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hold out your hand, 'cos friends will be friends right till the end | emma
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DATE: Mar 2 Jan 2018 - 14:54 Sujet: hold out your hand, 'cos friends will be friends right till the end | emma

Tu as l’impression que ton cœur a implosé depuis ce fameux jour où tu l’as retrouvée. Depuis ce jour où elle t’a rendu cette bague qui vous liait, cette promesse d’un futur heureux à deux. Alors tu erres à la recherche d’un bonheur que tu sais impossible à atteindre. Tu es de retour au château depuis seulement quelques semaines mais tu as perdu ta meilleure amie qui ne veut pas te pardonner ton départ sans que tu ne comprennes les raisons de sa haine à ton égard et celle qui t’avait sauvé des eaux, celle qui t’avait permis de retrouver la joie de vivre et le bonheur. Mais qu’en restait-il alors que la bague avait été rendue, alors que tu ne savais plus quoi faire. Elle était cette personne qui avait pris une place immense dans ta vie et dans ton cœur avant de l’abandonner, emportant avec elle une partie de celui-ci. Tu n’avais jamais été aussi proche d’elle depuis son départ et pourtant la distance qui s’était installée entre vous lorsque vous vous étiez confrontés dans la radio semblait immense. C’était peut-être ça le pire, de ne pas savoir quoi faire. Parce que tu aurais aimé courir la retrouver là-bas pour la serrer dans tes bras, pour l’embrasser et pourtant, ses mots t’avaient blessés, son départ également ainsi que ses secrets. Tu les comprenais d’un côté mais tu ne les acceptais pas. Parce qu’après tout ce que vous aviez vécu à l’autre bout du monde après ces mois de vie commune, tu pensais que tout ne s’évanouirait pas en un instant. En quelques mots que tu regrettais aujourd’hui encore. Parce que tu aurais pu prétendre encore un peu. Tu aurais pu faire durer le mensonge et elle serait encore là auprès de toi à l’heure actuelle. Elle te disait ne pas manquer de confiance en toi et pourtant, c’était ainsi que tu continuais de le ressentir. Parce qu’elle n’avait rien dit, même pas tenté de s’expliquer. Alors que tu étais prêt à tout pour cette brune. Même à rester à New-York s’il l’avait fallu. Alors que tu étais avec elle, prétendant être un moldu, tu t’en moquais de son sang, pourtant les choses auraient-elles étaient différentes pour une cracmole ? Mais pourtant, maintenant, tout serait plus compliqué. Parce que tu avais remis les pieds dans le cocon familial. Parce que tu sentais déjà la pression familiale qui reposait de nouveau sur tes frêles épaules. Cette pression à laquelle tu ne pouvais échapper. Cette pression bien trop forte contre laquelle tu ne pouvais rien faire. Parce que tu ne te sentais pas de taille. Parce que tu ne voulais pas les décevoir, tu ne voulais pas les perdre. Tu les aimais bien trop pour amener la honte sur la famille, pour dévier des idées que l’on t’avait inculquées et que tu ne partageais pas. Mais avant, tu aurais pu le faire. Peut-être parce que tu ne serais pas retourné dans ta famille, même si tu les aimais bien fort.

