompu, quelques secondes plus tard, par une nouvelle réplique agacée de sa coéquipière -si appréciable et solidaire- d’une heure. « J'espère au moins que ça va compter pour une des quatre heures de colle. Vous devinez bien que les étudiants qui poursuivent des diplômes utiles n'ont pas beaucoup d'heure à perdre, surtout avec des professeurs de théâtre. » Plutôt que de relever clairement l’insulte qui découlait de cette phrase, Lovingblow choisit d’en rire. Ce fut un rire franc, clair, qui désarçonna quelque peu celle qui lui tenait tête. « Excellente remarque, Coronis. Vous ne manquerez pas de la ressortir au prochain membre de votre remarquable famille que vous appellerez. Si vous vous forcez d’être agréable jusqu’à la fin de l’heure, peut-être envisagerais-je la suppression de ces heures de cellule. Cela ne devrait pas être si difficile, allons. » Il avait énoncé tout cela sans une once d’ironie, cessant mettre fin à ce débat stérile qu’ils entretenaient tout deux depuis une durée qui dépassait l’entendement -Othello aimait les élèves, peu importe leur statut vis à vis de lui. « Ah ! » fut le dernier mot qui sortit de lui tandis qu’il reprit ses recherches -c’était davantage un « Ah ! » amusé qu’un « Ah ! » consterné, d’ailleurs. Quelques minutes s’écoulèrent pendant lesquelles il arpenta la salle, feignant quelque déception lorsqu’il revenait sur ses pas. Il troubla cette silencieuse période par une remarque qui lui tenait à cœur, et qui, il espérait, ne vexerait pas sa délicieuse adversaire -enfin, si tant est que la joute verbale n’ait pas encore cessé. « Vous savez, miss Reeves, vous n’appréciez peut-être pas que l’on vous remette à votre place, mais c’est parce que vous avez un sacré caractère… Si tant est que vous vous excusiez pour les quelques remarques disgracieuses sur ma femme et mon emploi, je consentirais à faire de même à propos de ce que vous considéreriez comme l’ingratitude que j’avais envers votre famille. L’affaire serait ainsi close, et vous pourriez avec plaisir assister à mes cours, tandis que j’assisterais à vos exploits en théâtre -vous êtes plutôt douée là-dedans, vous savez ? » Il fit mine de réfléchir quelques secondes, puis enchaîna. « C’est souvent le cas des personnes qui se laissent particulièrement influencer par de fortes émotions ; si vous me permettez de le dire, bien entendu. La façon dont vous défendez votre famille et toutes vos réactions prouvent bien que vous avez de la répartie, et c’est quelque chose d’essentiel sur scène. »
Il revint donc sur la scène, fit semblant de trouver le porte-clefs, après quoi il poussa un « Ah ! » soulagé, étant parfaitement sûr que Coronis n’y avait vu que du feu. « Bon, et bien nous avons une demie-heure, si ce n’est plus devant nous. Y a-t-il un autre sujet qu’il faille aborder, ou passons-nous directement aux plates excuses que nous nous devons mutuellement ? » Othello lui fit à nouveau un sourire, transparent de sincérité et de bienveillance.
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MessageSujet: Re: Face from the past (othello & coronis)   Jeu 31 Aoû 2017 - 20:29

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Il rit d'un rire qui la crispa vaguement, et sembla dire qu'une heure passée ici serait suffisante pour effacer son ardoise. Elle entrevit le bout du tunnel avec soulagement, mais ne se départit pas de son attitude refermée, ce serait lui faire trop plaisir :
-Permettez-moi d'en douter, répondit-elle avec un sourire faux quant à la difficulté d'être agréable.
Il lâcha une exclamation étrange qui fit froncer les sourcils de Coronis, et se mit à la recherche de son porte-clef. Elle le regarda faire les cent pas dans la salle, mi-atterrée, mi-douteuse. Ce n'était pas Versailles ; la salle était seulement de taille moyenne et pas richement meublée. Il n'y avait pas cent mille endroits où perdre son porte-clef -que faisait ce porte-clef détaché de ses clefs, d'ailleurs ? Elle se mit à douter même de l'existence de ce porte-clés, qu'elle ne se souvenait pas avoir vu, et quand il eut fini d'arpenter la pièce elle s'était quasiment auto-persuadée qu'il ne s'était agi que d'un prétexte. Dans une démarche d'honnêteté, elle allait lui poser la question, lorsqu'il reprit la parole.
