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 (adeko) ; what we were and what we are

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Hikoboshi Fujiwara
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MessageSujet: (adeko) ; what we were and what we are   Lun 23 Oct 2017 - 0:00

what we were and what we areTu ne savais pas vraiment ce que tu faisais là.

Cette porte devant toi te rappelait soudainement celle de la Grande Salle, lorsque tu avais treize ans et que tu étais sur le point de la franchir. Comme à Poudlard, tu savais que tout pouvait changer au moment où tu verrais ce qui se cachait derrière ces lourds battants de bois. Mais contrairement à cette fois-là, à ton arrivée à Poudlard, tu avais cette boule dans le ventre, et ta curiosité naturelle manquait de se faire envahir par une angoisse insoutenable. Parce que cette fois, tu savais.

Tu savais ce que tu allais trouver derrière porte, qui était sur le point de te faire face. À Poudlard, du haut de tes treize ans, habillé de ta toute nouvelle robe de sorcier, tu ne savais pas ce que tu allais rencontrer. Qui tu allais la rencontrer. Elle. Ta rose, la plus belle de toutes les femmes que tu n’aies jamais rencontrée. Tu ne savais pas que tu allais tomber amoureux d’elle, de son caractère complexe, de ses sourires. Elle qui était comme toi, une étrangère, arrivée en troisième année et surtout, une personne qui dupait le monde sous une image finement travaillée. Tu ne savais pas qu’elle allait bouleverser ta vie avec quelques regards, tu ne savais pas qu’elle allait t’offrir son premier baiser à l’abri des montagnes japonaises, tu ne savais pas qu’elle allait te lacérer le cœur avec ses larmes. Tu ne savais rien à l’époque. Et même aujourd’hui, alors que tu en savais beaucoup plus, tu ne savais pas ce que tu faisais là. Pourtant, il te semblait avoir eu une raison pour venir te planter devant cette porte, quand tu avais quitté le campus après une heure de cours à avoir la tête ailleurs. Les élèves n’avaient rien vu, mais c’était normal après tout, tu avais appris à jouer la comédie dès ton plus jeune âge, comme elle, comme Adèle. Adèle, ce prénom qui avait roulé d’une manière si particulière sur ta langue à votre première rencontre, tu l’avais tout de suite aimé, ce prénom et le visage qui le portait.
Tu baissas les yeux un temps, juste assez pour que la montre à ton poignet te rappelle ton fils, ton Petit Prince. Tu t’en voulais de l’avoir privé d’une mère, est-ce qu’au fond, tu n’étais pas aussi coupable de l’abandon d’Adèle ? Si tu avais été assez fort pour ne pas la quitter, pour voir à travers ses manières ses parents qui essayaient de contrôler sa vie, est-ce que vous auriez capable, envers et contre tout, de fonder une famille unie ? C’était trop beau à croire, une réalité qui n’aurait sûrement même pas vu le jour dans une utopie, mais toi, Hiko, tu étais un rêveur, un petit garçon à l’imagination débordante. Est-ce qu'Adèle aurait accepté de porter le nom de Fujiwara ? Parfois, tu te le demandais, cette pensée te venait sans vraiment que tu le demandes, dans une conversation avec tes amis de Poudlard, ou simplement en voyant ton fils te saluer mollement le samedi maintenant. Tu voyais des scènes qui n’arriveraient jamais.

Pourquoi ces pensées restaient ? Alors que tu avais aimé d’autres personnes après elle, que tu avais même envisagé de te poser avec quelqu’un d’autre. Ce n’était pas la première fois que vous vous renvoyiez, avec Adèle. Elle était réapparue plusieurs fois dans ta vie, et vous vous échangiez parfois quelques mots, parfois quelques lettres, toujours au sujet de votre fils. Mais elle était redevenue inaccessible pour toi, froide, orgueilleuse rose que tu avais l’habitude d’observer de loin. Elle était devenue la femme d’influence qu’elle rêvait d’être, quelque part, tu étais content pour elle. Et toi aussi, tu avais changé. Tu étais toujours Altaïr, toujours la tête dans les étoiles, mais au fond de toi, tu savais que tu n’étais plus le même, mais ça, c’est une histoire pour une autre fois.
Ces pensées restaient. C’était un fait, et comme toujours, tu avais appris à l’accepter. C’était plus simple comme ça, tes sentiments étaient un des rares endroits où tu n’osais t’aventurer.

Soudain, ça te revint, pourquoi tu étais là. Le matin même, tu avais appris qu’Anastasia avait rencontré Adèle sur le campus. Tu n’avais pas demandé les détails, comme toujours, tu avais pris un air détaché de tout, mais tu imaginais parfaitement l’ambiance glaciale et électrique qui avait entouré les deux femmes. Mais tu avais été bouleversé, pourquoi Adèle viendrait-elle sur le campus si ce n’était pour votre fils ? Tu ne savais pas pourquoi cela t’angoissait autant, mais ton enfant était tout ce que tu avais, et si ce n’était pour lui, tu n’aurais jamais eu une vie aussi raisonnable en tant que professeur, peut-être, serais-tu déjà mort. Si jamais… Si jamais ton fils voulait la rejoindre, tu serais anéanti. Et tu te sentirais une nouvelle fois abandonnée. Car en abandonnant Hélios, Adèle t’avait aussi abandonné. Et ça, même avec toute la bienveillance qui te caractérisait, tu ne savais pas si tu pouvais la pardonner un jour. Pour ton fils, tu ferais tout, absolument tout, et tu deviendrais froid et menaçant envers celle que tu avais tant aimé si jamais elle mettait en péril le bonheur de ton Petit Prince. D’un autre côté, elle était aussi sa mère, tu devais l’accepter, mais alors, pourquoi venir en douce à l’université et ne pas envoyer de lettres ou arranger de nouvelles vacances comme elle l’avait déjà fait dans le passé ?
Tu voulais des réponses. À cette question, mais aussi à toutes celles que tu n’arrivais pas à formuler. Tu savais que cette entrevue n’allait pas tout changer, mais tu savais que tu allais entrouvrir une porte qui était restée si longtemps fermée. Peut-être que tout appartenait au passé, mais le fait de le dire permettrait peut-être d’apaiser ces cicatrices, ou peut-être allais-tu rouvrir des blessures encore fragiles, mais parfois, c’était ce qu’il fallait pour éradiquer l’infection et enfin pouvoir guérir.