Assis sur un banc dans le parc du château, tes yeux se perdent dans le vide sur les quelques feuilles orangées restant sur les arbres. Ils se perdent aussi dans les nuages qui se forment au loin. Peut-être la pluie allait-elle encore tomber aujourd’hui. Pourtant, tu profites des derniers rayons du soleil automnal de la journée. Ici, t’es presque bien. T’es loin de tout. Loin de la maison Elthered où tu ne pourrais que croiser Ozalee. Loin de la ville où tu risquais de lui retomber dessus alors que tu n’avais pas encore réussi à lui pardonner pleinement. Alors que la douleur était encore bien trop présente pour que tu parviennes à lui adresser la parole. T’étais loin de tout ce qui pouvait un peu trop te faire penser à ta jumelle décédée. Et t’étais loin de la magie qui se trouvait dans chaque couloir alors que les étudiants usaient un peu trop de leurs sorts, ces sorts que tu étais bien incapable de lancer. T’es perdu. T’as plus rien qui t’attache à cette école si ce n’est cette obligation familiale. Tu pourrais être mieux partout sauf ici. Machinalement, il y a ta main droite qui attrape l’alliance qui se trouve autour de ton cou et qui joue avec. Parce que tu n’as pas encore réussi à t’en séparer. Si elle avait réussi à passer à la suite, à avancer, ou à se séparer de ce qui représentait un amour véritable à tes yeux, malgré les mensonges, tu en étais bien incapable pour l’instant. Et c’était peut-être aussi pour ça que tu lui en voulais. Parce que tu n’en voulais pas de cette fin. Celle qui était un peu trop brutale. Un peu trop réelle aussi. Tu étais mieux lorsque tu étais encore dans le doute. Lorsque tout était encore possible. Lorsqu’elle pouvait juste avoir pris peur de ta nature. Mais là, ses raisons étaient trop fortes pour que tu ne t’y opposes. Et l’espoir de rebâtir votre relation diminuait chaque jour un peu plus dans ton cœur, et ça faisait mal. Perdu dans tes pensées, tu n'entends pas la personne qui s'approche et qui s'installe à coté de toi. Ce n'est que lorsque le banc grince que tu relèves les yeux pour reconnaitre celle qui est une de tes plus proches amies. « Salut Emma. »
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DATE: Dim 15 Avr 2018 - 22:20 Sujet: Re: hold out your hand, 'cos friends will be friends right till the end | emma


hold out your hand, 'cos friends will be friends right till the end
Matthew & Emma


« Got a pain in the chest, doctors on strike what you need is a rest. It's not easy love, but you've got friends you can trust. »

La journée avait été longue, épuisante. Les cours se succédaient inlassablement, sollicitant une attention toute particulière à l’approche des examens. Un à un, d’ambrés parchemins se noircissaient sous la plume délicate et instruite de la Lufkin. Dans la mesure où aucun détail ne pouvait être mis de côté pour qui désirait une note optimale. À savoir, Cedrella Blackwood, sa mère exigeante, pour ne pas dire intransigeante, voire tyrannique à ce sujet. Par conséquent, le rythme de ses révisions s’était sérieusement accéléré, laissant peu de place au repos. En outre, les entrainements de Quidditch s’étaient, eux aussi, intensifiés. À son initiative, certes, mais avait-elle eu d’autre alternative ? Son équipe avait subi de grandes transformations au cours des derniers mois. Et, afin de ne pas la fragiliser davantage, de se positionner intelligemment parmi les meilleures équipes universitaires, Emma avait mis un point d’honneur à renforcer leur cohésion, semaine après semaine. Aujourd’hui n’avait nullement fait exception à cet ambitieux programme et c’est au beau milieu du stade que l’étudiante guidait et conseillait ses joueurs du mieux qu’elle le pouvait. Observation, écoute et entraide étaient devenus ses mots clés. Par chance, ses efforts, leurs efforts commençaient à porter leurs fruits. Satisfaite de cet exercice collectif, elle s’était tardivement rendue aux vestiaires pour s’y doucher et se changer avant de regagner la salle d’étude du château. Son balai à la main, Emma traversait le domaine avec une innocente allégresse jusqu’à ce que… Était-ce lui ? Cela se pouvait-il réellement ?

