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nilas • the darkest hour
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Niamh Walsh
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DATE: Jeu 15 Mar 2018 - 17:39 Sujet: nilas • the darkest hour

the darkest hour.
Lilas & Niamh



La nuit est bien avancée, tu es fatiguée, tes jambes flageolent et ton estomac crie famine. Il te tarde de rentrer chez toi, pourtant tu préfères marcher, tu as besoin de prendre l’air, de remettre du calme dans ton esprit avant de pouvoir aller te coucher. Voilà plusieurs semaines déjà que tu as rejoins l’appartement de Samwell et Naïa, c’est plus confortable que la chambre du dortoirs, tu apprécies le calme de même que la liberté que ce nouvel arrangement t’offre. La nuit est fraîche, tu remontes l’écharpe de ta maison sur le bas de ton visage, ce n’est pas le moment de tomber malade car tu as un concert prochainement et ta voix doit être au mieux. Les rues de Myrddin Wyllt District sont désertes et pourtant tu ne crains rien tu marches d’un bon pas, tu as la tête haute comme toujours, si tu n’avais pas eu les écouteurs de ton lecteur mp3 tu aurais peut-être perçu des bruits de pas derrière toi, si la musique n’allait pas si fort dans tes oreilles, si tu ne chantonnais pas comme tu le fais toujours tu aurais entendus les paroles que l’on t’adressait, mais tu n’as rien entendu.

Tu sens ton bras se tordre, ton cœur rate plusieurs battements, tu cries par surprise et avant même de comprendre tu sens une douleur fulgurante au niveau de ta joue, de ton dos, tu réalises sans réellement comprendre quand ton dos heurte la pierre dure d’une ruelle plus sombre encore que la situation. Ton esprit occulte les évènements, tu sais que tu ressens de la douleur, tu pense te débattre, mais est-ce la réalité ou simplement ton espoirs ? Les coups se répètent, on t’invective de rester tranquille et tu sens tes forces te quitter peu à peu, quel serait l’utilité de te débattre ? C’est comme un Filet du diable, tu sens bien que plus tu tentes de t’échapper plus l’emprise se resserre. Les minutes passent, tu ne dis plus rien, les larmes roulent sur tes joues dans cette ruelle sombre, tu focalises le peu de ton attention encore disponible sur les notes qui s’échappent des écouteurs, tu te sens déchirée de l’intérieur, tu as l’impression de mourir peu à peu.

[…] le sol froid te réceptionne, tu ramènes les genoux contre ta poitrine, la tête appuyée contre le mur froid tu pleures en silence, tu n’as jamais eu peur, tu t’es toujours pensée au-dessus des autres, tu n’aurais jamais imaginer faire partie de ce genre de femme, celle qui sont un jour abîmée par un homme, celles qui ne pourront plus jamais être les mêmes parce qu’on leurs à pris leur confiance, parce qu’elles sont blessées au plus profond d’elles. Des pas attirent ton attention, tu te recroqueville encore un peu, les cheveux en bataille, les joues humides, les yeux rougit, les vêtements partiellement abîmés. Tu n’es que l’ombre de toi-même dans cette ruelle, tu ne veux pas lever le regard, mais la peur fait faire des choses stupides, ton regard accroche une silhouette, une chevelure blonde, un visage fermé, tu baisses les yeux fatiguée, tu n’as pas la force de te battre cette nuit c’est pas le moment Muller. Le fantôme de ton adolescence, la personne qui t’a persécutée durant de nombreuses années, celle que tu détestes peut-être autant que ton frère, sur toute la population il fallait que ce soit Lilas Muller qui passe-là, la chance semble vraiment t’avoir abandonné.  



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DATE: Lun 19 Mar 2018 - 21:57 Sujet: Re: nilas • the darkest hour