Il avait reprit l'attitude affable qu'il avait employée avec les autres élèves pendant tout le cours auquel Coronis avait assisté, et elle préférait largement ça à la facade froide qu'il affichait depuis le début de leur échange. Ca la mettait un peu moins mal à l'aise, de traiter avec lui maintenant qu'il s'était remis dans son rôle de prof ouvert et sympathique. N'ayant pas toujours été l'élève émérite qu'elle était depuis Ilvermorny, elle avait eu pas mal de démêlés avec des profs pas toujours coopératifs et ça ramenait à la surface des souvenirs pas toujours joyeux -comme celui de ses sept ans, où elle avait jeté la règle d'un prof sur le prof en question. Personne n'avait beaucoup apprécié et il s'en était fallu de peu pour qu'elle reste dans la même école.
Malgré ce changement d'ambiance, elle ne put retenir une remarque qui la démangeait :
-Je me permettrais tout de même de vous signaler que je n'ai aucun besoin d'être remise à ma place. J'y étais très bien jusqu'à ce que vous remettiez en cause les capacités de ma tante, qui soit dit en passant, sont irréprochables.
Elle ignora ses remarques sur ses prétendus talents pour le théâtre, qui n'était sûrement destinées qu'à l'amadouer, mais considéra sa demande d'excuses, qui paraissait légitime.S'il ne fallait que ça, après tout, ça n'allait pas la tuer de lâcher quelques petites excuses. Elle se sortirait de ces heures de colle et serait sûre de pouvoir aller au Quidditch à temps demain. Elle détestait être en retard à ces entraînements ; elle avait l'impression que ses blessures remettaient déjà en question sa légitimité de joueuse, si en plus elle commençait à faire des retards et des absences elle aurait vraiment l'impression de mettre mal son équipe. Et puis, il semblait dire qu'il s'excuserait également quant aux insultes proférées à l'encontre de sa famille. Peu de professeurs, se contentant du respect préfabriqué par les règles de l'université, auraient fait de même. C'était une bonne proposition. Pour le Quidditch, se dit-elle en ravalant sa fierté.
-Très bien, dit-elle. Je vous présente mes excuses. Je n'aurais pas dû m'attaquer ni à votre emploi ni à votre femme, paix à son âme.
Elle dût se retenir de ponctuer ces excuses d'un « Content ? » qui aurait probablement précipité tous ses espoirs à l'eau et le laissa coincé dans sa gorge, fragment d'amertume qui ne la quitterait sûrement jamais.
Ceci mis derrière eux, elle se sentit plus mal à l'aise qu'autre chose. Se retrouver toute seule avec un professeur de théâtre à rechercher un porte-clef qui n'existait peut-être pas relevait plus du gênant que de l'intéressant, aussi décida-t-elle qu'il était temps de prendre congé, sans attendre ses excuses à lui. Elle se leva de sa chaise, jeta son sac à dos sur son épaule et se dirigea vers la porte tout en faisant ses adieux :
-Sur ce, puisque toute ces histoires sont réglées, et que je suis débarrassée de ces heures de colle et de ce devoir, je pense que j'ai encore le temps d'aller en Botanique. Je ne vais pas vous embêter plus longtemps. Bonne chance avec votre porte-clef !
A vrai dire, elle était quasiment sûre qu'il était trop tard pour rentrer en cours de Botanique. Elle prévoyait d'attendre devant la salle pour s'excuser de son absence et rendre tout de même son devoir. Loin d'elle l'envie de demeurer dans cette salle, que ce soit pour continuer à chercher ce satané porte-clef, ou pour discuter de son prétendu talent en théâtre -qu'elle savait inexistant et qui ne l'intéressait pas le moins du monde. Savoir qu'elle pouvait réussir dans telle ou telle filière, comme ses parents lui avaient répété avant concernant la médicomagie ou la divination, finissait souvent par dégoûter Coronis de la matière en question. Elles perdaient leur mystère. Elle n'avait de l'intérêt que pour les choses qu'elle ne pouvait pas faire.