Cela faisait des semaines, des mois qu’elle ne l’avait pas revu après son brusque départ. Murmures discrets, rumeurs fantasmagoriques et bavardages expansifs quant à l’exactitude de son retour avaient, pourtant, été nombreux. Un susurrement, amer et pénible, qui ne cessait de lui rappeler la disparition soudaine de l’un de ses amis proches. Un chuchotis qu’Emma avait donc décidé d’ignorer dans le but  maladroit d’estomper sa peine. Un léger frisson parcourut son échine au moment où son regard se posa sur les contours familiers de Matthew. Ses doigts frêles s’enroulèrent un peu plus fermement autour du manche de son Nimbus, comme pour se donner un semblant de force, un semblant de courage avant de le rejoindre. Chaque pas, chaque craquement de feuilles qui la séparait de l’Ethelred renforçait ses doutes. Était-il sage de de précipiter cette entrevue ? Elle soupira longuement, listant mentalement et aussi rapidement que possible les avantages et inconvénients d’un tel événement. La perte de sa soeur jumelle l’avait très certainement ébranlé et peut-être que l’air pensif et attristé parcourant son visage n’était en rien lié à cette catastrophe, peut-être… Les raisons de son échappée étaient parfaitement fondées. Malheureusement, les jours, presque infinis, qui s’étaient écoulés depuis leur dernier échange avaient rendu ses intentions énigmatiques et nébuleuses. Néanmoins, Emma ne pouvait faire abstraction du sorcier, leur rencontre était imminente, inéluctable.

Hésitante, elle s’installa silencieusement à ses côtés. Il semblait perdu, presque tourmenté par une possible affluence de troublantes pensées. Regrettait-il son absence foudroyante ? Son retour inattendu ? Elle ne dit rien, à la recherche, elle aussi, des bons mots, ceux qui ne le blesseraient pas, ne le feraient pas fuir au moment même où ils se retrouvaient enfin. Ses mains, légèrement moites, effleurèrent ses cuisses, trahissant son malaise et sa présence… Car, ce léger mouvement fit crisser le banc sur lequel elle avait pris place quelques minutes auparavant. Emma se mordilla la lèvre inférieure, adressant un coup d’oeil affolé en direction de Matthew qui, en une fraction de seconde, ne manqua pas de la reconnaître: « Salut Emma. » Elle sourit timidement à ces quelques mots, bien qu’incapable d’y répondre immédiatement. « Matthew… » finit-elle par articuler. Sa voix était douce, quelque peu craintive. Cette appréhension, cette inquiétude ne la quittait pas, se logeant au creux de son ventre. Ce douloureux éloignement avait-il eu raison de leur amitié ? « Je… Je n’étais pas certaine de te revoir un jour… » avoua-t-elle finalement. Sa main s’évanouit un instant dans ses boucles brunes dissimulant une partie de son visage. Cette même main qui approcha l’épaule de l’étudiant, la frôla lentement dans un geste qui se voulait réconfortant. « Est-ce que tout va bien ? Est-ce que… Tu vas bien ? » demanda-t-elle avec beaucoup de bienveillance.  
(c) DΛNDELION
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DATE: Lun 28 Mai 2018 - 1:42 Sujet: Re: hold out your hand, 'cos friends will be friends right till the end | emma

Quelques semaines que tu étais de retour, quelques jours que ta vie avait pris un tournant dramatique. T’avais le cœur qui saignait encore, la plaie réouverte après qu’elle t’ait rendu cette bague de fiançailles, celle qui devait vous engager dans un futur ensemble. T’avais retenu tes larmes parce que t’en avais plus. De toute façon, t’avais trop pleuré ta sœur pour la pleurer désormais. Mais t’étais déboussolé et seul, bien trop seul dans cette ville. Tu savais plus à qui ou à quoi te raccrocher alors que t’étais tiraillé entre ceux qui te rappelaient un peu trop ta jumelle et ceux que tu ne connaissais que trop peu. C’est la mort dans l’âme que tu décides de faire un tour et que tu finis par te poser sur ce banc. Fallait que tu réfléchisses, que tu prennes l’air, que tu te changes les idées. Combien de temps tu restes assis sur ce banc avant qu’elle n’arrive ? T’en sais rien, t’as pas compté. Longtemps certainement. Trop longtemps. Tu joues machinalement avec la bague qui trone toujours autour de ton cou. Un jour, peut-être, tu réussiras à t’en séparer. Mais pour l’instant, c’est encore trop tôt, bien trop tôt pour y parvenir. Tes blessures et ton cœur guériront, mais il te faudra du temps pour faire entièrement le deuil de cette belle histoire à côté de laquelle tu es passé à cause de mensonges et de non-dits. Tu t’en voulais autant que tu lui en voulais. T’en voulais aussi à Ozalee pour ne pas être là alors que tu avais besoin d’elle. Mais ainsi allait la vie n’est-ce pas ?