Ivresse naissante. L’alcool parcourt tes veines. Tu le sens pénétrer dans ton sang comme un véritable poison. C’est enivrant et presque agréable. Tu sens la limite se rapprocher mais tu sais pertinemment que tu ne la franchiras pas. Le contrôle. Il définit la personne que tu es. Cette façade de porcelaine et ses paroles qui raisonnent toujours comme une lacération dans le cœur des personnes que tu choisis d’éviscérer. Tu n’es pas gentille. Tu es bien loin de l’être mais ça, c’est toi qui l’as décidé. Tu contrôles chaque parcelle de ta vie au millième près. Sinon tu perdrais pied. Une simple faille. Ça a failli être le cas en vérité. Un instant, tu as oublié de te préserver. Tu t’es octroyée une petite parenthèse. Tu ne te souviens pas. Tu ne te souviens plus. Tu ne te rappelles que d’une douleur. Agonisante. Affolante. Ton corps lui se souvient. Chaque jour tu regardes ta peau de porcelaine dans le miroir. Tes courbes sont marquées. Des cicatrices. Une atrocité sur un teint qui se revendique si parfait. Tu as appris à les camoufler. Ton unique faiblesse. Personne n’est au courant. Jamais personne ne le saura. Octave seulement… mais il ne sait que ce que tu as bien voulu lui dire… mais au fond tu ne savais rien. Tu t’es juste réveillée, l’esprit embrumé, le corps lacéré et presque intégralement cicatrisé. Tu as décidé de ne pas chercher l’identité de ton sauveur. Tu as décidé de passer au-dessus comme la digne fille des Muller le ferait. Tu as repassé le costume qui te scie si bien au teint et a repris ton quotidien. Tu es toujours la même mais depuis un an, tu sais qu’on peut t’atteindre et les marques sur ton corps sont là tous les jours pour te le rappeler. Tu ne sourcilles plus. Tu connais ta limite et tu restes derrière te garantissant un regard total sur ton environnement. Tu erres donc l’alcool à peine perceptible sur ton visage, les yeux balayant les rues environnantes. Tu es sur tes gardes mais tu gardes ton flegme légendaire. Tu te déhanches dans les rues sombres de Myrddin Wyllt District. Tu es seule. Comme à ton habitude et comme tu aimes l’être au fond. Tu passes d’une dalle à l’autre avec l’agilité d’une panthère. Les rues sont sombres comme tes iris mais tu parviens à discerner les ombres qui déambulent à tes côtés. C’est comme ça que tu la vois… Une ombre plus frêle. Des sanglots à peine dissimulés. Une femme recroquevillée sur le sol. Tu te laisses guider par le peu de souvenir que tu as encore de cette nuit-là. Ton instinct premier est de t’approcher. Presque un instinct de protection. Les images de tes cicatrices te reviennent en mémoire. C’est douloureux. Plus que quelques mètres. C’est atroce. Un visage se dessine. Des traits familiers. Niamh. Celle que tu as toujours cherché à détruire. Tu n’y es jamais parvenue, malgré tous tes efforts. A croire que d’autres ont réussi. Et bizarrement, ce n’est qu’une amère saveur que tu as au bout des lèvres. Tu te vois, toi, étendue sur le sol et c’est pour toi impossible de faire demi-tour. Ton visage reste impassible. c’est pas le moment Muller. Tu n’entends pas. Tes yeux se posent sur la peau de la jeune femme. Blessée. Toujours la même expression sur ton visage de porcelaine. l’alcool semble s’être totalement évaporé. Tu es juste à côté d’elle maintenant. Tu te fais violence. C’est elle et ce qu’elle représente. Ça te débecte mais étrangement tu peux pas t’en empêcher. Tu te baisses à sa hauteur et passes ta main doucement sur l’un de ses hématomes, sans attendre qu’elle t’y invite. Elle se recule et c’est bien normal. Tu lèves les yeux au ciel. J’vais rien te faire. Rentre tes griffes – siffles-tu toujours impassible. Ou ce qu’il en reste. Tu observes ses plaies. Les tiennes semblent s’ouvrir de nouveau.  Tu respires calmement et tentes de l’attraper pour la faire se hisser sur ses deux jambes. Accroches-toi. Elle est au bout du gouffre… et ça ne te fait même pas plaisir.
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DATE: Ven 23 Mar 2018 - 18:50 Sujet: Re: nilas • the darkest hour

