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 let's hurt tonight (stitch)

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JB Romero St-James
Newbee - sorcerer's apprentice ⚔
›› parchemins postés : 77
›› connexion : l'ombre d'hungcalf est de retour.
›› avatar : raúl fucking esparza.
›› crédits : © HOODWINK (av.) astra (sign.)
›› âge : quarante-deux ans.
›› situation : Marié(e)
ENSEIGNEMENT

›› profession : professeur des potions. directeur des wright. ancien législateur du magenmagot et directeur du ministère de la justice.
›› particularité : Lycanthrope
›› nature du sang : né-moldu
›› gallions sous la cape : 100
MessageSujet: let's hurt tonight (stitch)   Lun 2 Avr 2018 - 17:23

JB Stitch Romero St-James
Je suis un professeur | personnage inventé
« j'aurais aimé t'aimer. comme on aime le soleil. te dire que le monde est beau. et que c'est beau d'aimer. j'aurais aimé t'écrire. le plus beau des poèmes. et construire un empire. juste pour ton sourire. devenir le soleil. pour sécher tes sanglots. et faire battre le ciel. pour un futur plus beau. »
WIZARD CARD
nom : seul héritage d'une ascendance qu'il n'a décemment pas connue. le petit papier qui l'accompagnait dans son couffin - qui ressemblait étrangement à un linceul à cet instant précis -, et qui faisait office de son seul bagage, indiquait romero. les r qui claquent le palais et grattent le fond de la gorge, dans une imitation de la langue hispanique, qui s'avère être plus véridique que fausse, finalement. l'identité a été changée, un ajout officiel et romantique en même temps que la bague a été passée au doigt. la poitrine ne se gonfle pas avec arrogance, mais il porte avec fierté le nom de st-james à présent. le cadeau d'une famille qui lui a été très longtemps refusée. prénom(s) : ce n'est même pas un prénom. deux lettres associées ensemble, comme s'ils espéraient qu'il devine tout seul et sans le moindre indice ce que ces deux petites lettres peuvent bien signifier. jb, ni plus ni moins. sa chambre était envahie de feuilles qui volaient dans tous les sens, griffonnées d'hypothèses possibles et improbables, devenant plus farfelues à chaque seconde qui passait. il a rennoncé à essayer de trouver comment il pouvait bien s'appeler, s'apercevant que cela le rendait plus triste qu'autre chose. stitch, c'est comme cela qu'il a décidé de s'appeler. après tout, ses parents l'ont abandonné, ils n'ont pas le droit d'avoir un quelconque pouvoir sur lui. le petit sourire amusé lorsqu'il a découvert bien des années plus tard que ce mot indéfini qui lui sert de prénom a été donné un petit démon bleu fictif. âge : les poussières dorées du sablier qui s'écoulent fatalement, il n'a pourtant aucunement peur du temps qui passe et trépasse. ses cheveux grisonnent au niveau de ses tempes, mais il ne s'en préoccupe absolument pas. quarante-trois ans, et il ne se sent pas plus vieux qu'avant. cette douce sensation d'avoir encore la vie devant lui. une vie pas nécessaire dramatique, mais qui est une réelle aventure. la sienne. date & lieu de naissance : approximation au même titre que ce prénom qui n'en est pas un, la date inscrite est probablement fausse, de quelques jours ou même de quelques semaines. mais il fallait décider, et les bonnes sœurs ont affectueusement apposé la marque de l'été sur sa naissance. le 21 juin, parce qu'il est ce rayon de soleil aux yeux émeraudes, et qu'il méritait le plus long jour de l'année pour fêter sa naissance, alors que les rires et les chants retentissent dans le monde entier pour la fête de la musique. le lieu est un tout autre mystère. il est facile de penser qu'il a poussé ses premiers cris en angleterre, détail accepté durant des années, avant qu'on ne se demande s'il n'a pas ouvert en fait ouvert les yeux à cuba. bébé qui a voyagé, bébé qui a vécu, avant même qu'il ne sache parler. nationalité : peu importe d'où il vient, il s'est fait à cette idée depuis quelques temps maintenant. ce qui compte, c'est ce qu'il est et qui il est aujourd'hui. européen dans les souvenirs, il n'a donc aucune autre préoccupation que le fait d'être britannique. cette terre qui a bien voulu l'accueillir, bien qu'il n'était qu'un autre oliver twist sans grande importance. origine : la facilité linguistique, la peau mate et basanée, le nom de famille exotique ; s'il n'y a jamais eu aucune trace de sa généalogie, les sœurs de l'orphelinat ont découvert bien assez vite qu'il avait des origines cubaines. le seul héritage qu'il en a sont l'espagnol et son bronzage doré alors que les anglais rougissent comme des bœufs. métier : les airs académiques - qui ne sont finalement pas si vrais -, il avait cette obsession de se faire une place dans le monde magique. ancien législateur du magenmagot, il a monté la hiérarchie de la justice magique à une vitesse ambitieuse. il a présidé plusieurs fois le tribunal malgré son jeune âge, et est devenu directeur du département de la justice magique. malheureusement, il n'a pu être à la tête du département que pendant deux ans, sa carrière politique s'arrêtant brutalement avant même qu'il ait pu considérer devenir ministre de la magie un jour, lorsqu'une bête monstrueuse s'est attaquée à lui. obligé de se réorienter, il est aujourd'hui professeur de potions à hungcalf. une vieille passion qui n'était restée qu'un hobby pour préserver son avenir politique. cette année, c'est son essai en tant que directeur des wright. la place venant de se libérer, et étant un candidat idéal. néanmoins, il reste en test pour voir s'il peut gérer cette nouvelle fonction en plus de sa condition particulière. ancienne maison : visage d'érudit, il est pourtant loin d'être une simple tête dans un énorme grimoire qui sent le vieux. il est tellement plus. le cœur pur et brave, la connerie cachée derrière son sourire angélique, le soit disant rat de bibliothèque est bien allé chez les wright. la cage thoracique bombée dans une fierté presque présomptueuse, il est encore très attaché à ses couleurs. orientation sexuelle : derrière la protection de sa discrétion, il n'a jamais réussi à se ranger dans une quelconque case. peut-être est-ce lié à son histoire abstraite, peut-être était-il destiné à être ainsi tout simplement. ceci étant qu'il est pansexuel, et ne s'est strictement jamais posé la question s'il devait aimer un genre plus qu'un autre. pour lui, cela n'a réellement aucune importance. état civil : histoire passionnelle depuis qu'il a posé ses yeux sur lui, ils se présentent comme des amants maudits, et pourtant ils ont bien réussi à se passer la bague au doigt, se jurant éternité - plus que fidélité, malheureusement. marié à cet homme, qu'il sait être l'homme de sa vie, âme sœur, autre moitié de son âme, c'est néanmoins une relation qui reste très compliquée et éprouvante. la passion plus fort que la prospérité, l'addiction les consume et les nourrit. l'amour qui lui fait tourner et perdre la tête, il y a en plus cette jeune sorcière, qui attire et captive son regard depuis quelques temps maintenant. statut financier : le besoin de rien d'un orphelin, il est un homme simple qui n'a pas besoin d'excentricités luxurieuse. néanmoins, aujourd'hui il profite de la fortune de son mari et est bien aisé. heureusement pour eux, parce que sa moitié n'a aucune proportion des réalités financières, entre autres. nature du sang : l'impossibilité de véritablement savoir avec certitude, encore une fois. cependant, il semblerait qu'il soit né-moldu, puisqu'il est resté dans l'ignorance de la magie jusqu'à recevoir sa lettre pour poudlard. son environnement catholique ne se prêtant absolument pas à la sorcellerie. toutefois, il serait aussi tout à fait possible qu'il soit sang-mêlé. de toute manière, il n'y prête que peu d'attention.

