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 Make me feel something ¬ cristolia

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Cristobal Lovingblow
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MessageSujet: Make me feel something ¬ cristolia   Lun 23 Oct 2017 - 20:30

Make me feel something

       

Cristobal regardait à travers la fenêtre de la boutique Madame Blansec d'un air lunatique. Souvent, il se perdait dans le flot de ses pensées oubliant même l'existence du genre humain. Il y trouvait le réconfort,enveloppé d ses rêves et de ses songes. Petit être innocent, sa mère le lui avait reproché son manque de rigueur et de concentration. Mais ce n'était pas sa faute, clamait-il donc, il était comme ça depuis toujours. « Cristobal, il faudrait déposer les robes dans l'arrière-boutique mon chéri » lui soufflait alors sa mère, une voix troublante qui surgit de nul part. Cristobal sursauta alors bruyamment en poussant un cri rauque mais haut perché tout de même pour son gabarit. Il se retourna vers sa main, un sourire immuable à ses lèvres, le regard rivé sur ses opales toutes aussi claires que les siennes. Oh oui, Cristobal ressemblait énormément à sa mère, il avait du moins son élégance et ses manières soignées... lorsqu'il ne buvait pas, évidemment.  Ils possédaient tous les deux la même forme des yeux et le même sourire. « Oui, mère. » Le trentenaire s'avança donc vers sa mère et agita sa baguette pour lui prêter main forte. Alors que pour certains,  aider ses parents étaient une tâche difficile,pour le beau brun, il ne s'agissait là que du juste retour des choses. Il lui devait la vie, à sa mère, elle avait toujours veillé à ce qu'il ne manque de rien, après tout. « Nous allons aussi à Pré-au-lard demain, tu te souviens ? » soufflait-elle dans son dos alors qu'il finissait d'accrocher les dernières robes flamboyantes dans le backstore. Il se retourna alors vers sa mère, les sourcils arqués. Non, il ne savait pas. Il haussait les épaules, il avait congé pour la semaine de toute façon.Sans plus tard, il hocha la tête acquiesçant sa demande. Le bellâtre aurait tout fait pour sa mère, il l'aimait plus que quiconque sur cette terre. Elle était si parfaite, sa mère. Une femme vaillante et incroyablement douée, ce n'était pas pour rien qu'elle était désormais à la tête de la mercerie familiale depuis des années. « Madame Blansec a demandé qu'on renfloue l'inventaire, il lui manque des bobines chatoyantes et des aiguillle-fait-tout. » Sa mère sortie de son sac une vingtaine de cartons et les fit s'empiler les uns sur les autres en suivant ces derniers d'un coup de baguette. « Je m'occupe de cela, mère.Allez parlez à votre grande amie, elle n'a cessé de me demander de vos nouvelles. » La femme dans la soixantaine bien entamée déposa alors une main sur l'épaule de son fils aîné dont elle était si fière avant de disparaître dans la pièce voisine, où s'y trouvait un salon de thé magique. Il laissa les vieilles âmes badiner entre elles et se dirigea à l'avant de la boutique. Où il y rangea les différents effets toujours en faisant valser sa baguette. C'est alors qu'un client, ou une cliente fit tinter la clochette qui se trouvait dans l'embrasure de la porte.

Cristobal en fit fie et poursuivit de remplir l'inventaire des la boutique, enfin... il se croyait serein jusqu'à ce qu'il ne relève finalement les yeux, ressentant qu'on le regardait à son tour. La jeune femme qui se trouvait là lui était plus que familière. Blonde, jolie,ressemblant trait pour trait à son ancienne fiancée Hannah, elle le regardait aussi surprise que lui de se retrouver alors qu'il y a deux semaines déjà, il était ivre et sous haute surveillance à sainte-mangouste. Spontanément, il ressentit un picottement dans la nuque: il fut nerveux. Ses joues s'empourpraient à la vue de la demoiselle qui ne l'avait guère laissé indifférent et même s'il ne se rappelait pas de tout, il se rappelait sa gentillesse et sa voix, cristalline. Il avait même rêvé d'elle, une fois.Son sourire avait apaisé son sommeil parfois troublé par son lourd passé. Maintenant qu'il la voyait en face, fleurit en lui l'idée de se transplaner autre part.
Il se sentir profondément intimidé à la vue de la demoiselle surtout qu'il ne savait pas trop comment réagir avec l'humain de temps à autre, en particulier les humaines.C'était là sa plus grande faiblesse: ne pas savoir s'exprimer. Pour témoigner de ce profond trouble qui le tenait par les entrailles, le contenu d'une boîte remplie de bobines magiques se retrouva au sol, les fils aux milles nuances de couleur rampaient au sol et si Cristobal ne faisait rien, bientôt celles-ci finiraient par s'emmêler aux lacets de ses chaussures. Heureusement, ce dernier se ressaisit et fit un bref mouvement de poignet pour tout remettre en place, puis rangea sa baguette dans la poche de sa cape d'un beau gris charbon. Il était soigné, sa chevelure un peu plus domptée. Il avait cet air distingué qui contrastait drôlement avec ses jadis airs de félin mal léché mais il ne ressentit pourtant qu'un seul sentiment. Fort et rugissant dans son esprit, la honte faisait rage. « Pa.. pardon pour cela » Bon sang, il se maudissait intérieurement pour n'avoir que très peu d'assurance devant ce brin de femme qui l'avait sauvé du bitume glaciale de la nuit.

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MessageSujet: Re: Make me feel something ¬ cristolia   Mar 24 Oct 2017 - 15:52



 « Tu ne vas pas encore passer la nuit dehors Cordelia n’est ce pas ? » T’avait demandé Coronis avec un sourire entendu lorsque tu avais entrepris de regrouper tes affaires cet après-midi là. Un soupir s’était échappé de tes lèvres alors que tu levais les yeux au ciel plus amusée que réellement agacée par la remarque de ton amie : « Je vais seulement m’acheter une nouvelle robe, mon stage au ministère commence bientôt il faut que je fasse bonne impression. » Tu avais passé ces derniers jours bien loin de la chambre que tu partageais avec la Wright, et cela n’avait jamais dérangé cette dernière jusqu’à présent. Tu savais très bien que c’était plutôt la personne avec qui tu passais tes soirées qui posait problème à la brune mais tu fis mine de ne pas comprendre, inutile de mettre de l’huile sur le feu, vous ne seriez jamais d’accord sur ce point. Boutonnant ton manteau tu récupères ton sac sur une étagère avant d’interpeler ta colocataire d’une voix plus enjouée : « Si je ne rentre pas ce soir, je t’offre un verre demain. » Vous ne vous croisiez que très rarement en ce moment, toutes les deux occupées avec vos vies respectives pour réellement prendre du temps pour vous. Le départ de Charlie avait de plus, quelque peu refroidi l’ambiance de votre colocation, mais tu tenais trop à la Reeves pour laisser une mauvaise passe mettre à mal votre amitié.
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Tes pas t’avaient rapidement menées jusqu’au quartier sorcier d’Inverness, tu savais exactement ce que tu recherchais et n’avais pas l’intention de perdre du temps en flâneries inutiles : ton emploi du temps actuel ne t’offrait que peu de temps libre, les cours de septième année étaient prenant, tu devais aussi organiser ton entrée au ministère qui ne saurait tarder, enfin, le capitanat de l’équipe de quidditch offrait son lot de difficultés supplémentaires : tu cherchais comme toujours à en faire trop Cordelia, mais tu ne pouvais t’empêcher de multiplier les tentatives de te démarquer sans te rendre compte que tu te noyais dans des inquiétudes qui n’avaient pas lieu d’être.

Arrivée à destination tu pousses avec précautions la porte de Madame Blansec. La clochette de l’entrée tinte dans un bruit aigu tandis que tu t’engouffres dans la boutique  échappant à la morsure du froid automnal. Essuyant le talon de tes bottes à l’entrée tu jettes un oeil autours de toi, seul un homme est présent à l’avant de la boutique, occupé à faire l’inventaire des différents produits. Son visage n’est pas visible mais quelque chose dans ses cheveux bruns t’es familier. « Excusez-moi? » Demande-tu dans un murmure une fois ta veste déposée sur l’un des portes manteaux prévus à cet effet. Ton regard croise celui de l’homme qui lève les yeux vers toi. Avant que tu ne puisses demander quoi que ce soit les bobines s’étalent sur le sol dans un bruit sourd se répandant à vos pieds, mais, avant que tu ne trouves ta baguette dans le creux de ta robe, le sorcier face à toi a tout remis en ordre du geste délicat. Tu balayes ses excuses d’un geste entendu de la tête, tu n’es pas du genre à t’offusquer pour une maladresse, cela serait bien hypocrite de ta part alors que tu avais tendance à ne plus maitriser tes mouvements en situation de stress.

L’homme redresse la tête vers toi et les souvenirs te frappent de plein fouet : « Cristobal ! » T’exclames-tu d’une douce voix en reconnaissant le sorcier face à toi. Tu aurais pu passer à côté sans le reconnaitre, son apparence était résolument différente de la dernière fois que tu l’avais rencontré : il avait meilleure mine et c’était ce qui te frappa le plus, et aussi ce qui te rassura. Mais il avait toujours ces yeux clairs et mélancoliques que tu lui connaissais. D’un regard léger tu détailles son visage, ses cheveux coiffés et sa cape élégante : tu avais vu juste à l’hôpital, il était très bel homme.  « Comme je suis contente de vous voir ! » Un léger rire cristallin s’échappe de tes lèvres, tu es quelque peu mal à l’aise, ce n’est pas inhabituel mais vous semblez tous deux aussi troublés l’un que l’autre. Pour une fois, c’est toi qui prends l’initiative d’engager la conversation, une fois n’est pas coutume tu sentais bien qu’il ne le ferait pas à ta place. « Vous travaillez ici ? » Trop spontanée tu t'emballes, ravie de retrouver ton protéger. « Oh, veuillez pardonner mon impolitesse : comment allez vous ? » Tes joues se teintent d’une nuance proche de la pivoine, faisant écho au visage de ton interlocuteur avec une honnêteté presque maladive. Tu es un peu prise de court, tu ne t’attendais pas à croiser l’homme dans un tel lieu. Tu ne t’attendais pas à le croiser tout court et, même si tu étais loin d’en être mécontente tu ne savais pas trop comment réagir face à lui. De quoi se souvenait-il donc ? Etait-il aussi heureux que toi de cette nouvelle rencontre fortuite ? Les questions se bousculent dans ton esprit et un instant tu le sens dangereusement vagabonder dans la pièce à la recherche de réponses à tes interrogations. Secouant légèrement la tête pour éviter de violer une nouvelle l’enceinte de ses pensées tu te racles légèrement la gorge et te concentre sur le sorcier qui te fait face : « Je suis à la recherche d’une robe que l’on m’a conseillée, mon amie m’a indiqué que Madame Blansec était le seul endroit où il était possible de la trouver. » Indiques-tu en passant une main un peu gênée dans tes cheveux : tu meublais le silence pour éloigner l’inconfort qui vous habitait tous les deux, mais aussi pour maitriser ton esprit vagabond, tu ne referais pas l’erreur de t’immiscer dans le sien.



❝orgueil et préjugés❞
Si les vôtres sont les mêmes qu'au printemps dernier, dites le moi tout de suite. Les miens n'ont pas varié, non plus que le rêve que j'avais formé alors. Mais un mot de vous suffira pour m'imposer silence à jamais.


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MessageSujet: Re: Make me feel something ¬ cristolia   Mar 24 Oct 2017 - 20:26

Make me feel something

       

Cristobal étouffait. Oui, le pauvre se sentait submergé par les émotions. On pouvait y déceler des notes de panique et d'appréhension. Après tout,il ne s'était pas forcément préparé à cette rencontre fortuite. Bien évidemment, il comprenait bien le sens de fortuite, le hasard avait semé la zizanie dans sa tête.Un épais brouillard troublait sa quiétude. Malgré la peur du jugement pour ce qu'il avait fait ou non, ou même ce qu'il avait bien pu lui dire qui avait échappé à sa mémoire cette nuit-là,  il ne put empêcher ses lèvres de former un sourire qui réchaufferait probablement la pièce entière. Cristobal était heureux, bien qu'incroyablement nerveux, de la revoir à nouveau. Il ne l'avoue jamais à haute voix, mais elle avait imprégné ses pensées depuis. Il avait l'impression qu'un lien indescriptible les unissait déjà. Il se sentit idiot. Il papillonnait des cils alors qu'il constatait le désordre qu'il avait causé autour de lui. Il rougit davantage lorsqu'elle le détaille, qu'est-ce qu'elle était belle!  Elle l'était encore plus que dans ses souvenirs et pourtant, il en avait gardé quelques uns très intacts. Il déglutit lorsqu'elle se dit contente de le voir lui. Pauvre petit Cristobal, ses paroles lui firent l'effet d'un puissant feu ardent.Il aurait bien voulu lui rendre la pareille, et lui dire que le plaisir était partagé, mais rien ne parvint à ses lèvres, rien d'autres qu'un air dubitatif alors que les bobines de fils reprenaient place dans la vitrine de la boutique. Comme s'il avait vu un fantôme, la couleur pivoine se mariait à merveille à son teint.