Tu inspiras profondément, et toquas sur le lourd battant. Elle était sûrement présente chez elle, si elle ne l’était pas, tu prendrais ça comme un signe et partirait. Si elle était là, tu improviserais. Tu improvisais toujours de toute façon. Pour te protéger, tu avais sur ton visage éternellement jeune un masque d’indifférence. Cependant, ton regard flancha un instant quand tu vis son visage apparaître, mais tu ne cédas pas. Après quelques secondes à la regarder, elle était toujours aussi belle, tu parlas quand tu fus sûr que ta voix n’allait pas t’abandonner :

« Bonjour Adèle, je suis désolée de t’importuner, mais j’imagine que l’on doit parler. »© 2981 12289 0


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MessageSujet: Re: (adeko) ; what we were and what we are   Lun 23 Oct 2017 - 15:14



What we were & what we are

Adèle Hammerstein & Anastasia Radeva


A part le besoin urgent de les apercevoir, tu ne sais pas ce qui t’a pris, ce jour là. Ce que tu sais, c’est que tu n’aurais pas dû. Que c’était une erreur. Ca n’en aurait pas été une si tu avais pu apercevoir l’un des deux. Pas forcément leur parler. Juste les voir de loin. Mais à la place, tu es tombée sur Anastasia, cette femme qui ne te supporte pas. Le sentiment est devenu réciproque, d’ailleurs. Avant, tu lui prêtais peu d’attention. Mais le comportement qu’elle a eu lorsque vous vous êtes croisées devant l’université… Tu sens encore la colère couler dans tes veines lorsque tu repenses à ses propos. Mais comme à ton habitude, tu n’en montres rien et au ministère, tu restes fidèle à toi-même. « Mr Nott, je vous prierais de mieux vous relire. Vous avez encore laissé des coquilles dans votre rapport… » Comme à ton habitude, tu  ne laisses rien passer. Tu sais que ça l’énerve et tu en profites. Toi, ça te défoule. Mais la journée finit par se terminer et chacun de tes collaborateurs rentre chez lui. A ton exception. Tu n’as pas envie de partir. Tu n’as pas envie de regagner ton chez toi peuplé uniquement de tes animaux. Tu pousses un soupir et décides d’éplucher encore quelques rapports que tu poses ensuite sur le bureau de leurs rédacteurs en demandant à ceux-ci de préciser ci ou ça. Maintenant, tu n’as plus le choix. Tu n’as plus rien à faire ici aujourd’hui. Déjà, tu as hâte d’être à demain.

Tu sors du ministère avant de transplaner pour te rendre chez toi, où tu es accueillie par un concert d’aboiements. Tu t’accroupis pour accueillir ton chien qui remue la queue, content de te voir. « Shhh Lux… Je suis rentrée… » lui murmures-tu, profitant de ses léchouilles sur tes joues. En l’espace de quelques secondes, l’armure que tu affiches en permanence se fendille. Avec lui, avec Nox, ton chat, tu peux être toi. Tu peux laisser ta sensibilité s’afficher. Tu souffles un instant, faisant le vide autour de toi tandis que des larmes chaudes roulent silencieusement sur tes joues. Tu es seule, depuis ton divorce. Même avant, tu étais seule. Cette solitude, ce vide au fond de toi, tu les ressens depuis la naissance de ton fils. Tu envisages de contacter ta sœur, Estelle. Lui parler te ferait du bien. Tu as envie de lui proposer de venir passer quelques jours chez toi, ce qui te ferait un bien fou. Peut-être même venir s’installer à Inverness ? Oui, sa compagnie serait des plus agréables, pour toi. Elle romprait avec ta solitude. Mais elle a, sans doute, autre chose à faire que s’occuper de sa petite sœur.

Alors que tu songes à ta sœur, tu entends des coups toqués au battant de la porte et Lux se met à aboyer, confirmant qu’il y a bien quelqu’un dehors. Tu te relèves tandis que le canin se dirige vers la porte, aboyant plus fort. Tu observes ton reflet dans la glace, réflexe inconscient de vérifier si ton apparence est bien aussi neutre que d’habitude. Ton maquillage n’a pas coulé. Parfait « J’arrive ! » lances-tu à la personne qui attend de l’autre côté. Lorsque tu ouvres, ton cœur manque un battement. Tu sens ton armure se fendre et dois prendre sur toi pour ne pas reculer et t’appuyer contre un mur. A la place, tu affiches cette neutralité, cette froideur à toute épreuve qui t’a valu ton surnom de « reine des glaces ». Il te faut du temps pour lui répondre. Plus encore qu’il ne lui en a fallu pour prendre la parole en te voyant. « Bonjour, Hikoboshi. » réponds-tu. C’est la seule chose que tu es capable de prononcer, finalement tant ta gorge est sèche. Tu glisses les doigts dans la fourrure de Lux, cherchant à y puiser la force dont tu as besoin avant de t’effacer sans un mot pour le laisser entrer.

Tu sais pourquoi il est là. Forcément, ça ne peut être que pour ça, pour ta présence près de l’université quelques jours plus tôt. Mais comment a-t-il su ? Tu n’en as pas la moindre idée. Tu l’invites à aller s’asseoir au salon. « Thé, café, whisky, autre chose ? » demandes-tu. Tu te sens incapable de faire une phrase, ne sachant comment t’adresser à lui en cette circonstance. Tu as envie de le tutoyer, comme tu l’as toujours fait, mais… Mais c’est mettre entre vous cette proximité qui n’existe plus depuis longtemps. D’un autre côté, le vouvoyer te semble trop… Distant, froid compte tenu de tout ce qu’il y a eu entre vous.

