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 anavaeh ◊ stuck on repeat

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Nevaeh D'Alverny
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MessageSujet: anavaeh ◊ stuck on repeat    Mer 1 Nov 2017 - 13:05


La brune parcourt les ruelles de Londres d’un pas pressé, heureusement pour elle, à cette heure tardive, peu de sorciers, ou même moldus, étaient encore présents à l’extérieur de leur foyer. Cela lui éviterait de devoir justifier de son état à qui que ce soit et merlin savait qu’elle n’en avait aucune envie. Il fallait dire que Nevaeh avait déjà été en meilleure forme, les cernes marquait sa peau pale et ses lèvres étaient gercées par le traitement qu’elle leur infligeait depuis des semaines : son anxiété n’avait jamais été aussi visible sur son visage. Au moins, la nuit pouvait lui donner une excuse, la lumière de la lune lui servirait de voile : atténuant les marques extérieures du trouble qui l’habitait.
anavaeh
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Encore une fois, sa nuit avait été écourtée par les cauchemars, le serpent avait fait des siennes, entrainant encore et encore la douce Héloïse dans ses filets. La jeune sorcière ne connaissait que trop bien ce serpent aux pupilles bien trop humaines pour être réelles. Vile métaphore de ce démon qui avait pris place dans son esprit dictant jusqu’au moindre de ses soupirs. Au fond, elle en venait à demander s’il n’avait pas toujours été présent, tapis dans l’ombre et prêts à profiter de chaque moment de faiblesse pour prendre un peu plus de pouvoir.
Elle pourrait embrasser ce démon, elle l’avait déjà fait mais il lui avait arraché la seule chose qui aurait pu un jour la rendre meilleure : son échappatoire, sa bulle de bonheur, le serpent l’avait imploser sans se préoccuper des victimes. Il n’en restait plus rien, si ce n’était les vagues souvenirs que les médicaments effaçaient peu à peu. L’oubli était peut-être la seule solution pour que la D’Alverny retrouve son panache d’antan mais il y avait toujours cette partie d’elle-même qui s’accrochait à l’espoir de pouvoir changer les choses : elle avait fait ses recherches, même la magie noire ne pouvait faire revivre les morts, mais elle espérait encore qu’un jour le doux rire de sa fille résonne autre part que dans son esprit malade.

Trois coups pressés résonnent dans le silence nocturne tandis que Nevaeh frappe avec vigueur à la porte des appartements d’Anastasia. S’il y avait quelqu'un qui pouvait faire quelque chose pour elle, cela ne pouvait être qu’elle. Après tout, elle était la seule gardienne de son secret, de ses secrets. Elle passait tellement de temps à l’infirmerie que la bulgare lui avait indiqué son adresse, en cas d’urgence, et sur l’échelle de l’urgence, cette nuit là n’était pas loin du sommet. « Miss Radeva… » La brune salue l’infirmière d’un hochement de tête lorsqu’elle finit par ouvrir la porte après quelques secondes qui lui avaient parues une éternité. « Can I disturb you for a moment ? I’m sorry but… » Il n’est pas nécessaire d’être voyant pour comprendre que la bulgare avait certainement d’autres préoccupations mais Nevaeh ne se permettrait pas de la déranger sans raison, surtout pas si tard ni dans ses appartements : La suisse était bien trop fière pour se résigner à demander de l’aide habituellement, mais ce soir elle perdait pieds, elle sentait bien qu’elle perdait tout contrôle sur la situation.  « I guess I need a piece of advice. » Inquiète, la sorcière jette un oeil autours d’elle, pour être sûre que personne ne passerait par là à cet instant et sort les mains des poches de son manteau pour laisser l’infirmière observer l’étendue des dégâts : les mains de l’étudiante sont secouées par des tremblements continuels, ses jointures sont blanchies et craquelées à force de serrer les poings mais il n’y a que les spasmes irréguliers de ses membres auxquels elle prête attention. « They gave me a new treatment, and I think this one is pretty worse than the first one. » Sa voix est rauque, peut-être est-ce dû à l’inquiétude et au manque de sommeil, mais il y a comme une intonation animale au fond de ses cordes vocales : comme si ce soir là, elle n’était pas totalement elle-même. Les bras de l’étudiantes tombent le long de son corps, elle se refuse à observer sa faiblesse une seconde de plus. « Is there anything you can do ? » Sous l’énervement, les poings de la sorcière se serrent et ses ongles entaillent la peau de ses paumes, c’était comme si elle espèrait que la douleur puisse contrôler les tremblements de ses mains mais il n’en est rien. « That’s a nightmare. » Souffle-t’elle avec dédain en serrant les dents. De tous les qualificatifs qui lui venaient à l’esprit, cauchemars était de loin le moins vulgaire et elle n’avait pas l’intention de perdre contenance. La sorcière s’accrochait à chaque once de contrôle qui ne lui échappait pas encore.