the darkest hour.
Lilas & Niamh


La douleur n'est rien en rapport à la sensation qui t'habite en cet instant. Tu te sens mal, coupable, faible, tu te détestes et pourtant tu n'y es pour rien. Les minutes défilent, tu repasses un millier de fois au moins, ce que tu aurais pu, aurais du faire. Ton corps frêle tremblote sur le sol froid de la ruelle, tu tentes te te reprendre, tu sais que tu seras seule, comme tu l'es toujours, pour traverser cette épreuve. Tu ne voudras pas mêler qui que ce soit à cette histoire, ton frère est trop doux pour supporter ce drame, tes amis, ceux que tu as, en qui tu as confiance sont rares et tu ne vois pas comment aborder le sujet, tu ne veux pas les inquiéter, non, tu feras comme tu fais toujours, tu garderas ce secret enfuit au fond de ton cœur. Les pas qui approchent font se resserrer encore un peu plus ton cœur, tu lèves les yeux et le regard de la reine des glaces se pose sur toi. Tu voudrais mourir, ne pas avoir à subir ses paroles, ses regards auxquels tu es habituées depuis des années. Protection oblige, tu sors les crocs avant qu'elle ne le fasse, tu n'as pas envie de jouer, tu n'as pas la force et tu voudrais simplement qu'elle passe son chemin, qu'elle oublie ta présence, qu'elle oublie ton existence, juste ce soir. S'il te plaît ...

Tu aimerais qu'il en soit autrement, tu voudrais être plus forte, mais les larmes roulent toujours sur tes joues, des larmes sans sanglots, des larmes vraies, comme celles qui ont inondés ton oreiller quand tes parents ont disparus. Ce chagrin silencieux est le plus violent qui existe, le sang qui glisse dans tes veines est brûlant, l'ensemble de ton corps est douloureux et quand elle pose sa main sur ta joue tu recules un peu brutalement probablement. Ce contact, tu ne t'y serais jamais attendue. Lilas reste impassible, t'ordonne presque de rester tranquille et bien que ta mâchoire se crispe, tu lui laisse observer tes hématomes en prenant soin d'éviter le regard de la blonde. Les gestes de Lilas sont étrangement apaisants, elle t'aide à te remettre sur pieds, le sol s'éloigne et tu prends appuis contre le mur de pierre humide, consciente désormais de chaque parcelle de ton anatomie. Les lancements que tu ressens au plus profond de toi t'arrache quelques grimaces, tu croises les bras sous ta poitrine laissant échapper un soupire tout en mordant ta lèvre, tu essaies de reprendre le contrôle. Tu es poussée par la fierté, si c'était n'importe qui d'autre à tes côtés, tu ne sais pas comment tu aurais réagi, mais c'est ton pire cauchemar et pourtant ... m...merci lilas Que pourrais-tu dire d'autre ? Elle était là, présente malgré vos années de bagarre. Son regard n'est pas rempli de pitié comme l'aurait été celui d'une autre, non, elle reste fidèle à elle-même et pour ça tu remercies sincèrement la jeune femme. Tu tournes le regard vers elle rapidement, tu balaies la ruelle vous êtes seules. Le silence alentours fait poindre l'ombre d'une angoisse, tu n'as jamais eu peur du noir, pourtant ce soir tu es terrifiée, tu trembles et ton cœur bat bien trop vite tu peux juste rester deux minutes ... s'il te plaît ... tu comptes transplaner jusqu'à chez toi, tu pries pour Naïa et Sam soient déjà couchés, mais tu ne peux pas le faire dans cet état de stress, c'est dangereux et tu ne saurais pas rester seule, alors tu fais la chose que tu aurais crus impossible il y a encore quelques heures, tu supplies Lilas de rester à tes côtés. Parce que c'est bien de ça qu'il s'agit, ce n'est pas une formule de politesse, ta voix est bien trop fragile pour masquer l'intention, tu as besoin d'elle et c'est encore plus difficile pour toi de te l'avouer.



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DATE: Lun 2 Avr 2018 - 17:00 Sujet: Re: nilas • the darkest hour

