Revenir en haut Aller en bas
Tu ne sais pas quel groupe rejoindre ?
Et bien sache que nous manquons cruellement de Summerbee et de Professeurs ! (a)
Partagez | .
 

 Let the music play (Tina McKinnon)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Fynn O'Ceallaigh
Oldie - experimented wizard ⚔
›› parchemins postés : 188
›› connexion : régulière
›› avatar : Rosie Tupper
›› crédits : ultraviolences / anaëlle + adieu & à demain
›› multinick : naïa llewellyn
›› âge : 20 ans
›› situation : Célibataire
ARTS DU SPECTACLE
›› nature du sang : née-moldu
›› gallions sous la cape : 363
MessageSujet: Let the music play (Tina McKinnon)    Sam 11 Nov 2017 - 20:41



Let the music playTina & Fynn Tous les autres élèves avaient déserté la salle depuis bientôt presque un quart d'heure, mais Fynn était décidée à ne pas bouger. Toujours assise sur sa chaise, son fidèle violoncelle bien en main, elle répétait avec acharnement son morceau. La partie pratique du cours venait de se terminer, mais elle ne s'était pas aussi bien déroulée qu'à l'accoutumée pour la jeune fille. Trop mécanique, avait conclut leur professeure avec une moue préoccupée au visage. Le Cygne, de Saint-Saëns. C'était en effet ô combien dommageable de ne pas savoir retranscrire toute l'émotion que pouvait lui transmettre ce morceau. Compréhensible, mais toujours frustrant, raison de sa présence ici, et de sa motivation à faire sauter les mystérieux verrous qui la séparaient du déclic. Sauf que plus elle répétait, et pire c'était à ses yeux. Elle avait l'impression de s'appesantir de plus en plus sur la technique, à tel point que ça finissait par ne plus rien donner. Elle en était arrivée donc au moment où il aurait mieux valu qu'elle s'arrête. Mais elle était têtue dans son genre, et sa patience était encore loin d'atteindre ses limites.

Ce n'était pas comme la danse, discipline qu'elle pratiquait depuis presque plus longtemps où la technique portait les émotions qu'elle voulait transmettre, où elle réussissait toujours à trouver le fil directeur de ce qu'elle voulait raconter, où elle glissait d'un pas à un autre sans y réfléchir. Tout, en cet instant, lui montrait que ce n'était pas le cas. Ce morceau était à ses yeux un concentré de délicatesse et de douceur, avec certains moments plus profonds que d'autres, mais il n'y avait pas moyen de se glisser dans l'émotion de la mélodie comme elle savait si bien le faire en dansant. Elle ne savait pas si ça venait de sa main gauche, trop crispée sur le manche, de l'attaque de ses notes, ou si juste elle n'avait pas la connivence espérée avec ce morceau. Qu'à cela ne tienne, elle butait et recommençait inlassablement la première partie de la partition, insensible à la petite voix qui lui soufflait par intermittence qu'elle avait sûrement mieux à faire et que cela pourrait bien attendre. En plus d'être têtue, lorsqu'il s'agissait d'une de ses passions, la danse comme la musique, elle n'aimait pas qu'un problème lui résiste. Et celui-là était décidément bien épineux.