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MessageSujet: Re: anavaeh ◊ stuck on repeat    Lun 6 Nov 2017 - 22:08

A cette heure tardive, Anastasija Radeva se trouvait dans sur le canapé sombre de son salon, auprès du feu de cheminée, lovée sous un plaid blanc et moelleux. Au sol trônait une tasse vide de chocolat chaud, son péché mignon, puisqu'il était trop tard pour un dernier café. La sorcière lisait un roman, en anglais. Le silence n'était brisé que par le doux crépitement des flammes et le léger froissement des pages qui se tournaient. C'était là un moment d'apaisement. Aucun souci ne lui occupait l'esprit, ni personnel ni professionnel. Elle pouvait s'évader dans sa lecture, se détendre et se ressourcer.

On toqua à la porte d'entrée. Trois coups pressés. Le regard glacial de la Bulgare se tourna sur la porte, sans aucun autre mouvement. Il était rare qu'elle sursaute. Trop de choses l'avaient effrayée par le passé. Une visite inattendue en pleine nuit ne faisait pas le poids face à son passé en enfer. La sorcière posa son roman au sol et se leva pour ouvrir. Baguette à la main, toujours, elle se révéla à la personne qui venait la déranger. Vêtue d'une robe de chambre d'un velours mauve qui s'arrêtait sous ses genoux, ses longs cheveux noirs coulaient autour de son visage nu, légèrement changé par la paire de lunettes qu'elle portait pour lire. Miss Radeva… Nevaeh D'Alverny se trouvait sur le pas de sa porte. Ou plutôt, le fantôme de Nevaeh. Des cernes marquaient son visage anxieux, ses lèvres étaient gercées. Can I disturb you for a moment ? I’m sorry but… I guess I need a piece of advice. La jeune femme faisait partie des rares personnes à qui Anastasija ne pouvait pas reprocher de venir chez elle, même à cette heure. C'était la Bulgare elle-même qui l'avait autorisée à se déplacer jusqu'ici en cas d'urgence. Il était tout à fait inhabituel que l'infirmière donne ce droit à une étudiante, et encore plus inhabituel qu'Anastasija ouvre son foyer à une patiente. Cela n'avait rien d'illégal, mais c'était peu conventionnel. Pourtant la sorcière avait donné cette autorisation à Nevaeh D'Alverny, en raison de sa situation particulière. Anastasija avait été touchée par le parcours chaotique de cette jeune femme, qu'elle suivait depuis la découverte de sa grossesse. Le cas de Nevaeh était sordide et complexe, et les traitements qu'elle recevait ou s'administrait elle-même étaient parfois dangereux. Anastasija avait donc proposé d'être disponible en cas de problème -et il y en avait régulièrement. Cependant, c'était la première fois que l'étudiante avait besoin de la voir au point de venir toquer à sa porte à une heure nocturne.