INFORMATIONS

INTO THE FLOOD ━ simple, doux, érudit, très ambitieux, discret, sociable, chaleureux, cultivé, intelligent, patient, persévérant, têtu, perfectionniste, exigeant, travailleur, courageux, loyal, protecteur, altruiste, juste, philosophe, fêtard, bien moins sage qu'on ne le pense, cache subtilement son jeu, petit rayon de soleil, créatif, passionné, très gourmand, joueur, joue pour gagner, adore danser.

'CAUSE IT'S BETTER TO KNOW THE DEVIL YOU KNOW ━ élevé dans la foi pendant une dizaine d'années, stitch est resté un catholique - religion moldue, il le conçoit bien - mais non croyant. il ne croit pas en une entité supérieure, plus scientifique que cela, toutefois son enfance religieuse reste une partie importante de son histoire, symbolisée par une croix en or autour de son cou. un passé qu'il ne veut pas oublier malgré tout. c'est dans le même esprit qu'il a tenu à garder son côté né-moldu, à l'intérieur même de sa vie de sorcier assumé et aimé, par le biais de certaines actions simples, ou certains instruments qui n'existent pas chez les sorciers, comme le grille-pain.

HYPNOTIC TAKIN' OVER ME ━ il y a cet homme, peter pan de son cœur. cet homme qui est son amant, son meilleur ami et possiblement la personne qui le rend le plus dingue - et pas toujours de la meilleure des manières. il est fou de lui, depuis toujours. jazz, le renard argenté, rencontré à poudlard alors que sa tignasse était encore aussi noire que l'ébène. deux ans de différence, mais c'est très dur de passer à côté de jazz. on le remarque partout, tout le temps. c'est plus étonnant que l'aîné ait remarqué stitch. ça a été un véritable coup de foudre entre eux, autant amical que plus passionnel. complicité indéniable et fusionnelle, depuis leur première rencontre ils sont devenus une partie très importante dans la vie de l'autre. mais ce n'est pas de tout de repos, loin de là. une relation amoureuse en montagnes russes, ils ne cessent de se séparer pour se remettre ensemble. pas naïfs, ils ont compris rapidement que ce serait probablement le cas jusqu'à ce qu'ils deviennent vieux, ou que le chaos malsain finisse véritablement par les détruire. alors ils se sont mariés, très jeunes. se promettant ainsi d'être toujours là l'un et pour l'autre, même s'ils continuent à se séparer et se repousser.

AND DON'T KNEED NO KING FOR A CASTLE OR A TICKET TO THE STARS ━ durant ses années d'études à hungcalf, et une autre rupture avec jazz, il a rencontré une jeune sorcière, légèrement plus âgée que lui et sur la fin de ses études à l'université. ils sont sortis ensemble, pendant quelques temps. cependant, très vite, elle lui a annoncé qu'elle était enceinte, de lui. un accident, mais un heureux accident. encore bien jeune et en plein dans ses études, il était très heureux de cette annonce. petite fille magnifique, petite princesse de son cœur. semi-vélane comme sa mère, évidemment. malheureusement, les deux se sont séparés juste après la naissance d’emerald, et elle est partie quelques temps après pour sa carrière et se construire une nouvelle vie, laissant ainsi stitch comme père célibataire. il l’a couvée, sa gamine. se sentant coupable du départ de sa mère, encore bien maladroit dans sa nouvelle fonction de père, et ayant peur de ne pas réussir à gérer la harpie de la vélane. toutefois, à cause de son attitude, elle est devenue une véritable princesse qui vit dans son propre monde. il l’aime comme elle l’est, mais ne se rend pas toujours compte. heureusement que jazz a toujours été à ses côtés pour l’aider à l’élever, l’adoptant officiellement quelques années plus tard, un peu avant leur mariage. néanmoins, c’est encore moins tranquille entre emerald et jazz, malgré l’affection qu’ils se portent.