Tu restes debout le temps qu’il te réponde, te retenant de détailler ses traits qui n’ont pas changé depuis des années. Cela te frappe à chaque fois que tu le vois et tu as envie de lui demander quel est son secret, sa fontaine de jouvence. Tu n’en fais rien, pourtant. De toute façon, tu n’es pas certaine que ta voix te répondrait. C’est tellement étrange de le voir ici, chez toi. Tu détournes la tête pour regarder par la fenêtre avant de fermer un instant les yeux. Enfin, tu peux te détourner lorsqu’il t’a répondu et tu reviens avec le nécessaire, dont un whisky pur feu pour toi. Tu ne bois pas beaucoup, mais tu devines qu’en cet instant, tu vas avoir besoin de quelque chose de fort pour te donner du courage. « Que puis-je… » commences-tu avant de t’interrompre. Faire pour lui ? Non. Ce n’est pas la bonne question. La bonne question, c’est plutôt : « Parler de quoi ? »


Dernière édition par Adèle Hammerstein le Ven 27 Oct 2017 - 17:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (adeko) ; what we were and what we are   Mar 24 Oct 2017 - 20:01

what we were and what we areElle ne te répondit pas immédiatement, tu te demandais si ta présence la dérangeait, ce qui ne serait pas étonnant. Même si tu savais qu’elle était à présent divorcée, elle pouvait avoir des invités ou avoir refait sa vie avec un autre homme entre temps. Si c’était le cas, tu serais heureux pour elle, temps qu’elle n’était plus avec l’autre abruti qui lui avait servi de fiancé. Tu ne détournas pas les yeux pendant ce laps de temps, attendant la permission de rentrer, à moins que ta place soit sur le pas de la porte. Vous aviez l’air malins à vous fixer comme des collégiens à leur premier rendez-vous, mais ni l’un ni l’autre arrivait à être parfaitement naturel quand vous étiez face à face. Au moins, vous arriviez à aborder une expression neutre et à être courtois, certains anciens couples s’accueillaient avec des couteaux et des jets de vases.
Sa voix est froide quand elle te répondit et quelque part, ça te fit un peu mal. Ce n’était pas l'Adèle que tu avais connu, celle qui aurait dû s’épanouir sans honte face au monde, avec ou sans lui à ses côtés. Si elle portait à merveille le masque de froideur et de femme de pouvoir, tu ne pouvais t’empêcher de voir qu’elle jouait la comédie. Mais bon, elle était une femme indépendante, elle n’avait pas ou plus besoin que l’on dicte sa vie, et tu n’avais en aucun cas ton mot à dire, même en tant que père de son fils.

Elle te laissa un passage pour que tu entres chez elle, et tu souris à son berger australien en faisant en sorte que tes doigts frôlent son pelage en passant. Tu adorais les animaux, si tu n’avais pas à jouer au papa raisonnable avec ton fils, vous auriez adopté tous les chats et les chiens errants de la région dans votre minuscule appartement. Quand tu arrivas au salon, tu laissas ton regard se promener sur les murs et les murs en prenant place, tu ne savais pas vraiment ce que tu cherchais, peut-être une photo de votre fils ou une quelconque trace d’un homme. Tu ne pouvais pas t’empêcher d’être curieux, et de vouloir comprendre. C’était ce que tu te disais. Sa voix te ramena à la terre ferme.

« Thé, café, whisky, autre chose ? »

Tu levas les yeux vers elle un instant, tu fis une moue en réfléchissant avant de donner ton choix :

« Un thé s’il te plaît. La journée a été longue. »

Tu la tutoyas instinctivement, tu ne voulais pas agrandir davantage le fossé qu’il y avait déjà entre vous. Quand elle se détourna pour aller chercher ce qu’il fallait, tu fis des signes discrets pour attirer le chien assis un peu plus loin à toi, il finit par te comprendre et tu te retiens de te mettre à genoux devant lui pour le papouiller, tu étais un adulte et pas chez toi, il fallait te tenir un minimum. Mais que c’était tentant avec la douceur de ce poil et tu ne voulais pas que l’atmosphère tendue te rentre trop dans la peau, tu n’aimais pas être aussi sensible. Tu retiras ta main du chien quand elle revint et tu remarquas le whisky qu’elle s’était servie, longue journée ou étais-tu une épreuve aussi dure que ça ? Même s’il t’arrivait de lui en vouloir, notamment quand tu voyais ton fils triste, tu aurais aimé ne pas être devenu un souvenir si douloureux pour elle. Tu ne comprenais pas son comportement, et si habituellement cela t’aurait intrigué, là, ça te faisait presque mal. Tu ne forças à ne pas trop y penser, peut-être en faisais-tu des caisses sans le vouloir, et tu chassas la tristesse qui avait pu s’installer dans ton regard.

« Que puis-je… »

Tu la fixas, attendant la suite, et prêt à répondre, mais elle se rectifias.

« Parler de quoi ? »

Au cœur du sujet, directement. Bien, cela permettait d’éviter les « qu’est-ce que tu deviens » ou « comment va le boulot » pénibles pour les deux côtés. Tu répondis après une gorgée de thé brûlant :

« Ne t'inquiète pas, je ne m’imposerai pas longtemps. Je voudrais comprendre… »

Tu cherchas tes mots un instant avec cette même moue que tout à l’heure, avec un air presque désinvolte, avant de reprendre :

« Je voudrais comprendre pourquoi tu es récemment venue sur le campus, je ne pense pas que ce soit pour le boulot, je sais que tu es consciencieuse, mais tu as sûrement des choses plus urgentes à faire. »

Tu tournais autour du pot, ce n’était pas spécialement gentil de ta part, mais tu voulais savoir ce qu’elle était prête à te dire pour justifier sa présence, et tu voulais comprendre son comportement. Comme pour ajouter à la conversation, avec le ton adéquat, tu ajoutas entre deux gorgées :

« Dommage qu’il n’avait pas cours cet après-midi-là, il aurait sûrement été content de boire un café avec toi. »

Pas besoin de préciser qui était ce « il » dont tu parlais, vous le saviez aussi bien l’un que l’autre. C’était presque mesquin, mais tu n’avais pas pu t’en empêcher, ça faisait dix-neuf ans que tu faisais bonne figure. Et après tout, tu ne mentais pas sur l’emploi du temps de ton fils, ni sur son potentiel désir de voir un peu sa mère, même si vous en parliez peu, tu savais qu’il avait des questions à poser. Et toi aussi, tu en avais.
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MessageSujet: Re: (adeko) ; what we were and what we are   Mar 24 Oct 2017 - 20:43