Il essaya d'ouvrir les lèvres, ne serait-ce que pour répondre à sa question pourtant si simple mais il dût se reprendre à deux reprises. Il s'exaspérait mais tout cela était bien plus fort que lui. Quand il ne levait pas le coude, Lovingblow était discret et incroyablement timide.Ça ne l'empêchait pas de ressentir grandement les choses,mais il était tout bonnement incapable de les extérioriser. Alors il la fixait de ses yeux d'un bleu océanique. Il osa même se perdre dans les siens. Il aurait pu s'y noyer tant ils étaient magnétiques. Oui voilà, l'attraction était palpable. Voilà pourquoi il ne savait pas comment réagir, elle l'intimidait de sa grâce et de sa beauté lui rappelant l'âme soeur disparue. Il secoua la tête,  un sourire sincère aux lèvres.« Non.. J-je...suis ici pour aider ma mère, Madame Mercier. Nous avons une mercerie familiale, nous fournissons les boutiques comme celles de Madame Blansec et » Cristobal s'interrompit un bref instant, tétanisé à l'idée de trop parler.Il ne voulait pas être lourd. Il voulait se faire petit. « Parfois ma mère envoie des robes, l'une de mes soeurs est couturière » dévoiler un peu de son environnement familiale lui fit du bien, en quelque sorte cela la rendait peut-être un peu plus humain et moins mystérieux ? Il y avait cependant une évidence qui se démarquait du lot, le salarié ne ressemblait en rien au minable qui s'était écroulé contre le bitume ce soir-là. Peut-être était-ce donc pour cela qu'elle mit du temps à le reconnaître et à prononcer son prénom avec une joyeuse résonance?Cristobal avait meilleure mine certes, il était aussi lui-même en dehors des effluves de spiritueux, un adulte soigné à l'image de la famille noble de sa maternelle. La jeune femme cependant n'avait pas changé sous son regard pointilleux, elle était encore plus resplendissante que dans ses souvenirs. « Ne vous excusez point, je vais bien, qu'en est-il de vous ? » C'était un mensonge. Il y avait un fait irréfutable chez Lovingblow: il n'allait jamais bien. C'était toujours du pareil au même. Ce soir il tenterait d'oublier qu'il va mal dans la taverne du coin, triste histoire qui ne cessait de tourner en rond et menait à nulle part. Il s'installait entre eux un silence gênant où chacun, complètement intimidé de l'autre se vêtit d'un teint flamboyant au niveau des pommettes. Cristobal réalisa que la jeune femme semblait toute aussi troublée par sa présence et cette rencontre qu'il ne l'était lui-même. Curieusement,cela le rassura un peu. Il se sentit moins dans l'obscurité grandissante de sa solitude. Un sourire indétrônable collé aux lèvres, son coeur était heureux de la revoir à nouveau. Il battait un peu plus rapidement qu'à son habitude.

La jolie étudiante meubla le silence en parlant d'une quelconque robe, or Cristobal ne travaillait pas vraiment ici. Cependant, il connaissait la boutique magique de Madame Blansec comme le fond des poches de sa cape. Il hocha la tête «  Madame Blansec est la meilleure de toute la région, vous ne pourrez trouvez mieux ailleurs, assurément. C'est pour quelle occasion ? » après tout, il venait ici depuis sa tendre enfance, Madame Blansec était la plus grande et la plus fidèle amie de la famille, de sa mère plus particulièrement, elles étaient inséparables. Le regard du bellâtre se hasardait quelque peu sur les robes mises en évidence sur des mannequins faits de plastique., puis sur celles déposées contre le mur.Cristobal avait de nombreux souvenirs reliés à cet endroit, tous aussi merveilleux les uns des autres. C'était Madame Blansec qui lui avait conçu ses robes, et ses capes. Il devait son élégance à cette grande dame qu'il affectionnait tant. Cristobal se risqua, d'un ton qui se voulut chaleureux « Vous savez..Vous pourriez vous parer de vulgaires haillons, mademoiselle Cordelia, que vous seriez toute aussi jolie qu'une fleur du désert » cela n'était guère nécessaire mais le coeur avait eu raison de cette confidence. Ses joues s'empourprèrent davantage alors qu'il réalisait ce qu'il venait de dire. Ô comme il aurait voulu posséder une cape d'invisibilité à ce moment précis.

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MessageSujet: Re: Make me feel something ¬ cristolia   Mer 25 Oct 2017 - 19:11



Tu ne lui avouerais certainement jamais, mais tu t’étais imaginée de nombreuses fois à quoi vos retrouvailles auraient pu ressembler : tu t’étais posée mille questions sur cet inconnu au passé tumultueux et à l’esprit hanté par les fantômes d’une disparue. Tu avais espéré depuis ton départ de la chambre d’hôpital le recroiser à nouveau. Malgré toi, tu avais même fait un détour par cette ruelle où tu l’avais trouvé partagée entre le soulagement de ne pas le trouver ivre mort étendu sur le bitume et la déception de ne pas pouvoir partager quelques minutes avec lui. Mais maintenant qu’il se retrouvait face à toi, tu ne savais quoi faire, que dire ou même comment réagir. Tu te perds dans un palabre maladroit, essayant de faire disparaitre ta gêne à coup de traits d’humours approximatifs.
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Il t’indique être seulement ici pour aider sa mère dans ses affaires, maintenant que tu y prêtes attention il te semble entendre des voix dans le salon en arrière-boutique. « Oh, je vois, je comprends mieux ! » T’exclames-tu enjouée, en jetant un coup d’oeil distrait aux bobines qui avaient repris leur place dans les étagères sans bruit. Tu penches légèrement la tête sur le côté, attentive lorsqu’il parle de sa famille, heureuse de pouvoir en apprendre un peu plus sur son interlocuteur. Après quelques jours à ressasser votre rencontre tu avais enfin mis le doigt sur la personne à qui te faisait penser le nom de Cristobal, un professeur de l’université était un Lovingblow, le nom n’était pas particulièrement commun, ils devaient être lié. « Je me disais aussi que je vous aurais certainement rencontré plus tôt si vous aviez travaillé ici. » Un sourire étire tes lèvres mais tu es presque déçue de ne pas avoir eu l’occasion de le croiser plus souvent : Inverness était une petite ville, s’il avait travaillé dans le coin tu aurais certainement fais sa connaissance bien plus tôt.

Tu hésites à lui demander s’il avait correctement récupéré de son dernier séjour en chambre d’hôpital, ou simplement s’il était facilement rentré chez lui suite à votre dernière, première, rencontre, mais tu n’oses pas. Tu ne voulais pas le gêner plus que nécessaire et quelque chose en toi te susurrais que tu risquais de ne pas apprécier la vérité si cette dernière passait la barrière de ses lèvres. Car il te l’avait avoué lui même, il était alcoolique et tu savais bien qu’une remontrance ne le guérirait pas, alors, tu tiens ta langue et te contente de le couver d’un regard tendre. Tu ne pensais pas que tu pourrais apprécier autant un inconnu, tu ne pensais pas que ta timidité de permettrait d’oser soutenir son regard, ses prunelles océan vissées dans les tiennes, tu y trouvais l’écho de ta joie, mais aussi une grande part de gêne et toujours une pointe de mélancolie, qu’il essayait de cacher du mieux qu’il pouvait mais que tu décelais aisément au fond de son regard. Cette même lueur qui était apparue entre deux sourires lors de votre échange il y a maintenant quelques semaines. La même qui le poussait à la bouteille encore plus souvent que tu ne pouvais te l’imaginer. Malgré le large sourire qui étirait ses lippes elle ne disparaissait pas. C’est bien pour ça que tu ne le croyais pas lorsqu’il t’indiqua aller bien, mais tu ne relèves pas : Tu ne te braqueras pas de savoir qu’il avait des secrets, qui racontait sa vie à une inconnue ? Personne, tu en savais déjà bien trop à son insu. « Je vais très bien je vous remercie Cristobal. »

Tu acquiesces à sa remarque concernant Madame Blansec, même ta mère qui n’avait pas étudié à l’université connaissait ses robes et Madame Warrington était des plus difficiles en termes d’habilement, y compris pour sa fille et ce même si elle ne voulait rien avoir à faire avec toi. « Je… Pour le travail principalement, je vais débuter un stage au ministère en parallèle de mon cursus en justice magique, il commence la semaine prochaine, je ne voudrais faire tâche au milieu de mes futurs collègues. » Une moue apparait sur ton visage, il n’en n’avait certainement que faire, toi qui étais si discrète habituellement, pourquoi t’épanchais-tu de la sorte sur les détails de ta vie ? Peut-être était-ce pour trouver approbation dans son regard, lui que tu connaissais à peine mais dont tu te sentais déjà si proche. « Vous allez me faire rougir Cristobal ! » Tu laisses échapper un petit rire digne de la plus innocente des étudiantes en cachant ton visage avec ta main, toujours plus maniérée. Le feu qui s’était installé sur tes joues n’était qu’accentué par le doux compliment qu’il venait te faire. Ton cœur s’emballe plus que de raison ; tu savais bien que l’attention qu’il te portait était seulement cordiale, alors pourquoi te sentais tu aussi fébrile face à lui ? « Comme vous êtes gentil… » Murmures-tu d’une voix douce en ramenant tes cheveux derrière ton oreille. Comme pour te soustraites à son regard et tenter de retrouver contenance tu fais mine de t’intéresser aux différentes robes exposées dans le magasin, faisant glisser tes mains sur le tissu distraitement pour occuper tes mains quelques peu tremblantes face à l’émotion : « Je ne mérite pas de tels compliments vous savez ! » Tu ris légèrement en te tournant vers lui à nouveau une robe entre les mains. La posant sur ton buste tu jettes un oeil à ton reflet dans le miroir avant de demander perplexe : « Pensez vous que celle-ci est assez élégante, et qu’elle pourrait me seoir ? Je ne voudrais pas en faire trop non plus mais vous devez savoir ce que c’est… On veut toujours se montrer sous son meilleur jour. » Encore une fois tu parlais trop et une moue agacée prend place sur ton visage lorsque tu t'en rends compte : « Je suis décidément bien trop bavarde, ne faites pas attention à moi je ne veux pas vous déranger avec mes interrogations vous devez avoir bien mieux à faire ! »



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MessageSujet: Re: Make me feel something ¬ cristolia   Jeu 26 Oct 2017 - 5:26

Make me feel something

       



Elle. Elle n'était qu'une banale étrangère. Une samaritaine qui "passait par là ", elle avait été le fruit d'un hasard ambitieux. Cristobal ne cessait de penser à tout ça, à essayer de se souvenir de chaque secondes, chaque minutes.Il s'en voulut énormément, d'avoir oublié. Cela le torturait même, oui, cela le torturait parce qu'il aurait bien voulu se remémorer chaque instants passés en sa compagnie.Rien qu'à cette idée d'ailleurs, il se sentit tout bonnement honteux. Pourquoi s'attachait-il aussi rapidement à cette étrangère aux traits célestes ? Il connaissait la réponse, mais il ne voulait pas se l'avouer. Il ne voulait pas faire de Cordelia une bouée qui le sauverait d'un naufrage certains. Pas plus qu'il ne désirait l'entraîner avec lui dans ses sordides histoires. Il avait peur, il était même tétanisé à l'idée que son coeur ne s'emballe à nouveau. Mais lorsqu'il l'avait aperçu entre deux rangées, il n'avait pu faire taire ce dernier. Fâcheuse constatation.Et lorsqu'elle prononça son prénom - prénom qui résonnait comme une mélodie à ses oreilles aguerries lorsqu'il était murmuré de ses lèvres, il perdit tous ses moyens, et ses repères. Pauvre Cristobal, elle lui ressemblait tellement, c'était ce qui le heurtait de plein fouet. Les similitudes avec Hannah, ses traits fins, sa chevelure cendrée, et même  sa voix cristalline ne faisait que le torturer davantage.

Il balaie ces idées aussitôt que la conversation s'enclenche, souriant sans vraiment s'en rendre compte. Cristobal hocha la tête lorsque la jeune étudiante disait mieux comprendre pourquoi il était ici. Peut-être se l'était-elle imaginée couturier, après tout qui aurait pu la blâmer, Cristobal était magnifique de la tête aux pieds, vêtu de ses plus beaux atours alors qu'il n'y avait visiblement aucune soirée mondaine. À la vue de sa tenue endimanchée, l'homme se doutait qu'il semblait oeuvrer dans le domaine créatif mais il n'en fut rien. Il se pencha un peu vers l'avant en esquissant presqu'une révérence en echo aux réflexions de la jeune Wright «  Et bien je suis souvent ici avec ma mère, si jamais.. Mais non, je n'y travaille pas, je n'ai pas vraiment la main couturière.»  souffla-t-il comme s'il avait lu dans ses pensées. Il multiplierait probablement ses prochaines tournées d'inventaire, se portant garant de ses tâches aussi souvent que sa mère le lui demanderait, rien que pour risquer de revoir ce joli minois qui se dessiner sous son regard perçant.Le trentenaire tut bien évidemment le fait qu'il était le seul dans sa famille à ne pas oeuvrer dans le domaine artistique bien qu'il aurait très bien pu. Ce n'était pas une honte, ni même une déception car chez les Merciers, tout comme chez les Lovingblow, tous avaient droit au libre-arbitre.

Mais ce libre-arbitre, parfois, avait inévitablement un prix à payer. Trop souvent, les siens avaient oublié qu'il avait besoin d'eux pour régler une fois pour toute sa récente addiction. Ce n'était pas faute d'avoir essayer mais personne ne savait que faire avec l'aîné de la fratrie et puis, il n'avait plus l'âge d'un chérubin, il était capable de prendre conscience de ses actes. Mais des nuits comme celle qu'il avait passé à Sainte-Mangouste, il n'en voulait plus. Et pourtant, personne n'essaya de le sauver. Jusqu'à ce qu'elle ne croise sa route. Son regard azuré se révélait plus pétillant lorsqu'elle lui dit qu'elle se portait bien. Pendant une fraction de seconde, il avait oublié où il se trouvait, n'ayant que pour seule impression d'être isolé du reste du monde en sa douce compagnie. Sa mémoire avait fait taire aussi quelques bribes de ce qui s'était passé ce soir-là, alors qu'elle l'avait trouvé ivre mort les joues contre le bitume lors d'une nuit particulièrement glaciale. Il se jurait que s'il trouverait un jour le courage, il lui demanderait ce qui s'était véritablement passé cette nuit-là.

Son coeur s'emballait un peu trop vite à l'écoute de ses paroles. Un stage au ministère, voilà pourquoi son palpitant lui martelait la poitrine! Cristobal hocha la tête, acquiesçant ses paroles. Il s'en abreuvait même, complètement fasciné par ce qui était banal pour le commun des mortels. « Au ministère, dites-vous? Quel département ? » son coeur se serra encore un peu plus, l'espoir le faisait revivre. Et si elle était stagiaire sous sa supervision? Non. Impossible. Il n'y avait que deux élèves en stage présentement, on lui aurait très certainement fait un briefing pour l'avertir dans un délai bien plus qu'une seule semaine. Il n'eut cependant pas le temps de vivre pleinement sa déception que la conversation glissait autre part. La réactivité à ses compliments l'enveloppait d'une chaleur apaisante. C'était comme s'ils étaient tous les deux branchés au même circuit, une unité, une symbiose dont il peinait encore à s'expliquer lui qui croyait cela impossible après avoir perdu Hannah.  Il lui avait balancé ce compliment sans réfléchir, pour le regretter ensuite mais il admit intérieurement que cela n'était pas sans lui plaire d'entendre de ses lèvres qu'il faisait preuve de gentillesse à son égard.« J'essaie de l'être. » dit-il en souriant timidement, les joues toujours aussi cramoisies. Ses parents l'avaient façonné à leur image: doux, compatissant et plus qu'avenant. Il était jadis leur plus grande fierté, si ce n'eut été qu'il était au plus mal en ce moment, ses parents ne cessaient pas pour autant d'être fiers de lui.