MY PUSSY TASTES LIKE PEPSI-COLA ━ parce que le tableau n’est déjà pas assez compliqué. il y a cette étudiante, qui ne l’est plus depuis cette nouvelle année parce qu’elle vient d’obtenir son diplôme, qui l’obsède. elle est belle, il est complètement hypnotisé par son regard. mais ce n’est pas seulement qu’un envoûtement physique. elle possède une intelligence qui l’intrigue, la même passion que lui pour les potions, mais avec un regard frais et innovateur de la jeunesse. il ne saurait dire les raisons précises, mais elle est de suite sortie du lot. le cliché de ne voir qu’elle au milieu d’une foule dense. néanmoins, malgré le courant électrique indéniable qui passe entre eux, les conversations émises à demi mots, il ne s’est jamais rien passé parce qu’elle était son élève. maintenant qu’elle a quitté hungcalf, ça change la donne. il n’est toujours pas sûr de ce qu’il veut faire, puisqu’il est marié à jazz et l’aime sincèrement. cependant, il lui est de plus en plus difficile de nier qu’elle est un vent frais dans sa vie, et qu’il se retrouve à penser à elle plus qu’il ne le faudrait.

TAKE ME DOWN TO YOUR PARADISE ━ élève consciencieux et minutieux, stitch est loin d’être un génie mais il a toujours été bon sorcier. le domaine où il présente le plus de facilités est sans le moindre doute les potions. il comprend les plantes comme personne, fait des associations comme s’il se trouvait dans une simple cuisine entre d’expérimenter de nouveaux plats, et non pas concocter de parfaites potions. il ne sait pas exactement d’où cela vient, toutefois c’est vrai qu’il voit les choses, en potions, comme personne, sait exactement quel ingrédient peut aller avec quels autres pour obtenir un certain résultat. alors non, ce n’est pas une tare que d’enseigner cette matière qu’il voit comme un art.

I'VE BEEN A RESTLESS SOUL, JUST WAITING TIME, DIGGING UP FOOL'S GOLD ━ il aurait très bien pu orienter son avenir vers la recherche scientifique et médicinale, toutefois ce n’était pas assez pour lui. il avait ce besoin d’être vu et reconnu, comme pour combler ce vide qu’il a ressenti en étant un orphelin, en étant personne pendant de longues années. lié à ce désir brûlant que d’aider les autres, changer le monde pour qu’il soit meilleur. ce sont pour ces raisons qu’il a choisi de s’orienter plutôt vers une carrière dans la justice et la politique. académique mais marginal à sa manière, il a réussi à se faire connaître et à se faire une place rapidement dans ce monde bien plus sournois et cruel qu’on ne le pense. il est devenu législateur, engagé et toujours entrain de secouer les frontières imposées par la société sorcière actuelle, on l’aimait ou on le détestait, mais il est vite devenu dur de passer à côté de ce nom qui se présentait comme une petite tornade. c’est alors fort peu étonnant qu’il soit un des plus jeunes à avoir présidé le magenmagot quelques fois, un vrai coup de pouce pour finir à la tête du département de la justice magique. malheureusement, il n’a pu exercer cette fonction que deux ans avant que tout s’effondre brusquement.

IT'S SO BAD MAN, BROKE MY BROKEN WILL, AND I CAN'T BACK ━ néanmoins, même s’il adorait son travail, il s’est fait un certain nombre d’ennemis durant toutes ces années. et il le savait. il recevait de temps en temps des menaces de mort, certaines plus terrifiantes que d’autres. toute cette vie surchargée, où il avait le temps de rien a provoqué une énorme dispute avec jazz, plus violente que celles habituelles. seul, quelques semaines après il s’est fait attaquer par un loup-garou qui lui en voulait d’avoir mis son fils derrière les barreaux d’azkaban. pris par surprise, stitch n’a rien pu faire alors qu’il se faisait dévorer dans d’atroces souffrances par ce monstre dans sa propre maison. néanmoins, il n’a pas eu le temps de finir de le tuer, alors que jazz rentrait comme un homme providentiel – en vérité c’était pour récupérer des affaires parce qu’il était encore en colère contre sa moitié – et l’a ainsi sauvé en blessant et en mettant en déroute la bête sadique. jb garde encore des cicatrices atroces de cette nuit, en plus de la fatalité de rejoindre les rangs des lycanthropes. arrêt de sa carrière en politique, jazz n’est pas reparti et fait un effort pour rester à ses côtés depuis bientôt trois ans maintenant, même si ce n’est pas toujours rose. il a pris quelques longs mois pour lui pour s’habituer à cette nouvelle nature, avant d’accepter un poste de professeur de potions à hungcalf après ne longue discussion encouragée par l’ancien joueur de quidditch. il a fait un an, c’est sa deuxième année et on lui a proposé le rôle de directeur des wright après le départ du précédent. il est en essai, voir s’il arrive à tout gérer.