What we were & what we are

Adèle Hammerstein & Anastasia Radeva


Tu ne sais pas comment te comporter face à lui. La vérité, c’est que tu es perturbée de le voir là, chez toi. Cette maison, tu ne l’as que depuis ton divorce et, si elle est confortablement meublée, chaleureusement, même – après tout, c’est la maison qui a accueilli ton fils pour des vacances – elle n’est pas très personnalisée, à l’exception de quelques photos dans ton bureau, la seule pièce où tu sais que personne d’autre que toi ne mettra les pieds. Parce que tu veux être sûre que ce qui te touche personnellement soit à l’abri du regard des intrus. S’y trouvent, d’ailleurs, une photo de tes sœurs, une de ton fils, une de ton fils et d’Hikoboshi, une de ton fils et toi pendant ces fameuses vacances, ainsi qu’une photo d’Hikoboshi et toi. Mais elles sont jalousement gardées, tout comme le sont tes émotions. Mais alors que tu le rejoins dans le salon, tu te rends bien compte qu’il cherche un signe de vie de ta part dans la pièce. « Il n’y a rien, ici. C’est… Ce n’est pas à afficher aux yeux de tous. » réponds-tu de façon automatique. « Je n’ai pas envie que les choses qui sont chères à mon cœur soient dénaturées par les regards de certains… »

Alors que lui te tutoie de façon automatique avant même que tu ne sois assise en face de lui, ton verre de whisky à la main, tu restes pour ta part à des tournures pour l’instant impersonnelles. Tu ne sais pas encore à quelle sauce il compte te manger, mais tu lui demandes rapidement la raison pour laquelle il est venu. Tu le sais, au fond. Ou du moins, tu t’en doutes, mais tu commences à craindre le pire lorsqu’il commence à tourner autour du pot. « Ne t'inquiète pas, je ne m’imposerai pas longtemps. Je voudrais comprendre… » Il ne s’imposera pas longtemps. dois-tu ou non en être soulagée ? Tu ne le sais pas réellement mais tu préfères prendre une gorgée de ton whisky en attendant qu’il poursuive et révèle le fond de ses pensées. Tu avales lentement la gorgée, la laissant te réchauffer la gorge et créer un frisson agréable le long de ton dos. Tu as presque envie de comparer cette gorgée d’alcool à une gorgée de Felix Felicis, cette potion de chance en flacon. Mais ce n’est pas de chance liquide dont tu as besoin pour affronter cette conversation, mais bel et bien de courage liquide. Tu laisses le silence s’installer, peu désireuse de le rompre. Pour dire quoi ? Tu ne sais pas. Tu préfères attendre qu’il lance sa flèche, qu’il crache ce qu’il a à dire. Une chose est certaine, tu es prête à tout entendre, ou presque. « Je voudrais comprendre pourquoi tu es récemment venue sur le campus, je ne pense pas que ce soit pour le boulot, je sais que tu es consciencieuse, mais tu as sûrement des choses plus urgentes à faire. » Anastasia… Tu n’es pas idiote. Il n’y a qu’une seule personne que tu as croisée ce jour-là. Et cette personne t’a justement posé la même question. Un fin sourire, dénué d’émotion se dessine sur ton visage alors que tu reportes ton regard sur Hiko, pour répondre à sa question : « Je constate que les rumeurs vont vite… Et je suppose qu’Anastasia Radeva n’y est pas pour rien… La mentionner aurait été tout aussi rapide. D’autant que ce sont très exactement les premiers mots qu’elle m’a sorti… » Ton ton, au moment où tu la mentionnes est glacial. Tu n’apprécies que moyennement le fait qu’elle se mêle de ce qui ne la regarde pas. Mais à quoi d’autre t’attendre avec cette femme, en même temps.

Tu en viendrais presque à te demander s’il y a quelque chose entre eux. Enfin non… Le presque est en trop, et cette idée te fait mal. De nouveau, tu prends une gorgée de ton breuvage pour anesthésier ton cœur que tu sens se briser à cette idée. Pourtant, il y a prescription, depuis. Tu as été mariée, et il a sans nul doute refait sa vie avec une autre que toi. Mais imaginer que ce puisse être avec elle… Un frisson désagréable te parcourt l’échine alors que tu sens les affres de la jalousie se refermer sur ton cœur. Tu sais, cependant que ton visage ne montre rien. Ton regard s’est peut-être voilé un instant, mais ce sera tout et tu ne penses pas qu’il s’en soit rendu compte. D’autant qu’à la place, il enchaine, te lançant une petite pique concernant votre fils. « Dommage qu’il n’avait pas cours cet après-midi-là, il aurait sûrement été content de boire un café avec toi. »  « En effet… C’est dommage. Mais peut-être n’en aurait-il pas eu envie. Ou peut-être n’étais-je pas là pour lui… » réponds-tu sans répondre réellement en le regardant à nouveau, droit dans les yeux. Toi aussi, tu peux jouer le même jeu que lui. Après tout, il ne sait pas ce que tu as vécu, pendant toutes ces années. Si tu t’es irrémédiablement brisé le cœur lorsque vous vous êtes quittés et que tu as dû lui abandonner ton fils, il n’en a jamais rien su. Même ta sœur cadette n’en a jamais rien su. Elle t’a jugée, de toute façon, comme il l’a fait lui. L’un comme l’autre t’ont considérée comme une mère indigne. L’un comme l’autre ont cru que tu étais d’accord avec tes parents. Alors que tu pleurais intérieurement, comme à ton habitude. Tu as épousé cet homme auquel tes parents t’ont promise. Mais tu ne l’as jamais aimé. Les obligations conjugales ont toujours été un calvaire pour toi et, dès que tu as pu, tu as fait chambre à part, ne partageant plus jamais sa couche. A la place, tu as préféré avoir quelques amants, pour t’oublier dans leurs bras. Tu n’es pas fière, de ça. Mais c’est ce qui t’a aidée à tenir jusqu’à ce que tu craques et que tu envoies cette lettre à Hiko pour reprendre contact avec votre fils. Vous étiez alors tous deux à Hungcalf, mais tu étais incapable d’aller le voir directement. Et même encore après, c’est ce qui t’a fait tenir jusqu’à ce que vous divorciez enfin…

« Non, je n’étais pas là pour une quelconque raison de sécurité. » finis-tu par lâcher, sans savoir ce qu’il va en penser.
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MessageSujet: Re: (adeko) ; what we were and what we are   Lun 13 Nov 2017 - 22:50

what we were and what we are« Il n’y a rien, ici. C’est… Ce n’est pas à afficher aux yeux de tous. Répond-elle quand elle voit tes yeux se balader dans son intérieur. Je n’ai pas envie que les choses qui sont chères à mon cœur soient dénaturées par les regards de certains… »

Tu détournes le regard, tu te sens quelque peu meurtri, car tu ne sais pas si tu fais partie de ces « certains » dont Adèle parle. Puis la conversation reprend, et toi, tu essaies de taire ces épines dans ton cœur.