Il se mordit délicatement les lèvres, le regard voguant vers d'autres horizons.Elle semblait toute aussi intimidée par la portée de ces compliments qui n'en finissaient plus. Cristobal était cependant authentique, sans artifices. Peut-être était-il un grand timide, mais avec elle c'était différent : il se sentait familier. Un peu comme s'il l'aurait connue dans une autre vie, une autre dimension. C'était un sentiment étrange et exaltant à la fois, ce sentiment de vibrer de tout son être face à ce vent de renouveau.  C'est bien pour cela qu'il ne put se résoudre à se taire face à une telle vérité « Ne dites pas cela, à mes yeux vous le méritez largement » Et puis il entendit ce rire, cristallin et musical. Il y avait ces premières fois qu'on oublie jamais, celles qui résistaient au passage du temps. Ce rire fut pour lui une révélation. Il voulait .Il finit par poser ses yeux sur la jeune femme, suivit le mouvement de ses bras qui se saisirent  d'un joli spécimen. Cristobal battit des cils alors qu'elle lui demandait visiblement son avis. Ne comprenait-elle donc pas qu'il n'y aurait absolument aucune objectivité dans son futur discours ? Il rit doucement à ses toutes dernières paroles « Ma chère Cordelia, je ne crois pas qu'il puisse être possible pour vous d'avoir de mauvais jours, mais si vous voulez un avis objectif, cela fait très bien pour une première journée au ministère. » Il ne se cacha pas qu'il avait hâte d'avoir la possibilité qu'il la recroise là-bas, sur son lieu de travail. « Ah cela! Mais non! Ça va me prendre que dix minutes tout au plus! Et sachez mademoiselle que vous ne m'importunez pas, je suis heureux de vous retrouver... Je suis même comblé! » Le regard fuyant, ce fut à regret qu'il se remémora de cette nuit. « Oui, parce que je voulais vous remercier d'avoir pris de votre temps et de votre sommeil pour vous assurer de ma santé, cela prouve que vous avez un bon coeur, un très bon coeur » dit-il alors qu'il retrouvait l'azur de ses opales d'un mouvement engourdi, le temps s'était figé dans son espace. Il sourit, témoin d'une sincérité des plus touchantes. Non,  l'homme qu'il était n'avait pas mieux à faire. Comment le pouvait-il alors que sa seule présence irradiait la pièce, égayait sa journée? Comment ?

Un court silence s'installa entre eux d'eux, mais brièvement Cristobal se délivra d'un  mystère entourant ses activités professionnelles. « Vous devez vous demander ce qu'un homme ivre et seul puisse faire de son existence! Je ne vous ferai point languir davantage, je suis superviseur au département des mystères, ce qui fait de moi en bonne et dûe forme une langue-de-plomb. » Il fit taire volontairement la partie " Et la possibilité de pouvoir vous croiser à nouveau égaiera sans aucun doute mes  longues journées là-bas " Il ne le lui dira jamais, mais il savait qu'il allait porter une attention particulière à ces gens qu'ils croisaient dans les couloirs quotidiennement. Il chercherait du regard, dans cette foule dense et éclectique, une tête blonde au visage angélique l'espoir dans ses tripes.

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MessageSujet: Re: Make me feel something ¬ cristolia   Jeu 26 Oct 2017 - 22:05



Il te semble qu’il sourit encore plus lorsque tu énonces la potentialité, plus que certaine maintenant, de ton entrée au ministère. Scrutant son visage enjoué d’un regard attentif tu te demandes ce qui pouvait déclencher une telle réaction : peut-être était-il lui même employé du ministère de la magie ? Cela serait un heureux hasard qui ne ferait qu’accentuer ton plaisir de converser avec lui, mais aussi de te rendre à Londres chaque jour. « Oui j’ai eu une opportunité là bas que je ne pouvais décemment pas refuser et puis ça a toujours été mon rêve de pouvoir mettre un pied de l’autre côté du miroir ! » Ton intonation se fait plus sérieuse alors que tu parles de ton travail et un petit air déterminé contrastant avec ta candeur habituelle pouvait se lire sur ton visage de porcelaine. On pouvait te donner tous les défauts du monde, mais la paresse et le je m’en foutisme n’étaient pas l’un d’eux. Tu avais toujours eu beaucoup d’ambition : assez d’ambition pour deux, disait souvent ton père faisant références aux aspirations avortées de ta mère certainement. Alors tu avais à coeur de faire au mieux lors de tes premiers pas au ministère : pour qu’ils ne soient pas les derniers. Tu voulais faire la fierté de ta génitrice, si cela était encore possible. Et tu voulais aussi faire taire les mauvaises langues qui avaient un jour insinué que tu n’arriverais à rien en raison de ton sang bien dilué. « Je vais rejoindre le département de justice magique, pour tout vous avouer, je me destinais plutôt à la coopération magique mais il me semble que ce stage est avant tout pour me faire une réelle idée de ce qu’est le monde sorcier en dehors des murs de l’école, et qui sait, je trouverai peut être ma vocation. » Si la présence de Cristobal te rendait plus bavarde qu’à l’ordinaire, l’inconfort de la situation aidant certainement à délier ta langue, le fait de parler de ton avenir professionnel ne te rendait qu’encore plus loquace.
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Une fois la robe dans les mains tu te rends compte que ton comportement n’avait rien à voir avec tes habitudes : tu avais toujours été coquette Cordelia, et surtout très en recherche de l’approbation de tes semblables, mais de là à minauder comme une adolescente pour les beaux yeux de Cristobal cela n’avait aucun sens. Si ce n’était sourire innocemment aux doux compliments du sorcier. Tu n’en croyais pas un mot, ton reflet dans le miroir ne laissait transparaitre que les défauts de ta personne, que cela soit sur le plan physique, ou mental, mais les paroles du bellâtre semblaient sincère et cela te mettait du baume au coeur. « Je n’ai fait que ce que je pensais être juste vous savez, ce n’était pas grands choses… » Et tu étais plus que sincère, ce n’était pas de la fausse modestie, un moyen de te faire grandir à ses yeux, tu disais juste les choses comme elle venaient. Ton honnêteté était d’une innocence rare, parfois cela te jouait des tours, mais avec Cristobal il te semblait naturel de parler sans barrières. Tu étais néanmoins heureuse qu’il ait apprécié ta présence, et qu’il l’apprécie à nouveau aujourd’hui.

Le mystère est finalement résolu, Cristobal avoue travailler au ministère, en temps que superviseur au département des mystères. Tu es surprise, non pas que tu ne pensais pas Cristobal à la hauteur d’une telle fonciton, mais tu n’aurais jamais imaginé les dépositaires de l’autorité à ministère si avenants et charmants. Peut-être Cristobal faisait exception à la règle mais dans ce cas tu n’étais que t’autant plus heureuse d’avoir, ce soir là, croisé sa route. « Oh vraiment ? Je suis impressionnée ! Comme ce métier doit être passionnant ! » T’exclames-tu avec un grand sourire sur le visage. Tu n’avais jamais eu l’occasion de rencontrer de langue de plomb. Ils te semblaient si mystérieux, si insaisissables : de nombreuses rumeurs circulaient à leur sujet, certainement liées à la nature méconnue de leur travail. Preuve en était qu’ils n’étaient rien de moins que des personnes normales, avec leurs forces, leurs faiblesses, leurs souvenirs et démons. « Sachez en tous cas que je me ferais une joie de me perdre dans les couloirs pour vous croiser ! » Tu serres les dents à peine les derniers mots ont franchis la barrière de tes lèvres, peut-être avais tu énoncé cette phrase avec un peu trop d’entrain. Mais tu étais heureuse à l’idée de pouvoir croiser un visage amical au milieu de la foule de bureaucrates dans laquelle tu allais bientôt évoluer. Afin d’éviter de laisser la gêne s’installer tu reprends avec entrain, décidément, cette conversation avec le beau sorcier te mettait dans tous tes états. « Ma supérieure sera madame Adèle Hammerstein, peut-être l’avez vous déjà rencontrée ? Il parait que c’est une femme brillante, j’ai hâte de travailler à ses côtés. » Tes yeux reflètent aisément l’admiration que tu as pour cette femme, en premier lieu parce qu’elle réussissait à se frayer un chemin dans un monde dirigé par des hommes, mais aussi parce qu’elle était l’une des plus jeune directrice de département depuis des décennies : tu t’étais renseignée à son sujet, tu n’aimais pas plonger dans l’inconnu alors tu te rassurais en en apprenant le plus possible avant même d’entrer dans les murs du ministère.

Tu repenses à ses dernières paroles, il avait lui même évoqué la soirée de votre rencontre, et l’état dans lequel il s’était retrouvé. Tu avais préféré ne pas parler de ce point, ne voulant pas le gêner encore plus mais s’il engageait lui même la conversation sur le sujet… Peut-être pouvais tu lui avouer ce qui te tournait dans la tête depuis des jours. « Concernant cette soirée… » Commences-tu prudemment en reposant la robe sur un portant avant de te tourner complètement vers lui. « Puis-je vous demander une faveur Sir ? » Tu hésites un instant, peut-être allait-il se vexer de ta demande, se braquer et disparaitre en une fraction de secondes. Tu ne voulais pas qu’il se referme sur lui-même  ou qu’il s’agace contre ta manie à vouloir prendre soin des autres, de lui en l’occurence. Mais c’était plus fort que toi, t’avais besoin de panser ton inquiétude. « Ajoutez mon nom à ceux que vous pourriez contacter en cas d’urgence, si vous êtes inquiet de déranger votre famille cela ne sera pas le cas avec moi. Je préfère manquer de quelques heures de sommeil plutôt que vous vous retrouviez seul et en mauvaise posture… » Tu as déballé ta demande d’une traite, sans le regarder et sans t’arrêter car tu savais bien que tu ne terminerais pas si tu faisais une pause, tes joues s’étaient à nouveau empourprées, pourtant tu ne regrettais pas ce que tu lui avais demandé. « Vous voulez bien Cristobal ? » Demandes-tu en levant les yeux vers lui, plongeant dans son regard azur sans la moindre pudeur pour espérer y trouver une once d’approbation. Tu te haïrais si tu ne lui avais pas proposé cette alternative, mais tu t’imagines bien qu’il pourrait ne pas accepter.



❝orgueil et préjugés❞
Si les vôtres sont les mêmes qu'au printemps dernier, dites le moi tout de suite. Les miens n'ont pas varié, non plus que le rêve que j'avais formé alors. Mais un mot de vous suffira pour m'imposer silence à jamais.


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MessageSujet: Re: Make me feel something ¬ cristolia   Ven 27 Oct 2017 - 9:08

Make me feel something

       



Parfois, il n'y avait nul besoin de tierces paroles pour transmettre l'émotion brut. Certains signes, non langagiers, se présentaient devant vous  et il n'en tenait qu'à vous de les comprendre, et de les assimiler. Des études moldues avaient prouvé cette théorie maintes et maintes fois :  il y avait parfois des conversations entières entre deux êtres au mutisme passage. On les appelait les non-dits. C'était plus poétique que de dire qu'il s'agissait d'un langage non-verbal. C'était difficile de décrypter parfois certaines subtilités de ces non-dits. Mais pour Cristobal, c'était devenu une habitude, une seconde nature. Comme il ne parlait que très peu en raison de sa grande timidité, il avait développer certains trucs. Observateur dans l'obscurité, il se perdait parfois à observer la bêtise humaine en tant que témoin effacé. Beaucoup de gens le prenaient d'ailleurs pour un sorcier bizarre. Pourtant, la diversité de leur monde était la plus grande de leur richesse. Et si le sorcier Lovingblow possédait une foule de richesse. Il était profondément humble, profondément gentil aussi. Peut-être un peu trop, ou peut-être ne le démontrait-il pas suffisamment mais ceux qui prenaient la peine de le connaître, de creuser, se retrouvait touché par ce côté fragile et innocent. Cristobal n'était pas dupe, il avait touché la demoiselle d'une quelconque façon, il le savait bien.Avait-elle pitié de lui? Il en était intimement convaincu.

Il sourit quand il la vit s'animer, alors qu'elle ne faisait que de parler d'un stage. Il se souvenait sa fébrilité de l'époque, lorsque lui même vint faire son stage au département des mystères. Il l'avait été d'autant plus en sachant ô combien le département était réputé pour son anonymat. En effet, personne ne savait véritablement ce que faisait les langue-de-plomb. Il hocha donc la tête, parce qu'il la comprenait très bien. Ce fut le regard doux, et les paroles teintées d'une mélancolie qu'il murmura presque « La vie est trop courte pour ne pas saisir les bonnes choses qui surviennent. Vous avez absolument raison, je suis sûr que vous allez adorer l'expérience. » Ainsi donc il tut à ce moment précis qu'il jubilait à l'idée de revoir son si parfait visage. Il savourait l'instant présent, se réjouissant de cette nouvelle qui égaya sa journée dans une nouvelle intensité qui échappait à toute forme de contrôle, quelle qu'elle soit.

Et quand elle précisa le département où elle y ferait éventuellement ses stages, il s'abreuvait à ses paroles, fasciné par ce brin de jeune femme qui s'animait sous ses yeux ébahis. Il se souvenait un peu de leur conversation à sainte-mangouste, il aurait très bien pu mettre sa main au feu tant il avait la certitude qu'il était comme lui, à demi moldu, à demi-sorcier. Un sang mêlé, mais fier, fier d'être tel qu'il est, fier d'être né dans une famille aimante. Cependant, il n'avait pas vraiment le temps de se perdre dans le flot de ses pensées. Il lui fallait répondre quelque chose. « Je suis persuadé que vous excellerez au département de la justice magique, vous m'avez l'air d'une jeune femme plus qu'ambitieuse à qui tout sourit. Cela se voit dès le premier regard.  » avait-il dit cela en toute sincérité, admiratif dans le regard. Il jeta un coup d'oeil furtif par dessus son épaule, les grandes amies discutaient allègrement on pouvait même entendre leur rire fuser dans toute la pièce.  Affreusement gêné par cela, son regard se déroba.