UP ON MELANCHOLY HILL, THERE'S A PLASTIC TREE ━ stitch est un homme plutôt sain – en tout cas, bien plus que son satané mari –, même s’il reste avant tout humain avec ses petits plaisirs. il fut un temps où il fumait. il a commencé à la fin de poudlard, et encore à hungcalf c’était occasionnel. c’est devenu une réelle addiction et un besoin illusoire lorsqu’il a commencé à arpenter les couloirs encombrés du ministère de la magie. un moyen de décompresser du temps qu’il n’avait plus. depuis qu’il s’est fait mordre, il a arrêté. ou en tout cas il essaie d’arrêter, puisque ce n’est pas toujours facile. faut dire qu’il y a jazz qui fume comme un gros pompier. (+) a contrario, il n’a aucun problème avec l’alcool. il boit régulièrement, mais plus raisonnablement quand même. il n’aime d’ailleurs pas vraiment les alcools fort qui ont une odeur de médicaments avariés, mais plutôt la bière par exemple. (+) stitch a véritablement gardé des habitudes de moldus. par exemple, il n’a jamais pu abandonner ses consoles de jeux vidéos. alors oui, chez lui se trouve une xbox, une playstation 4 et même une wii. les sorciers ne comprennent pas, le regardent de travers, mais il s’en fout, il aime bien trop tâter la manette. (+) peut-être est-ce dans ses veines – quoiqu’il ne pense pas qu’il puisse y avoir une génétique pareille –, mais stitch a une vraie facilité en langues.  il parle déjà couramment anglais et espagnol, comme langues maternelles, sans aucun accent apparent. il est aussi capable de tenir des conversations en français. bien sûr, il n’est pas non plus un prodige et ne connaît pas plus de langues, à par quelques mots par-ci et par-là, mais il se fait très bien comprendre des étrangers. (+) ses sens se sont particulièrement développés depuis sa transformation en lycanthrope, et notamment son ouïe et son odorat – et même son goût. ces derniers lui ont permis de devenir un véritable petit cordon bleu derrière les fourneaux – et heureusement, parce qu’ils sont des gloutons. cependant, il ne sait pas encore trop que faire de son ouïe. cela lui permet de mieux espionner les autres, et il a développé alors une certaine curiosité passive. mais cela n’empêche qu’il est resté complètement nul en musique, par exemple. (+) stitch s’en fout un peu comment il doit s’habiller. pour lui c’est très simple : t-shirt et jean. néanmoins, ce n’est pas l’avis de jazz et il devait prendre soin de lui lorsqu’il travaillait au ministère. servant de poupée à son mari, c’est ainsi qu’il s’habillait avec des costumes hors de prix, avec une cravate et surtout des bretelles. cela lui allait bien, mais il est fort heureux d’avoir abandonné un tel accoutrement maintenant qu’il est moins jugé sur son apparence et sa fortune apparente. (+) il aime sa fille plus que tout, et au fond de lui il sait qu’elle est difficile, même s’il ne veut pas encore se l’admettre. étonnamment, il est le plus arrangeant avec elle, alors que jazz n’hésitera pas à aller se prendre la tête avec emerald. par ailleurs, stitch ne l’appelle presque jamais par ce prénom. c’est soit mija, soit esmeralda lorsqu’il est énervé contre elle. (+) son plus grand péché, incontestablement, c’est la gourmandise. c’est assez fascinant de constater qu’il a réussi à rester assez fin durant toutes ces années alors qu’il passe véritablement tout son temps à manger. aujourd’hui, malheureusement, il se fait rattraper un peu par l’âge, et commence à avoir un petit ventre. rien encore de très flagrant. il s’en rend compte, mais est bien incapable d’arrêter de manger, constamment, tout et n’importe quoi. (+) il ne sait plus vraiment comment ça a commencé, il ne sait même plus qui a initié cette attitude entre jazz et lui, mais ils ont cette manie d’adopter tous les animaux qu’ils trouvent abandonnés ou blessés. ils ont déjà trois chiens, deux chats, un hibou et une chouette, et un furet. heureusement qu’ils sont plutôt libres à hungcalf.

© hedgekey ◈ raúl esparza

MY STORY IS NOT LIKE THE OTHERS
POUDLARD, 14 ANS ━ La tête plongée dans les livres, l’odeur des vieux manuscrits ne l’apaise pas comme elle fait habituellement, mais cette fois-ci c’est plutôt une violente nausée qui le prend. Il sait qu’il essaie de rationnaliser le fait que le monde tangue tout autour de lui, en faisant porter le chapeau à son odorat qui est soudainement agressé ; alors que la véritable raison est bien plus simple et honteuse. Sa gueule de bois frappe furieusement derrière ses yeux, résonne jusqu’à ses tympans et lui fout une migraine abominable. Stitch sert les dents et essaie de prendre sur lui. Il doit assumer. Il a fait le con la veille, il se doit de jouer l’adulte maintenant. Il a pris un peu de retard dans son travail, et si ses notes sont plus que correctes – pour être modeste et ne pas dire excellentes –, il a toujours ce sentiment qu’il peut faire plus. Ce sentiment de manque qu’il a vécu bien trop longtemps, lorsqu’il était plus jeune, à être assis devant la fenêtre de l’orphelinat du Sacré Cœur, revient parfois hanter son cœur bien humain et sensible. Il est perdu dans ses pensées, le cerveau encore légèrement noyé par tout cet éthanol enivrant et ainsi non propice à une bonne concentration, et il ne voit même plus les mots qu’il est censé être entrain de lire. Au moment où il s’en aperçoit et il est prêt à se donner une gifle mentale pour se recentrer sur le devoir qu’il doit écrire, une personne – un intrus à l’évidence – fait son entrée et claque un énorme grimoire sur la table juste à côté de lui. Il sursaute violemment, et ne sait pas s’il est plus sur le point de faire une crise ou cardiaque ou rendre définitivement le contenu de son estomac. Essayant de cacher ses tremblements dus à une évidente trop grande consommation d’alcool, il finit par lever les yeux, pour tomber sur des iris bien trop bleutées et qu’il reconnaît instantanément. « Oy. J’savais pas que t’étais aussi chaud que ça. » Stitch aurait sincèrement voulu pouvoir être agacé par le jeune homme, de deux ans son ainé, mais la vérité c’est qu’il ne l’est pas, et n’y arrive. Il peut être très ennuyant, il le conçoit. Il comprend même les gens qui ont envie de le frapper. Cependant, il y a quelque chose chez Jazz qui le met indéniablement de bonne humeur, et qui le fait se sentir bien à propos de lui-même. Sans qu’il n’ait rien à faire. Il n’a même pas la force de faire semblant en roulant des yeux, alors il se contente de sourire. Les souvenirs de la fête improvisée des rouges et ors lui revient en tête, et le lion en lui ne peut pas s’empêcher de vouloir rugir, montrer sa belle crinière comme il l’a fait il y a quelques heures en dansant, riant et enchainant les verres. « Déçu ou agréablement surpris ? » La question semble le prendre de court, alors qu’il a la bouche légèrement ouverte de surprise, et qu’il finit par la refermer et froncer les sourcils, signe immanquable qu’il est entrain de réfléchir sérieusement à cette interrogation qui n’est pourtant faite que pour le taquiner. Il rit intérieurement, se demandant comment un être de dépravation tel que le sportif peut être en même temps aussi pur qu’un enfant naïf. « Aucun des deux, parce que je t’aurais apprécié, fêtard ou pas. » La franchise de l’attrapeur le surprend à chaque fois, mais ne fait qu’agrandir son sourire. Néanmoins, il sait très bien pourquoi Jazz ne s’attendait pas à ce qu’un lion aussi fier surgisse de ses entrailles la veille. Il faut dire, que même si Stitch est une personne plus discrète que beaucoup de ses camarades Gryffondor, boire à 14 ans n’est pas une chose bien répandue. Passer pour un ange, seulement pour mieux devenir un démon. C’est un concept qui lui plait bien. « Je t’aime bien sage, mais je t’aime bien pas sage non plus. » Cette fois-ci, il réussit à lui soutirer un rire franc et pas du tout contrôlé de la part du plus jeune. L’étrange duo s’attirant ainsi les regards noirs de ceux qui essaient véritablement de travailler dans la grande bibliothèque du château. Le cubain murmure quelques excuses, en essayant de faire taire son rire. Cet homme est improbable, et autant il trouve cela normal d’être attiré par un soleil ardent comme le St-James, il se demandera toujours ce que ce dernier trouve en lui pour être celui qui l’a abordé.