Lorsque le banc grince, tu lances subitement la bague que tu faisais tourner entre tes doigts pour reconnaitre celle qui se tient à côté de toi. T’as ce léger sourire qui vient éclairer ton visage. Tu souris beaucoup moins désormais, mais elle a le don d’illuminer un peu ta vie Emma. Parce qu’elle était une de tes amies les plus proches et qu’elle le restait, enfin, tu l’espérais. Ça faisait longtemps que tu ne l’avais pas vu, presqu’une vie si on y réfléchissait bien. Tant de temps passé loin l’un de l’autre, tant de choses qu’elle ignorait encore sur ce que tu avais pu faire à l’autre bout du monde. « Matthew… » Sa voix était douce, bien loin des ressentiments que tu avais pu entendre dans celle de ton autre meilleure amie, de celle que tu trainais depuis ton enfance et Ilvermorny. T’es presque soulagé de l’entendre parler ainsi. Parce qu’à elle non plus tu n’avais pas donné de nouvelles et t’avais peur quand tu lui avais adressé la parole. Peur qu’elle réagisse comme Ozalee. Ca faisait si longtemps et t’avais tellement pas donné d’explications. « Je… Je n’étais pas certaine de te revoir un jour… » T’as un sourire triste qui vient naitre sur ton visage. T’aimerais lui dire que toi aussi. Parce que t’aurais pu faire ta vie là-bas, ne plus jamais revenir. Etre tellement heureux là-bas que tu les aurais tous oubliés. Mais les choses ne s’étaient pas déroulée comme prévu. Le contact de sa main sur ton épaule te réconforte un peu. Tu tournes la tête vers elle, plongeant ton regard un peu perdu dans le sien. Tu peux y lire un semblant de crainte. Ca faisait tellement longtemps. Est-ce que tout allait revenir comme avant ? Tu l’espérais. Beaucoup. « Est-ce que tout va bien ? Est-ce que… Tu vas bien ? » Tu déglutis un peu. Parce que tu peux pas lui mentir à Emma, tu sais pas lui mentir, tu veux pas lui mentir. Mais ça faisait longtemps, trop longtemps pour que tu l’embêtes avec tes affaires. Avec tes absences de nouvelles, tu méritais pas vraiment qu’elle s’inquiète pour toi. « Ca va aller. » Ce futur. Ce futur que t’employais toujours parce que t’y croyais, un jour, ça irait mieux. Ca ne pourrait pas être pire. Mais t’arrives pas à garder le visage souriant, le masque se désintègre alors que tu sens son regard posé sur toi. « Pas trop en fait. » Tu détournes le regard. Tu te perds dans les feuilles rougeoyantes d’un arbre un peu plus loin. « Tu m’as manqué tu sais. » Peut-être que ça aurait été plus simple, si elle avait été à tes cotés. C’était même sûr.
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DATE: Lun 25 Juin 2018 - 23:41 Sujet: Re: hold out your hand, 'cos friends will be friends right till the end | emma


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Matthew & Emma


« Got a pain in the chest, doctors on strike what you need is a rest. It's not easy love, but you've got friends you can trust. »

« Ca va aller. » Elle aurait dû être rassurée par ces quelques propos qui se voulaient tranquillisant. Au lieu de cela, Emma se crispa légèrement. Quelque chose ne tournait pas rond. Elle le sentait dans la voix hésitante de l’Ethelred, dans son regard attristé et même dans son sourire illusoire. Elle aurait aimé le croire, acquiescer d’un signe de tête et passer à autre chose. Toutefois, elle n’en fut pas capable. Certainement car elle le connaissait bien, trop bien. Des années et des années d’amitié. Qui pensait-il abuser ? Elle l’étudiait avec bienveillance, malgré elle à la recherche minutieuse d’une faille, d’un indice, aussi infime soit-il, qui confirmerait si oui ou non son meilleur ami disait vrai. « Pas trop en fait. » Son regard esquiva aussitôt le sien. Il allait mal. Il allait mal et la Lufkin ne pouvait s’empêcher de se demander si elle était encore en mesure de lui venir en aide, de susciter un rire franc ou un soupir de soulagement. Jusqu’à quel point leur relation avait-elle été déstabilisée ? Sa main se posa innocemment contre la joue de Matthew, un geste imprégné de cette douceur singulière qui la caractérisait tant.