Mais ce ne fut que très bref puisque le bellâtre finit par la remercier pour cette fameuse nuit où rien n'allait plus. Sans réfléchir , il se laissa porter par l'émotion soudaine, et prit sa main pour la déposer sur la sienne, ses prunelles perçantes  bien ancrées dans les siennes. « Non, vraiment Cordelia, vous n'aviez pas à faire cela merci encore »  Puis il finit par détacher sa main, encore fébrile d'avoir été aussi intimement lié avec une femme. Cela n'était pas survenu depuis Hannah. La vérité était pourtant d'une évidence déconcertante: Cristobal aimait bien la jeune femme, et lui faisait confiance qui plus est. Un lien s'était construit, si rapidement que cela les avait pris tous deux au dépourvu et l'homme ne savait pas encore comment gérer tout ce qu'elle faisait naître chez lui. Un peu à l'image d'un volcan en éruption, il savait ô combien les sentiments pouvaient provoquer les pires désastres chez l'humanité. C'est dans cette même lignée, alors qu'il se sentit totalement à l'aise à ses côtés qu'il finit par lui dévoiler une petite partie de son existence. Oui , le trentenaire était un cadre au département des mystères. Mais autrefois, il était fier de faire partie de cette grande aventure, maintenant... Maintenant , l'exaltation fit place à l'amertume. On lui avait , après tout, arraché son bien le plus précieux à cause de ce que s'y trouvait.

Ses exclamations sur sa carrière le fit profondément réfléchir, si bien que ses sourcils froncés révélait quelques ridules qui n'étaient pas là lorsqu'il avait son âge. Malgré tout, il sourit trouvant refuge dans les faux-semblants « Passionnant? Oh oui ça l'est! Bon, je ne peux pas vous en parlez bien évidemment, mais le département des mystères est réellement fascinant » Ce qui arriva par la suite, il ne s'y était pas attendu.Son grand sourire fendu jusqu'aux oreilles fit place à une mine surprise, surprise de ce genre d'aveux. Il rougit férocement, comme jamais. Était-ce là un signe que le courant passait aussi aux yeux de la jeune femme. Cristobal n'était pas doué en relations humaines.En revanche, il savait reconnaître quand il plaisait à une femme - et cela arrivait bien davantage qu'il ne le souhaitait - Il faillit d'ailleurs s'étouffer avec sa propre salive mais respira un bon coup, les yeux larmoyants, il s'en est fallut de peu se disait-il alors. Il souriait, visiblement touché bien plus qu'il n'en fallait par ces douces confidences, il fit une légère révérence et ne put détacher son regard de la blonde. « Et ce sera une joie réciproque de vous aider à retrouver votre chemin, ma chère Cordelia.  » La blonde semblait tellement enjoué que cela déteint sur l'humeur du jeune Lovingblow. Cette dernière l'interrogea d'ailleurs sa supérieure, dont le nom lui était visiblement plus que familier. Cristobal hocha la tête en se passant un index sur sa lèvre postérieur, plus posé que jamais « Oui oui je la connais très bien même, nous nous respectons mutuellement... Les gens ne l'apprécient pas trop, elle a beaucoup de réparti et cela n'est pas vu du bon oeil qu'une femme soit aux pouvoirs, oui oui je sais c'est complètement idiot je veux dire... » Il se reprit quelques secondes «  Faites attention aux mauvaises langues, certains employés du ministère mériteraient parfois de solides corrections » Disait-il en toute sincérité. Il ajouta « Mais s'il y a quoique ce soit, demandez moi à l'accueil au neuvième étage, il me fera plaisir d'être là pour vous » s'en suivit d'un hochement de tête timide.

La conversation entamée sur cette fameuse soirée, il savait qu'il avait pris un certain risque mais sur le moment, en avait ressentit le besoin. Cette confidence irréfléchie lui rapporterait peut-être quelques souvenirs souillés, mais c'était inévitable.  Cordelia se risquait dans ses demandes, pourtant l'homme était toute ouïe. Elle n'avait pas à hésiter. « Une faveur ? Oh et appelez moi Cris, je vous en prie »  Elle.. Cette faveur. Il fut profondément troublé, remettant en perspective tout ce qu'il était.Cela en aurait peut-être choqué plus d'un, mais pas Lovingblow. Bien au contraire, ému au delà des mots, il lui fallut plusieurs interminables secondes pour déballer ses tripes, lui dire ce qu'il pensait réellement « Mademoiselle, je ne peux vous emportez avec moi dans cette déchéance qui est mienne et mienne seule. » Il passa une main nerveuse dans sa chevelure parfois indomptable. Il s'apprêtait à en ajouter davantage, à débattre de son opinion avec ardeur. Elle ne devait pas s'attacher à lui. Elle se détruirait, à petit feu. Il était malade, ce Cristobal. Son ivresse était toxique pour ses proches, comment le serait-il pour elle ? Des tas de scénarios fusèrent dans son esprit, il appréhendait le moment où ses problèmes finiraient par étouffer la possible innocence de la jeune demoiselle. Il ne voulait certainement pas être l'ombre de sa vie. Il ne voulait pas être une case ratée qu'elle aurait préféré oublié. Pas plus qu'il ne voulait être le fruit d'un projet humanitaire, dans un besoin de le secourir. Il ne connaissait pas ses intentions, il se doutait cependant qu'elles étaient louables.

Et pourtant il l'avait écouté, sans broncher, sans afficher un seul regard désobligeant. Pantois, il fit retomber lourdement ses bras le long de son tronc. Comment résister à un tel regard, se demandait-il?« Je pourrais vous détruire mademoiselle. Je ne suis pas sain d'esprit mais vous... vous me semblez être quelqu'un de bien, je ne pourrais vous faire subir une autre nuit comme celle où vous m'avez récupérer. Je suis un homme de bonne famille, j'ai des principes vous voyez... » murmura-t-il, le coeur déchiré entre deux flots de pensées. Amer d'être passé à la joie à la désolation en un temps record , Cristobal  regardait ailleurs, fuyant le regard de celle qu'il voulait à tout prix protéger de lui-même.

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MessageSujet: Re: Make me feel something ¬ cristolia   Sam 28 Oct 2017 - 14:53



On aurait pu croire que Cristobal et toi vous connaissiez depuis des mois, à vous voir échanger gaiment ainsi après cette rencontre inopinée. Chacun couvant l’autre d’un regard doux et réagissant un peu trop fort à chaque invitation à vous rapprocher. Personne ne pouvait imaginer ce qui se jouait entre vous deux lorsque vos regards se croisaient, même toi, tu étais quelque peu décontenancée par la force des émotions que tu ressentais en sa présence. D’autant plus lorsqu’il s’évertuait à déceler en toi des traits dont tu n’étais même pas consciente. « Je pense que vous me sur-estimez cher Cristobal, mais je suis flattée de vous renvoyer cette image. » Tu déglutis doucement, être le centre de l’attention mettait à mal ton naturel plutôt discret. Pourtant, tu t’ouvrais à ton interlocuteur plus facilement que tu ne le faisais avec quiconque sans être inquiète de te retrouver dans une situation inconfortable : était-ce cela que d’être en phase avec quelqu’un ? Il y avait des choses que la raison ne pouvait expliquer, cela en faisait certainement partie tout comme ce besoin que tu avais eu de prendre soin de lui lors de votre première rencontre.
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Tu sursautes légèrement lorsque sa main vient se glisser sur la tienne, mais, rapidement, ton regard se perd dans le sien, il te semble presque que le temps se suspend un instant durant. Comme si vous étiez finalement enfermés, seuls, dans une bulle au dessus du sol loin de toute préoccupation mortelle. Tu apprécies ce contact, peut être un peu trop. Cette impression, qui était loin de t’être désagréable disparu pourtant aussi vite qu’elle était apparue lorsqu’il rompt le contact visiblement aussi déstabilisé que tu ne l’es. Tu papillonnes des cils quelques secondes le temps que tes idées se remettent en place alors que tes joues se colorent une nouvelle d’une douce teinte pourpre : « Je vous en prie. » Murmures-tu dans un soupir en faisant glisser ta main sur le tissu de ta robe comme soudain fascinée par un pli imaginaire sur le tissu de cette dernière.
Heureusement pour toi, et pour ton coeur qui s’emballe, la discussion revient à des préoccupations plus factuelle. « La communauté magique a tendance à sous-estimer le chemin qu’elle a encore à faire pour rattraper son retard en termes de mesures sociales et d’égalité des sexes. » Tes sourcils sont légèrement froncés, ton idée de la justice est très arrêtée et tu es totalement capable de remettre en cause le système dans lequel tu vis. Bien sûr, il ne t’arrivait pas souvent de laisser échapper tes reproches à voix haute, mais il te semblait que Cristobal était digne de confiance. « Il est totalement aberrant que l’idée d’une femme au pouvoir soit toujours tabou dans l’esprit de nos dirigeants. » T’offusques-tu en levant malgré toi les yeux au ciel. « Je ne suis peut être la plus objective en temps que femme et de sang moldu mais il me semble que nous aurions bien à apprendre de l’autre monde. » Après tout, toutes les civilisations n’étaient pas des exemples, mais il y avait bien des endroits où être une femme, ou ne pas rentrer dans le moule, être différent par son sang ou son physique, n’était plus un frein depuis longtemps. « Mais ce n’est que mon avis bien sur, je ne rejetterai pas une solution miracle si elle pouvait éviter de froisser la moitié de la population sorcière. » Tu n’étais pas de ceux qui imposent leurs idées et qui cherchent à changer les choses par la force et les rebellions. Ton idéalisme était plus doux et pourtant il était ancré depuis ta plus tendre enfance dans ton esprit et tes actes.
Ses prochaines paroles adoucissant un peu ton humeur tu souris légèrement en lui répondant malicieuse : « Vous pourriez en venir à regretter votre invitation vous savez. » Un léger rire s’échappe de tes lèvres tandis que ton sourire s’élargit. Bien sûr, tu n’oserais jamais faire une chose pareille mais tu appréciais l’invitation. Peut-être même un peu trop car tu sentais ton coeur résonner un peu trop fort dans ta frêle poitrine. C’était surement les dernières effluves de l’émotion qu’avait dégagé votre contact inattendu. Tu balayes tes dernières paroles d’un geste de la tête avant de reprendre un plus posément : « Non je ne me permettrai pas de vous déranger dans votre travail. » Et encore une fois, l’image subtilisée dans ses souvenirs te revient en tête sans que tu ne fasses rien pour la rechercher. Un dossier classé secret, des feuilles répandues dans un bureau, des mots que tu te forces à ne pas lire, tu ne veux pas savoir, tu ne veux pas trahir la confiance qu’il place bien trop facilement en toi.

Votre doux échange se mue bien trop rapidement en un palabre sombre et mélancolique, une ombre se glisse dans tes pupilles tandis que le sorcier évite ton regard. « Cris… » Son patronyme est murmuré comme une supplique tandis que tu te mords légèrement la lèvre, les échos de ses paroles te met quelque peu mal à l’aise. Tu te doutais bien qu’il ne serait pas particulièrement enclin à t’ouvrir les portes de l’intimité de son esprit et de sa vie. Après tout, vous n’étiez que des inconnus l’un pour l’autre et ce, même si les évènements avaient eu tendance à vous faire griller certaines étapes. Mais c’était cette manie qu’il avait à s’éloigner pour ne pas impliquer son entourage qui te dérangeait le plus. Le soutien était quelque chose d’important, tu te promettais d’être toujours celui de ceux qui le désiraient, même lorsque ces derniers ne s’en rendaient pas compte. « Ecoutez, nous avons tous nos démons, certains sont plus voraces que d’autres je l’entends bien mais chacun devrait avoir la possibilité de s’appuyer sur une épaule amicale. » et je serais la votre si vous voulez de moi pour cela te retiens tu d’ajouter. Ton intonation, malgré la force de tes paroles reste douce et posée, tu ne cherches pas à le brusquer, seulement à faire valoir ton point de vue face à cet homme pour qui tu avais déjà bien trop d’affection et de tendresse. « Je ne sous estime pas vos valeurs, mais je connais aussi les miennes et ne pas venir en aide à autrui n’en fait pas partie. » Tu soupires légèrement, passant la main dans tes cheveux quelque peu décontenancée de voir que vous aviez, malgré ce lien indiscutable qui vous rapprochait, autant de mal à vous comprendre. « Je ne vous forcerai pas à me considérer comme telle, mais pensez-y, car je ne rejetterai jamais un appel de votre part. » Tu te recules légèrement, renonçant à l’envie que tu avais de ponctuer ton discours d’un geste qui ne ferait qu’accentuer le malaise dans lequel vous étiez maintenant plongés.

Le silence s’installe quelques secondes, pesant tandis que tu lui jettes des regards discrets toujours tournée vers l’extérieur. « Et… Cristobal » Tu manques de te reprendre mais y renonces lorsque ton regard parvient finalement à capter le sien : « Vous êtes quelqu’un de bien, ça se voit dans vos yeux, ne laissez personne, pas même vous, vous persuader du contraire. » Tu t’en veux d’avoir fait disparaitre en quelques mots la douce atmosphère qui s’était installée entre vous. Cristobal avait l’air abattu et tu n’avais qu’une envie, faire disparaitre la tristesse au  fond de son regard bleu océan. Mais tu ne savais pas comment faire. Tu étais assez douée pour lire à travers les barrières de ceux qui t’entourent, peut-être était-ce pour cela que la légilimencie, malgré les premiers mois difficiles, t’était venue si naturellement. Mais pour ce qui était d’aider les gens, tes intentions étaient louables mais ton discours était aussi maladroit que tes actes. « Allons, je ne cherchais pas à vous gêner d’une quelconque manière. Oubliez donc ce que je viens de dire si cela vous emmène de l’inconfort vous voulez bien ? » Finis tu par lâcher en battant en retraite. Tu n’abandonnais pas l’idée de l’aider, tu préférais seulement lui laisser le temps d’accepter cette dernière plutôt que de t’imposer comme tu l’avais déjà trop fait ce soir là où vous vous étiez rencontrés. Tu te doutais qu’il se souvienne de tout ce qu’il s’était passé durant cette nuit d’octobre mais tu espérais qu’il ne te tiendrait pas rigueur de ton irruption malencontreuse dans ses souvenirs, jamais tu ne l’aurais fait de toi-même, par ailleurs, tu n’avais jamais utilisé ta nouvelle capacité à de mauvaises fins. Tu secoues la tête légèrement, faisant s’élever quelques mèches de ta chevelure de blé autours de ton visage avant de reprendre plus gaiement en espérant que ton humeur pouvait influer sur celle de ton interlocuteur : « Avez vous encore beaucoup de travail ici ou bien puis-je vous enlever pour vous emmener boire un thé? » Tu préfères encore mettre à mal ta timidité plutôt que de le laisser se noyer à nouveau dans les méandres de son esprit. Le rire des femmes installées dans le petit salon résonne à nouveau dans la boutique et ont au moins le mérite de t’arracher un sourire, les femmes semblaient en pleine discussion et cette dernière avait le mérite d’être animée. Tu te tournes à nouveau vers le sorcier en reprenant avec douceur contrastant avec les intonations enjouées qui arrivaient à vos oreilles : « A moins que vous ne préfériez rester avec madame votre mère, je ne voudrais pas vous forcer la main. »  Et ce n’est pas faute d’espérer une réponse positive de sa part.