HUNGCALF, 22 ans ━ La cigarette qui fume d’elle-même entre ses lèvres légèrement entrouvertes, mais assez serrées pour que maintenir le bâtonnet de nicotine de manière experte, elle se consume véritablement toute seule alors que Stitch a toute son attention concentrée sur l’écran en face de lui. Ses yeux ne clignent pas, il ne bouge pas d’un seul pouce, si ce n’est justement pour ses doigts qui s’activent sur la manette alors qu’ils semblent avoir une conscience clairement indépendante et autonome de son cerveau. Le jeu est intense, en tout cas pour lui. L’homme se cache derrière une remorque, son arme à feu à la main alors qu’il va bientôt manquer de munition, et que la première guerre mondiale retentit tout autour de lui comme un chaos apocalyptique presque poétique. Une balle fuse et siffle tout près de son oreille, il retient son souffle et prend cette opportunité d’une demie seconde pour sortir le haut de son corps de sa cachette et faire feu. Le corps à peine percevable qui l’a ciblé tombe au sol, sans vie. « Les moldus sont violents. » L’intervention inattendue est brutale pour sa concentration, et si son sursaut est imperceptible à l’œil nu, cela lui vaut une erreur fatale et il voit son écran devenir gris. Il soupire, dépité, et la cendre tombe sur jogging, tenue confortable qu’il porte seulement lorsqu’il procrastine comme aujourd’hui, lui indiquant que sa cigarette ne l’a pas attendue pour être entièrement cramée. Il écrase le mégot dans le cendrier qui commence à bien se remplir, avant de relever la tête et jeter un regard désabusé à son ami – ex –, dans un  haussement de sourcils. Les moldus sont violents ? Peut-être. Mais n’est-ce pas le cas aussi des sorciers ? Pas tous, ce n’est jamais bien de faire des généralités. « Tu veux essayer ? » Jazz s’est assis juste à côté de lui, sur le sol – parce qu’ils sont trop jeunes et cons pour s’installer confortablement sur le canapé –, le rejoignant dans sa position en tailleur. Ils sont si près l’un de l’autre que leurs épaules se touchent, mais ils ne semblent même pas s’en apercevoir, parce que tout est toujours très naturel entre eux. Cependant, alors que Stitch lui tend la manette bien évidence, le plus âgé la regarde et une expression d’hésitation déforme ses traits pendant quelques instants. Il ne comprend rien à ces jeux moldus bizarres, toutefois il est trop curieux et ne résiste pas à la tentation d’essayer ce que cela donne. « Tu sais, t’as pas le droit d’avoir d’objets trop moldus. » Et il meurt pour la troisième fois déjà, grimaçant à la réalisation qu’il n’est pas bon du tout, alors que le plus jeune hausse des épaules de manière nonchalante. Néanmoins, il ne peut pas s’empêcher de sourire, trouvant cela bien ironique que ce soit lui qui lui rappelle les règles, alors qu’il est le premier à les enfreindre, et qu’il s’en fout en vérité complètement. C’est juste qu’il perd, et que cela le fait enrager même s’il ne l’admettra pas. « C’est les vacances, qu’est-ce qu’on s’en fout. » Il se permet alors quelques temps libres de strictement rien foutre. Décompresser, un peu. Sinon il serait encore entrain de travailler dur, se donner tous les moyens possibles de réussir ses projets d’avenir, même si c’est parfois accepter recevoir des remarques désobligeantes du joueur de Quidditch. « Alors, tu vas avoir une gosse. » Ce n’est pas une question, il le sait, ils le savent. Cela n’attend même pas forcément une continuité de conversation. C’est juste une affirmation, lancée un peu au hasard, parce qu’ils savent ce que cela veut dire pour eux, et que cela pèse sur le cœur du plus âgé, même s’il ne lui avouera pas à voix haute. Ils ont rompu, pour la troisième fois, et Stitch est tombé sous le charme d’une vélane. Parce que s’il peut prétendre à être le plus doux des hommes, il reste avant tout un homme, parfois trop sensible à la beauté hypnotique. Tout le monde sait qu’elle est enceinte depuis des semaines maintenant, mais ils n’en ont jamais parlé avec Jazz. Jusqu’à maintenant, aujourd’hui qu’ils ont appris le sexe de son futur enfant. Une fille, une petite princesse. « Ouais. » Et il meurt encore une fois. Ils n’ont pas gardé le compte, cela aurait été impossible. Il soupire – et Stitch se demande s’il soupire parce qu’il n’arrive pas à jouer et que la partie est finie, ou à cause de sa confirmation quant à la nouvelle explosive – et pose la manette pour attraper le paquet de clopes du plus jeune. Sans demander la permission, il en prend une et se l’allume. « Félicitations. » Il sait que ses mots sont sincères, mais il ne peut pas qu’entendre le fond de tristesse derrière son intonation qui est sorti comme un murmure. Sa tête se tourne vers lui, scrute de ses prunelles émeraudes le beau visage de son meilleur ami, et amant. Le futur avocat – si ce métier existait dans le monde sorcier – secoue la tête, et se déplace de quelques petits mètres seulement pour venir se place juste devant Jazz, et coller son dos à son torse. Automatiquement ce dernier place ses bras autour du cou du plus petit, et celui-ci continue à jouer à son jeu dans le silence confortable des coups de feu, des cigarettes qu’ils fument, et de leurs respirations régulières, dans cette douce étreinte.