+++


Tu finis par lui demander la raison de sa venue sur le campus, en observant attentivement ses réactions. Son visage est vide d’émotion, et malgré toi tu cherches dans ces traits l’ancienne Adèle, ta rose, car ce sourire qu’elle aborde est sans vie et sans passion. Tu en veux à ton cœur de vouloir à ce point retrouver le passé dans sa voix, et même si vous ne pouvez revenir à cette époque, tu veux voir ne serait-ce qu’une étincelle qui te prouverait que tout n’est pas que cendres de votre passé. Mais, comme toi, elle est une excellente actrice et te berne alors que tu te vantes de savoir lire dans les cœurs.
Elle donne la réponse à ta question, et son ton est aussi glacial que le vent d’Antarctique, ce qui te rend mal-à-l’aise :

« Je constate que les rumeurs vont vite… Et je suppose qu’Anastasia Radeva n’y est pas pour rien… La mentionner aurait été tout aussi rapide. D’autant que ce sont très exactement les premiers mots qu’elle m’a sortis… »

Tu restes un instant interdit puis tu laisses échapper un drôle de son entre pouffement et soupir. Bravo Hiko, maintenant Adèle est définitivement sur la défensive, et tu sais très bien ce qu’il se passe quand elle décide de mettre des barrières autour d’elle.

« Ah, j’aurais dû me douter que vous n’étiez pas les meilleures amies du monde. Désolé, mais tu comprends, après qu’elle ait parlé de toi, je ne pouvais pas faire comme si de rien n’était. »

Bon, la vérité est que, si, tu t’en es douté, les deux femmes ne pouvaient pas se supporter. Leur amitié n’est pas une hypothèse crédible peu importe la manière dont tu la tournes. Tu lèves les yeux un instant, juste à temps pour voir un voile dans le regard de l’Allemande se dissiper. Sa relation avec Ana est-elle si conflictuelle ? Es-tu une si grande nuisance ? Pas un seul instant, tu te doutes qu’Adèle puisse être jalouse de ton amie, tu ne sens pas le dilemme qui la prend tellement tu t’es persuadé qu’elle ne t’aime plus. De toute façon, comment pourrait-elle t’aimer encore ? Si tu ne nies en aucun cas l’affection qu’elle a pour votre fils ou la douleur atroce qu’elle a dû ressentir quand elle s’est séparée de lui peu après sa naissance, tu ne peux te laisser aller à l’imaginer t’aimer encore. C’est juste impossible. Tu ne veux pas souffrir davantage avec des « et si » qui t’écorche le cœur comme les épines d’une rose.
Quand tu fais cette réflexion à propos de ton Petit Prince, elle te regarde dans les yeux et tu frissonnes.

« En effet… C’est dommage. Mais peut-être n’en aurait-il pas eu envie. Ou peut-être n’étais-je pas là pour lui… »

Tu ne veux pas soutenir ce regard, car tu ne veux pas affronter la vérité, mais tu trouves en toi le courage de le faire. Adèle t’a abandonné en même temps que son fils, et elle aura beau trouver toutes les excuses du monde, elle aura toujours une grande part de responsabilité dans ton cœur en morceaux. Il existe toujours un autre choix, et si tu comprends (avec beaucoup de mal) celui qu’elle a fait, tu aurais donné le monde pour qu’elle vous choisisse, vous et non eux, ces parents manipulateurs et perfides. Non, tu n’as aucune estime pour les parents Hammerstein, l’archétype des élitistes que tu détestes. Le bien qu’ils aient donné au monde sont la naissance de leurs filles.
Mais tu sais que tu n’es pas tout blanc non plus, tu ne te voiles pas la face et tu passes ta vie à te faire pardonner à ton fils. Tes années de galère à joindre les deux bouts, ces voyages presque clandestins au Japon, car ta famille a presque voulu effacer ton souvenir, ces nuits blanches tiraillées entre l’envie de tout foutre en l’air et celle d’aller pleurer contre le corps de ton fils endormi… Mais tu as gardé la face, tu as accepté la tempête comme étant une partie de toi pour tenir. C’est parce que tu es resté un grand enfant que tu as tenu Hiko, parce que tu as refusé de grandir, de t’enfermer dans des visions ternes et pragmatiques, parce que tu as tes étoiles et tes livres pour rêver. Tu as tenu Hiko, comme Adèle a tenu, à force de patience vous avez tenu, mais vous ne pouvez rester ainsi indéfiniment. Sinon tes propres astres deviendraient ton enfer, comme son travail deviendrait sa prison.
Tu regardes Adèle, et tu es tiraillé. Tu as envie de la détester, de la laisser à ses souffrances qu’elle a choisi de s’imposer, d’être égoïste et capricieux pour ne pas montrer la moindre faiblesse. Mais tu ne peux pas, tu te demandes, est-ce que son ex-mari l’a bien traitée ? Est-ce que son travail ne lui coûte pas la santé ? A-t-elle bien profité des vacances avec votre fils ? Est-ce que ta rose a fané, car personne n’a été là pour prendre soin d’elle ? Est-ce qu’elle regrette de t’avoir connu ? Tu es sincèrement inquiet pour elle comme tu veux désespérément qu’elle te parle et se confie à toi. Tu ne sais pas pourquoi, mais ce mélange de sentiments t’énerve comme sa remarque concernant le possible manque d’envie de votre fils de la voir. Tu ne sais pas si le double sens dans « peut-être n’étais-je pas là pour lui » est voulu, mais cela rajoute à ton trouble.
Tu fais claquer ta langue pour marquer ton irritation avant de répondre :