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MessageSujet: Re: Face from the past (othello & coronis)   Jeu 31 Aoû 2017 - 21:03


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Dans la salle qui lui était si chère, Othello sentait bien que l’atmosphère s’était clairement détendue après ses dernières phrases. Il était là, immobile au milieu de la scène cirée, perdu dans ses pensées -oui, une fois de plus-, et c’est Coronis qui l’en sortit brusquement, avec une de ses remarques grinçantes (elle ne pouvait décidément pas s’en empêcher, cette simple réflexion arracha un autre sourire au professeur Lovingblow). Puis, semblant tout à fait ignorer ses flatteries, Othello vit enfin le sourire de la jeune femme -il était tout de même un peu contrit. « Très bien. Je vous présente mes excuses. Je n'aurais pas dû m'attaquer ni à votre emploi ni à votre femme, paix à son âme. » Le professeur soupira. Voilà qui signait la fin d’une dispute non seulement vaine, mais inutilement violente, qui les avait tous deux troublés le temps de presque une heure. L’étudiante sembla retenir un dernier mot -c’était un sacré progrès-, puis, se levant et s’apprêtant à quitter la salle, elle lança quelques mots de façon plus désinvolte que jamais. « Sur ce, puisque toute ces histoires sont réglées, et que je suis débarrassée de ces heures de colle et de ce devoir, je pense que j'ai encore le temps d'aller en Botanique. Je ne vais pas vous embêter plus longtemps. Bonne chance avec votre porte-clef ! » Othello, triomphant et stupidement heureux, lui montra le saint porte-clef qu’il avait ‘‘retrouvé’’ quelques minutes avant. Il savait pertinemment qu’elle ne comptait pas retourner en cours, du moins pas maintenant, mais avoir droit à une formule d’encouragement suffit à le rendre détendu, et à accentuer sa volonté d’apaiser les choses. Il l’arrêta, juste avant qu’elle franchisse le perron de la salle. « Coronis, attendez quelques secondes. » Elle s’était immédiatement immobilisée, peut-être par peur d’une nouvelle réflexion. « Je suis sincèrement désolé si mes propos ont pu vous blesser, et je sais, soyez-en assurée, que ce n’est pas la faute de votre famille si mon épouse est décédée. Ils méritent leur réputation sérieuse, et même eux n’auraient rien pu faire pour préserver mon Emma. Et j’ai bien vu que mon cours vous avait plu. Revenez quand vous voulez, que ce soit pour jouer un peu, pour discuter ou pour sécher la Divination… Je suis passé par là aussi, ce sont des cours très, très ennuyeux… Un peu comme l’arithmancie. Enfin bref, voilà. N’hésitez pas à venir me parler lorsque vous en éprouvez le besoin. Ce sera une joie, autour d’une tasse de thé, de café, une bouteille de bière, ou tout autre. Ce sera mieux que de se quereller… Vous ne devez pas venir ici pour souffrir, okay ? Passez une bonne journée, je vous libère. » Il conclut sa tirade d’un sourire radieux, avant de hausser les épaules face au stoïcisme de miss Reeves. Elle continua ainsi sa route, le laissant seul. Othello prit le temps pour quitter la salle à son tour, se posta au perron de la porte, se saisit du carton d’accessoires, jeta un dernier coup d’œil à la scène avant de murmurer quelques mots, destinés à on ne sait qui. « Ah, Hungcalf… Quelle surprise me réserves-tu encore ? » Il ferma la porte, tourna la clef trois fois dans la serrure, puis quitta le couloir. Le son du claquement de ses chaussures contre le sol froid résonna tout le long de son escapade entre les murs de l’université. Une fois arrivé devant une nouvelle porte -c’était la réserve à accessoires de scène-, il l’ouvrit, rangea le carton, la referma puis fit demi-tour. C’était là son exercice quotidien ; la tournée dans les couloirs était sa marche journalière. Othello revint vers la salle de théâtre et de musique, mais ouvrit une nouvelle porte ; c’était celle de son bureau et de son appartement. Il rentra ; il avait du pain sur la planche : ce soir, il avait rendez-vous avec le célèbre animateur de Witch I Might! une émission fabuleuse écoutée par énormément de sorciers… Il avait pour mission de faire connaître sa pièce et de se mettre en avant ; ce serait donc le théâtre qui l’occuperait, ce soir encore.
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