Après un regard autour d'elle, elle sortit les mains de ses poches : blanches, aux jointures fissurées, elles étaient prises de tremblements inquiétants. They gave me a new treatment, and I think this one is pretty worse than the first one. Is there anything you can do ? Alors que l'infirmière se demandait ce que les médicomages avaient donné à Nevaeh pour la mettre dans un état aussi misérable, elle vit la jeune femme serrer les poings. Non pas de douleur, mais de désespoir. Du peu qu'elle la connaissait, Anastasija se doutait que Nevaeh détestait se montrer aussi vulnérable. That’s a nightmare, souffla-t-elle entre ses dents, confirmant l'analyse de la Bulgare. Come in, trancha la sorcière. Elle saisit le bras de l'étudiante pour la tirer doucement -malgré sa poigne de fer- à l'intérieur afin de renfermer la porte. Il y avait toujours de nombreuses choses à démêler avec Nevaeh. Il fallait traiter ses douleurs physiques, les effets secondaires des traitements, sa détresse psychologique et son esprit rigide qui refusait souvent d'avouer ses faiblesses. Elle était la patiente la plus torturée d'Anastasija. Sachant qu'elle ne pouvait pas tout régler à la fois -si tant était qu'elle puisse régler quoi que ce soit un jour-, elle prenait la situation pas à pas. There are many things I can do, répondit-elle à la question de la jeune femme, d'un ton péremptoire. Take off your coat. You can keep your shoes if you want. Anastasija n'était pas du genre à exiger que ses invités se déchaussent, elle laissait donc ce choix à l'appréciation de Nevaeh. Le manteau la gênerait pour l'auscultation, c'était la seule raison de sa demande. L'intérieur de l'appartement était décoré sobrement, dans des tons sombres et chauds. Le sol était chauffant, ce qui permettait à la Bulgare de se déplacer pieds nus. Dans la grande pièce où les deux femmes se trouvaient, on pouvait voir des fauteuils et canapés, quelques tables et buffets, deux larges armoires et une bibliothèque. Sur les épais rideaux tirés dansait le faible reflet des flammes de la cheminée. Anastasija n'était pas extrêmement riche, mais elle vivait confortablement. Son appartement ne possédait pas vraiment de « touche féminine », il aurait pu être habité par un homme. Il était rangé, sobre, sombre mais chaleureux, très boisé, éclairé de plusieurs petites touches de lumière. Une citrouille sculptée trônait encore dans l'entrée.

Sit over there. Do you want to drink anything ? Au fil des mois, Anastasija s'était considérablement adoucie avec Nevaeh. Elle ne deviendrait jamais chaleureuse ou douce, car ce n'était pas dans sa nature, mais elle ne lui parlait pas aussi sèchement qu'aux autres étudiants. Leur relation était différente. Anastasija ne la voyait pas, ne la traitait pas, comme une étudiante ordinaire. Cela n'avait malheureusement rien à voir avec le sang, la richesse ou le statut de la jeune D'Alverny. Ce traitement de faveur ne venait que des épreuves qu'elle avait traversées et dans lesquelles elle se noyait toujours. La Bulgare s'approcha, précautionneusement comme d'un animal blessé, de la jeune sorcière. I need to know exactly what they gave you and why. At least all you can tell me. Elle savait que le langage médicomagique n'était pas toujours clair, d'autant plus pour Nevaeh qui n'était pas toujours lucide quand elle recevait ses nouveaux traitements. Seulement, pour tenter de soigner les symptômes, il fallait connaître le plus possible de détails. Les interactions médicamenteuses et magiques étaient risquées. Elles étaient bien placées pour le savoir.


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MessageSujet: Re: anavaeh ◊ stuck on repeat    Jeu 9 Nov 2017 - 11:33