« Je veux bien jouer à qui fera le plus culpabiliser l’autre, mais pas quand il s’agit de lui ou de son bien-être. Bien sûr qu’il a envie de te voir, tu es sa mère. »

Un silence lourd tombe entre vous, alors que tu réalises que tu t’es levé en parlant. Tu te détournes, regardant discrètement dans le reflet de la vitre si tu as gardé ton visage neutre. Oui. Parfait. Tu marches lentement dans le salon, de nouveau, tu caresses le chien, décidément, tu l’apprécies de plus en plus celui-là, pourquoi ton Petit Prince s’obstine-t-il à vouloir ramener des agneaux quand ces merveilleuses bêtes existent ? Tu cesses tes caresses quand Adèle reprend la parole :

« Non, je n’étais pas là pour une quelconque raison de sécurité. »

Tu te retournes et t’avances vers elle, avant de t’arrêter à une distance trop éloignée pour des proches, mais trop intime pour des étrangers. Tu la dépasses un peu en taille, ça t'amusait beaucoup à l'époque. Puis tu l’observes un instant avant de répondre, avec une étrange douceur dans la voix et une véritable tristesse dans le regard :

« Tu penses sincèrement que j’ai cru un seul instant à ce mensonge ? »

Tu as manqué d’y croire, oui, mais tu savais très bien qu’il y avait forcément autre chose derrière. Ta voix s'élève de nouveau, toujours aussi douce, mais tu y incorpores une fermeté qu’y t’est propre.

« Dis-moi Adèle, si tu étais honnête et que tu me disais pourquoi tu es venue en cachette à l’université ? Si ce n’est pas pour le travail ou même pour notre fils, si c’est pour moi que tu es venue, il serait peut-être temps que tu me le dises. Pour une fois, j’ai assez joué. »
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MessageSujet: Re: (adeko) ; what we were and what we are   Jeu 30 Nov 2017 - 1:12

What we were & what we are

Adèle Hammerstein & Anastasia Radeva


Son regard se détourne. Tu as envie de le rassurer sur tes propos, mais tu n’en fais rien. Si tu es contente de voir que ça ne le laisse pas indifférent, tu ne veux pas qu’il voit que tu t’en es rendue compte. Parce qu’à sa place, tu n’aimerais pas, toi. Mais bien sûr, il n’est pas toi. Vous êtes très différent, lui et toi. Et c’est ce qui t’a attirée, chez lui. C’est aussi ce qui l’a éloigné de toi. Ce qui a fait que tes parents ont pu l’emporter sur vous deux à l’époque. Tu poses machinalement la main sur ton ventre, comme si votre fils s’y trouvait encore et que toutes ces années ne s’étaient pas écoulées. Lorsqu’on regarde Hikoboshi, on peut penser que le temps s’est arrêté des années plus tôt. Mais ce n’est pas le cas, bien sûr. Si le temps n’a pas eu d’emprise sur lui, il en a eu sur toi. Tu le sais, ta jeunesse est derrière toi. Si les produits sorciers peuvent encore faire illusion, tu sais que le matin, ton miroir te renvoie ta fatigue, et que tu as des petites pattes d’oie au coin des yeux. Et quelques rides d’expression sur le front à force de le froncer, aussi. Mais elles sont discrètes, encore pour l’instant, heureusement. Je ne suis pas pressée de vieillir non plus. Pas plus que ce que mon fils – que je n’ai pas élevé – fasse des enfants à son tour et me fasse entrer de bonne heure dans la génération suivante : celle des grands parents. Je ne suis pas prête, à ça. Pas alors que je n’ai pas vécu ma maternité, et si Hiko a vécu sa paternité, je doute qu’il soit prêt également.

Heureusement, Hiko te détourne assez rapidement de tes pensées en te demandant la raison de ta venue sur le campus quelques jours plus tôt. Ca t’énerve, Adèle, de voir qu’il prête attention à ce que peut dire cette femme. Tu aimerais laisser aller ton esprit à penser ce qu’il te suggère, mais tu t’y refuses. Parce qu’après ce qu’il vient de te demander, tu l’imagines dans ses bras, dans son lit, et que tu ne veux pas être ce genre de femme aigrie qui dit des horreurs sur la nouvelle compagne de son ex. Tu n’as pas ton mot à dire, après tout. Cela fait trop longtemps que vous vous êtes séparés. Mais ton cœur saigne, pourtant. Tu lui réponds, pourtant. Avec froideur, avec distance, restant très neutre vis-à-vis de celle qui semble te l’avoir pris. Conjectures, suppositions, bien sûr, mais cette idée t’est entrée dans la tête et empoisonne la moindre de tes pensées tandis qu’il reprend la parole. « Ah, j’aurais dû me douter que vous n’étiez pas les meilleures amies du monde. Désolé, mais tu comprends, après qu’elle ait parlé de toi, je ne pouvais pas faire comme si de rien n’était. » Bien entendu que vous n’êtes pas les meilleures amies du monde… On ne peut pas aimer le même homme et bien s’entendre. C’est ce que tu as envie de lui répondre, mais tu n’en fais rien. Parce que cela serait montrer que tu as des émotions et cela fait trop longtemps que tu t’efforces de montrer à tout le monde que tu ne ressens rien. A la place, tu te contentes de répondre un : « Nous avons eu des divergences par le passé dans le cadre de notre travail. J’ai grimpé les échelons, elle a quitté le ministère. » C’est prononcé tellement froidement qu’on pourrait croire qu’il s’agit d’une simple miette sur une nappe parfaitement repassée que tu attrapes entre tes doigts pour l’en enlever sans qu’elle ne tombe par terre.