la douleur. une souffrance que tu peines à dissimuler. tes traits ne transcrivent aucune émotion et pourtant à l’intérieur, tu imploses. ces souvenirs pourtant oubliés te lacèrent une nouvelle fois les cicatrices que tu portes sur le corps. tu te hais de ne pas parvenir à te souvenir de ce qui s’est passé cette nuit-là. tu ne te souviens plus. tu n’arrives pas à te souvenir. Traumatisme trop important ou sort qui te mure dans ton propre esprit. tu n’as pas la réponse et ce n’est certainement pas maintenant que tu dois y réfléchir. le corps de niamh étouffe. ses jambes frêles s’apprêtent à la laisser tomber quand tu te décides à l’attraper à un peu plus fermement et à la maintenir contre toi. tu ne t’autorises pas à penser à ce qu’elle a pu subir. tu es bien trop douée à ce jeu-là. t’aurais peur de tomber juste. ce serait certainement le cas. m.merci lilas – te murmure-telle, à bout de souffle. les mots qui franchissent ses lèvres sont sincères mais tu sens la difficulté qu’elle a à les laisser s’échapper. tu comprends, et ça ne t’atteint pas. tu laisses ton regard charbon la détailler un peu plus. pas pour la juger. loin de là. tu ne veux pas croire en tout ça. lilas muller persécute mais les actes dont niamh a certainement été victime te donnent envie de vomir. ses yeux ne se risquent pas à rencontrer les tiens. Pas à une seule seconde. ils vacillent autour d’elle comme si elle sentait que le danger se rapprocher de nouveau. tu te baisses pour attraper les écouteurs flanqués sur le sol et les lui tends la forçant à défaire ses bras de sa poitrine. cette chose ne reviendra pas – souffles-tu encore impassible. ça. ce monstre. ce lâche. Cette médiocrité. au fond tu ne peux pas lui promettre. Seulement tu es prête à te transformer pour déchiqueter chaque parcelle de l’anatomie douteuse des individus qui ont commis cet acte immonde. personne ne devrait avoir peur de rentrer la nuit seule. Personne ne devrait avoir à baisser le regard devant une de ces pourritures… se sentir sale et faible… pas même ta pire ennemie. tu peux juste rester deux minutes… s’il te plait ? sa fragilité te percute. tu n’envisageais pas de la laisser seule, pas après tout ça… mais qu’elle te le formule directement t’en persuades encore un peu plus. et qu’est-ce que tu vas faire après ces deux minutes ? Il faut qu’elle aille à l’hôpital. sauf qu’elle n’ira pas. tu le sais mieux que quiconque, en témoigne les cicatrices mal refermées qui salissent ton corps de porcelaine. souffrir c’est oublier d’être raisonnable. tu ne rentres pas chez toi pour le moment. je vais te soigner – laisses-tu échapper, presque contre ton gré. tu lui tends la main, le visage fixe. tu habites à l’extérieur d’huncalf. personne ne vous verra. Personne ne saura.
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DATE: Lun 9 Avr 2018 - 22:27 Sujet: Re: nilas • the darkest hour

the darkest hour.
Lilas & Niamh


Son regard te transperce, non pas comme il le fait d'ordinaire avec mépris et dégout , non, c'est comme si la blonde lisait en toi, comme si elle était capable de te percer à jour et c'est encore pire. C'est douloureux. Tu voudrais être loin, ailleurs, ne pas être assise sur le sol froid de cette ruelle avec elle. Tu sens tes jambes se dérober, elle te rattrape. Ennemie de toujours qui devient soutient inestimable. Tes remerciements sont sincères, tu les laisses s'échapper dans un souffle, un soupire, une lamentation à peine masquée. Faiblesse insoupçonnée. Pas bête, la Muller te tends tes écouteurs, t'oblige à te défaire de ta propre étreinte. Cette chose ne reviendra pas Tu aimerais la croire. Ton corps tout entier frémit à cette pensée, à ce retour qu'elle dit impossible et pourtant auquel tu crois. Après tout, ne dit-on pas qu'un criminel revient toujours sur ses pas ? Peut-être pas ce soir, peut-être pas demain, mais un soir prochain ? Comment pourrais-tu à nouveau vivre, te balader sans craindre à nouveau des bleus sur ton corps ? Ta faiblesse et ton angoisse prennent le dessus, tu l'implores presque de rester avec toi un peu plus, deux minutes.

Rien n'est clair dans ton esprit, tu trembles, ta respiration est douloureuse, chacune de tes inspirations brûlent tes poumons et elle pose une question intelligente. À nouveau. Une larme roule sur ta joue. Tu ne sais pas. Tu ne sais plus. Pourquoi est-ce qu'elle voudrait le savoir ? Ta requête n'est pas compliquée pourtant, tu ne lui demandes rien de plus qu'une présence, le temps que ton sang circule à nouveau, que tu retrouves tes sens et que tu puisses rentrer chez toi. Ton regard croise le sien. Impénétrable comme toujours. Fenêtre close sur son âme torturée, probablement comme la tienne, si ce n'est pire. Au fond, peut-être n'êtes-vous pas si différentes ? Sa main tendue, ses paroles spontanées, tu lèves un sourcil méfiante alors qu'elle est ta seule source de chaleur. Pourquoi est-ce que tu lui ferais confiance ? Tu hésites. Elle le ressentira. Tu es un animal blessé, méfiant, tu suffoques. Tu saisis finalement sa main. Peau froide opalescente dans la nuit noire. Ton coeur est brisé. Ta fierté est réduite à néant, alors tu acceptes l'aide qu'elle te propose. Elle te guide jusqu'à chez elle, tu poses ta confiance, ce qu'il en reste, en une personne qui t'a toujours méprisée. Ironique destinée.