Elle acquiesce doucement face à Anastasia et se laisse entrainer dans l’entrée de son foyer. Si ce n’était pas la première fois qu’elle s’y rendait : c’était la première fois qu’elle dérangeait son occupante en pleine nuit. Heureusement pour elle, elle n’avait pas réveillé l’infirmière. La suisse perdait tout de sa superbe une fois entrée, comme si l’idée de se retrouver protégée entre les murs de l’appartement finissait d’affaiblir toutes ses barrières. Une fois son manteau déposé elle retire avec précaution ses chaussures : suivant l’exemple de la propriétaire des lieux.
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En traversant l’entrée, Nevaeh remarque la citrouille sculptée qui y était déposée : les souvenirs flous de la soirée d’Halloween, le froid, cette course effrénée et la confrontation qui s’en était suivie. Cette tragédie qui avait liée le temps d’une soirée deux âmes qui s’étaient éloignées au fil du temps. Tout semblait tout droit sorti d’une légende moldue et merlin lui même savait bien que tu n’appréciais aucune fantaisie de leur part. « Sit over there. Do you want to drink anything ? » Elle sort de ses pensées, comme d’un mauvais rêve, le regard hagard et terne reportant son attention sur la bulgare qui l’observait depuis l’autre côté de la pièce. « Oh no thank you but i would be affraid to drop everything on the ground, you know… because of shakings. »  Elle était amère la suisse, mais elle essayait, du moins autant qu’elle le pouvait malgré son état de ne pas attirer la pitié sur sa personne. C’était certainement le pire qui pouvait lui arriver « I need to know exactly what they gave you and why. At least all you can tell me » L’étudiante croise ses mains sur ses genoux, les doigts accrochés au tissu de sa robe pour en limiter les tremblements et hausse doucement les épaules : en temps qu’étudiante en médicomagie elle aurait dû savoir exactement ce qu’il en était, malheureusement, une fois passée de l’autre côté du duo patient médecin, il ne restait rien des réflexes qu’elle aurait dû acquérir. « Hm, you know, there is this voice, her voice, Heloïse, she calls me continually and the first treatment didn’t do anything to make it stop. » Elle n’avait aucun problème à parler d’Héloïse face à miss Radeva, même si l’évocation de son souvenir était toujours douloureuse, elle savait que son secret était en sécurité avec l’infirmière. Elle la suivait depuis des mois, depuis que la d’Alverny avait appris sa grossesse à vrai dire et le secret médical ne faisait qu’accentuer la confiance que l’étudiante plaçait en elle. Si elle ne comprenait pas vraiment les raisons qui poussaient Anastasia à l’aider de la sorte elle s’estimait heureuse d’avoir une alliée au sein de l’université. Sa confiance en le corps médical était beaucoup moins forte : elle n’avait aucune affection envers les psychomages de l’hôpital privé qui l’accueillait, bien plus régulièrement qu’elle ne voulait bien l’admettre. Et c’était réciproque, les psychomages n’appréciaient en rien le comportement de la jeune femme qui se plaisait à les contredire et à les dédaigner pour ne pas paraître aussi faible qu’elle l’était en réalité.

« That’s why, on my last stay at the hospital they decided to try a new… » Elle cherche ses mots un instant sans pouvoir détacher le regard de ses mains qui tremblent sans discontinuer. « molecule, i should remember what it was but… » Mais ils lui avaient administré tant de calmants ce jour là qu’elle se souvenait à peine du visage dévasté de sa mère et déçu de son père lorsqu’elle en était venu à avouer son état. Elle se mord légèrement la lèvre, agacée avant de reprendre plus déterminée : « And, they told me it could have some secondary effects, shakings, exhaustion, loss of concentration even weakening of magic… » La liste était longue et non exhaustive : chaque matin l’étudiante se réveillait avec une nouvelle désagréable facette de ce traitement censé, au moins, régler le problème principal. « But, they’re such more violent that I was expecting. » Elle secoue légèrement la tête, plus abattue qu’elle ne l’a jamais été, du moins face à quelqu’un d’autre que son miroir. « And… the voice is still there : It’s just like it wants everyone to know what happened. » Le ton employé est lourd de sens, Nevaeh est terrifiée à l’idée que son secret s’ébruite. Elle qui avait chercher à enfouir ses souvenirs au plus profond d’elle, elle se rendait compte que faire comme si de rien n’était ne s’avérait pas aussi facile qu’elle le croyait de prime d’abord. « I have some vials of the treatment in my bag. » Elle fouille quelques secondes dans son sac avant d'en sortir quelques bouteilles de verre. L'une des fioles manque de lui échapper et elle la rattrape au dernier moment avant que celle ci ne vienne se briser sur le sol de l’appartement de l’infirmière. « Damn it. » Jure la jeune femme entre ses dents resserrant sa prise autours du précieux contenant. Tendant la petite bouteille à la brune, Nevaeh soupire doucement. Elle savait qu’elle avait fait des erreurs, dont une, en particulier qui dépassait toutes les autres, mais avait-elle réellement mérité ce sort qui lui était désormais réservé ? « So, I guess my destiny is to be weak, or totally crazy, or both maybe ? » Un léger rire s’échappe des lèvres de l’étudiante : mais elle est amère.

