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la lecture est la respiration de l'âme - evie
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Elios Flores
Texanosaurus Rex
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ㅡ options facultatives :
théâtre, divination, sciences politiques.
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DATE: Mar 28 Aoû 2018 - 13:45 Sujet: la lecture est la respiration de l'âme - evie

Ses doigts glissaient sur le papier jauni. Adossé contre l'étagère d'un rayon, Elios lisait. Plongé dans les mots tracés à l'encre, il sentait son coeur battre lentement, apaisé, enveloppé par la concentration. C'était une sensation rare dans son quotidien de tourments et de violences contenues. Dans la tranquillité et la lumière tamisée du lieu, dans l'odeur du cuir et du parchemin, Elios se sentait un homme différent. Il se sentait léger et profond à la fois, hors de son corps et bien dans sa peau. Les livres anciens et énigmatiques l'avaient toujours fasciné, même s'il préférait les lire seul que les étudier à Ilvermorny ou Hungcalf. Cette librairie constituait l'un des rares lieux publics où l'on pouvait voir le Texan en flagrant délit de lecture. Il aimait cet endroit. Il avait quelque chose de troublant, quelque chose qui l'enivrait et le poussait à découvrir les livres sur place avant de les acheter éventuellement. Pour l'âme torturée qu'il était, c'était reposant de pouvoir flâner ici, fuir le monde trop bruyant et trop lumineux, d'oublier qui il était. Un simple lecteur anonyme, un sorcier basané, couvert de tatouages, qui portait tantôt des costumes sobres et chers, tantôt des jeans troués à la mode moldue. Depuis plusieurs mois il venait souvent passer du temps ici et se procurer certains ouvrages, parfois en commande. Ses sujets de prédilection tournaient autour de la poésie mystique ou romantique, la magie noire et les essais philosophiques.

Tournant la page d'un dernier chapitre, il leva ses yeux bruns sur la propriétaire du lieu, qui semblait occupée. Il sentit un sourire bête poindre sous ses lèvres. Cette sorcière brune comptait probablement pour beaucoup dans son appréciation de la librairie. Elios ne la connaissait pas, il ignorait jusqu'à son nom. Parfois quand il lui achetait un livre ils échangeaient quelques mots, partageant leur intérêt pour un auteur ou un style. Le Texan n'avait jamais parlé de littérature avec quelqu'un. Il n'y aurait jamais pensé tant c'était un loisir solitaire à ses yeux. Mais avec elle, c'était naturel. Elios aimait son sourire, sa voix, la couleur de ses yeux. Il était attiré par elle, oui, mais pas d'un désir bêtement physique ou superficiel qu'on aurait pour la première jolie fille croisée dans la rue. Il était intrigué. Pourquoi se sentait-il simplement bien lorsqu'elle lui parlait de ses poèmes préférés ? Peut-être percevait-il chez elle une âme qui faisait écho à la sienne ? Sous sa courtoisie et sa douceur délicate semblait se cacher un volcan, ou un gouffre noir. Elle n'était pas comme les autres. Loin d'être naïf ou fleur bleue, le sorcier savait qu'il n'était pas amoureux de la libraire. Il aimait juste sa compagnie et c'était déjà un fait remarquable pour cet asocial arrogant. Il ne fallait pas se prendre la tête à essayer de voir plus loin. Quand Elios sentait qu'il était sur le point de tout envoyer en l'air dans sa vie, il venait se réfugier ici pour respirer le parfum des livres et l'aura mystérieuse de leur vendeuse.

Un jour, il avait même inventé un intérêt pour un auteur médiocre juste pour le plaisir d'entendre la libraire lui proposer d'autres ouvrages. C'était un passe-temps, peut-être étrange, mais moins malsain que se droguer toute la nuit comme il lui arrivait de faire. Perdu dans ses pensées à ce sujet, Elios remarqua seulement que la sorcière avait posé les yeux sur lui à son tour. Il inclina brièvement la tête en guise de salut et se détacha de l'étagère pour venir dans sa direction. Le livre fermé à la main, un doigt glissé entre les pages où il s'était arrêté, il s'approcha de son pas nonchalant. Bonne journée ? Entrée en matière comme une autre. Il gardait sa voix basse pour ne pas perturber l'atmosphère calme du lieu. J'espère que ça ne vous dérange pas, que je lise un moment avant de me décider, lança-t-il en désignant le livre entamé. D'autres me diraient que je prends votre boutique pour une bibliothèque. C'était quasiment le cas, et c'était la bibliothèque la plus agréable qu'il connaissait.