Non, Adèle, tu refuses de montrer que le simple fait de parler de cette femme te blesse. Tu n’as pas envie de dévoiler tes faiblesses. Hiko a mis des années avant de les voir et il n’a pas compris, ce jour-là, quand tu lui as dit de prendre cet « enfant dont tu ne voulais pas », soi-disant, que tu étais comme morte à l’intérieur. Tu n’es jamais revenue à la vie, après ce jour-là, et tu ignores si tu le pourras un jour. Ce que tu sais, c’est que ce mariage sans amour dans lequel tu as dû te plonger pendant quinze ans a fini de te convaincre que tu n’avais rien à offrir. Le travail, tes amants c’est ce qui t’a fait tenir, pendant toutes ces années. Ce qui t’a permis de ne pas rentrer dans la maison conjugale toutes ces nuits, ou suffisamment tard pour qu’il soit déjà endormi et que tu n’aies pas à partager le lit conjugal. Tu retiens avec peine une grimace de dégoût au souvenir des mains de ton ex mari sur ton corps, rudes, indélicates, sans douceur, sans amour…

Tu chasses ces horribles souvenirs, dignes de cauchemars de tes pensées dès que ton ex petit ami évoque votre fils et le fait qu’il était absent du campus, n’ayant pas cours, lorsque tu y es allée. Forcément, il ne pouvait que deviner la véritable raison de ta présence là-bas. Pourtant, Adèle, tu continues à mentir, ou du moins à dissimuler la vérité. Tu te protèges, Adèle. Pourquoi ? Crains-tu qu’il t’interdise de le voir s’il n’est pas prévenu avant ? Votre fils est adulte, à présent. Il pourrait s’y opposer. Mais toi, tu serais incapable de lutter contre le désir d’Altaïr, de ton astéroïde. S’il ne veut plus que tu vois Helios, tu ne le verras plus, même si cela t’enlèverait la dernière once d’humanité qu’il te reste. Vos regards se croisent. Le tien carapace froide et vide qui renferme un feu brûlant, un désir qui te consume, le sien, véritable miroir d’incompréhension devant ton refus à parler, à te confier. Mais il ne peut comprendre dix huit années de silence. Dix huit années à ne rien éprouver. Dix huit années à te mentir à toi-même, à tenter de te convaincre que tout ça n’était rien de plus qu’une amourette adolescente, et ce pour faire plaisir à ceux qui t’ont amenée dans ce monde. Tu te demandes ce qu’il pense, quand il te voit. Eprouve-t-il de la nostalgie de votre histoire passée ? Voudrait-il revenir en arrière pour te convaincre de le choisir lui et de renier tes parents ? Eprouve-t-il du regret d’avoir un jour été amoureux de toi ? Tu l’ignores et une part de toi, la part raisonnable, celle qui contrôle le moindre de tes faits et gestes te dit que c’est mieux de l’ignorer. Que rêver ne sert à rien d’autre qu’à te faire plus de mal encore.

Au bout d’un moment, c’est toi qui détournes le regard, Adèle. Parce que les pensées que tu imagines en provenance du japonais sont autant de jugement te désignant coupable. Tu l’imagines regretter le jour où il t’a connue, te détester lorsqu’il devait, seul, changer les couches de votre fils, lorsque celui-ci était malade, ou qu’il réclamait sa mère le soir. En cet instant, tu sens ton cœur se briser et l’envie de pleurer ces moments que tu n’as pas vécu te broie l’âme. Mais tu tiens bon, Adèle. Tu ne sais pas combien de temps tu y parviendras, mais pour le moment, tes remparts sont intacts, solides. Peut-être l’arrivée de Nox, ton chat des forêts norvégiennes, sur tes genoux y est pour beaucoup. Tu enfonces tes doigts dans sa longue fourrure soyeuse et tu les refermes les poses sur la peau de l’animal à travers laquelle tu sens les battements de son cœur. Ce contact t’ancre dans le présent, te permet de te reprendre et de reformer ton masque qui s’est fissuré l’espace de quelques secondes. Ne pas montrer… Ne rien montrer… Ne rien dévoiler… Ne pas ressentir… Rester froide… Tu te répètes un long moment ce mantra tandis que le silence s’installe entre vous pendant qu’il réfléchit à ce que tu viens de dire.

Et quand il reprend, à nouveau la parole après un claquement de langue réprobateur, tu ne peux que remercier silencieusement Morgane et Merlin d’avoir poussé Nox à venir sur tes genoux à cet instant là. Parce que les paroles d’Hiko, en cet instant t’auraient fait basculer. « Je veux bien jouer à qui fera le plus culpabiliser l’autre, mais pas quand il s’agit de lui ou de son bien-être. Bien sûr qu’il a envie de te voir, tu es sa mère. » Oui, tu es sa mère. Tu ne diras jamais le contraire. Mais tu ne l’as pas élevé. Il peut ne pas avoir envie de passer plus de temps que nécessaire en ta compagnie. Mais tu ne rétorques pas. Tu n’as pas envie que ce face à face se termine en conflit, même si tu crains que cela ne soit inévitable. Après tout, tu te sais peu douée en matière de sentiments. Tu remarques, cependant, qu’il n’a même pas relevé que tu n’étais peut-être pas là bas pour votre fils. Tu aurais souhaité, pourtant, qu’il te demande si tu étais là pour lui. Mais il n’en fait rien. Et, au bout de longues minutes, tu te forces à reprendre la parole alors que Lux profite pleinement des caresses d’Hiko. Traitre songes-tu bien que légèrement amusée par l’attitude de ton chien. Cette fois, tu réponds à sa question initiale et il s’avance vers toi, faisant battre ton cœur plus vite. Lui aussi, il te trahit… Ce cœur qui n’a jamais battu pour personne d’autre que lui et Helios. Tu as besoin d’air, d’espace. Il est à la fois trop près et trop loin. Tu as envie de hurler. Pourtant, tu soulèves lentement Nox pour porter sa tête à tes lèvres et tu déposes un petit bisou entre ses deux oreilles. Là où l’espacement est parfaitement adapté pour un visage humain, puis tu le soulèves, te lèves et le poses sur le siège que tu viens de quitter. Tu sais que tu vas regretter de ne pas l’avoir gardé dans tes bras. Mais… C’est mieux. Tu croises les bras sous ta poitrine et tu recules d’un pas, t’éloignant du fauteuil et de cet homme qui n’a pas cru ton mensonge. Bien sûr, qu’il n’y a pas cru. Le contraire eut été étonnant et t’aurait déçue, venant de lui.