Son regard clair se relève et elle jette un coup d’oeil à la bulgare qui s’était entre temps approchée précautionneusement : « Do you think i’m crazy? » Demande-t’elle avec un calme assez déconcertant. Elle était prête à recevoir sa réponse, après tout, elle s’était résignée à ce qualificatif il y a bien longtemps.



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MessageSujet: Re: anavaeh ◊ stuck on repeat    Dim 12 Nov 2017 - 9:16

Une fois la porte refermée, les voilà toutes les deux dans l'appartement. Pieds nus, en robe de chambre, ses lunettes sur le nez, Anastasija n'avait que faire de montrer son intimité à l'étudiante. Elle la laissait la voir ainsi, dans sa maison, hors du cadre scolaire de l'infirmerie. La Bulgare n'était pas attachée à son image. Nevaeh la voyait telle qu'elle était : une trentenaire, dans sa tenue du soir, au sein de son foyer. Elle n'avait pas besoin de son étiquette de Miss Radeva pour être imposante, ni pour soigner la jeune femme. Sit over there. Do you want to drink anything ? La réponse tardant à venir, Anastasija observa Nevaeh, qui semblait perdue dans ses pensées. Elle attendit simplement qu'elle revienne à elle. Oh no thank you but i would be affraid to drop everything on the ground, you know… because of shakings. La Bulgare haussa une épaule, dévoilant la bretelle de sa nuisette, et revint auprès de sa patiente. I need to know exactly what they gave you and why. At least all you can tell me. Concentrée, elle fixait Nevaeh de ses yeux perçants, pour ne perdre aucune information et tenter de donner sens à ce qu'elle allait lui raconter. Ses dires n'étaient pas toujours rationnels. Hm, you know, there is this voice, her voice, Heloïse, she calls me continually and the first treatment didn’t do anything to make it stop. That’s why, on my last stay at the hospital they decided to try a new… molecule, i should remember what it was but… And, they told me it could have some secondary effects, shakings, exhaustion, loss of concentration even weakening of magic… but, they’re such more violent that I was expecting. Focalisée sur l'aspect médical et sur ce qu'elle allait pouvoir faire elle, Anastasija essaya de mettre de côté les mentions du bébé et le tourment visible de la jeune sorcière. They tried to shut down the voices. Maybe some neuroleptics to shoot her ? That would explain the loss of concentration and magic. Son regard se perdit sur les mains tremblantes de la Suisse. I know how to stop that, but I can't risk contraindications with your treatment. Nevaeh secoua la tête, abattue. Elle n'avait pas l'air d'écouter. And… the voice is still there : it’s just like it wants everyone to know what happened. La dernière phrase fit froid dans le dos de la Bulgare. Elle savait que Nevaeh pensait entendre la voix de sa fille, mais elle trouvait toujours glauque et effrayant d'entendre à quel point Nevaeh la voyait comme une entité vivante. Troublée, raidie, la Bulgare garda ses réflexions pour elle. Heureusement la jeune femme rompit le silence en fouillant dans son sac. I have some vials of the treatment in my bag. Elle manqua d'en briser une sur le sol, et Anastasija frôla sa main en ayant elle aussi le réflexe de la rattraper. Le dégât matériel du liquide répandu sur son parquet ne la dérangeait pas plus que ça, c'était surtout le bruit qu'elle voulait éviter. That will be very useful. Après un regard désapprobateur à l'étudiante, elle prit la fiole qu'elle lui tendait. So, I guess my destiny is to be weak, or totally crazy, or both maybe ? demanda Nevaeh avant de rire légèrement, avec amertume. Une nouvelle fois, la Bulgare fut mal à l'aise. Le rire de la jeune femme lui semblait inquiétant, mais surtout elle avait de la peine pour elle. Elle pourrait soigner ses tremblements, mais elle ne pouvait pas faire grand-chose pour le vrai problème qui tourmentait la D'Alverny. Pour dire vrai, elle ne voyait pas Nevaeh s'en sortir un jour.