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DATE: Sam 21 Avr 2018 - 19:00 Sujet: Re: nilas • the darkest hour

Tes yeux charbon tente de capter le regard de la danseuse. Ils souhaitent y trouver l’insolence, cette arrogance avec laquelle elle te provoque chaque fois que vos deux âmes cherchent à se nuire. Elle est ta pire frustration. Elle ne rendre pas dans le rang et tu ne peux pas nier que ça te rend folle… elle le sait et en joue comme si elle te tenait. Toi l’électron libre. Toi l’insoumise. Jamais. Ce soir tu tiens l’occasion d’avoir ta vengeance, de la détruire, de l’enfoncer jusqu’à ce qu’elle ne soit que poussière sauf que tu en es incapable. Elle te ressemble. Elle est l’ombre que tu caches depuis tous ces mois. Elle représente la blessure que tu n’es jamais parvenue à laisser cicatriser. Elle est ta chance d’exorciser cette douleur agonisante qui te transperce les entrailles chaque fois que tu poses tes yeux sur ces cicatrices. Elle est la souffrance que tu ne parviens pas à faire taire. Tu dois l’aider car tu ne souhaites cette souffrance à personne. Pas même à elle. Sa respiration se veut de plus en plus saccader et tu te surprends à adopter la même. Concentre-toi Lilas. Tu ne peux pas laisser tes pseudo-sentiments prendre le dessus. Ils te bouffent à petit feu et pourtant tu en restes la maîtresse. Les battements de ton cœur se calme et c’est ta main que tu lances en direction de la jeune femme pour la pousser à t’accompagner. Chez toi, tu seras capable de panser son corps à défaut de soigner son cœur. Elle te regarde avec méfiance mais tes traits ne trahissent toujours aucune émotion. Tu ne dois pas lâcher. Le désarroi se lit dans ses pupilles perdues. Une de tes pulsions premières est de passer ta main libre sur son visage pour dégager les mèches que cet entrevu violent a dérangé mais tu ne fais rien. le monstre lilas ne doit rien laisser paraître. Pas une seule faiblesse ne doit s’échapper de tes manières toujours parfaitement dictées. Tu gardes ta main en évidence. Tu sais qu’elle va la prendre. Tu aurais sans doute fait la même chose si quelqu’un avait été là pour te tenir la main. et si ça avait été le cas ?Tu secoues la tête pour éloigner cette pensée de ton esprit. la danseuse vient finalement s’emparer de ta main et c’est en la soutenant que vous partez vers l’habitat que tu partages hors de l’université. Le chemin se fait dans un silence de plomb. L’ironie est trop belle pour ne pas la noter pourtant, mais aucune parole désobligeante ne parvient à passer la commissure de tes lèvres. C’est cette boule au creux de la gorge qui t’en empêche. Tu as peur. Tu revois les images de ta propre agression… non en fait, tu ne vois rien et s’en est presque atrocement douloureux. Personne chez toi. Tu guides l’âme en peine vers ta chambre et la fait s’assoir sur tes draps de soie. Ne bouge pas, je reviens – souffles-tu avant de t’éclipser vers la salle de bain quelques secondes pour aller chercher de quoi panser et désinfecter les blessures superficielles. Tu reviens dans un silence de plomb et t’assoie en face de la blessée. Son corps tout entier tremble. Tu sais que ce n’est pas le froid et pourtant tu déposes quelques secondes tes accessoires pour lui attraper un châle que tu poses sur ses épaules. Tu reprends place et t’empares d’une éponge que tu enduis de désinfectant. Ça va piquer un peu – te contentes-tu de dire sachant très bien que la douleur de cette plaie minime n’était pas celle qui la dévorait. Tu restes impassible et continues de nettoyer chaque plaie délicatement… Si tu veux prendre une douche, c’est au bout du couloir.
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DATE: Mar 12 Juin 2018 - 12:29 Sujet: Re: nilas • the darkest hour