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MessageSujet: Re: Make me feel something ¬ cristolia   Ven 3 Nov 2017 - 19:42

Make me feel something

       

Il était vrai qu'il lui semblait connaître la douce étrangère depuis des lustres. Comme si des années avaient servies à ficeller votre récente amitié,comme s'ils se seraient connus dans une autre vie. Quoique Cristobal ne croyait pas vraiment en la divination. C'était un bouleversement précédent que de croiser la route de Cordelia Warrington. Pourquoi diantre cet être céleste auquel Cristobal croyait ardemment l'avait donc mise sur sa route? Était-ce un test, ou bien une bénédiction? Il n'en savait rien. Il se contentait de la couvrir d'un regard chaleureux alors que son coeur lui, s'embrasait bien plus qu'il ne le fallait. Il secoua d'ailleurs la tête, à l'écoute de telles paroles. Pour lui, c'était inconcevable qu'elle se voit d'un tel oeil. Bien qu'il était plus que commun que chez les hommes qu'une jeune femme éprouve une certaine difficulté à chérir son estime personnelle. Cristobal se rendit bien compte de l'évidence: elle manquait d'assurance. Bien. Ils étaient deux dans ce cas. Un sourire fendit son visage avec des paroles toutes aussi enjouées sur le bout des lèvres, qu'elle profite donc pour le temps que ça durerait « Je ne surestime jamais, il faudrait être aveugle pour ce faire » il se rendit compte qu'il insistait un peu trop et rougit à nouveau. S'il aurait pu, Cristobal aurait aimé se cacher derrière l'une de ses robes. À l'instar, il devait faire face à l'audace de la portée de ses mots. Et il le fit.

Cristobal voulut encore davantage s'enfouir sous la terre alors qu'elle avait sursauté lorsqu'il lui avait pris la main, sans réfléchir. Il avait oublié, le grand brun, oublié qu'ils n'étaient que des étrangers après tout. Pourtant, il n'en était point ressorti honteux de ce geste aussi anodin fut-il. Non. Le contact fut agréable bien au-delà de ses espérances, comme si sa main s'emboîtait parfaitement sur la sienne. C'était difficile à expliquer. Mais en la voyant sursauter, Cristobal en fit de même et la retira furtivement, pour la glisser dans ses poches. La conversation qui suivit fut un peu plus classique et moins intime.  L'inégalité sociale au sein du ministère de la magie était un sujet houleux, mais Cristobal était parfaitement conscient de l'aberrance de la situation. Ayant une mère à la tête d'une grande mercerie, et donc d'une entreprise florissante, il a grandi avec l'idée que la femme avait le droit de s'émanciper au même titre que l'homme, que cela soit sentimentalement ou du côté professionnel tous avaient une chance égale à ses yeux de percer ici comme ailleurs. Malheureusement, ce n'était pas l'idéologie partagé chez de nombreux fonctionnaires au ministère et il devait lui accorder le point, elle avait tout bonnement raison. « Vous avez tout à fait raison, c'est d'ailleurs pour cela que je me suis une fois immiscé dans un conflit mais votre... patronne savait très bien se débrouiller par elle-même et donc, votre avis, Mademoiselle Warrington je le partage entièrement » dit-il d'un ton convaincu, presque solennel. Il se pencha un peu plus vers elle « Vous savez, ma mère n'a jamais su laissé sa place. Il s'agit d'une femme forte, au caractère de feu. Je l'envie particulièrement pour cela d'ailleurs. Elle n'en a jamais eu que faire des commentaires désobligeants à son égard et elle a poursuivit ses rêves, je vous souhaite exactement le même parcours mademoiselle » Parler de sa mère faisait briller ses prunelles souvent bien trop assombries par les temps qui courent. Cristobal était  un homme de femmes, il les aimait toutes, du moins de celles qui faisaient partie de sa vie : sa mère, ses soeurs, Reagan et tellement d'autres. Mais sa mère, évidemment, était la femme la plus importante de son existence. Cristobal oserait même avouer qu'il avait un lien un peu plus spécial avec elle, qu'avec son paternel bien qu'il lui vouait également une admiration et ce malgré le fait qu'il ne soit qu'un homme moldu.

Il se mit à rire doucement alors que leur causerie les transporta autre part, à parler de son travail entre autres. « Mais non! Mais j'aimerais bien partagé avec vous un café si par le plus grand des hasards nous nous croisons dans les couloirs » avait-il balancé cela dans un naturel déconcertant, osa-t-il donc par la suite ajouter  lorsqu'elle mentionnait ne pas vouloir le déranger à son propre travail en levant les yeux en l'air  ces viles paroles « Allons, je voudrais mettre quelque chose au clair tout de suite : vous ne me dérangerez jamais, compris? » disait-il d'un ton un peu trop joyeux.

Mais vous le savez bien, toutes bonnes choses ont toujours une fin. Parfois la finalité est abrupt, mais tardive. Plus particulièrement lorsqu'une occasion s'y prête, comme un conflit qui se déclenche entre deux êtres colériques. Mais dans le présent cas, la descente aux enfers fut plutôt rapide et imprévisible. C'était l'alcoolisme qui était en cause. L'alcoolisme, oui.Le pire fléau, une maladie de l'âme et du corps qui l'habitait depuis beaucoup trop de temps. Il avait perdu le fil, après ces années de beuverie, bien évidemment. Mais il se savait un fardeau pour tous ceux qui comptaient encore pour lui et sur lui. La mine déconfite, les traits de son visage s’affaissant sous le poids des paroles de la jeune femme, il amorçait sa descente ses yeux voilés d'un majestueux crépuscule, ses prunelles argentés ne brillant plus tout à fait comme autrefois. Son regard valsait dans la pièce, il la fuyait ardemment, la honte s'incrustant dans la peau. Celle-ci fourmilla de petits picotements lorsqu'elle murmura d'une voix faiblarde son surnom de façon si personnelle, si intime qu'il ne put faire autrement que d'affronter les prunelles azurées de la Wright même si l'envie n'y était pas. « Vous êtes trop gentille, Mademoiselle. Je l'ai su dès que je vous ai vu à Sainte-Mangouste. » gommela-t-il en écho à ces paroles qui mentionnaient qu'ils avaient tous leurs démons « Mais ça finira par vous essouffler tout ça. Donner. Donner et Donner encore et encore, sans jamais obtenir gain en retour, n'êtes-vous pas craintive à ce sujet? Que mon amitié pourrait tout aussi bien vous détruire ? » disait-il le ton presque criard mais pourtant consciencieux, pour éviter que sa mère ne débarque à brûle pourpoint.Il finit cependant par se calmer, voyant bien le poids de ses paroles sur les traits de la jeune femme.Ainsi donc comprendrait-elle à quel point l'homme était un cas de désolation absolue ? Enfin, c'était l'image que le bellâtre voulait projeter, bien sûr. Mais ce n'eut point l'effet escompté puisqu'elle était tenace et à l'âme innocente et pure. Il l'observa discrètement se passer la main dans les cheveux, l'avait-il irrité ? Il se mordit les lèvres. Oh non, il ne voulait pas l'irriter. Il ne voulait que la prévenir de l'éventuel désastre. Voilà tout. Il y pensa oui, tout comme elle l'avait si bien demandé de le faire. Peut-être s'attardait-il trop au sentiment d'être un véritable boulet pour constater la beauté du geste. Avait-il donc oublié ses bonnes manières? Nul doute que oui.

Un silence lourd de sens s'installa entre eux deux, il était inévitable mais poignant. Cristobal aurait bien voulu trouver un moyen de le contourner, mais nuls mots ne fusèrent de ses lèvres tremblantes. Son regard fixant l'horizon, il fut de nouveau interloqué par son prénom , se retournant aussitôt, ne pouvant résister à cet appel puissant « mm? » dit-il discrètement. Ses paroles lui firent l'effet d'une gifle en pleine face. « J'aimerais bien vous croire, mais le temps a effacé toute trace de foi, même en ma propre personne » Mais tout de même, une petite voix lui murmura qu'elle avait su voir un côté de lui qu'il croyait imperceptible. Au fond, il n'avait pas de malice ce Lovingblow. Cependant, il y trouvait une lumière dans son discours suivant, mine de rien elle avait apaisé un peu ces craintes, par des paroles innocemment soufflées. Elle ne se rendit compte de rien, mais elle avait su dire les mots justes pour calmer la plupart de ces angoisses du moment. Il finit par relever une fois de plus la tête, alors qu'il avait tant admiré ses pieds qu'il ne supportait plus la vue des lattes du plancher. « La seule personne qui me gêne ici c'est moi, vous n'y êtes absolument pour rien, Cordelia » disait-il  en toute sincérité. Elle ne le gênait point, sauf lorsqu'elle s’immiscerait dans ses souvenirs. Cela fut l'une des seules choses dont il se rappelait lors de sa période de lucidité. Il ignorait ce qu'elle y avait vu, et avait préféré taire cette sensation. Elle était Légilimens, telle était sa seule certitude pour tout le reste il tentait juste d'oublier ô combien il avait fait un fou de sa personne.

Cristobal ne pouvait qu'apprécier la beauté de Cordelia lorsqu'elle secoua la tête, ramenant sa chevelure platine vers son visage. Il la trouvait encore plus belle avec ces mêches plus relâchées. Il glissa ses mains maladroites dans les poches de ses pantalons lorsqu'elle s'adressa à nouveau à lui. Le bellâtre regarda autour d'eux, observant les cartons d'un oeil désintéressé puisque soudainement, aider sa mère ne figurait plus vraiment dans ses priorités. Il secoua la tête comme pour signaler à la belle qu'il était en parfait désaccord avec ses dires. Plus que tout, il désirait partir avec elle n'importe où et à n'importe quel moment, qu'importe le moment qu'ils venaient de passer. Il haussa les  épaules en donnant quelques coups de baguette et murmurant wingardium leviosa. D'un geste précis, il rangea le contenu des cartons en un temps record et envoya les cartons dans l'arrière boutique un sourire nouveau et satisfait de ce travail réalisé efficacement. « Maintenant j'ai fini. Et donc, en l’occurrence, cela vous donne le droit de me kidnapper pour le reste de la journée. Je dois cependant prévenir ma mère! » Il se tourna donc vers l'arrière-boutique. « Mère ! J'ai fini l'inventaire, je dois vous quitter je pars avec une amie! On se revoit plus tard » Les rires cessèrent et sa mère lui répondit aussitôt « Daccord mon chéri! À plus tard ! » cria-t-il d'une voix d'opéra ce qui fit plisser le nez du jeune trentenaire. Il se retourna donc vers la blondinette « Où allons-nous donc? » dit-il l'éclat d'une excitation nouvelle dans ses opales perçantes.

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MessageSujet: Re: Make me feel something ¬ cristolia   Sam 4 Nov 2017 - 1:58



Ton invitation sembla trouver grâce aux yeux du trentenaire puisqu’il entreprit de terminer sa tâche avec application, mais rapidité. En une fraction de seconde les cartons et leur contenus virevoltèrent dans la pièce animés par une danse rythmée. Petit à petit les tiroirs se remplissaient et les aiguilles et roulottes de fil prenaient place dans les étals et vitrines sous ton regard amusé. Tu avais beau évoluer dans le monde magique depuis plus de vingt-ans, tu ne pouvais t’empêcher d’observer son oeuvre avec un pointe de fascination : toi, peut être plus que d’autres savait à quel point ce don pouvait être précieux. Chaque once, essence de magie qui s’échappait de vos doigts était un cadeau d’une valeur inestimable. Et tu pratiquais la magie comme telle : avec délicatesse et attention.
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Ton regard finit par glisser, tendrement, sur le visage de Cristobal, qui, animé par une énergie nouvelle et plus légère il observait d’un air satisfait les cartons disparaissent vers l’arrière boutique. Comment pouvait-il penser que tu pouvais te laisser abuser par ses inquiétudes ? Si votre amitié devait t’abimer, tu resterais tout de même grandie d’avoir pu même le temps de quelques instants lui faire oublier son mal-être et les démons qui l’assaillaient sans cesse. Il ne te connaissait pas encore suffisamment pour savoir que tu ne te laisserais pas impressionner par l’énergie qu’il déployer à t’éloigner de lui. « Faites donc Cris. » Acquiesças-tu avec un léger sourire alors qu’il t’indiquait devoir prévenir sa mère de son départ. Tu ne l’avouerais certainement jamais mais tu ressentais une pointe d’envie à l’égard de la relation, visiblement assez fusionnelle qu’entretenaient mère et fils. Tu n’y prêtais que peu d’attention désormais, car tu aurais été broyée de l’intérieur par la rancoeur si tu avais dû jalouser tous les enfants ayant une relation moins conflictuelle avec leur génitrice que celle que tu partageais avec la tienne. Mais tu devais avouer que la douceur des paroles échangées entre Cristobal et sa mère te laissait quelque peu rêveuse.

Lorsque la voix de Madame Mercier, exprimant son accord, résonna dans la pièce tu ne  pus t’empêcher de signifier ta joie d’un sourire éclatant. Ravie de pouvoir lui faire oublier de moment plutôt désagréable et gênant que vous aviez partagé quelques secondes plus tôt. A en en croire son regard, Cristobal semblait aussi impatient que toi et tu ne sus expliquer pourquoi cela te rendait si béate. « Un salon de thé ? Du moins si vous en avez envie ? Vous aimez le thé au moins ? A moins que vous ne préfériez un café ? » Tu ris légèrement, encore une fois désorientée par cette tendance que tu avais de trop parler en sa présence. Balayant d’un geste de tête ta maladresse tu repris avec une voix plus déterminée : « De toute façon ils servent les deux là où je vous emmène. » Tu souris, tendrement face au sorcier avant de récupérer ton manteau sur le porte-manteaux et de l’enfiler rapidement. Enjouée à l’idée de passer un peu plus de temps en sa compagnie tu ne tardas pas à le précéder dans la rue. Ton visage est frappé par la fraicheur automnale. Plongeant tes mains dans tes poches tu  l’invites à te suivre d'un geste de la tête. « Je suis très heureuse de vous avoir croisé à nouveau vous savez ! » Finis-tu par lâcher après quelques dizaines de secondes passées à marcher en silence. Ton sourire était sincère et ton intonation franche, bien loin de la timide jeune fille qui rougissait face à l’attention de ses pairs tu te dressais côte à côte avec les sentiments qui te prenaient aux tripes. Tu voulais qu’il se rende compte qu’il valait mieux que ce qu’il s’imaginait. Qu’à tes yeux il valait bien mieux que tout ce qu’il pourrait essayer de te persuader.