LONDRES, 23 ans ━ Exténué, le t-shirt sale et les cheveux devenus légèrement trop longs qui lui collent au front à cause de cette sueur qui le trempe des pieds à la tête, Stitch a un livre dans la main gauche alors qu’il essaie de réviser pendant que de la main droite il a unz cuiller à moitié remplie d’une purée pour bébé alors qu’il essaie de nourrir sa fille sans qu’elle ne recrache la moitié sur lui-même. Il est fatigué ; déjà qu’il dormait peu, il a l’impression de ne pas avoir fermé l’œil depuis trois ans, ce qui est un comble puisque sa fille a à peine plus d’un an. Il sent son cœur tambouriner violemment dans sa cage thoracique, effet plus qu’indésirable de ces litres de café qu’il gobe tous les jours. Et pourtant, il n’a jamais eu autant l’impression d’être sur un petit nuage aussi longtemps. « C’est vraiment un joli prénom, Emerald. » Cela fait presque dix ans qu’il connaît cet homme, et il est toujours parfois étonné de la sincère gentillesse de ses paroles dans des moments où il lui serait facile d’être la personne la plus sarcastique qui existe. Le nouveau et très jeune père détourne son attention de son livre et de sa fille quelques secondes pour regarder Jazz entrain d’essayer de l’aider comme il peut en rangeant cet appartement qui est devenu un terrain de guerre pour minimoys, et lui faire un sourire de gratitude. Pas parce qu’il a lui a fait un compliment quant au choix judicieux de prénom, mais parce qu’il apprécie qu’il soit venu l’épauler dès qu’il a eu vent du départ de la mère, même s'il est l'étoile montante du Quidditch et que cela lui prend beaucoup de temps. Il se surprend à le mater un peu plus longtemps que prévu, ses pupilles tombant inconsciemment sur ses fesses trop bien moulées dans ce jean, avant de sentir la petite princesse recracher sa nourriture, qui lui coule à présent sur le menton. Il essaie de rattraper les dégâts avec la cuiller et remettre les légumes mixés dans sa bouche. « Mija, debes comer. » Il se demande parfois ce qui le prédestinait à avoir une telle vie, heureuse mais pas sans son certain nombre d’aventures, alors que la croix en or autour de son cou et qui pend sur son torse rayonne des reflets du soleil et lui rappelle d’où il vient. Comme une fierté, et non comme une mélancolie, comme il l’avait pu ressentir avant.

CUBA (SORCIER), 25 ans ━ Alors que ses lèvres n’arrivent pas à s’arrêter de sourire comme le plus niais des amoureux, il a l’intense sensation que son cœur est sur le point d’imploser à l’intérieur de son corps qui fait un effort surhumain pour ne pas trembler terriblement sous l’avalanche d’émotions qui échauffent son bas ventre et tordent agréablement ses entrailles. Il n’arrive pas à croire qu’il se retrouve dans un smoking blanc, sur cette petite scène alors que toute l’assemblée des invités le regarde, les regarde plus exactement, en face de cet homme qui est apparu dans sa vie comme une tornade emporte tout, et qui est aussi habillé d’un joli costume clair. Un quart de siècle à peine sur cette terre, et voilà qu’il promet l’éternité à Jazz. Il n’en revient pas, quelle drôle et folle d’idée. Il y a encore trois mois de cela ils étaient de nouveau séparés, l’un sur les routes du monde avec son balai, et l’autre à arpenter le ministère de la magie et faire claquer ses talons dans les couloirs lustrés. C’est complètement délirant, et pourtant ça a tellement de sens, c’est si juste. « T’es sûr que ça va pas altérer ton image avec tes groupies ? » Ses yeux plus bleus que jamais, il lui lance un regard d’avertissement, pour lui faire comprendre que ce n’est vraiment pas le moment. Stitch ne fait seulement que le taquiner, et il le lui fait comprendre avec son radieux sourire et son rire qu’il ne peut empêcher. Cependant, c’est un réel problème entre eux. La volonté de liberté de l’attrapeur l’emmène voir ailleurs, c’est un fait indéniable. Même s’il essaie de faire les choses bien avec le cubain. Toutefois, si parfois les mots fusent et le ton se lève, ce n’est fatalement pas le moment de remuer le couteau dans la peau, alors il n’ajoute plus un mot, ne pensant vraiment pas à mal. Les vœux sont prononcés, les bagues sont amenées par la petite Emerald qui est, étonnamment, très concentrée dans ce qu’elle fait, dans les pas qui l’amènent jusqu’à ses deux pères.

LONDRES, 35 ans ━ Un verre vient s’écraser contre le mur à droite de Stitch, et les morceaux n’ont même pas encore le temps de tomber au sol qu’une assiette s’envole à son tour, mais cette fois-ci pour atterrir brutalement en plein sur son arcade sourcilière qui se met immédiatement à saigner, et son œil à brûler alors que le liquide rouge tombe dedans, réussissant à passer la paupière et les cils. Immédiatement, les éclats de voix, les cris, et la fureur de leurs corps cessent, et un silence tendu, pesant, prend place dans le grand loft et entre eux. Jazz s’arrête de gesticuler et extérioriser sa rage de manière violente, terrifié comme si c’était lui qui venait de recevoir le coup. La respiration irrégulière et douloureuse, il a les yeux écarquillés et qui fixent son cadet. Le législateur ne bouge pas, il ne comprend pas ce qu’il se passe soudainement. Il sait qu’il est blessé, mais n’a pas mal. Il hurlait au même titre que son mari, mais subitement il ne sait plus du tout de quoi il était question, sur quoi ils se disputaient encore une fois. De la merde, probablement. Mais depuis que Jazz a eu son accident lors de la dernière coupe du monde de Quidditch, lui coûtant sa vie d’attrapeur phare, il est particulièrement exécrable. JB comprend, évidemment. Il ne peut pas savoir exactement ce qu’il est entrain de vivre, bien qu’il soit à ses côtés comme il peut pour l’aider à traverser cette petite phase de dépression, mais c’est devenu de plus en plus dur et malsain entre eux. Il serre les dents, réalisant le chaos qui les entoure. Cela a toujours été tumultueux, mais à ce point ? Il ne sait plus du tout. Ils semblent se réveiller en même temps de leur transe, parce que Jazz se précipite sur lui pour l’embrasser, embrasser chaque parcelle de son visage en faisant bien attention à ne pas s’approcher de la sale coupure. « Je suis désolé… Je suis désolé… » Bordel.