Malgré ton désir de répondre d’une voix aussi douce que la sienne, c’est un ton acerbe qui franchit la barrière te tes lèvres, indiquant tout le mépris que tu penses d’Anastasia Radeva : « Tant qu’elle l’a cru, elle, cela me convient. » Et puis il t’ordonne, presque, même si sa voix reste douce de lui dire pourquoi tu es allée là bas. Te demande si c’est pour lui. Te demande d’être honnête. Te dit qu’il a assez joué. Mais tu ne le peux. Tu sens ta gorge se nouer, ta voix se briser avant même d’ouvrir la bouche. Et c’est dans un murmure que tu laisses échapper un : « A quoi bon ? Il est trop tard, maintenant… » Et tu les sens casser, ces vannes. Et tu sens que tu n’es pas très loin de perdre tout ton cher contrôle, Adèle. Alors tu te détournes, lui offrant ton dos pour qu’il ne voit pas tes yeux briller, qu’il ne devine pas que tu commences à pleurer. Et tu ne sais qu’espérer : qu’il s’en aille, te laissant ainsi encore un peu plus brisée, ou qu’il vienne te prendre dans ces bras où la tempête finirait de t’emporter…

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MessageSujet: Re: (adeko) ; what we were and what we are   Dim 10 Déc 2017 - 18:00

what we were and what we areTu la vois, ta rose. Tu la vois ta rose, malgré les années qui sont passées sur ses traits, malgré le temps qui est venu la marquer sur le coin des yeux. Tu la vois dans toute sa splendeur, toute sa froideur quand elle évoque Anastasia, toute sa tendresse dans ses caresses pour son chat. Mais son aura est ternie de tout ce qu’elle a vécu, tous ses sacrifices silencieux, alors que toi, Hiko, tu essaies tant bien que mal de rester hors du temps. Trop sensible pour la terre, tu préfères te cacher derrière les étoiles, ta douceur naturelle est marquée par une étrange distance. Tu es toujours prêt à partir, à continuer d’avancer, la tête en l’air, si sur ton chemin des catastrophes arrivent. Il n’y a que ton fils pour te suivre dans l’aventure, pour avoir toujours une main sur ton cœur, prêt à le broyer ou le soigner avec un simple souffle. Parce que tu l’as laissé prendre dans ta vie la part la plus importante, parce qu’il est celui qui t’a donné une raison de vivre sans savoir que tu la cherchais. Mais Adèle, ta rose si douce derrière son orgueil, elle a aussi une emprise sur ton cœur que tu as tenté t’étouffer. Tu as presque réussi, mais à chaque fois, elle réapparaissait dans ta vie, juste assez de temps pour te rappeler et aussitôt disparaître. Tu as connu des compagnes et des compagnons, tu en as aimé d’autres avec plus ou moins de fièvre, plus ou moins de douceur, certains t’ont laissé avec de doux souvenirs au pas de la porte, d’autres t’ont laissé quelques rancœurs au coin de l’oreiller, certains ne sont plus que de vagues figures dans ton paysage. Encore, aujourd'hui, tu as ces quelques personnes qui viennent chatouiller ton cœur, essayer de le clamer et tu serais tenté de les laisser entrer. Mais elle, elle est et sera ta plus belle histoire d’amour, elle t’a laissé avec des cicatrices si profondes qu’elles troublent parfois tes nuits, mais que tu les aimes, tes cicatrices. Parce que ces cicatrices sont la preuve de votre amour, et même s’il ne reviendra peut-être jamais, il a été là, réel. Aussi réel que ton Petit Prince.

Tu tressailles face au mépris qu’elle exprime en parlant d’Ana. Tu aimerais défendre ton amie, mais une petite voix sage te conseille de rester hors de leurs querelles, et tu n’as aucune idée de la jalousie d’Adèle. Tu te demandes ce que l’infirmière a bien pu lui faire, mais tu ne dis rien, tu ne dis rien parce que ce n’est pas le moment. Tu vois ta rose qui se fane, ton regard triste se trouble dans le sien, quand elle te dit qu’il est trop tard de toute façon, tu sens ton cœur chavirer sur le son de ses larmes retenues. Tu veux tendre la main, mais elle se détourne. Elle se détourna, car elle ne voulait pas qu’il la vît pleurer. C’était une fleur tellement orgueilleuse. Tu as l’impression qu’une Voie Lactée vous sépare, cette Voie Lactée qui sépare Hikoboshi d’Orihime, les étoiles amoureuses et tu sens comme le poids de l’ironie s’écraser sur tes épaules.
Tu restes un instant sans rien faire, perdu dans ton propre tourbillon de sentiments, tu es toujours en colère, tu veux toujours des réponses, Hiko, tu veux traverser cet univers qui vous sépare pour la consoler. Tu la contournes, te plantes face à elle. Elle n’a pas besoin de te répondre, tu le lis dans ses larmes qu’elle tente de contrôler. Tu as ta réponse Hiko, et plus que jamais, tu es perdu. Pourtant, tu lui relèves doucement le menton, pour qu’elle te regarde, pour qu’elle voit que la tempête est aussi dans tes yeux, pour qu’elle sache qu’elle n’est pas seule. Tu n’es pas prêt à pardonner, mais tu es prêt à comprendre. Tu lui souris, il est si triste ton sourire, mais tu souris quand même.

« Tu devrais savoir que tu n’as pas besoin de te cacher face à moi, ma rose. »

Ne te cache plus, c’est ce que tes yeux lui demandent alors que tes doigts s’attardent un instant sur sa joue. Pensif, tu lui dégages une mèche de cheveux de son front. Ça te ramène des années en arrière, ça te ramène au Japon, sous ce ciel que tu aimes tant. Tu te rapproches, hésites un instant, puis te retires. Une légère rougeur sur les joues, tu as oublié ce que vous étiez à présent. Tu fais un pas en arrière puis tu inclines la tête, tu ne peux pas lui faire ça. Pas maintenant, vous êtes trop à vif. Puis tu commences à t’éloigner, en étouffant les souvenirs rendre chaque battement douloureux.
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