La demie-heure qu'elle s'était accordée à la base s'éternisait, et Fynn, elle s'enfermait dans la vision qu'elle avait de sa propre production musicale, incapable désormais de discerner le bon du mauvais. Ce qu'elle trouvait bien dix minutes plus tôt lui arrachait des grimaces excédées et au contraire, elle se montrait soudainement indulgentes quant aux petits détails sur lesquels elle avait pu s'acharner plus tôt. Ses partitions étaient toutes gribouillées d'annotations, parfois contradictoires, et elle n'avançait pas plus. Pourtant son regard restait sagement concentré, elle refusait de céder à l'impatience qu'elle commençait à ressentir. Si elle perdait son calme, elle réduisait à néant les efforts déployés jusque là, tous vains qu'ils aient été. Alors elle répétait note après note, mesure après mesure toujours de ces gestes calmes et posés, bien que mus maintenant par une indicible crispation. Elle recommença depuis le début, un bon début, quand le grincement d'une porte la fit sursauter. Sa concentration s'évapora en une fraction de seconde, sa respiration se perdit en une inspiration sèche, et l'archet rippa contre la touche du violoncelle en un son grinçant. Sa moue surprise se mua en un doux sourire en reconnaissant la tête rousse parfois croisée en salle des Pokeby. « Sorry about this, I didn't see you coming... Tina, right ? » Lança -t- elle avec un petit sourire d'excuses. Son regard passait de la jeune femme à son violoncelle, jusqu'à ce que l'idée ne lui vienne que sans doute Tina avait aussi besoin de la salle pour répéter en toute tranquillité. « So... Do you want me to leave ? » S'enquit-elle avec sa prévenance habituelle, sans s'émouvoir de ce que ça pourrait supposer pour elle, soit remettre sa répétition acharnée à plus tard.
© Justayne
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Tina McKinnon
Little Hurricane
›› parchemins postés : 1036
›› avatar : Sophie Skelton
›› crédits : Vinyles Idylles ★ Crack in Time
›› multinick : La douce Blackwood
›› âge : 22 ans
›› situation : Célibataire
ARCHITECTURE ENCHANTEE

›› années d'études : 4ème année
›› options obligatoires & facultatives : Options obligatoires: études des runes, astronomie, arithmancie
Options facultatives: musique, danse
›› nature du sang : sang-mêlé
›› gallions sous la cape : 938
MessageSujet: Re: Let the music play (Tina McKinnon)    Dim 19 Nov 2017 - 23:11



Enfermée en salle d’études depuis plusieurs heures, je me débattais fougueusement avec des tableaux de nombres complexes et alambiqués. La pointe de mes pieds martelait nerveusement le plancher, tandis que je mordillais avec préoccupation l’extrémité de mon crayon préféré. Soupirant exagérément de temps à autre, l’insupportable tic-tac de l’horloge qui me faisait face me rappelait avec brutalité que les minutes s’envolaient adagio. « Focus ! » Rappel à l’ordre. Mon regard évasif balaya les parchemins qui m’étaient présentés, tandis que je percevais, d’une oreille inattentive, ce qui me semblaient être des explications abstraites. Passage obligé si j’aspirais à une brillante carrière d’architecte, l’arithmancie me donnait beaucoup de fil à retordre. J’avais cependant conscience qu’il s’agissait d’une option à ne pas négliger, que mes esquisses, dénuées de tout support algébrique seraient réduites en cendres par des clients mécontents. Alors, je m’accrochais tant bien que mal à ces cours de soutien. Je m’y accrochais comme certains s’accrochent à la vie, travaillant d’arrache pied pour valider mon semestre, ne pas endurer les remarques infantilisantes de mes frères aînés. Regrettablement, je n’étais bonne à rien aujourd’hui. Mon esprit était ailleurs, se promenant avec légèreté le long de la soixante-cinquième avenue. Me remémorer cet été passé à New York était aussi plaisant que douloureux. Je n’aurais su dire ce qui me manquait le plus : les rires mélodieux de mes collègues, l’excellente acoustique de l’Avery Fisher Hall, les applaudissements distingués d’un auditoire délicat…