Il ne vous faudrait plus longtemps pour arriver dans le salon de thé de la Mouffette Enchantée et déjà tu pouvais remarquer l’agitation qui y régnait. « Finalement il vaut peut-être mieux… » Tu réfléchissais à voix haute tandis que tu pouvais observer une rue étrangement familière se dessiner sous ton regard. Une petite ruelle entre le magasin de Madame Blansec et le Vampire’s Night. Au bord de celle ci se tenaient une rangée de lampadaires éteints à cette heure ci : tu ne saurais dire si c’était sous le troisième ou le quatrième de la rangée que tu l’avais pour la première fois rencontré. Un frisson te parcourus et tu stoppas ton avancée brusquement. Te tournant vers lui tu lui demandas avec un sourire mutin, tu ne voulais pas laisser transparaitre la gêne de te retrouver à nouveau à cet endroit : « Vous me faites confiance n’est ce pas ? »  Tandis que tu prenais sa main dans la tienne et que ton autre bras s’accrocha au sien tu te concentras pour dépeindre sous tes paupières closes les traits de votre destination. « Tenez vous bien, je vous veux entier à notre arrivée. » Un crac sonore retentit dans la ruelle et votre présence ne fut bientôt plus qu'indiquée par les empreintes humides de vos chaussures sur les dalles de pierres qui pavaient le sol de la vieille ville.

Un nouveau craquement et les mêmes empreintes apparaissent sur d’autres pavés. Tu les avais foulés certainement moins souvent que ceux d’Inverness et pourtant tout autours de toi réveillaient d’agréables et étrangement proches souvenirs. Les doux rayons du soleil réchauffèrent tes joues rosies par le froid des Highlands et tu fronças légèrement les yeux tandis que ton regard s’habitua à la lumière environnante. Autours de vous, la pittoresque ville se dessine petit à petit, les façades colorées des maisons font écho au clapotis de la fontaine offrant au lieu une atmosphère coupée du monde et du temps. « C’est moins… étudiant que Myrddin Wyllt District va-t’on dire mais c’est charmant vous verrez. » Un sourire s’invita sur tes lèvres tandis que tu  tournais la tête vers Cristobal. Tu lâchas son bras mais ta main resta presque trop naturellement liée à la sienne. Tu lui laisses un instant pour réaliser et tu l’entrainais à nouveau gaiement, serrant délicatement tes doigts autour des siens. « J’ai grandi ici, et il y a ce salon, le thé qui y est servi est divin je vous promets que cela vaut le voyage. » Indiquas-tu en pointant d’un geste délicat l’échoppe aux teintes pastel qui embaumait le voisinage par ses effluves sucrées. Tandis que tu traverses la placette d’un pas aérien, veillant à ne pas brusquer ton compagnon tu es assaillies par une multitude de détails, qu’un simple visiteur n’aurait jamais remarqués, les pierres qui cerclaient la fontaine avaient étés polies, la devanture du restaurant avait changé et la cloche du barbier ne faisait plus le même bruit que lorsque tu étais enfant. Tu redécouvres les lieux avec un oeil nouveau, mais avec le même engouement que si c’était la première fois.

Il t’avait fait découvrir un peu de sa vie, un peu de lui avec cette incursion dans son quotidien chez Madame Blansec, il était temps pour toi de faire de même, en quelque sorte. L’aveux était moins récent pour autant il réveillait en toi une nostalgie toute nouvelle. Cela faisait des années que tu n’avais pas mis les pieds dans ce patelin, presque une décennie que tu n’avais pas franchis la porte de la demeure imposante mais sobre qui s’élevait à quelques rues de là où vous vous trouviez. Tu te souvenais des soirées passées devant la cheminée, à boire des chocolats chauds avec ton père, s’extasiant tous deux sur tes premiers sortilèges : cela faisait bien longtemps que tu n’avais plus passé de moment innocents à la compagnie de ton paternel. Bien longtemps qu’il ne comprenait plus ce qui animait ta vie, qu’il ne faisait plus partie de tes confidents de prédilection. Tu avais grandis Cordelia et avec l’âge adulte avait disparu cette lueur d’innocence qui faisait de ton père le héros de tes aventures. Malgré cela, malgré cette tendance que tu avais à t’éloigner de la seule personne qui t’avait toujours soutenue, tu t’attendais presque à le voir débouler d’une des ruelles adjacentes, l’air pressé, un paquet de journaux sous le bras, sa vieille machine à écrire moldue fourrée dans la jolie valisette de cuir dont il ne séparait jamais depuis que ta mère la lui avait offerte. Mais il n’y avait qu’un vieil homme pour traverser la place ce jour là. Arrivés devant le salon de thé tu finis par lâcher, presque avec regrets la main du sorcier : ce contact plus qu’agréable qui vous avait liés quelques minutes durant te laissait avec de légers picotements dans la paume tandis que tu fourrais ta main dans ta poche baissant légèrement la tête vers le bout de tes bottes, plus gênée que tu ne l’avais été jusqu’à présent : « Entrons vous voulez bien ? Je pense que nous serons bien plus à l’aise à l’intérieur. » Ton intonation se fit chaleureuse, t’étais heureuse de retrouver cet endroit, bien que rien ne t’ait jamais empêchée d’y retournée pendant des années. Mais s’il y avait quelque chose qui te réjouissait encore plus, c’était que ce retour se fasse en la compagnie du Lovingblow.

« Je pense que j’ai fais mes premiers pas dans ce salon de thé. » Te rappelas-tu avec une douce nostalgie tandis que tu invitais à nouveau Cristobal à te suivre en te glissant par l’entrebâillement de la porte. Ici, rien n’avait changé, la douce atmosphère du salon t’enveloppa toute entière alors que tu t’installais dans une des alcôves du fond de la salle, te laissant tomber sur la banquette moelleuse dans un soupir béat sans cesser de lancer des coups d’oeil doux à ton compagnon. Tu espérais que la douceur du lieu puisse apaiser la tempête de son esprit, cela avait au moins le mérite de fonctionner pour toi peut-être serait-ce propice à la détente pour lui aussi. « Qu'est ce qui vous ferait donc plaisir Cris ? Je vous invite ! » Tandis que ton regard pétillant s'accrochait quelques secondes au sien un nouveau sourire s'installa sur tes lèvres, non, tu n'avais pas peur que votre amitié te détruise, loin de là. Et tu comptais bien lui apprendre à compter sur ta présence, tu avais la tête dure Cordelia, tu ne t'avouais que très rarement vaincue, et l'abandonner à ses démons ne faisait pas partie de tes plans.



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MessageSujet: Re: Make me feel something ¬ cristolia   Mer 8 Nov 2017 - 21:04

Make me feel something

       

Elle touchait son coeur, ce petit bout de femme, cette douce étrangère. Cet organe meurtri, abandonné, morose même parfois. Elle n'avait qu'à battre doucement des cils, et le jeune Lovingblow s'en retrouvait attendri, obnubilé par sa seule présence. C'était l'effet qu'elle lui faisait. Elle marquait sa vie, comme son histoire, d'une encre indélébile.  D'un simple sourire, elle envoyait doucement valser la morosité qui s'accrochait beaucoup trop dans un esprit aussi torturé que celui du jeune anglais. Jamais il ne se serait Cristobal se surprit à être fasciné par des détails aussi futiles qu'un simple regard, alors qu'il faisait de son mieux pour ranger les quelques boîtes de la mercerie de sa très chère mère. Il se dérobait sous ce regard d'ailleurs,trop occupé pour tenter de dissimuler de nouveau cette teinte de pivoine qui se formait ses joues creuses.  Il ne réalisait pas encore la chance qu'il avait de pouvoir exécuter tous ces sortilèges parce que cela avait été ainsi depuis toujours, son être baignant dans la magie dès son plus jeunes âge, de par une mère aux multiples talents. C'était ce même regard que possédait ses jeunes soeurs, les deux seules Lovingblow ne possédant à ce jour aucun pouvoir magique. Un regard vierge, teinté d'une belle innocence. Il retrouvait l'innocence oui, une superbe essence qui ravivait tout sur son passage. Elle en possédait il en était persuadé.

Aussitôt sa mère prévenue, le bellâtre se tourna vers son interlocutrice afin de s'enquérir de leur lieu de destination, avec le coeur rugissant d'une innocence déconcertante. En effet, cela ne lui ressemblait pas vraiment. Mais, voyez, elle faisait naître en lui une recrudescence exquise.Curieuse était donc cette situation alors qu'il y a quelques jours seulement, elle l'avait recueillie à même le bitume pour le faire soigner.Peut-être s'émouvait-il un peu trop facilement, mais elle semblait le guérir quelque peu de sa morosité. En sa présence, il se sentait renaître. Et quand elle mentionnait lun mot aussi banal que celui du thé, Cristobal eut un petit rire adorable, après tout il était anglais!  Il n'avait jamais connu de sorciers , anglais qui plus est, détestant le thé, jamais. « Un salon de thé! Mais quelle belle idée! Et j'aime les deux, mais je suis anglais jusqu'au bout des doigts, le thé c'est la tradition ! » Dit-il en hochant la tête timidement. Il la suivit donc tête première. Et alors qu'elle prenait son manteau sur le porte-manteau à l'entrée, Cristobal lui, agitait sa baguette en murmurant « Accio Manteau » et son grand coat gris charbon s'éleva dans les airs pour lui parvenir en mains propres, il l'enfila et  les deux jeunes amis affrontèrent la température fraîche extérieure. Il ne faisait cependant pas assez froid pour que cela leur morde les joues. Elle l'intima de la suivre dans la rue en mentionnant qu'elle était heureuse de le revoir à nouveau.« Le plaisir est partagé, je ne m'attendais pas à vous revoir aussitôt » susurra-t-il en douceur, les yeux brillant d'une lueur mystérieuse, un sourire immuable sur les lèvres. Il était dangereux de s'attacher à lui, il l'avait pourtant averti. Inversement, il était incapable d'être de marbre. Après tout, elle ressemblait tellement à la seule femme qu'il n'ait jamais aimé, comment faire autrement ? Il se le demandait bien.

Cristobal remarquait déjà ô combien le salon de thé dans lequel ils s'apprêtaient à mettre les pieds lui était familier. La Moufette Enchantée était  populaire dans le coin, il y a déjà passé de nombreux après-midi avec des collègues du boulot, à s'animer de tout et sur rien à propos  du quidditch et ou des  dernières nouvelles de La Gazette Du Sorcier. Il y voyait parfois Reagan, une rousse flamboyante également étudiante d'Hungcalf. En voyant à quel point l'endroit était particulièrement bondé à ce moment-là, les deux nouveaux amis se ravisèrent, ils étaient tout deux non loin de l'endroit où elle l'avait retrouvée mais pour Cristobal, ce n'était qu'une nuit de déchéance comme toutes les autres. Il ne réalisait pas encore à quel point cette nuit avait été fatidique pour les deux jeunes gens. Il nageait dans une ignorance sans fin. La blonde au jolis minois s'était retournée en lui demandant s'il lui faisait confiance. Sans réfléchir un seul instant, il hocha de la tête « Mais bien sûr..À quoi pensez-vous ? » Intrigué, il ne compris pas de suite qu'ils allaient transplaner, encore intimidé par un simple contact physique, celui de leurs mains liées. « Que... » et ils se retrouvèrent dans le cortex plus que familier, celui que l'on voyait lorsqu'on transplanait, de toute évidence. Il faillit perdre pied à leur arrivée mais parut bien heureux d'être arrivé en un morceau, d'un regard furtif il jeta un oeil à sa camarade de voyage pour voir si elle se portait tout aussi bien et plissait des yeux sous ce soleil presqu'aveuglant.

« Où sommes-nous? » avait-il intimement murmuré, piqué de curiosité quant à l'issue de leur petite aventure. Il n'avait jamais lâché sa main, pas plus qu'elle avait ressenti le besoin de s'en détacher, le naturel revenant au galop.  Ses yeux translucides s'attardèrent sur les maisons aux façades multicolores et à cette fontaine qui dominait les lieux majestueusement. Cristobal était persuadé être déjà venu ici, mais ne saurait dire avec exactitude comment! Ce dernier est d'ailleurs tellement pris par la découverte des lieux qu'il n'écoute d'une demi-oreille ce que la jeune femme a à lui dire. Moins étudiante et plus charmant, disait-elle. Cristobal acquiesça, la bouche finement ouverte. « C'est très joli par ici » siffla-t-il alors admiratif. En même temps, nul doute qu'il aurait été impressionné par tout et n'importe quoi qui pouvait bien provenir de la jeune Warrington. « Oh! » s'exprimait-il alors qu'elle l'entraînait avec lui un peu plus loin  Ainsi donc c'est ici qu'elle avait grandi. Cristobal fondit, niais et heureux qu'elle veuille bien partager une bribe de son histoire avec sa sombre personne. « C'est magnifique ces couleurs ! » s'exclamait-il sans retenue « Mais j'ai tout de même l'impression d'être déjà venu il y a fort longtemps .. Allons-y donc » déclara-t-il quelque peu pensif, les sourcils froncés témoignant de cet état d'esprit. Il se détourna furtivement de ses observations pour analyser celle avec qui il avait fait ce voyage jusqu'en ces lieux.

D'un bref coup d'oeil, il put voir défiler dans ses magnifiques prunelles les reflets d'une certaine nostalgie. Elle n'avait pas besoin de mots, car parfois le silence est bien plus éloquent.Son coeur se serra davantage alors que la femme poursuivait sa route, toujours une main dans la sienne, projetant un regard neuf et presqu'enfantin sur les lieux. Il n'était que le témoin d'une grande chose, celui de la contemplation des profondeurs de l'âme d'une jadis étrangère. Cordelia semblait se perdre dans le flot de ses pensées mais cela ne dérangeait pas beaucoup le trentenaire. Bien au contraire, il avait l'impression d'apprendre davantage à la connaître de cette façon qu'en bavardant inutilement. Et alors qu'ils s'enfonçaient un peu plus au coeur de la place, Il vit les tons vifs du petit salon de thé se dessiner sous ses yeux alors qu'ils traçaient le chemin vers ce dernier. Ce fut avec regret qu'ils durent tout deux rompre ce contact singulier pour que Cristobal entre le premier « Avec plaisir, Mademoiselle » intima-t-il poliment. Il était peut-être un ivrogne rongé par le passé , il n'en demeurait pas moins un homme de bonne famille et distingué.