LONDRES, 40 ans ━ Ses pas résonnent dans le couloir sombre de l’étage du Magenmagot, qui est complètement vide si ce n’est pour lui qui se dépêche pour aller dans la salle du conseil. Cela fait des années qu’il travaille au ministère, et cela l’impressionne toujours – pour ne pas dire le mettre mal à l’aise – de constater les différences d’ambiance selon les départements. Soit trop bruyant avec une foule immense, soit trop silencieux à un point qu’il s’attend presque à découvrir un cadavre qu’il connaît après qu’un chat noir soit apparu et lui ait foutu la trouille de sa vie. Mais non, rien de tout cela bien sûr. Même pas en deux ans qu’il est devenu directeur du ministère de la justice magique. Il a une migraine qui commence à pointer le bout de son nez, et il se masse les temps dans un espoir désespéré et naïf de l’estomper par ce simple geste. Le café d’une main, sa sacoche sur le poignet du même côté, il redresse sa cravate avant de soupirer et pousser la porte de la grande salle.
Il aime son travail, il l’adore. Il ne regrette rien – ou presque rien, qu’il soit honnête –, et s’il devait recommencer sa vie il ferait très probablement les mêmes choix. Cependant, il se sent terriblement fatigué. Une fatigue qui lui rappelle la naissance de sa princesse, sauf que le sentiment enivrant et léger de bonheur n’est plus aussi chaleureux que durant ces jeunes années. Est-ce qu’il est heureux ? Oui, il le pense. Mais il se sent lourd. Peut-être que c’est les quatre décennies qui le rappellent à l’ordre. Bien qu’il ait cette diffuse sensation que ce n’est très certainement pas la raison principale. Ce travail le draine, il lui draine toute son énergie. Mais cela en vaut la peine, le coup, s’il peut aider à faire avancer certaines choses. Sa relation avec Jazz est toujours aussi chaotique, et parfois c’est trop dur à gérer. Il se souvient rapidement de leur dernière dispute, il y a presque un mois de cela. Si il n’y a eu aucune agressivité physique l’un envers l’autre, elle a été plus violente que d’habitude. Et il n’est toujours pas revenu chez eux depuis. Sans oublier Emerald qui a beaucoup plus de – sale – caractère qu’il ne le pensait, ou semble se rendre compte. Sa migraine est encore plus tapante, et il commence à voir des petites étoiles blanches devant ses yeux. Merde.

Une fois chez lui, une fois les bretelles et la cravate tombées et lancées au hasard sur son lit qui semble bien trop grand lorsque Jazz n’est pas avec lui pour le réchauffer, une bière à la main, il sent se décontracter assez rapidement, se rendant compte ainsi qu’il se met peut-être trop la pression. Il soupire alors qu’il prend une gorgée. Bon Dieu, qu’est-ce qu’il a envie d’une cigarette. Non, il s’est dit qu’il arrêtait de fumer. Mais il est seul, personne n’aura à le savoir. Justement, c’est l’autre moitié de la pièce qui a tous les paquets, et il n’a vraiment pas envie de descendre pour aller en acheter. Tant pis. Il profite de sa solitude et du silence pour se reposer, lorsqu’il entend un bruit étrange. Pas fort, même très discret à tel point qu’il aurait pu passer à côté, mais cela a attiré son attention immédiatement. Il se lève, pose sa bière sur une table au hasard, et fait quelques pas dans la direction où il pense avoir entendu le son particulier. Il n’a pas le temps de comprendre qu’il y a une autre présence qu’il se fait sauter dessus, sa tête heurte le mur et il tombe au sol, déjà à moitié conscient.

Il se réveille petit à petit, ses yeux s’ouvrent mais ses rétines ne voient encore flou, agressées par la luminosité trop blanche de la pièce. Il n’a pas la tête qui tambourine, mais il a la nausée, un peu comme cette gueule de bois la première année où il a rencontré Jazz. À cette pensée, il émerge complètement, pour le trouver à moitié endormi à côté de lui. Il sourit, doucement, mais devine sans se voir que son expression doit être plus triste qu’autre chose, alors qu’il atteint sa main de la sienne. À ce contact, le grisonnant se réveille instantanément, et son regard bleuté somnolent tombe sur lui. « Hey. » L’ancien joueur lui sourit, et il peut lire une certaine tristesse dans ses traits, qu’il n’arrive pas à bien cacher, et il ne peut que se dire qu’il doit ressembler à quelque chose comme ça. Il bouge légèrement, et grimace de douleur, sent des bandages tout autour de lui qu’il n’avait pas remarqués avant. « Ils t’ont guéri, mais tu as été sérieusement amoché. Tu vas devoir prendre du temps pour te rétablir complètement. » Sans réellement se redresser, il essaie de voir son corps, qui est encore recouvert de pommades en tout genre pour cicatriser ses plaies encore bien visibles et moches, avant de laisser retomber sa tête sur l’oreiller de l’hôpital et regarder son mari en toute simplicité. Il ne croit pas qu’il ait déjà vu un air aussi inquiet et douloureux sur son visage. « Tu ne vas pas garder de trop grandes séquelles. Tu vas avoir quelques cicatrices, mais apparemment ça va aller. Tu as eu de la chance, il était parti pour te manger entièrement. » Stitch émet un petit son méprisant, pas à l’intention de cet homme qui essaie d’être aimant avec lui tout en lui disant la vérité, mais aux souvenirs qui lui reviennent en mémoire. Il était conscient. Il était conscient mais ne pouvait pas bouger, juste regarder ce qu’il était entrain de lui arriver. La douleur était tellement grande et aigue qu’il avait fini par ne plus la ressentir. Il ferme les yeux. Il aurait dû prendre certaines de ces menaces au sérieux, il le sait. Certaines personnes sont plus susceptibles et haineuses que d’autres, et il ne s’est pas fait que des amis. « J’ai pas eu de la chance, c’est toi qui m’as sauvé, cariño. » C’est au tour de Jazz d’émettre un bruit peu convaincu. Il était juste venu récupérer quelques affaires, et toujours pas parler au législateur, alors qu’il était toujours en colère contre lui. Cela, il ne le dira pas. Ça ne sert plus à rien, la donne a changé. « Stitch… Le sorcier qui t’a attaqué, c’est un loup-garou. J’ai réussi à le blesser, mais il a fui et on ne l’a pas attrapé. Mais… » Un souffle. Une grande inspiration, et une lente expiration. « Tu sais ce que ça veut dire… Le poison s’est répandu dans tes veines. » JB referme les yeux, ne pouvant pas supporter les prunelles lagon de son âme sœur présentement. Il sent la nausée revenir. Un loup-garou, il est un loup-garou. Il ne sait pas ce qu’il doit ressentir. Probablement du dégoût envers lui-même, de la colère que cette horreur lui soit arrivée, de la tristesse parce qu’il sait que ça annonce la fin de sa carrière au ministère de la magie. Toutefois, étonnamment, il ne ressent rien de tout cela. Il est presque vide. Peut-être qu’il est un peu sonné encore, mais il est juste fatigué. « J’ai envoyé un hibou urgent à Hungcalf, Emerald devrait pas tarder. » C’est à ce moment qu’il décide de rouvrir les paupières, de lui-même. D’accord, il peut faire en sorte que les choses marchent.