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Lilas & Niamh


Accepter cette main, c'est embrasser ce qu'elle est, ce qu'elle représente à tes yeux. C'est difficile de faire confiance à une personne qui a été si longtemps ton bourreau, mais t'es mal, plus que tu ne l'as jamais été et ce soir, plus que jamais tu as besoin d'aide. T'es pas du genre à te laisser aller, à abandonner sans te battre, non, t'es tout le contraire et pourtant t'en es là. Tu saisis une main inamicale d'ordinaire, elle te soutient, t'embarque dans son monde sans te laisser le choix. tu voulais juste souffler un peu avant de transplaner discrètement jusqu'à ta chambre, mais est-ce que tu aurais pu ? T'es trop faible pour tenir debout, alors pour transplaner ? C'était un risque, un risque que Lilas ne prend pas. La blonde vous fait parcourir quelques rues et tu pénètres dans son antre. Ton sang se glace, tu réalises qu'elle qui te déteste tant tiens pour ainsi dire ta vie entre ses mains, tu seras désormais tributaire de son silence, elle possédera une arme redoutable contre toi : la vérité.

Délicate, elle te laisse prendre place sur son lit, luxueux, raffiné, tout comme elle. La blonde te souffle qu'elle revient, tu n'as pas envie de rester seule dans cet endroit inconnu, mais elle tient parole, sa silhouette réapparaît dans la pièce c'est drôle comme ce qui te terrorisait il y a quelques années peut être un soulagement en ce moment. Jamais tu n'aurais cru que ton salut viendrait de Lilas Muller. Ton regard glisse sur elle, on dirait qu'elle panse les blessures d'un enfant qui vient de s'égratigner le genou, au mieux avec la douleur tu auras l'impression d'être vivante. Elle fait preuve d'une délicatesse insoupçonnée, tu te contentes de maintenir les apparences. T'es vide. T'as plus rien qui bat à l'intérieur, te voilà devenue zombie, spectatrice de ta propre vie. T'entends la voix de Lilas te dire que si tu veux prendre une douche, c'est par-là. Tu hoches la tête sans réellement t'en rendre compte, mais tu te sens tellement sale. Les dernières ressources de ton corps sont pour mener ta coquille vers la salle de bain, tu te déshabilles sans même te toucher, chaque effleurement te soulève le coeur et tu entres dans la douche, l'eau chaude détends tes muscles, tu autorises les larmes à couler abondamment tant que t'es sous l'eau, on ne voit jamais les larmes d'un poisson pas vrai ? Le temps se fige, tu saurais pas dire si t'es restée deux minutes ou une heure, t'avais juste envie d'arracher chaque centimètre de peau corrompue, salie par un homme qui t'aura volé bien plus qu'un morceau de chaire, c'est un bout de ton âme qui est partie avec lui ce soir. Dans ton sac se trouve d'autres vêtements, des tenues de rechange, tu passes un pantalon en lycra et un pull ample, ceux que tu utilises pour tes répétitions de danse, tissus réconfortant à l'odeur familière. Tu embarques tes affaires hors de la salle de bain, la chambre est vide, sur la pointe des pieds tu sors et tombe sur une Lilas installée dans son salon. Tu ne sais pas quoi lui dire, tu voudrais la remercier, parce qu'elle n'était pas obligée, parce qu'elle ne t'a montré aucune pitié, mais plutôt de la compassion - la différence est importante. T'approches silencieuse tout en l'observant. Une gamine qui craint la réprimande paternelle, voilà ce que t'es, c'est dingue, tu sais pas comment faire. T'es pas une victime, tu l'as jamais été, t'as pas le mode d'emplois alors simplement merci Lilas. Son regard tombe dans le tiens et tu prends une inspiration profonde pour te donner du courage, tout ça ... c'est vague, tu le sais, mais tu peux pas être plus précise de toute façon, tu peux le garder pour toi ? s'il te plait. Elle l'entend la peur dans ta voix tu crois ? T'as pas envie que ça arrive à des oreilles mals intentionnées ou pire ... Familières. T'as pas envie qu'on sache, t'as pas envie qu'on te juge ou qu'on te regarde. T'as vécu l'enfer cette nuit, c'est pas pour vivre le reste de ta vie avec ça dans le regard des autres. De tes frères .... si jamais ils l'apprennent, t'as pas envie de connaitre leurs réactions, parce que tu sais déjà qu'elles seraient diamétralement opposées et bien trop impulsive en plus. Tu veux pas qu'ils vivent avec ça sur le coeur, c'est ton drame, il t'appartient.




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