Quand leurs regards se  croisèrent, Anastasija sentit distinctement un frisson lui parcourir le dos. Do you think i’m crazy ? L'infirmière dévisagea un moment la calme jeune femme, qui semblait résignée. Elle fronça les sourcils, déconcertée par la naïveté de la question. Well, yes. You are. You're hearing voices. Si c'était du réconfort mensonger qu'elle espérait, elle avait frappé à la mauvaise porte. Cependant, Anastasija n'était pas un monstre non plus. Consciente de la dureté de ses paroles, accentuée par sa voix grave et froide, elle prit le temps de s'agenouiller pour placer son visage au niveau de celui de l'étudiante. Sa voix se fit moins forte, presque un souffle. I'm not gonna lie to you, Nevaeh. You're both weak and crazy. I'm sorry if you don't want to hear that, but it's true. You have to accept it. Denial isn't going to help you. Le ton était un peu rude, mais la Bulgare prenait le temps de parler, pour montrer qu'elle n'était pas là pour lui faire du mal. Inquiète des répercussions de ses mots sur sa patiente, elle scrutait son visage de ses yeux pers. Un instant, elle hésita à lui prendre la main, mais ce geste n'était tellement pas naturel pour elle qu'elle oublia cette idée. Maybe it's not the voice that wants everyone to know what happened. Maybe it's you. Talking about what happened could help you. It's the secret that's driving you crazy. Voilà ce qu'elle voulait lui dire depuis tout à l'heure. Une pointe de culpabilité germa dans son ventre en prononçant ces paroles. Elle imaginait la difficulté que ça pouvait être pour la D'Alverny. Elle savait très bien la violence de ce qu'elle lui suggérait. Gênée par ses propres émotions, qui ne transparaissaient pas, jamais, sur son visage de glace, Anastasija se releva et fit quelques pas pour laisser respirer la jeune sorcière. Elle ne voulait pas paraître intrusive, elle-même aurait détesté cela. Elle lâcha un soupir agacé, le dos tourné. Well, I'm no shrink. I just know how it is to hold everything inside. I do it. And it's stupid. It eats you alive. Le ton fut plus sec et réprobateur cette fois-ci, car la Bulgare s'adressait autant à Nevaeh qu'à elle-même. Cette manie d'étouffer ses émotions en son sein, de ne pas parler des problèmes en espérant qu'ils disparaissent, de contenir la douleur et la peur sous un épais couvercle, la sorcière savait très bien ce que c'était. Contrairement à la Suisse, ce n'était pas pour garder le contrôle de son image. C'était plutôt par crainte de se montrer vulnérable et sensible. En grandissant, Anastasija avait vite appris à cacher ses faiblesses et à se faire passer pour redoutable si elle voulait survivre. Difficile d'être à l'aise avec ses sentiments quand on évolue dans un environnement violent, où l'amour ne semble exister que dans le conflit et l'insanité.

Réalisant que sa dernière remarque à Nevaeh la touchait également, l'infirmière prit un instant de silence pour calmer la rage qui grondait en elle. C'est en reine de marbre, grande et imposante, qu'elle se tourna de nouveau vers l'étudiante. Let me pick up some things in my lab. Dans son appartement se trouvait une pièce ronde destinée aux potions. Au fil des années la Bulgare y passait de moins en moins de temps, mais elle était toujours fournie en ingrédients et fioles utiles. Elle y trouverait de quoi analyser l'échantillon du traitement. Stay here, lança-t-elle en quittant la pièce, avec l'intonation claire d'un ordre. Il était hors de question que l'étudiante erre dans son appartement, surtout dans son état. Sur la droite de Nevaeh s'ouvrait une cuisine, allumée elle aussi. Sur une longue table de marbre gris trônait une assiette de biscuits et de fruits. Sur le canapé face à la jeune sorcière étaient restés le plaid et le roman de la Bulgare. Pendant son absence, on entendit à nouveau le doux crépitement du feu de cheminée.