Ses yeux pétillants de surprise lorsqu'elle lui annonçait avoir marché sur le sol de ce petit salon alors qu'elle n'était qu'un chérubin, Cristobal rit doucement en s'installant sur  la banquette d'en face, son coeur fondant comme un sucre face à son regard si vrai, sincère. Il cligna des yeux à maintes reprises. N'étant fidèle qu'à lui-même, prisonnier de son état lunatique. il s'était perdu, oui, dans la contemplation de la jeune femme et ses regards légers comme une plume.« Je ne serai pas un Lovingblow honorable si je laissais une jeune femme payer mon addition » fit-il avec un petit clin d'oeil complice, sans aucune malice ni dans le ton ni dans le regard. « J'ai envie d'un... » et il sourit comme un gamin, l'innocence même tissant une toile dans son esprit « Chocolat viennois pour changer, tu crois qu'ils en font ici? » demanda-t-il joyeusement alors qu'il retirait doucement son manteau pour le glisser à ses côtés sans quitter le doux visage de la demoiselle. Il ne remercierait jamais assez le ciel de l'avoir mise sur sa route, jamais ô grand jamais. Il cherchait encore un moyen, une façon bien à lui rendre sa gratitude mais il n'avait pas encore trouvé. Mais c'était plutôt l'heure du thé, et il aurait mieux fait de se concentrer sur plus important encore : lui faire la conversation. Il ne mit d'ailleurs pas le temps à lui demander, avec l'ombre d'un sourire esquissant ses lèvres « Et qu'en est-il de vous, que prendra Cordelia Warrington, cela me fascine, d'apprendre à vous connaître même par le biais de futilité comme votre choix de boisson par exemple. »  Il était peut-être un grand timide mais sa langue se déliait furieusement lorsqu'il se trouvait en sa présence, cela était un fait irréfutable!

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MessageSujet: Re: Make me feel something ¬ cristolia   Sam 11 Nov 2017 - 2:46



Tu étais heureuse de faire découvrir un peu de ton enfance à Cristobal et ce, même si tu ne parvenais pas à savoir pourquoi cela semblait si important à tes yeux. Mais tandis que tu t’émerveillais devant ces maisons que tu connaissais par coeur, le contact de sa main dans la tienne t’emplissait d’une multitude de doux sentiments. Si bien que lorsqu’il fallut vous séparer pour entrer dans la bicoque tu n’avais qu’une envie, trouver une nouvelle excuse pour renouveler ce geste. Pourtant, lorsque vous fûtes tous deux assis, l’un face à l’autre tu te contentas de déposer tes mains sur la table froide comme si ce voyage que vous aviez partagé était la seule excuse suffisante au rapprochement que vous aviez opéré pendant quelques minutes. « Honorable je n’en sais rien, moderne, sans aucun doute ! Mais je ne me battrai pas avec vous pour débourser ces quelques noises cher Cristobal, alors faites comme bon vous semblera, mon invitation, elle, tient toujours. » Tu le gratifias d’un sourire amusé, répondant à son clin d’oeil avec une légèreté qui te collait à la peau.
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Le sourire qui avait pris place sur les lèvres du sorcier terminèrent de te faire fondre, tu ne pouvais t’empêcher d’être attendrie, et enjouée à l’idée de le voir s’émerveiller de la sorte. Après tout, n’était-ce pas ton objectif en l’emmenant ici ? Le délester de ses inquiétudes et de ses démons au moins pendant quelques minutes. « Je pense qu’ils font à peu près tout ce qu’il est possible de boire ici, du moins, à l’époque ils répondaient à tous mes désirs de petite fille. » Et Merlin savait que tu avais pu être très imaginative étant enfant. Il fallait dire, qu’à l’époque, ton père céder à tous les caprices que la petite tornade blonde que tu étais pouvait émettre. Il n’y avait qu’à l’adolescence, et à ton entrée à Poudlard, que tu t’étais renfermée sur toi même, délaissant la joie qui te caractérisait étant enfant.

Les paroles du Lovingblow ne prirent guère bien longtemps à te faire rougir légèrement à nouveau, mais tu contins vite ton inconfort en parcourant d’un regard expert la carte qui se trouvait accrochée contre le mur : « Je vais me laisser tenter par un mocha blanc, on va dire que c’est jour de fête ce n’est pas vraiment conseillé dans un régime sportif. » Tu roulas des yeux faussement gênée en laissant échapper un léger rire. Si tu t’imposais une hygiène de vie relativement saine et stricte en période de championnat, il y avait bien plus que de petits écarts alimentaires pour la mettre à mal en dehors de ces moments. Car si tu t’étais inquiétée de l’addiction à l’alcool de ton nouvel ami, puisque c’était une addiction, qui le rongeait, dangereuse pour lui et sa santé, tu n’étais pas la dernière pour ce qui était de consommer boissons, et cigarettes. Vices contrastant allègrement avec ton image lisse et délicate : celle de la douce blonde au visage angélique et aux airs candides. « Ce sera donc notre secret si vous le voulez bien. » Un nouveau rire et tu entrepris de retirer ton manteau, le déposant sur la banquette à côté de toi en même temps que ton sac à main tu fis brièvement glisser le dos de ta main sur le tissu de ta robe pour la lisser avant de reporter ton attention sur le sorcier face à toi.

« Vous disiez donc avoir l’impression de reconnaitre cet endroit ? » Le questionnas-tu en croisant les jambes sous la table t’installant plus confortablement sur ton assise. « Il est tout à fait possible que vous vous soyez rendu en ville à un moment ou à un autre, il me semble qu’une antenne du ministère y a été installée durant un certain temps mais je ne saurais en dire plus, je n’ai pas mis les pieds en ville depuis des années ! » A vrai dire, tu avais bien fait quelques passages rapides sur les terres de ton enfance, mais c’était principalement pour emmener ton père à divers endroits pour vos rencontre mensuelles. Ce dernier, moldu, ne pouvait pas transplaner, ni même utiliser la poudre de cheminette sans risque, alors tu l’avais pendant quelques années entrainé avec toi dans tes voyages aux quatre coins de l’Europe. « Fort William est une grande ville, pas autant qu’Inverness certes mais tout de même ! Le quartier sorcier par contre, où nous nous trouvons, est beaucoup plus petit et intime : il n’y a que quelques familles qui y vivent toute l’année, du coup tout le monde se connait ici. » Repris-tu avec un entrain similaire à celui qui t’habitait lorsque tu parlais du ministère et de ton stage. Tu t’émerveillais de toute Cordelia, il ne fallait pas grands choses pour réveiller l’enfant qui sommeillait en toi et que tu avais entrepris d’enfermer pour en protéger les facettes les plus fragiles.

Te sortant de tes pensées, une voix enjouée résonne dans l'établissement. Une voix que tu connaissais plus que bien. « Cordelia mon enfant je ne t’avais pas reconnue comme tu as changé, tu es devenue une très jolie jeune femme ! » Vêtue de son immuable tablier bleu, la gérante du salon de thé se dirigeait vers vous d’un pas enjoué. Un large sourire s’invita sur tes lèvres tandis que tu te relevas prestement pour embrasser la grand-mère chaleureusement. Le temps était passé depuis la dernière fois que tu l’avais vue, des cheveux blancs avaient remplacé son inimitable crinière flamboyante mais elle ne perdait rien de sa superbe : « Nana ! Je suis si heureuse de te voir ! Je te présente mon ami, Cristobal! Cristobal, Anna, la gérante du salon, depuis… oh bien je pense que je peux dire, depuis toujours ! » Ton bras vint entourer les épaules de la vieille dame et tu la serras doucement contre toi ne remarquant qu’à ce moment là que tu dépassais ton ainée d’une bonne tête maintenant. Cette dernière avait été comme un membre de la famille lorsque tu étais enfant, s’occupant de toi lorsque tes parents ne le pouvaient pas, tu la considérais comme ta grand mère plus que celle du sang. « Quel beau jeune homme que voici ! Prenez bien soin d’elle Cristobal ! Et surtout ! Appelez moi Nana je vous en prie ! » Tu laissas échapper un hoquet de surprise en te tournant brusquement vers la femme d’un air catastrophé. Cette dernière, ne remarquant certainement pas le feu qui te montait aux joues suite à ses paroles se préparait à reprendre. Un rire s’échappa de tes lèvres, quelque peu mal à l’aise et tu  repris avec entrain pour prendre de vitesse la mamie : « Euh.. Nana, nous allons commander si tu veux bien ? Ce sera pour un chocolat viennois pour monsieur, et un mocha blanc pour moi s’il te plait. » Sans prêter attention à la gêne qui t’habitait la gérante offrit son plus grand sourire au sorcier et le gratifia d’un clin d’oeil avant de s’éclipser non sans avoir déposé un baiser sur ta joue : « Tout de suite mon chou. »

Une fois qu’elle fut éloignée tu laisses échapper un léger soupir en te rasseyant rapidement. Légèrement tremblante, tu gardas quelques secondes la tête baissée pour faire disparaitre la teinte pivoine qui t’était montée aux joues suite aux remarques de la vieille femme. Ce n’est que lorsque tu sentis que le feu disparaissaient légèrement que tu osas relever les yeux vers Cristobal avec une moue embêtée au coin des lèvres : « Je suis absolument désolée pour ça. » T’excusas-tu en enroulant une mèche de tes cheveux autours de tes doigts visiblement embarrassée par la situation avant de soupirer à nouveau en observant la femme qui s’affairait de l’autre côté du comptoir avec un regard des plus tendres : « Vous comprenez, elle me connait pour ainsi dire depuis que je suis née elle a tendance à s’emballer plus que de raison quand elle me voit. » Et tu ne lui en tiendrais jamais rigueur même si elle te mettait parfois dans des situations plutôt inconfortables : notamment à cet instant face à cet homme qui te faisait ressentir plus de choses que tu ne l’aurais pensé. « Je suis confuse, vraiment. » Ta main vint se déposer durant quelques secondes sur la sienne, légère comme une plume, comme pour donner plus de poids à tes excuses avant de glisser rapidement sur tes genoux où elle entreprit de torturer l’ourlet de ta robe pour faire passer la gêne. Ton regard, par contre, se retrouva encore une fois, bien naturellement, accroché à celui de ton interlocuteur : tes yeux clairs se perdaient à nouveau dans ses pupilles aux teintes de l’océan. Il était bien clair que malgré vos discours qui semblaient futiles, beaucoup de choses se jouaient entre vous au delà tes mots. Certainement aucun de vous ne parvenait à se rendre compte de ce qui était pourtant évident : le lien qui vous liait avait quelque chose de bien spécial.



❝orgueil et préjugés❞
Si les vôtres sont les mêmes qu'au printemps dernier, dites le moi tout de suite. Les miens n'ont pas varié, non plus que le rêve que j'avais formé alors. Mais un mot de vous suffira pour m'imposer silence à jamais.


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MessageSujet: Re: Make me feel something ¬ cristolia   Sam 18 Nov 2017 - 7:27

Make me feel something

       

Une fois entré à l'intérieur, Cristobal se sentit tout de suite à l'aise, comme s'il était entré dans une demeure chaleureuse. L'air sentait bon, il y avait des effluves sucrées, mais aussi cela sentait le bois de cheminée, une odeur qu'il affectionnait particulièrement car cela lui rappelait son chez-soi, quand il se posait après une rude journée près du foyer qui dominait le salon de son humble demeure. Il balayait des yeux la pièce, l'endroit était calme et reposant, exactement ce qu'ils avaient espéré en rebroussant chemin. Il observa de nouveau la jeune demoiselle en sachant pertinemment qu'il se délecterait. Comment en faire autrement? L'expression sur le joli minois de la jeune femme était exquise, un vrai régal pour les yeux, bien plus que ce qui semblait être sur le menu.. Il se tut lorsqu'elle mentionnait ne pas vouloir se battre avec lui pour régler l'addition, tant mieux. Il ne lui dira pas non plus qu'il paiera sa consommation, même si ce n'était rien du tout et ce,dans la plus grande des subtilités. Voyez, notre cher Cristobal était vieux jeu et galant. C'était la faute de son père, avenant auprès de Madame Mercier, aux petits soins même avec elle. Il a été et est toujours le meilleur époux du monde pour sa mère. Il rêvait secrètement de devenir comme lui, aussi investi dans son mariage , d'un grand support aussi. C'était un modèle d'honneur à ses yeux.Il papillonnait donc des yeux, incrédule.Mais oui, Fort William!Comment Cristobal avait pu oublier cet endroit? Peut-être était-ce parce qu'il n'avait jamais véritablement visité le quartier sorcier en bonne et due forme. Il n'en savait rien, mais une mine stupéfaite put se lire sur son visage déjà beaucoup trop expressif. Sa joie de vivre était éphémère, mais bel et bien présente, et cela lui réchauffait le coeur que de fouler le sol d'un endroit singulier pour l'étrangère qui n'en est plus une finalement. Non, beaucoup la nommait-elle de la sorte d'ailleurs? N'y avait-il pas quelque chose entre eux qui ne décrivait quelque chose de plus fort que les mots en soi? Définitivement, à ses yeux Cordelia était loin d'être une étrangère et s'il osait même penser, que dans une autre vie il l'aurait peut-être connue,parce que Cristobal croyait à ces choses-là au même titre qu'il était sorcier. C'était les vestiges d'une éducation paternelle moldue. Un père qui, lui-même avait ses propres superstitions dont Cristobal, bien qu'il se sentit mal rien que d'y penser, se moquait parfois de temps à autre.

Tous les deux installés, ils commencèrent la conversation en douceur avec guère plus d'assurance qu'il y avait quelques instants. l'homme à la chevelure bouclée souriait d'ailleurs bêtement lorsqu'elle répondit qu'elle prendrait sans doute un mocha blanc, enfin jusqu'à ce qu'elle mentionne le mot " sportif " surpris,il haussa les sourcils intrigués « Un régime sportif, dites-vous? Vous êtes une athlète ?»  C'était exactement pour cela qu'il était ici pour apprendre à connaître tous les détails, mêmes ceux les plus monotones de sa vie. Parce qu'il voulait s'imprégner d'elle, de son histoire, de ce qui a fait qu'elle était elle, cette chose.. vibrante qui lu lui insufflait l'espoir, lui donnait envie de renaître de ses cendres. Il leva les mains en l'air,encore quelque peu surpris de l'entendre dire qu'elle suivait un régime, alors qu'elle avait une taille incroyablement fine et qu'elle semblait parfaite à ses yeux « Votre secret est bien gardé avec moi, vous pouvez en être sûre » dit-il simplement, le regard définitivement encore intrigué. Par contre, il n'était pas si sûr que le sien était en sécurité. Pas après avoir eu quelques souvenirs défragmentés cette nuit où tout a commencé. D'ailleurs, il ne savait pas comment aborder la chose sans être dans l'obligation de lui réveler ce qu'il cachait de tous depuis deux années.