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Evelyn Blackwood
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DATE: Dim 2 Sep 2018 - 18:50 Sujet: Re: la lecture est la respiration de l'âme - evie


la lecture est la respiration de l'âme
Elios & Evelyn

« L’Océan, dans ces belles journées, à l’azur tiède et clair des méditerranées. Il chante, et le soleil rend plus brillante encor, son écume glissant le long des sables d’or. »
Tenue  ☽ Assise derrière le comptoir, des lunettes rondes sur le nez, Evelyn Blackwood était occupée à faire les comptes. Dans ses méthodes, la brune avait des anciennes habitudes, comme le faire manuellement au lieu d'utiliser la magie. Pour certaines futilités de la vie, son cerveau paraissait plus utile qu'un coup de baguette, et au contraire de certains sorciers, Evie n'utilisait pas la magie à tout va. Parfois, elle appréciait faire le ménage de ses propres mains ou comme à l'heure actuelle, faire ses comptes. Ces dernières semaines étaient compliquées pour la femme, qui voyait son chiffre d'affaires en baisse et qui était affolée à l'idée de ne plus pouvoir financer sa librairie. Un soupir quittait la frontière des pulpes rouges de la brune, qui se laissa aller contre son siège, le regard ailleurs, comme évaporé dans le temps qui semblait lui échapper.

Evie repensait à son enfance et aussi loin qu'elle pouvait se souvenir, la sorcière n'avait eu que les livres comme source de calme. Enfant et même à l'heure actuelle, Evelyn a toujours été une fille bourrée d'énergie, incapable d'être canalisée par quoi que ce soit. Son ancrage était les livres et c'était comme un miracle, lorsque cette boule d'énergie restait silencieuse, plongée dans l'univers immense des lettres. Premièrement, Evelyn avait aimé Le petit prince, à l'heure actuelle, excepté la poésie, rien ne dépassait cet ouvrage que la femme aimait. Il avait une valeur particulière à son cœur et même si elle n'était pas sentimentale, ce livre avait réussi à obtenir tout son amour. Assise et immobile, ses doigts glissèrent dans le tiroir du comptoir et elle sortit le petit roman, abîmé par le temps. Puis, en se penchant légèrement contre son fauteuil, son attention se portait sur le livre qu'elle tenait ouvert entre ses doigts frêles, se perdant dans la grandeur de cette courte histoire pour enfants.

L'instant était d'une préciosité incomparable, elle n'avait pas dévoré ces mots sublimes depuis si longtemps, qu'une vague de nostalgie envahissait son être. Evie musardait et semblait avoir oublié qu'elle n'était pas seule. D'un mouvement de visage, ses orbes vertes se posaient sur l'homme proche d'une immense étagère. Ce brun que la femme avait souvent croisé, bien qu'il n'était qu'un inconnu, la brièveté de leurs échanges avaient marqué la jeune femme. Il n'était pas rare de croiser des amoureux de littérature, pourtant la sensibilité du garçon avait troublé la libraire. Ce n'était que des échanges courtois, sur de la poésie adorée ou d'auteurs admirables, elle n'avait beau qu'exercer son métier, Evelyn avait été frappé par cette rencontre. Evie ignorait tout de lui, pourtant il n'était pas rare pour la brune de le voir flâner auprès des livres, combler le vide de la pièce en dévorant les mots comme la sorcière le faisait. Semblant que son regard paraissait insistant, elle reprit sa lecture le temps d'un instant.

Son visage se redressait et un fin sourire venait étirer ses pulpes à l'approche du brun de l'endroit où elle se trouvait. « Bonne journée. » Acquiesçait la femme en déposant le livre fragile sur sa cuisse. « Nullement. Il faut bien que ma librairie serve à quelque chose. Si elle est pour vous un havre de paix, je n'en suis que joie. » Affirmait Evie d'un sourire en glissant ses lunettes sur le sommet de son crâne. Un brin de soleil venait éclairer le regard de la femme, affichant un vert plus clair avant de froncer les sourcils et de se lever. Le bruit de ses talons claquait contre le parquet, d'une mélodie agréable. Evie soulevait la feuille d'un calendrier pour afficher le jour et dit en direction de l'inconnu. «  On ne se rencontre qu’en se heurtant et chacun, portant dans ses mains ses entrailles déchirées, accuse l’autre qui ramasse les siennes. Il y a de bons jours cependant, des minutes douces. J’aime votre compagnie, j’aime votre corps, oui ton corps, pauvre Louise, quand, appuyé sur mon bras gauche, il se renverse la tête en arrière et que je te baise sur le cou. Ne pleure plus, ne pense ni au passé ni à l’avenir, mais à aujourd’hui. » Murmurait-elle une citation, comme à chaque fois qu'ils avaient échangé quelques mots. « Correspondances de Gustave Flaubert à Louise Collet. » D'un geste délicat, Evelyn rangeait la feuille sur laquelle étaient inscrits ses maigres revenus, qu'elle glissait dans le même tiroir que précédemment.
(c) DΛNDELION
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