Anastasija réapparut quelques minutes plus tard avec une bassine contenant diverses fioles et boites. Elle la déposa sur la table de la cuisine et sortit quelques récipients. L'échantillon de traitement apporté par Nevaeh s'y trouvait. Let's see what you got. La phrase s'adressait à l'échantillon, que la Bulgare examinait face à la lumière d'une lampe de la cuisine, comme on observerait la robe d'un vin.


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MessageSujet: Re: anavaeh ◊ stuck on repeat    Aujourd'hui à 11:35


L’état dans lequel se trouvait actuellement l’étudiante la forçait à se demander de quelle manière elle avait réussi à la fois à se souvenir de l’endroit où habitait miss Radeva, mais aussi comment elle avait fait pour y arriver en un seul morceau. Trop agitée pour même se souvenir de son trajet elle passa ses questions au second plan tandis que l’infirmière prenait les choses en main. Elle restait calme, comme elle l’avait toujours été, pourtant, Nevaeh ne pouvait s’empêcher de remarquer quelques lueurs d’inquiétude au fond de son regard glacé. Ce n’était pas pour la rassurer mais elle n’en dit rien : après tout elle n’avait que peu d’illusions concernant sa santé.
anavaeh
This is not just a dream Stuck on a bad repeat Fighting 'the air to breathe You can not touch me now

Les mots d’Anastasia sont durs, mais Nevaeh ne plie pas : « I was pretty sure you won’t lie to me. » Un léger rire s’échappe des lèvres gercées de l’étudiante : s’il y avait bien quelqu’un qui ne lui avait jamais menti, c’était l’infirmière. Nevaeh se demandait même si la bulgare était capable d’une telle traitrise elle qui paraissait, et avait toujours paru d’une honnête sans faille bien que parfois quelque peu dérangeante. Mais elle avait raison, la folie consumait la sorcière en même temps que les regrets et la culpabilité. Le manque de l’être aimé et l’angoisse   de voir le cauchemar se répéter encore et encore l’empêchaient de voir clair. « Thank you for that, and… for everything else I guess. » Son regard azuré se plante dans celui de l’infirmière tandis qu’elle prononce ces derniers mots. Il ne lui arrivait pas souvent de remercier autrui, elle pensait souvent que c’était un signe de faiblesse mais elle se rendait aussi compte que, parfois, il valait mieux se mettre dans une position de faiblesse pour survivre. « You speak like someone who has lived too many things… » Et si Nevaeh avait été dans l’état de comprendre tous les sous-entendus de la brune, elle aurait certainement posé plus de questions. L’étudiante se plaisait habituellement à en apprendre plus sur ceux qu’elle côtoyait : pas par pure curiosité bien sur, mais bien car elle pensait pouvoir réutiliser ces connaissances à d’autres fins. Mais ce soir, elle n’était plus rien qu’une femme perdue, et malade. Elle lève une nouvelle fois les yeux vers l’infirmière qui s’était légèrement détournée d’elle. « But I’m not sure that everyone would agree on my words of redemption… » Et elle pensait notamment à ses parents lorsqu’elle disait cela. Elle aimait ses parents et elle savait qu’ils l’aimaient aussi mais elle savait aussi qu’ils aimaient, peut être encore plus leur image et celle qu’ils renvoyaient au reste du monde. Après tout, ils avaient caché sa grossesse et aujourd’hui la poussaient à oublier un épisode de sa vie qui l’avait pourtant marquée à jamais. Mais plus que la colère de ses parents, bien que l’idée rendait Nevaeh plutôt nerveuse, c’était la réalité de la situation qui empêchait la sorcière de vouloir partager la vérité. « Moreover, tell me if I'm wrong but I think that might bring me to Azkaban… Or... Worst. » Et les images du secteur psychomagique de l'hopital Suisse où ses parents l'avaient amenée plusieurs fois lui revenaient encore une fois en tête, lui arrachant un hoquet de douleur : l’animal était blessé, la bête qu’elle était devenue saignait. L’étudiante n’était donc clairement pas disposée à révéler la vérité, pourtant elle comprenait bien l’écho des paroles de la femme : elle savait que le secret la hantait, elle savait que la vérité ne pouvait que la libérer.