HUNGCALF, 43 ans ━ Il se trompait lourdement, ce n’était pas à cause de l’âge qu’il était aussi fatigué. Sur le dos de l’hippogriffe que le professeur de soins aux créatures magiques a bien voulu lui confier cette après-midi, il a les cheveux qui volent au vent, au même titre que lui, et il se sent affreusement bien. Peut-être est-ce revenir dans cette même université qui l’a accueilli il y a bien des années de cela maintenant, mais il se sent rajeunir. Certes, des cicatrices jonchent son corps et son visage, mais elles ne sont pas si visibles que cela. Possiblement moins que ses cernes mauves affreusement sombres lors des lendemains des nuits de pleine lune où il passe son temps enfermer dans son bureau, ou dans leur grand loft à Londres plutôt abandonné maintenant que Jazz a réussi à convaincre Stitch de prendre le poste de professeur des potions après une longue conversation avec le doyen lorsqu’il a su que la fonction se libérait. Revenir à sa première passion que sont les potions, il ne l’aurait jamais imaginé. Il sait qu’il ne devrait pas, si quelqu’un l’apprend il se fera plausiblement taper sur les doigts, mais le lion à l’intérieur de lui renait et il rugit, alors il se dirige vers l’hôpital Sainte-Marie à dos d’hippogriffe. En plus de ses réguliers entretiens avec le doyen pour s’assurer qu’il gère bien sa nouvelle condition de lycanthrope, il doit faire souvent des vérifications anodines à l’hôpital. Il attend patiemment, mais son cœur rate un battement et ses yeux s’écarquillent d’eux-mêmes, avant qu’il ne réussisse à se reprendre, lorsqu’il voit Zephyr, son ancienne élève, venir vers lui. « Professeur Romero, c’est moi qui m’occuperai de vous. » Un peu plus et il se serait mis à rougir. Heureusement qu’il a plus d’expérience que cela, qu’il n’est pas un adolescent pré-pubère, et il affiche une tête neutre, bien que sincèrement heureuse de la trouver ainsi. « Tu peux m’appeler JB ou Stitch, tu n’es plus à Hungcalf. Et euhm… Ça veut dire que tu es au courant de ma condition ? » Elle lui sourit chaleureusement, et pourtant toujours avec cette part de mystère séductrice qui le fascine tant, avant d’attraper son avant-bras à l’aide de ses mains. Il réprime un frisson alors qu’il sent comme une petite décharge électrique passer à travers lui. « Oui, puisque je serai votre infirmière maintenant. Mais vous inquiétez pas, je ne répéterai pas votre secret. » Il sourit, comme un con. Il sourit, parce qu’il ne peut pas s’en empêcher.


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MessageSujet: Re: let's hurt tonight (stitch)   Lun 2 Avr 2018 - 17:24

+mille
en attendant une jolie mise en page.
(si elle vient un jour parce que branleur du dimanche.)


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MessageSujet: Re: let's hurt tonight (stitch)   Lun 2 Avr 2018 - 17:24

+mille²
pour les liens.


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MessageSujet: Re: let's hurt tonight (stitch)   Lun 2 Avr 2018 - 17:25

+mille(imagine le petit 3 au dessus).
pour toujours les liens.


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MessageSujet: Re: let's hurt tonight (stitch)   Lun 2 Avr 2018 - 17:26

+mille(là c'est le petit 4).
PARCE QUE JE M'ÉTALE. ET VOILÀ À VOUS WSH.


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Histoire de la magie, Arithmancie, Divination

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MessageSujet: Re: let's hurt tonight (stitch)   Mer 4 Avr 2018 - 8:20

@JB Romero St-James Un petit lien ?
Etant donné que Monsieur Romero St-James est professeur de potion et qu'Oggie excelle dans ce domaine, je pense qu'il y a moyen de trouver quelque chose de sympa


Have Hole
IN MY HEART
TELL ME NOT TO CALL YOU THIS LATE


revelio:
 
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›› années d'études : 2ème année
›› options obligatoires & facultatives : Obligatoires DCFM, Potions, Runes.

Facultatives : Botanique, Sport (vol)
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›› gallions sous la cape : 1278

carte de sorcier
mes clubs:
mes liens :
boutique de gallions:
MessageSujet: Re: let's hurt tonight (stitch)   Mer 11 Avr 2018 - 10:20

@JB Romero St-James WSH m'oublie pas


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I wont beg for your love Won't say please I won't fall to the ground On my knees You know I've given this Everything, baby.(c)lazare.
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