Mélancolique, je laissais mon front reposer contre l’épais bureau de chêne alors que mes doigts effleuraient chaque entaille, chaque craquelure de la surface qui me retenait prisonnière. Cage dorée, j’avais appris à me contenter de peur pour être heureuse: une famille aimante, des amis aussi divertissants qu’attentionnés et lui,
Fynn & Tina
Music is probably the only real magic I have encountered in my life. It's pure and it's real. It moves, it heals, it communicates and does all these incredible things.
bien évidemment. Lui qui accaparait mes pensées comme un refrain entêtant, un chant enivrant qui faisait battre mon coeur un petit plus intensément, jour après jour. Une douce voix vint finalement me délivrer, pas la sienne, malheureusement : « Let’s put an end to this session Tina… I’ll see you next week ! » Je me redressai aussitôt, lui adressant un sourire enchanté. Je l’aurais volontiers enlacée pour la remercier de mettre fin à mes souffrances, mais mon instinct me soufflait qu’elle n’apprécierait pas ce soudain rapprochement. D’autant que cette étreinte aurait pu être interprétée comme un manque de respect. Tout ce que je ne désirais pas. D’un geste hâtif, je rassemblais mes affaires et m’éclipsais d’un pas léger. Déambulant dans les couloirs, je montais quatre à quatre les marches qui me séparaient de la salle commune des Pokeby lorsqu’un son harmonieux m’arrêta dans ma course effrénée. Quelques notes suffirent à attirer mon attention, à me transporter vers la salle de musique, comme envoutée par les délicates résonances d’un violoncelle. Une mélodie qui semblait glisser sur l’eau : le Cygne de Saint-Saëns. Mes mains posées sur la porte qui me séparait de cet artiste énigmatique, je percevais de l’acharnement, de la crispation et pourtant, je laissais ce mouvement s’emparer de mon âme, de mon coeur.


Une pause. Suffisamment brève pour que je me décide à entrer silencieusement, discrètement. C’est en tout cas ce que j’espérais… Par pitié, que quelqu’un remette à neuf cette satanée porte ! Surprise, elle tressaillit, interrompant brutalement son récital. Immédiatement, une grimace se dessina sur mes lèvres, davantage pour ma bruyante irruption que pour le grinçant dérapage de son archet sur les cordes de son violoncelle. Je m’approchais de la Pokeby alors qu’elle balbutiait des excuses qui n’avaient pas lieu d’être, acquiesçant d’un mouvement de tête lorsque mon prénom franchit ses lèvres. « Come on Fynn… We both know this is entirely my fault. » Ma voix était chaleureuse, une mélodie enjouée et réconfortante. Si la O'Ceallaigh s'était donné du mal à remettre un nom sur mon visage, je n'étais pas sans ignorer le sien. Entre violoncellistes... « Please, accept my humblest apologies. » Je ris doucement, espérant détendre l’atmosphère, entrevoir son corps crispé se relâcher un instant. Sa prévenance me fit sourire, néanmoins bien futile. Après tout, je n’étais pas venue jusqu’ici pour la voir fuir devant mes yeux. « To leave ? No way ! I’ll be your audience tonight. » D’un coup de baguette, j’attirais hâtivement une chaise dans ma direction, l’interceptant adroitement du bout des doigts. Y prenant place avec légèreté, je laissais mon coude reposer sur ce dossier particulièrement inconfortable: « I guess I could give you a few tips as well ! I mean… If you’re interested ! » Je lui adressais un clin d’oeil malicieux. Sa posture n’était qu’agacement et énervement. Elle devait probablement répéter depuis plusieurs heures, s’acharner contre une mesure qui la faisait peiner. Ce sentiment d’échec, je ne le connaissais que trop bien et cela m’attrista un instant. « A bit tense, right ? » D’un geste bienveillant, je capturais doucement sa main, la manipulait et la massait avec attention. « Does this composition remind you of something in particular ? Quiescence ? Sorrow ? Grieve ? »


FOXY LADY.



Crescendo:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://hungcalf.forumactif.com/t8294-i-do-a-thing-called-what-i-want-tina-mckinnon
 

Let the music play (Tina McKinnon)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Let the music play
» Dedie a Joel/Voodoo music study makes Vatican Library
» Enfin.... : Passage en Free to Play « imminent » en Europe
» TINA CANICHE CLAIRE 12 ANS URGENT EN BOX (LILLE 59)
» 05. The games we play

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: 
HUNGCALF UNIVERSITY
 :: Troisième étage :: La salle de cours de théâtre & mus.
-