La slave semble un instant affectée par leur discussion, mais Nevaeh n’a guère le temps de se poser la question qu’elle remet son masque et lui ordonne, de sa voix autoritaire et à la fois calme, de ne pas bouger tandis qu’elle va chercher le nécessaire au diagnostic. Un soupir et la cadette acquiesce simplement : « Right, it’s not like if I could go anywhere at the moment... » Elle hausse les épaules dans un soupir, tout en observant la brune au port altier se détourner et disparaitre de la pièce. Après tout, c’était vrai, dans cet état que pouvait-elle faire d’autre qu’attendre ? Qui accepterait sa présence nocive ? Personne, elle le savait bien. Le silence retombe et avec lui s’animent les démons de l’esprit dérangé de la jeune femme. L’effet fut immédiat, les mains de l’étudiante se mirent à trembler de plus belle et son teint devint blême, comme si elle avait vu un fantôme. Car c’était le sien qu’elle apercevait sans le reflet d’une fenêtre. Et elle parlait, avec cette voix d’enfant qui a grandit trop vite, elle l’accuse, la réconforte, la menace et Nevaeh n’arrive pas à faire le vide. « Just stop… Please, shut up, leave me alone. » Murmura-t-elle en prenant sa tête entre les mains tandis que les voix enflaient dans son crâne.
Ce n’est que lorsque les pas décidés de la bulgare résonnent dans la pièce que Nevaeh réussit finalement à sortir du trouble dans lequel elle s’était embourbée. Clignant de multiples fois des yeux pour tenter de faire le vide et différencier ce qui était réel de ce qui ne l’était pas la sorcière tourna la tête vers l’infirmière. Cette dernière était concentrée sur la potion qu’on lui faisait ingérer à force de menaces et de persuasion et si l’étudiante n’avait pas été si faible en cette période elle aurait certainement refusé d’en prendre une goutte de plus. Curieuse de connaitre le résultat de ces observations la D’Alverny serre les dents pour faire disparaitre les images et finit par se redresser lentement du siège sur lequel elle était assise.

« So… Do you know what they gave me ? » Demande doucement la jeune sorcière en s’approchant d’un pas mal assuré de la cuisine où s’était arrêté Anastasia. Elle veille à ne pas perdre l’équilibre en s’avançant et finit par s’arrêter à quelques mètres de l’infirmière, ne voulant pas s’imposer trop proche de cette dernière. Faisant frénétiquement tourner le médaillon de sa fille qu’elle portait, depuis pour ainsi dire toujours, autour du cou elle secoua légèrement la tête et se reprit d’une voix qui se voulait plus apaisée et détachée : « I mean… Is there any hope that I fell better one day or is that the best thing they can try ? » Si elle en restait cloitrée à son état actuel, autant immédiatement rendre les armes. Se battre n’entrainerait que des douleurs supplémentaires et la destruction du peu de fierté qui lui restait. Mais elle espérait, encore, qu’un retour en arrière était possible. Même si son geste ne s’effacerait jamais peut être que le temps panserait finalement ses blessures. Peut-être qu’elle aurait droit à un peu de répit, de repos. Peut-être même finirait-elle par oublier, comme on lui conseillait bien trop souvent. Elle savait que, encore une fois, Anastasia serait honnête avec elle. Ainsi, elle se préparait à recevoir sa réponse comme une sentence capitale, tentant de décrypter les traits durs du visage de la slave de son regard clair.


❝can you hold me❞
It feels like a tear in my heart Like a part of me missing And I just can't feel it I've tried and I've tried And I've tried Tears on my face I can't take it If lonely's a taste, then it's all that I'm tasting Do you hear my cry? I cry, oh Can you hold me?
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anavaeh ◊ stuck on repeat

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