Ils revinrent doucement  sur le fait d'être à Fort William et aussi sur le fait que Cristobal avait dit à voix haute que l'endroit lui rappelait vaguement  un souvenir.Cristobal ne put retenir plus longuement son sourire, en soupirant gaiement et en incrustant ses prunelles perçantes dans celles de la belle . « Et bien, Fort William ! Voilà ça explique tout!Bien sûr que je connais, Cela me rappelle ce jour où je suis venu avec mon père » il marqua une pause d'une demi-seconde,le temps de reprendre  « C'est un passionné d'histoire, voyez il est moldu... cela explique pourquoi j'ai l'impression d'être venu mais que je n'ai pas été dans la mesure de reconnaître les lieux! C'est que... c'est que je n'ai pas visité la partie sorcière, voilà tout » dit-souffle-t-il en haussant les épaules, un air innocent. Le beau brun observa tout autour de lui avant de reporter son attention sur la jolie blonde qui illuminait toute la pièce de son aura angélique « Vous avez donc grandi ici » siffla-t-il alors dans un murmure, une émotion indescriptible dans la voix. C'était bien plus une affirmation qu'une question. Admiratif, il se tut jusqu'à ce qu'une femme d'âge mûre ne vienne à la rencontre de Cordelia.  Il se leva d'ailleurs en même temps qu'elle, un sourire immuable sur les lèvres, mais sincère laissant les femmes entre elles, dans ce moment de retrouvailles, lui spectateur et témoin silencieux. À en juger de la façon dont elles se parlaient, Cristobal se doutait bien que cette femme était quelqu'un du passé de Cordelia qu'elle affectionnait particulièrement.Et quiconque affectionnait chaleureusement sa bonne samaritaine, gagnait aussitôt son coeur. Cristobal était un faible, mais il était fier de l'être. Parce que les choses aussi belles de la vie ne duraient qu'un petit moment. Et si être faible était de s'émouvoir de petits riens, il l'assumait entièrement. Il l'état, faible.

Lorsque Cordelia le présenta auprès de la dame du troisième, Cristobal retrouva ses aises , comme un félin, auprès de la dame du troisième âge, lui offrant un de ces sourires charmeurs. « Ravi de faire votre connaissance, madame! Vous avez un magnifique salon de thé! » Il rougit cependant quelque peu lorsque la dame mentionnait qu'il devait faire attention à Cordelia. Il bredouilla « Euh oui, bien sûr! Comptez-sur moi Madame!  » Il préféra garder sous silence qu'il s'agissait de sa bonne samaritaine, que c'était surtout elle qui était là pour lui et non l'inverse. Il offrit un regard plein de sous-entendu à la jolie blonde d'ailleurs, ce qui ne manqua pas de la faire rougir à son tour. Quelle drôle d'accolytes ils faisaient tous les deux, à se dévorer timidement, alors qu'ils essayaient de chasser du revers de la main les sentiments qui déferlaient en eux comme les vagues de l'océan. Peut-être que tout allait trop rapidement après tout, n'étaient-ils dont point des inconnus? « Ne soyez pas désolée, elle est tout à fait adorable! Les dames m'adorent pour une raison que j'ignore encore à ce jour » dit-il en haussant brièvement les épaules, un demi-sourire aux lèvres. Il prit le temps de l'écouter et hocha doucement la tête en signe d'acquiescement, il l'avait bien compris tout à l'heure à la façon dont Nana la regardait. C'était le même que lui faisait sa  propre mère, même après toutes ces années. Le temps efface bien des choses, vous savez, mais certains liens résistent à ces caprices et ce même s'il peut arriver de s'égarer en chemin. « Il n'y a rien pour être confuse très chère.. » il s'arrêta un instant alors qu'une douce main - la sienne, vient se déposer sur la sienne. Ce geste si anodin le rendait bien plus confus que les paroles de la gérante du salon de thé. Il se redressa un peu, son regard vacillant entre celui de la belle et sa main qui s'était posée sur la sienne brièvement, revenant incruster ses prunelles à nouveau dans les siennes « Il n'y a pas  de mal à vouloir qu'on prenne soin de vous, vous croyez que j'en suis capable? » dit-il le regard complice « Parce que... j'ai une promesse à tenir désormais je ne voudrais pas m'attirer les foudres » avouait-il en plissant le nez d'un air taquin. Bon sang.Cette connexion allait le rendre complètement fou. Subjugué par la jeune demoiselle, il eut envie de tout savoir. « Et si vous me parliez un peu de vous?  Vous avez des frères et des soeurs ? Vos parents sont-ils moldus?   » Lovingblow se rendit finalement compte qu'il était peut-être un peu trop loquace et se racla la gorge alors qu'en lui brûlait l'envie de la toucher, ne serait-ce qu'un centième de seconde, juste pour ressentir à nouveau cette décharge électrique si significative.
Voyez, il avait cru cette partie de lui envolée à la mort d'Hannah. C'était ce qu'ils avaient voulu, après tout, ceux qui lui ont enlevé la vie devant ses yeux . Ils avaient voulu lui arracher la seule femme qu'il n'ait jamais aimé.

Et là, cette blonde ranimait ce qui était jadis endormi de par sa grâce et sa beauté sans équivoque, de par son sourire et de par sa bonté. Elle ne se rendit pas compte à quel point elle était la bouée qui le sauverait probablement de sa déchéance. Mais il avait peur. Peur de ressentir cela à nouveau. Et pourtant, il ne pouvait dénouer les nœuds de son estomac, pas plus qu'il ne pouvait camoufler ses joues enflammées par ces regards échangés, non il ne le pouvait pas. « Excusez-moi, je suis très curieux et j'ai bien envie d'apprendre à vous connaître. » Il marqua une courte pause « Pour ma part je suis l’aîné d'une fratrie de sept enfants et j'ai grandi tout près de Londres » Cristobal avait bien des défauts, et des vices. Mais celui d'être déloyal, jamais. Sa famille comptait plus que ses amis et tout le reste et il était fier d'eux, de ce qu'ils étaient: parfois parfaits et parfois imparfaits. Son regard s'animait d'ailleurs quand il parlait de ses racines. Cela la rendait plus vrai que nature contrastant drôlement avec sa personnalité incroyablement timide et secrète.

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MessageSujet: Re: Make me feel something ¬ cristolia   Lun 4 Déc 2017 - 20:24



Son regard te fait rougir, tu n’as pas l’habitude d’être observée de la sorte. Et pourtant tu parviens à combattre ta gêne et à lui répondre malgré le feu qui te brulait les joues : « Oui en effet ! Enfin, je ne suis pas sportive professionnelle, loin de là, mais je joue dans l’équipe de Quidditch de ma maison à l’université. » Tu n’avais jamais envisagé de carrière professionnelle de Quidditch. En premier lieu tu estimais que ton niveau n’était pas suffisant, et ce, même si tu te défendais plutôt bien, mais, c’était surtout car ton ambition première avait toujours pris le pas sur ce que tu considérais plus comme un loisir. « Et cette année j’ai même été nommée capitaine de mon équipe, alors il faut bien que j’essaye d’être en forme pour être la plus efficace possible avec eux. » Tu ne boudais pas ta fierté, et ce même si ta discrétion habituelle atténuait un peu l’orgueil qui gonflait en toi. « Par ailleurs peut-être avez vous entendu parler de la finale du championnat qui va se jouer à Inverness, aurais-je le plaisir de vous y croiser ? » L’invitation était lancée, tu comptais bien chercher des excuses pour pouvoir te replonger, ne serait-ce que quelques instants dans le regard océan du sorcier. D’autant plus que l’évènement de rendait extrêmement joyeuse et si Cristobal appréciait le quidditch, il n’y aurait aucun doute concernant le fait qu’il se rende à Inverness pour l’occasion.
cristolia
You’ve been fighting the memory, on your ownNothing worsens; nothing grows I know how it feels being by yourself in the rain We all need someone to stay

L’intervention de la tenancière de l’établissement marqua un nouvel arrêt dans votre conversation qui avait pourtant commencé à se délier. Comme si votre petite bulle ne supportait pas d’être malmenée par une tierce personne tu retrouvais ta timidité et tes manières discrètes.

Nana s’éloigne et tu retrouves la parole, terriblement gênée. Heureusement pour toi, Cristobal ne semble pas s’être agacé de la situation, vos joues se sont teintées du même fard rosé, vous n’étiez décidément pas plus à l’aise l’un que l’autre dans cette valse maladroite. « C’est parce que vous êtes une personne de confiance, les dames sentent ces choses là vous savez ! » Tu t’approches légèrement de lui, t’appuyant sur le bord de la table comme pour lui faire une confidence : « Mais les dames ont aussi tendance à être un peu trop… » Tu cherches tes mots sans pour autant y prêter beaucoup d’attention et lui lances un regard mutin : « Expansives. » Un rire nerveux secoue à nouveau tes épaules et tu rassois sur ton siège un léger sourire au coin des lèvres. Par Merlin, Cordelia tu te sentais terriblement sotte à minauder de la sorte, et pourtant tu ne pouvais t’empêcher de rechercher à croiser le regard du sorcier et de te parer de tes plus beaux arguments pour te faire valoir comme une personne digne d’intérêt.
« Ne vous sentez pas investi de la mission de prendre soin de moi Cris ! » Tu secoues légèrement la tête et frôle à nouveau sa main du bout des doigts avant de croiser les bras sur la table. « Je ne doute pas que vous en seriez capable mais ce n’est pas mission aisée. » Et tu préférais taire les raisons de cette certitude. Oisillon brisé qui avait du mal à retrouver son nid.

Le regard de Cristobal s’anime à nouveau tandis qu’il te pose quelques questions sur ta famille. Un sourire tendre prend place sur tes lèvres et tu secoues légèrement la tête, balayant ses excuses : « Mais ne vous excusez donc pas, cette envie est réciproque vous savez ! » Comme si cette révélation de sa part soulageait tes inquiétudes tu retrouves ta légèreté. « Sept enfants ? Oh que ça doit être agréable de grandir entouré d’une grande fratrie ! »  Tu souris plus franchement encore, les grandes fratries t'avaient toujours impressionnées, et tu les observais avec envie. « Contrairement à vous je ne suis pas issue d’une famille nombreuse, mes parents se sont contentés d’une enfant. » Si tu avais quelque peu souffert de la situation étant enfant, ce n’était plus le cas aujourd’hui. Tu avais su t’entourer d’une seconde famille qui n’avait rien à envier à celle du sang. « Mon père est un moldu, comme le votre et ma mère quand à elle est une sorcière, mais malheureusement née sans magie. » Un léger soupir s'échappe de tes lèvres. « Voyez-vous comme la vie est parfois moqueuse ? » Tu hausses légèrement les épaules sans pour autant te départir de ton sourire. « Des deux, c’est mon père qui est le plus attaché à la magie. » Et cela n’avait rien d’étrange. La rancoeur de ta mère était des plus tenaces, elle ne comprenait pas, n’acceptait pas et les années n’avaient fait qu’accentuer son amertume. Parfois tu te prenais à te demander ce qu’il aurait été de ta vie si ta génitrice avait été dotée de magie : mais tu oubliais bien vite cette pensée. La magie aurait changé tellement de choses.

« Peut être le votre a-t’il le même regard émerveillé à chaque fois qu’il est en présence de magie ? » Pensive tu jettes un coup d’oeil vers la fenêtre du petit établissement, en direction du foyer dans lequel il se trouvait certainement à cette heure-ci. Tu trouvais la magie terriblement cruelle parfois, son sort baignait certains et en oubliait d’autres. Et il n’y avait aucun retour en arrière possible, pas de seconde chance ou de nouveau lancé de dés. La magie était immuable, indomptable, et mystérieuse. C’était certainement ce qui te frappait le plus. A tel point que tu te demandais parfois si cette dernière était aussi merveilleuse que certains le laissaient entendre. « Il mériterait d’être sorcier bien plus que la plus part des gens. » Te sortant de ta soudaine morosité, la dame âgée vous apporte vos consommations sans se départir de son sourire. Frappant légèrement dans tes mains comme une enfant face à son cadeau de Noël tu réponds à son sourire. « Merci beaucoup Nana. » Tu récupères ton mug et le fait tourner avec douceur entre tes doigts avant de le porter à tes lèvres. Le liquide sucré te détend un peu et ce même si ton regard s’accroche encore à celui de Cristobal avec une fébrilité bien visible : celle d’un tourbillon incontrôlé d’émotions qui menaçait de te faire t’échouer sur un rivage hostile. Mais, tu n’avais pas peur, avec lui tu te sentais plus en sécurité que jamais. « Vous m’en direz des nouvelles, Nana fait les meilleurs de la région. »

Reposant le mug avec douceur tu t’essuies les lèvres avec application avant de croiser à nouveau les jambes, prête à reprendre votre discussion : « Cris, vous me permettez une petite indiscrétion ? » Tout en l’interrogeant du regard tu passes une main dans tes cheveux, un peu gênée avant de reprendre : « L’un des professeurs de l’université se nomme aussi Lovingblow, est-ce l’un de vos frères ? Un cousin peut-être ? » Ta curiosité s’animait face à cet homme qui était de moins en moins inconnu à tes yeux et tu appréciais plus que de raison ce moment partagé loin du monde avec lui. Tu te languissais déjà de le revoir alors que vous ne vous étiez pas encore quittés : cet homme si mystérieux que tu aurais pu ne jamais rencontrer et qui pourtant prenait déjà une place bien spéciale dans ton coeur. Tu ne t’en rendais pas encore compte et pourtant il s’y insinuait aussi vite que tu avais fais irruption dans son esprit, ce soir là dans la chambre de Sainte Mangouste. Merlin seul savait à quel point tu aurais aimé qu’il oublie ce moment, tu espérais de tout ton coeur qu’il ne finirait pas par t’en tenir rigueur.



❝orgueil et préjugés❞
Si les vôtres sont les mêmes qu'au printemps dernier, dites le moi tout de suite. Les miens n'ont pas varié, non plus que le rêve que j'avais formé alors. Mais un mot de vous suffira pour m'imposer silence à jamais.


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Make me feel something ¬ cristolia

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