« Je ne sais pas si cela change quoi que ce soit, mais… Je suis là maintenant. » Maintenant… Comme si elle avait cessé de l’être. Un peu d’une certaine manière, mais certainement pas par choix. Il s’agissait plutôt d’un concours de circonstances. Un ami qui avait soudainement pris la fuite pour une échapper à une réalité trop douloureuse. Un ami qui avait probablement souffert au point de perdre tous ses repères, cessant brutalement de lui donner des nouvelles. Car, il y avait en son coeur, cette plaie béante et ensanglantée qu’il s’efforçait sans doute de panser en premier lieu. Et, il avait raison. Il avait raison de prendre soin de lui. C’est en tout cas ce qu’Emma avait espéré pour l’Ethelred et ce, pendant ces longs mois d’absence. Néanmoins et à en croire ses paroles, sa détresse demeurait omniprésente. Et, cela lui serra vivement le coeur. Pourrait-elle l’aider à se remettre de son chagrin ? « Tu m’as manqué tu sais. » Un sourire teinté de désolation étira lentement les lèvres de la jeune femme. Ces quelques mots l’apaisaient  autant qu’ils la déchiraient, comme s’ils rendaient sa souffrance réprimée subitement réelle. Elle déglutit avec difficulté, lui murmurant finalement : « Tu m’as manqué aussi... »

Elle ramena ses jambes à sa poitrine et posa prudemment sa tête sur l’épaule de Matthew. Une vieille habitude que le temps n’était, visiblement, pas parvenu à étioler. Elle n’aurait su dire combien de temps elle demeura ainsi. Silencieuse, à observer cette brise légère balayer ces feuilles safranés. Une fraction de seconde ou d’interminables minutes ?  Il était parti subitement. Emma avait à peine eu le temps de le retrouver afin de le serrer dans ses bras une dernière fois. Une dernière fois avant qu’il ne rejoigne les États-Unis en un éclair. Pas le temps de lui demander s’il allait bien, de lui promettre de lui écrire régulièrement, ni même de partager une dernière poignée de dragées surprises de Bertie Crochue. Il avait filé, sans même se retourner, laissant dernière lui une sorcière soucieuse et désemparée. Et, si l’on dit que le temps soigne toute blessure, ce ne fut pas le cas de celles d’Emma qui ne cessaient de la meurtrir à mesure que la discrétion de son meilleur ami se renforçait.

Pourtant, elle était là, quasi-blottie contre lui à tenter, maladroitement, de le consoler. Comme si leur relation n’avait jamais été ébranlée par ces événements passés. Elle se redressa lentement, l’observant de ses grands yeux aux reflets azurés. « Est-ce que… Est-ce que tu aimerais me parler de… Ceci ? » se risqua-t-elle avec beaucoup de délicatesse. L’extrémité de ses longs doigts frêles effleurant la bague qui reposait autour du cou de l’Ethelred. Elle l’avait remarqué virevoltante entre ses doigts avant qu’elle ne s’installe à ses côtés. L’étudiante n’avait aucune idée de ce que cet anneau pouvait bien représenter pour Matthew. Un souvenir ? Un engagement ? Un emblème ? Le fait est qu’elle ne l’avait jamais remarqué auparavant et c’est pour cette raison qu’Emma imagina que ce bijou était lié à sa défunte soeur. Dans ce cas, peut-être était-il préférable de réorienter le sujet de la conversation ? « Ou d’autre chose ? » poursuivit-elle en se mordillant la lèvre inférieure. La dernière chose qu’elle désirait était de l’offenser, de le perdre une fois de plus.
(c) DΛNDELION
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